Rendement modeste en 2010
15.01.2010 - Yves Bourget
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Investir aux États-Unis est encore une nécessité pour détenir certaines multinationales de premier plan. Mais cela comporte certains risques. Et plusieurs de ces risques sont uniques à l'époque où nous vivons.
Ce serait une erreur de percevoir les États-Unis, surtout ses consommateurs, comme le moteur de croissance qu'ils étaient pendant les années 1990. Les deux piliers de la consommation américaine, soit la hausse de la valeur des propriétés qui permettait d'obtenir des liquidités à partir d'une hypothèque toujours plus élevée, de même qu'un taux de chômage bas, sont encore chancelants.
Surendettés, les Américains perdent encore leur résidence. D'autant plus que 23 % des maisons (10,7 M) valent moins sur le marché que l'hypothèque dont elles sont grevées.
Le taux de chômage semble se stabiliser. Cependant, plusieurs centaines de milliers d'emplois manufacturiers bien rémunérés, dont une partie importante était liée au secteur automobile, le plus important pôle de croissance industrielle des 50 dernières années, sont perdus à jamais. L'économie de certains États, comme le Michigan, est littéralement moribonde.
Par ailleurs, des problèmes d'endettement à grande échelle risquent de faire déraper le marché : le déficit fédéral américain prévu est de 1 840 G$ US, soit près de 13 % du PIB, ce qui poussera le ratio dette/PIB à 98 % dès 2010 ; une énorme quantité d'emprunts contractés par des banques viendront à échéance au cours des prochaines années ; des soubresauts comme celui du défaut de paiement de la dette de Dubaï ou celui de la décote de la Grèce ne sont pas de bon augure.
" Entre-temps, le comportement de la Bourse, de la devise et des taux d'intérêt est semblable à ceux du Japon après le krach de 1989. Il est à espérer que les autorités américaines éviteront les erreurs commises à cette époque ", commente Brett Hryb, cogestionnaire du Fonds d'appréciation américain Manuvie.
Selon lui, les investisseurs peuvent tout de même espérer un rendement modeste de 6 à 8 % du S&P 500 pour 2010. Le rallye qui a débuté en mars 2009 surpasse ceux de 1970, 1974, 1982, 1987 et 2002. En se fondant sur cette poussée, on peut espérer de modestes rendements entre la mi-novembre 2009 et 2010, soit des gains entre 5 et 6 %, et un rendement de dividende de 2 %. Ce qui est essentiellement la moyenne à long terme que l'on peut espérer de cet indice.
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Indices boursiers
| Symbole | Cours $ | Variation $ | Variation |
|---|---|---|---|
| S&P/TSX Composé | 11713.43 | -15.21 | |
| NASDAQ Composé | 2254.7 | 3.01 | |
| Dow Jones Industriel | 10465.94 | -1.22 | |
| S&P 500 | 1101.6 | .07 | |
| Can. Dollar | .9725 | .0074 | |
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