investissement d’impact – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 20 Sep 2023 11:33:49 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.9.3 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png investissement d’impact – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Bridgehouse introduit le Fonds mondial d’obligations vertes Nuveen au Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/bridgehouse-introduit-le-fonds-mondial-dobligations-vertes-nuveen-au-canada/ Wed, 20 Sep 2023 11:33:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=96198 PRODUITS – Il concentre ses investissements dans les projets liés à l'énergie renouvelable, aux changements climatiques et aux ressources naturelles.

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Gestionnaires d’actifs Bridgehouse lance le Fonds mondial d’obligations vertes Nuveen, un portefeuille obligataire qui investit principalement dans des obligations vertes certifiées et non certifiées. Le fonds met l’accent sur les initiatives liées à l’énergie renouvelable, aux changements climatiques et aux ressources naturelles.

Cette initiative vient élargir les options d’investissement vert disponibles au Canada.

Basé à New York, Nuveen est un important investisseur dans le domaine des obligations vertes et de l’investissement responsable. La société gère plus de 1 100 milliards de dollars américains d’actifs à l’échelle mondiale. Elle a développé une expertise dans les domaines des titres à revenu fixe, de l’investissement à retombées sociales et des solutions de rechange, possédant des capacités d’investissement dans les classes d’actifs des secteurs public et privé.

« En tant que chef de file de l’investissement responsable depuis plus de 50 ans, Nuveen a démontré son aptitude à faire fructifier les capitaux au profit des investisseurs, mais aussi de notre planète », affirme Carol Lynde, présidente et chef de la direction de Bridgehouse.

Stephen M. Liberatore, gestionnaire de portefeuille et chef ESG chez Nuveen, souligne que les obligations vertes présentent un double avantage. Elles offrent non seulement un rendement financier concurrentiel, mais ont également un impact positif sur l’environnement. « L’investissement responsable devrait être au cœur d’une approche d’élaboration de portefeuille prudente », dit-il.

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Passation de pouvoir à la tête de FÉRIQUE https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/passation-de-pouvoir-a-la-tete-de-ferique/ Thu, 23 Feb 2023 12:06:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=91958 NOUVELLES DU MONDE - Elle sera effective à partir du 3 juillet.

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Après plus de 18 ans à la tête de Gestion FÉRIQUE, Fabienne Lacoste cèdera son poste de présidente et chef de la direction à Louis Lizotte, qui occupe les fonctions de chef des solutions d’investissement. Elle quittera ses fonctions le 3 juillet prochain.

L’actuelle dirigeante de la firme, qui est la seule société de fonds de placement à but non lucratif au Canada, avait informé depuis plus d’un an le conseil d’administration de sa décision. Elle a indiqué que le moment était venu pour elle de planifier un prochain chapitre de sa carrière.

« Je quitte avec le sentiment du devoir accompli, a-t-elle affirmé, soulignant la transformation organisationnelle importante réalisée au cours des dernières années par l’OBNL, tant au niveau du modèle d’affaires, que de l’infrastructure technologique, de l’offre de produits et de l’expérience client.

« Le changement à la direction sera soigneusement planifié et nous établirons un plan de transition qui sera déployé à mon entrée en fonction », a déclaré sa relève, Louis Lizotte.

Pour faciliter la transition, Fabienne Lacoste restera en poste à titre de conseillère stratégique jusqu’au 31 décembre 2023.

Louis Lizotte est entré au service de FÉRIQUE en 2010 à la direction du service des placements, dont il est devenu vice-président en 2016. En 2020, il a été nommé chef des solutions d’investissement.

Auparavant, il avait œuvré en communication et développement des affaires pour Gestion globale d’actifs CIBC. Il a également travaillé comme consultant chez Morneau Shepell. Détenteur d’un baccalauréat en finance de l’Université Bishop, il a débuté sa carrière en finance comme analyste dans un cabinet privé.

