Adieu, frais différés au rachat !
15.01.2010 - Christian Benoit-Lapointe
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La structure de frais différés au rachat a été lancée en 1987. Aujourd'hui, ce modèle est carrément en déclin.
" À l'époque, les frais à l'achat pouvaient atteindre jusqu'à 9 %. Le modèle des frais différés au rachat était donc très attrayant pour les investisseurs et pour les conseillers ", se souvient Rona Birenbaum, planificateur financier pour Caring for Clients.
Effectivement, l'actif sous gestion de l'industrie n'avait pas encore atteint les 100 M$ au moment où Financière Mackenzie lançait cette innovation. Deux décennies de croissance phénoménale ont suivi.
Toutefois, Rona Birenbaum est d'avis qu'un transfert de la structure des frais différés au rachat vers les frais à l'achat, les frais d'acquisition réduits et la catégorie F est en cours. Trois facteurs expliquent cette mutation, selon elle : " Plus de conseillers ont une pratique importante et établie qui leur permet de fonctionner sans frais différés au rachat ".
De plus, bien qu'ils ne connaissent pas nécessairement les subtilités des structures de frais, les clients sont désormais conscients qu'ils doivent poser des questions à propos des frais. " Ils ne demanderont peut-être pas d'avoir des fonds à frais d'acquisition réduits au lieu des frais différés au rachat, mais ils demanderont quels sont les frais et connaissent l'acronyme RFG (ratio de frais de gestion), car ils l'ont vu souvent dans les médias ", souligne-t-elle.
Enfin, il existe une pression liée à la concurrence entre les conseillers. " Prenons un client qui vient me voir et me demande quelle est notre structure de frais, explique Rona Birenbaum. Nous utilisons des fonds de catégorie F ou avec frais à l'achat sans commission. Si ce client veut avoir le même portefeuille avec un conseiller qui utilise des frais différés au rachat, il comprendra qu'il serait mieux chez nous. "
La maigre commission de suivi offerte par les fonds distribués avec frais différés au rachat force les conseillers à chercher sans cesse de nouvelles affaires, remarque Holmes Osborne, directeur de la gestion des investissements chez Osborne Investments.
Ces bas taux de commission de suivi ont aussi un effet pervers, poursuit-il. " Il n'y a pas d'incitatif financier à surveiller la performance des investissements. J'ai vu beaucoup de comptes où le conseiller investissait dans un fonds avec frais d'acquisition et cessait d'appeler le client. "
Indices boursiers
| Symbole | Cours $ | Variation $ | Variation |
|---|---|---|---|
| S&P/TSX Composé | 12008.8 | -5.02 | |
| NASDAQ Composé | 2362.21 | -5.45 | |
| Dow Jones Industriel | 10642.15 | 17.46 | |
| S&P 500 | 1150.51 | .52 | |
| Can. Dollar | .9807 | ||
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