Miser sur les actions étrangères : une sélection de fonds
01.06.2010 - Alexandre Lebrun*
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Il est difficile de convaincre les investisseurs de diversifier leur portefeuille avec des actions étrangères, vu le contexte boursier des dernières années. Pourtant, ce pourrait être une très bonne affaire.
Sur cinq ans, le principal indice boursier canadien, le S&P/TSX, a enregistré un rendement de 7,4 %, ce qui dépasse de beaucoup la performance des principaux indices d'actions étrangères. En comparaison, sur la même période, le MSCI monde ($ CA) obtient un rendement de - 0,1 %, le S&P500 ($ CA), de - 1,6 %, le MSCI européen ($ CA) de 0,4 %, et le MSCI Japon ($ CA) de - 2,1 %.
Toutefois, sur une plus longue période, les principaux indices d'actions étrangères font meilleure figure face au S&P/TSX. Sur une période de 25 ans, le S&P/TSX obtient un rendement de 9 %, tandis que le S&P500 et le MSCI européen performent mieux avec des rendements respectifs de 9,1 % et de 10,8 %.
La récente performance de notre dollar vis-à-vis des devises étrangères représente une occasion d'acheter à rabais des titres étrangers, grâce à des fonds de placement, à des prix défiant toute concurrence.
Les investisseurs ne doivent pas non plus négliger le fait que l'investissement à l'étranger inclut l'investissement dans les pays qui connaîtront une plus forte croissance que le Canada. Prenons le cas des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Ensemble, ces pays représentent 50 % de la population mondiale et comptent pour 40 % de la croissance économique mondiale.
Ma sélection de fonds s'est fondée sur les fonds qui affichent des performances supérieures à long terme. Pour chacun de ces fonds, je fournis la corrélation, un élément à considérer pour l'acquisition d'un fonds d'actions étrangères.
Mackenzie Cundill Renaissance
Corrélation sur cinq ans avec le S&P/TSX : 0,82
Ce fonds composé essentiellement de petites capitalisations mondiales est fidèle à la philosophie de placement de Peter Cundill, par sa recherche d'entreprises exceptionnelles traversant des périodes difficiles, mais dont le potentiel de croissance reste très élevé.
Le fonds est sous la responsabilité de James Morton depuis le mois de mai 2001. Celui-ci possède plus de 30 ans d'expérience dans le placement et " se spécialise dans les sociétés en redressement, surtout les petites sociétés offrant des perspectives de valeur. "