Fabienne Lacoste était entrée chez FÉRIQUE en 2004. Elle a assumé les fonctions de directrice générale de la firme pendant une douzaine d’années avant d’être nommée présidente et chef de la direction en 2016.

Sous sa gouverne, le nombre des fonds a été doublé et leur actif sous gestion est passé à près de quatre milliards de dollars, a précisé le président du conseil d’administration de FÉRIQUE, Jean-Pierre Dumont.

En novembre dernier, Fabienne Lacoste avait été nommée au conseil d’administration de UV Assurance.

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Impact: vaut mieux investir que désinvestir https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/impact-vaut-mieux-investir-que-desinvestir/ Thu, 08 Dec 2022 13:07:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=90774 Pendant longtemps, « l’investissement responsable » ou « éthique » consistait à éviter les titres « pécheurs », par exemple ceux des compagnies de tabac, d’armement ou pétrolières.

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Une recherche récente montre qu’une telle approche est sans conséquence. Vaut nettement mieux une approche d’investissement « activiste », ce qu’on appelle aujourd’hui l’investissement d’impact, même si des résultats chiffrés ne peuvent encore être mis de l’avant.

Le désinvestissement « responsable » tient à l’idée que lorsque les investisseurs refusent d’investir dans des entreprises qui imposent des coûts sociaux et environnementaux, la société en bénéficie. « Aussi plausible que cet argument puisse paraître à première vue, écrivent les auteurs de l’étude, il manque le mécanisme qui relie l’action des investisseurs et l’effet sur la société. Ce qui n’est pas clair, c’est la manière dont le désinvestissement affecte la stratégie des entreprises. Pourquoi le choix des investisseurs de désinvestir permettrait-il d’atteindre l’objectif déclaré de réduction des coûts sociaux dans la société ? »

Lorsqu’un investisseur choisit de vendre une action, expliquent les auteurs, par exemple celle d’une société de tabac, il la vend nécessairement à un autre investisseur. Étant donné que cette transaction ne fait qu’échanger un investisseur contre un autre, elle ne peut pas avoir d’incidence directe sur la façon dont l’entreprise exerce ses activités.

Deux mécanismes possibles

On peut voir deux mécanismes par lesquels le désinvestissement serait susceptible d’affecter le comportement de l’entreprise. D’une part, les nouveaux actionnaires pourraient exercer leurs droits de contrôle. Cependant, puisque l’impact du désinvestissement est d’échanger effectivement les actionnaires qui se soucient des coûts sociaux et environnementaux contre d’autres actionnaires, il est loin d’être évident que les nouveaux actionnaires seraient plus disposés que les anciens à exercer leurs droits de contrôle pour le bien de la société.

D’autre part, lorsqu’un actionnaire socialement responsable vend sa participation à un autre actionnaire, le nouvel actionnaire doit être incité à acheter des actions de la société. Cette incitation prend la forme d’un prix plus bas. Un prix plus bas implique un coût du capital plus élevé, ce qui affecte la stratégie d’investissement réelle future de l’entreprise en réduisant le nombre d’opportunités d’investissement à valeur actuelle nette (VAN) positive, diminuant ainsi le taux de croissance de l’entreprise.

L’inverse est vrai lorsqu’un actionnaire socialement responsable choisit d’acheter. La demande supplémentaire d’entreprises propres augmente le prix de ces entreprises, ce qui réduit le coût du capital et augmente donc leur taux de croissance. À long terme, les entreprises socialement souhaitables deviennent une fraction plus importante de l’économie au détriment des entreprises socialement indésirables, et les coûts sociaux et environnementaux pour la société sont réduits.

Effet sur le coût du capital

Par conséquent, pour que ce mécanisme ait un impact, il est essentiel que la stratégie de désinvestissement entraîne un changement suffisamment important du coût du capital pour affecter matériellement l’ensemble des opportunités d’investissement de l’entreprise.

