Je suis passionnée par le comportement humain : qu’est-ce qui explique qu’une personne réussisse mieux qu’une autre ? Pourquoi certains travaillent tellement fort et obtiennent peu de résultat, tandis que d’autres prennent ça à la légère et connaissent un grand succès ? Ces questions m’habitent tous les jours. Et ce qui en découle est ma quête constante d’apprentissage du comportement humain, de la neurolinguistique, de la neuroscience et de la neuroplasticité.

Depuis des mois maintenant, je me penche sur le concept du langage d’influence – le langage utilisé par les grands leaders pour réduire la résistance au message qu’ils veulent communiquer et influencer positivement les gens.

Martin Luther King a dit : « Je rêve qu’un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo… ». Son discours portait sur le rêve qu’il avait, et non le plan qu’il avait. Chacun des mots que vous utilisez exerce une influence positive ou négative.

Les mots que vous utilisez sont un reflet de votre schéma de pensée. En coaching avec mes clients, je porte une attention très particulière aux mots que les gens utilisent afin de comprendre ce qui se passe dans leur tête, ce qui explique leur action (ou inaction).

De : comportement → croyances → langage
À : langage → croyances → comportement

Pendant longtemps, le monde scientifique a cru que nos comportements influençaient nos croyances qui en retour, influençaient notre langage. Ce qui est vrai, mais pas exclusivement.

Ce qui a été découvert dans les dernières années est que le langage que nous utilisons influence les croyances que nous avons et donc, nos comportements. Si je dis que quelque chose est difficile, je vais croire que c’est difficile et je ne passerai pas à l’action parce que c’est difficile.

À l’inverse, si je me dis ou je dis à quelqu’un que ce sera facile, nous allons croire que c’est facile et nous passerons à l’action.

Portez attention aux mots que vous utilisez et à ceux que les gens utilisent autour de vous. Vous serez stupéfait de la véracité de cette découverte!

Deux types de langage

Le langage d’influence est divisé en deux catégories :

1. Le langage d’influence interne
2. Le langage d’influence externe

Le langage d’influence interne

C’est le langage que vous utilisez lorsque vous vous parlez – la petite voix intérieure. Cette voix peut avoir un grand pouvoir sur nos comportements. Nous avons tous eu à un moment ou à un autre une idée, puis la petite voix nous a dit « Mais je ne peux pas, je suis trop jeune/vieux/pas à la hauteur/pas assez connu… » ou « Je ne peux pas, je n’ai pas le temps/l’argent/les ressources… » et la liste d’excuses peut continuer pendant des pages !

Voici deux exercices que je vous propose…

No.1 : Changez vos « je ne peux pas… » pour « je ne veux pas… »

Lorsque vous dites « je ne peux pas… », ce que vous voulez vraiment dire neuf fois sur dix (consciemment ou inconsciemment) est « je ne veux pas… ». Mais vous vous cachez derrière des excuses, des raisons, et vous sacrifiez votre pouvoir décisionnel, vous baissez les bras, vous abandonnez.

Par contre, lorsque vous utilisez « je ne veux pas », tout change ! Vous reprenez le contrôle de la situation, vous prenez une décision.

Je vous mets en garde immédiatement : les premières fois où vous ferez cette substitution, votre cerveau ne sera pas d’accord et vous présentera une multitude d’excuses. Mais si vous allez au fond des choses, vous reprendrez le contrôle.

No.2 : Recadrez les situations

Nous voyons tous la vie selon un certain angle, un certain point de vue, à travers des lunettes dont les lentilles sont teintées d’expériences de vie.

En changeant les mots que vous utilisez, vous changerez vos perceptions, et donc vos comportements.

Voici un exemple concret : Souvent, les conseillers me disent qu’ils n’aiment pas faire du réseautage ou de la prospection. Ils se sentent comme des vendeurs, ou ils sentent qu’ils « quêtent de la business ».

Et si à la place vous vous disiez : « Je vais à cet événement ou j’appelle cette personne et mon objectif est simplement d’avoir une conversation extraordinaire avec un autre humain! » C’est tout !

Recadrer une situation vous permet de la voir avec une autre perspective, sous un autre angle. Le meilleur exemple de recadrage est bien celui de Thomas Edison qui, en faisant allusion à ses soi-disant échecs d’invention de l’ampoule, a dit : « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. »

Ce simple recadrage désamorce l’émotion, le sentiment négatif, et vous aide à passer à l’action.

Maintenant, j’aimerais savoir :

1. Quels sont les mots/phrases que vous utilisez régulièrement et qui vous amènent vers l’action ou vous en éloignent ?

2. Laquelle des deux stratégies présentées allez-vous mettre en pratique aujourd’hui même ?

C’est toujours avec grand plaisir que je lis vos commentaires. Vous pouvez communiquer avec moi à l’adresse suivante : Sara.Gilbert@Strategist.cc, et nous suivre sur LinkedIn, Facebook et YouTube.

Le mois prochain nous discuterons du deuxième volet : le langage d’influence externe – les mots et phrases que vous pouvez utiliser pour influencer positivement les gens.