EdgePoint fait son entrée au Québec
01.02.2010 - Yves Bourget
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Il est fort possible qu'au cours des trois à cinq prochaines années, l'économie connaisse une croissance beaucoup moins élevée que ne l'anticipaient bien des analystes. Par conséquent, détenir des titres très sensibles à la croissance de l'économie dans son ensemble n'est pas souhaitable.
C'est l'opinion de Tye Bousada et Geoff MacDonald, cogestionnaires du fonds Portefeuille canadien EdgePoint lancé en novembre 2008. Le fonds est désormais disponible au Québec depuis le 23 décembre dernier. Il a dégagé un rendement de 50,2 % en 2009, et son actif sous gestion atteignait 151 M$ au 31 décembre.
" Lorsque nous avons lancé nos portefeuilles en novembre 2008, nous voulions éviter les entreprises qui avaient besoin que l'économie croisse pour être rentables. Nous voulions aussi éviter les titres défensifs, que l'opinion consensuelle favorisait et qui ont servi de refuge entre novembre 2008 et avril 2009. Parce qu'en général, le consensus offre peu de possibilités de faire de l'argent à long terme ", dit Tye Bousada.
" Nous avons préféré et continuons de préférer cibler des entreprises dont l'action peut doubler sur un horizon de cinq à sept ans, dit-il. Soit parce qu'elles doubleront leur part de marché, soit parce qu'elles lanceront un nouveau produit ou pour d'autres raisons, mais sans que la croissance de l'économie n'y soit pour quelque chose. Nous nous demandons ensuite si le prix exigé reflète déjà cette croissance. Si la réponse est négative, ces entreprises deviennent des possibilités de placement intéressantes. "
EdgePoint se concentre donc sur l'achat d'entreprises dont le bilan est solide, ce qui leur permet de traverser une période prolongée durant laquelle l'économie ne connaît pas de reprise soutenue. Elle tente de jauger leurs risques de croissance du revenu, de contractions des marges et d'arrivées de nouveaux concurrents.
Pour EdgePoint, le risque ne se définit pas par la volatilité des cours, mais par les pertes de capital permanentes. Celles-ci sont souvent causées par l'incompétence en matière d'analyse de sociétés.
Des risques bien réels