Les auteurs ne trouvent aucun chiffre probant qui le démontre. « Malgré la popularité croissante de l’investissement d’impact au cours des dix dernières années, peut-on lire, nous constatons que la différence du coût du capital entre les entreprises ciblées pour leurs coûts sociaux ou environnementaux et les entreprises qui ne le sont pas est faible et n’est pas statistiquement différente de zéro. »

En fait, pour obtenir un changement de plus de 1% du coût du capital, les investisseurs d’impact devraient représenter plus de 80% de toutes les actions en circulation. Ce n’est certainement pas le cas pour l’approche par désinvestissement.

Mais ce n’est pas non plus le cas pour l’investissement d’impact – mais dans une moindre mesure, que les auteurs, cependant, ne chiffrent pas. Et semblent incapables de chiffrer.

Par contre, la conclusion s’impose comme un simple postulat logique. Étant donné que les titres « pécheurs » ne représentent que 27% du marché total visé par les fonds socialement responsables, « une stratégie plus efficace pourrait être d’investir plutôt que de désinvestir. En prenant une position importante dans ces entreprises, les investisseurs socialement responsables pourraient provoquer des changements par le biais du processus de procuration ou en obtenant une participation majoritaire et en remplaçant la direction. »

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L’humble fumier sera au centre des préoccupations de COP15 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/lhumble-fumier-sera-au-centre-des-preoccupations-de-cop15/ Tue, 06 Dec 2022 13:08:34 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=90770 Le fumier animal et sa gestion constituent un enjeu environnemental majeur, un des thèmes prioritaires dont traitera COP15, à Montréal.

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« On calcule à 44 billions de dollars américains la valeur économique ajoutée par la biodiversité et les services écosystémiques qu’elle rend, soit 50% du PIB mondial », affirme un document de FAIRR (Creating a Stink : Mismanagement of manure drives pollution and biodiversity risk).

FAIRR est un OSBL britannique regroupant un réseau d’investisseurs dont l’actif total sous gestion s’élève à 70 billions de dollars américains et qui se concentre sur les risques ESG dans le secteur de l’alimentation mondiale. Le site Internet ne précise pas quelle part de cet actif est consacrée aux thèmes ESG.

« On aide les investisseurs à gérer leur relation avec les producteurs alimentaires, à mieux comprendre leurs modèles d’affaires et leurs problèmes environnementaux », explique Max Boucher, directeur principal de la recherche et spécialiste de la biodiversité et de l’aquaculture chez FAIRR. L’objectif est d’instruire le secteur financier de façon à ce qu’il oriente le secteur alimentaire vers des pratiques plus durables.

Plus de rejets que les ménages

Les défis sont nombreux, mais aucun n’est plus pressant que celui de la gestion du fumier et des lisiers. « Les liens entre l’agriculture industrialisée, la gestion inadéquate des effluents d’élevage et les effets négatifs de la pollution par les nutriments sur la biodiversité et les écosystèmes sont clairs et préoccupants. Pourtant, le fumier pourrait être une force positive s’il était pleinement exploité par les entreprises qui le produisent », explique le document de FAIRR.

Le problème tient à une circularité rompue dans le cycle de production alimentaire. Dans une ferme de dimension modeste, le fumier du bétail est recyclé sur place et sert d’engrais dans d’autres productions, qu’il s’agisse de foin ou de légumes. Les usines colossales d’élevage produisent annuellement plus de trois milliards de tonnes de fumier et d’urine, un volume de rejets de 50% supérieur à celui des déchets domestiques.

Or, ces masses d’effluents ne sont pas recyclées, mais plutôt rejetées, souvent avec des conséquences néfastes. Par exemple, on calcule qu’environ 50% de la perte de biodiversité en eau fraîche est attribuable aux systèmes alimentaires. Une importante partie de ces rejets s’écoule dans les réseaux aquatiques, ce qui résulte en problèmes d’algues, de cyanobactéries et de perte d’oxygène, le tout suscitant ultimement un appauvrissement de la biodiversité. « Dans le Golfe du Mexique, on se retrouve avec un important problème d’algues, indique Max Boucher. Quand elles meurent, l’eau perd en oxygène et cela affecte la biodiversité. » Or, dans une perspective de circularité, l’eau est un des plus importants intrants de l’agriculture.

