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Algorithmes en matière de recommandations de placement : les Canadiens sont méfiants

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En matière de gestion financière, 71 % des Canadiens pensent que les gens sont plus susceptibles d'accepter le conseil d’une personne que celui d'un robot, selon la HSBC.


Les répondants au Canada ont une attitude plutôt conservatrice en matière de confiance dans les technologies, indique une étude internationale de la HSBC s'intéressant à la confiance dans les technologies. En effet, seulement 51 % des répondants au Canada font confiance à leur banque pour ce qui est d'innover en vue d'améliorer les services.

Il faut dire que les répondants au Canada ont une attitude plutôt conservatrice en matière de confiance dans les technologies. Le Canada se révèle être est l'un des pays les moins favorables à l'innovation. Le taux de possession d'un téléphone intelligent, par exemple, s'y établit à 87 % seulement, ce qui est le plus faible taux relevé par l'étude.

En matière bancaire, 64 % des répondants ont dit qu'ils n'accepteraient pas de communiquer des renseignements personnels (tels que nom et adresse) à des entreprises technologiques, même s'ils pouvaient de la sorte obtenir de meilleurs services bancaires.

Concernant le service de conseil fourni par les programmes informatiques, seulement 18 % des répondants croient qu'il est plus juste que celui fourni par des conseillers. Incidemment, seulement 8 % des répondants au Canada utilisent un assistant virtuel pour des conseils financiers, et la proportion des répondants estimant que les banques qui offrent plus de services technologiques auront un meilleur service à la clientèle, soit 35 %, est l'une des plus faibles. En comparaison, 36 % des répondants en Chine utiliseraient un assistant virtuel pour obtenir des conseils financiers, 6 % en Allemagne et 8 % au Royaume-Uni.

Aussi, 45 % des répondants au Canada ne veulent pas que leur banque offre des cartes à puce avec lecteur d'empreinte digitale. Seuls 14 % des répondants emploient la technologie des empreintes digitales, soit une proportion qui figure parmi les plus basses constatées.

Malgré cela, ils comptent au nombre des répondants qui craignent le moins que leur compte soit piraté (37 %) ou d'être victime d'une fuite de données personnelles (42 %). Au final, 81 % des répondants jugent que les technologies employées par leur banque suffisent à leurs besoins.

De même, les répondants au Canada sont parmi les plus enclins à placer leur confiance dans les relations de personne à personne. Soixante-quatorze pour cent des répondants estiment qu'ils vont faire confiance à une personne tant qu'ils n'auront pas la preuve qu'on ne peut s'y fier. Il existe également un niveau élevé de confiance en soi : 80 % des répondants se font confiance pour ce qui est de prendre les bonnes décisions.

Toutefois, les répondants canadiens s'attendent de la part de leur banque à un niveau d'empathie supérieur à la moyenne, particulièrement dans les moments difficiles. Parmi les répondants, 63 % ont indiqué qu'ils changeraient de banque s'ils n'étaient pas indemnisés après s'être fait voler de l'argent.

L'étude Faire confiance à la technologie représente le point de vue de 12 019 personnes de 11 pays et territoires : Allemagne, Canada (1 001), Chine, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Hong Kong, Inde, Mexique, Singapour et Royaume-Uni. La firme Populus a effectué la recherche qualitative en mars et avril auprès de 66 membres d'une communauté en ligne, dont six membres pour chacun des 11 marchés sondés dans l'étude. Populus a également consulté à deux occasions un panel d'experts, menant avec eux des entretiens en profondeur. L'enquête quantitative a été réalisée en ligne par Ipsos MORI qui a interrogé un échantillon de plus de 12 000 personnes adultes d'un âge variant entre 18 et 65 ans, sélectionnées parmi des groupes en ligne représentatifs des populations de 11 pays.

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