Il était une fois le REER, le CELI et l'hypothèque
15.11.2008 - Jean Turcotte
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Vous venez de finir de parler avec un client potentiel. Ce dernier vous demande alors davan-tage de renseignements sur le nouveau CELI. Il vous informe aussi qu'il n'a pas atteint le maximum déductible de sa contribution REER, et que de surcroît, il possède un solde hypothécaire non négligeable.
Il vous pose alors la grande question : dois-je contribuer à mon REER, ouvrir un CELI ou rembourser mon hypothèque ?
Perplexe, vous lui dites que vous étudierez la question, et que vous le rappellerez sans faute demain pour lui proposer une solution efficace. Alors, que privilégier ? Nous vous proposons donc une démarche intuitive, qui vous permettra de mieux répondre à cette question.
D'entrée de jeu, il s'agit d'une question plutôt complexe, et on ne peut y répondre que de façon générale, car il y a plus d'une bonne réponse au dilemme REER ou hypothèque. Par conséquent, la complexité du choix devient plus grande encore depuis la création du CELI.
hLa contribution à un REER procure, pour la grande majorité des contribuables, un remboursement d'impôt qui peut servir à payer l'hypothèque. Un versement au CELI n'entraîne aucun remboursement d'impôt.
hLe choix entre le CELI et le REER dépendra principalement du taux marginal d'imposition actuel et de ce qu'il sera à la re-traite. Ainsi, un taux marginal élevé en ce moment combiné à un taux inférieur à la retraite permettra un réel report d'impôt et une économie fiscale du côté du REER.
hÀ l'opposé, si votre client se trouve actuellement dans une fourchette inférieure d'imposition et qu'il s'attend à y rester à la retraite, le CELI pourrait s'avérer avantageux. Un REER pourrait faire passer votre client dans un taux marginal plus élevé, ce qui pourrait entraîner une diminution des prestations de retraite gouvernementales, telle que la pension de sécurité de vieillesse, le supplément de revenu garanti, lescréditsdeTPSainsique d'autres crédits d'impôts.
hLe remboursement d'une hypothèque s'apparente à un CELI, dans le sens où tout intérêt non déductible que votre client n'a pas à payer à cause du remboursement d'une hypothèque, constitue en fait un revenu libre d'impôt gagné qui s'accompagne d'un rendement relativement intéressant. Dans un contexte de gestion budgétaire et de risques, certains clients choisiront de payer leur hypothèque, sous prétexte que les droits accumulés au CELI devraient toujours exister lorsque celle-ci sera remboursée. Évidemment, si le taux de ren-dement de l'investissement est inférieur au taux hypothécaire, le remboursement de l'hypo- thèque sera assurément un meilleur choix.
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