Les problèmes environnementaux entraînés par l’élevage ne se limitent pas au fumier. Par exemple, « l’élevage de bœuf et la culture du soya sont responsables à 80% de la déforestation dans le monde », affirme Max Boucher.

Créer des engrais à partir du fumier

Cependant, le problème prioritaire est celui de la gestion du fumier. Par exemple, les Pays-Bas ont décidé de réduire leur population animale d’un tiers au cours des dix prochaines années. D’une part, explique Max Boucher, on y importe la nourriture pour le bétail et, d’autre part, on ne dispose d’aucun lieu pour déverser leurs rejets.

Le travail de FAIRR est « de voir avec les investisseurs comment réinstaurer des cycles ‘naturels’ de façon artificielle, dit le spécialiste de la biodiversité. Par exemple, on étudie la possibilité de subventionner le transport de ces fumiers vers des lieux où ils peuvent être plus utiles. » Une autre voie d’intervention est d’étudier avec les compagnies agrochimiques la possibilité de produire des engrais à partir des fumiers plutôt qu’à base de composés de chimie de synthèse.

Le défi est de taille. FAIRR calcule que la totalité de l’industrie de l’élevage est fautive dans sa gestion du fumier. La feuille de route est plus « propre » du côté des grandes sociétés de transformation, comme Danone ou Nestlé, qui recourent aux produits des éleveurs. « Danone ou Nestlé ont des objectifs plus ambitieux, mais elles n’ont pas une même empreinte sur la terre, par contre elles influencent des millions de producteurs », fait ressortir Max Boucher.

Une majeure partie de l’activité de FAIRR consiste donc à orienter les investisseurs de façon à susciter chez les producteurs agro-alimentaires des pratiques plus durables. Et tout commence avec l’obtention d’engagements de la part des entreprises pour qu’elles rendent compte des impacts de leurs effluents sur les sols et les eaux, ou encore qu’elles identifient des spécialistes à l’interne en gestion de fumier et de nutriments.

Évidemment, COP15 sera l’occasion de porter les problèmes dont traite FAIRR à l’attention des décideurs gouvernementaux qui seront réunis à Montréal du 7 au 19 décembre pour discuter de l’ensemble des problèmes liés à la biodiversité.

Un dernier mot de précision au sujet du nom « COP15 », qui peut porter à confusion après la fin du récent COP27 en Égypte. « COP » veut simplement dire « Conference of Partners ». Or, une filière de ces « conférences », rendue à sa 27e édition, vise la situation du climat, alors qu’une autre filière, rendue à sa 15e édition, vise la biodiversité et aura lieu à Montréal.

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L’investissement responsable – certaines implications juridiques https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/julie-martine-loranger/linvestissement-responsable-certaines-implications-juridiques/ Mon, 19 Sep 2022 11:18:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=88630 ZONE EXPERTS - Que signifient les facteurs ESG pour les investisseurs et les régulateurs des marchés financiers ?

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Investir en tenant compte des facteurs ESG, ou « environnementaux, sociaux et de gouvernance », n’est pas près de disparaître. Ces trois considérations semblent vouloir guider l’investissement responsable ou durable. Certains investisseurs socialement conscients peuvent se baser sur eux afin de filtrer et évaluer leurs investissements potentiels.

Ces facteurs, dont on parle de plus en plus, continuent à jouer un rôle plus important dans les décisions d’investissement. Mais encore, les investisseurs doivent déterminer si ces investissements sont en fait rentables et s’ils leur conviennent. Par conséquent, les régulateurs commencent à donner priorité à la divulgation précise d’informations sur les facteurs ESG.

En général, on les décrit comme suit : les facteurs environnementaux ont trait à comment une entreprise se comporte en tant que gestionnaire de la durabilité ; les facteurs sociaux se rapportent à la gestion de ses relations avec ses employés, ses fournisseurs, ses clients et les communautés locales ; enfin, la gouvernance concerne la direction de l’entreprise, la rémunération des dirigeants, les audits, les contrôles internes et les droits des actionnaires.

Le souci concernant l’investissement en fonction des facteurs ESG est clairement énoncé par l’Autorité des marchés financiers du Québec (AMF) : « Il n’y a pas de consensus sur sa définition »1. De simples appellations telles qu’« investissement responsable », « ESG » ou « vert » ne sont encadrées par aucune norme ou règle. L’organisme insiste sur le fait que les critères pour considérer un placement ESG sont définis par les émetteurs eux-mêmes et peuvent différer d’un émetteur à un autre.

L’AMF lance un avertissement clair aux investisseurs concernant l’exagération des engagements environnementaux : « le risque d’écoblanchiment (greenwashing) découlant du décalage possible entre les attributs durables présentés par un produit d’investissement et sa réelle performance en termes de durabilité sera un enjeu à surveiller »2. Les engagements environnementaux ne sont certainement pas les seuls facteurs ESG qui pourraient être détachés de la réalité.

De plus, même si un placement est étiqueté comme ESG par un émetteur, les critères de celui-ci peuvent ne pas correspondre aux critères ou priorités de l’investisseur. Chaque catégorie ESG est suffisamment large pour inclure de multiples priorités et initiatives différentes.

Les régulateurs commencent à s’adapter afin de contrôler la manière dont les ESG sont utilisés. Nous nous attendons à ce qu’ils encadrent cette nouvelle priorité du marché.

Par exemple, l’AMF a fourni des instructions relativement à la façon d’investir en tenant compte des facteurs ESG. Notamment, elle rappelle aux investisseurs l’importance de savoir dans quoi ils investissent1.

Elle donne les conseils suivants : un investisseur prudent ne considérera pas uniquement la documentation promotionnelle qui vante l’investissement, mais lira la documentation officielle ; il consultera les évaluations faites par des tiers, qui sont des outils utiles pour déterminer la viabilité des engagements ESG.

L’AMF émet ces instructions dans le cadre de toute décision d’investissement prudente : investir selon les critères ESG ne signifie pas qu’un investisseur devrait investir hors de sa tolérance de risque, sans diversifier ses placements et sans considération des frais1.

De même, la US Securities Exchange Commission (SEC) a indiqué que la surveillance des ESG resterait l’une de ses priorités d’enquête pour les années 2022-2023. Particulièrement, la SEC s’intéresse aux services de conseil et aux produits d’investissement liés aux ESG et s’ils divulguent avec précision leurs approches d’investissement ESG. De plus, elle cherche à savoir si les conseillers et les produits ont adopté et mis en œuvre des politiques, des procédures et des pratiques conçues pour prévenir les violations des règles d’investissement, et s’il y a de fausses représentations concernant des déclarations et mandats liés aux facteurs ESG3.

Dans le contexte canadien, le projet de Règlement 51-107 sur l’information liée aux questions climatiques (non en vigueur) des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) de 2021 montre comment les ESG pourraient être réglementés4.

Le projet de Règlement 51-107 obligerait les émetteurs assujettis au Canada à respecter les obligations de divulgation prescrites en ce qui a trait aux questions climatiques ou à fournir les raisons pour lesquelles ils ne divulguent pas cette information, entre autres, dans leurs circulaires de sollicitation de procurations, leur notice annuelle, ou leur rapport de gestion annuel. Le projet de règlement s’est terminé par une période de consultation publique le 17 janvier 2022.

Dans le contexte américain, la SEC a dévoilé son projet de règlement sur l’information liée aux questions climatiques, intitulé 27-10-22–The Enhancement and Standardization of Climate-Related Disclosure for Investors (projet SEC), en mars 20225. Comme le projet de Règlement 51-107, les communications d’information envisagées par le projet SEC sont semblables à celles qui sont requises par la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et le Protocole des gaz à effet de serre (GES). Toutefois, les communications d’information aux termes du projet SEC, si elles sont adoptées, seront obligatoires et plus exhaustives que celles du projet de Règlement 51-107.

En même temps, l’International Sustainability Standards Board (ISSB), qui a ouvert un bureau important à Montréal en juillet, a publié deux projets de normes sur la communication d’information relative à la durabilité et aux questions climatiques. Ces projets de normes reprennent le cadre de communications d’information du TCFD et du Protocole des GES. La proposition de règlement et le projet SEC marquent l’arrivée imminente de l’obligation de divulgation sur les questions climatiques au Canada et aux États-Unis, un critère notable dans les ESG.

Les facteurs ESG ajoutent une nouvelle considération pour les investisseurs. Les régulateurs s’adaptent pour que ces facteurs soient uniformisés et puissent être pris en compte de manière précise.

Le présent article ne constitue pas un avis juridique.

  1. AMF, Investir en tenant compte des critères ESG
  2. AMF, Plan stratégique 2021-2025, p. 9.
  3. SEC, SEC Division of Examinations Announces 2022 Examination Priorities
  4. AMF, Règlement 51-107 sur l’information liée aux questions climatiques (NON EN VIGUEUR)
  5. SEC, SEC Proposes Rules to Enhance and Standardize Climate-Related Disclosures for Investors

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Trois enjeux ESG que les conseillers doivent connaître https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/trois-enjeux-esg-que-les-conseillers-doivent-connaitre/ Fri, 21 May 2021 12:02:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79995 Ces trois tendances façonnent l’espace de l’IR.

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L’investissement responsable (IR) semble s’imposer comme thème futur, il est donc important de savoir de quoi il en retourne. Dans un article publié sur Investment Executive, Dustyn Lanz évoque trois grands enjeux liés à ce type d’investissement : la gérance, la mesure de l’impact et le concept d’émission zéro.

La gestion des investissements

« [La gérance] incarne la notion selon laquelle les investisseurs sont des acteurs influents du marché qui ont le pouvoir de façonner les marchés, d’améliorer la gouvernance et de faire face aux risques et aux opportunités du marché qui affectent la santé de l’économie », peut-on lire dans un rapport publié en 2020 par KKS Advisors.

Ainsi, il faut comprendre que les conseillers et gestionnaires de portefeuille ont ainsi la responsabilité des actifs de leurs clients. Ils doivent les protéger et accroître leur valeur. Ils ont donc une influence sur le marché et potentiellement sur la croissance de l’IR.

KKS Advisors estime ainsi qu’il y a sept composantes pratiques à cette gérance :

  1. L’influence, soit tirer partie de la position des investisseurs au sein du système financier pour favoriser une économie durable;
  2. L’engagement : dialoguer avec les entreprises sur les questions ESG;
  3. Le vote : exercer son droit d’actionnaire pour promouvoir des pratiques plus durables;
  4. La promotion de la divulgation : encourage les entreprises à divulguer davantage d’informations;
  5. Le suivi : suivre les performances ESG et les nouvelles réglementations;
  6. La collaboration : se coordonner avec ses pairs pour maximiser son impact;
  7. L’éducation : s’engager en faveur de la formation en matière ESG.

Mesurer l’impact

L’investissement d’impact gagne en importance dans le secteur de la gestion d’actifs. En parallèle, on constate également une inquiétude grandissante quant à l’écoblanchiment. Pour rassurer les clients, il est donc important que les gestionnaires de fonds mesurent et rendent compte des impacts positifs que les actifs de leurs clients génèrent.

Pour le moment, il existe beaucoup de cadres de mesures d’impact crédibles sur le marché, mais aucune norme mondiale visant l’ensemble des catégories d’actifs. Toutefois, plusieurs acteurs, donc l’Impact Management Project, tentent d’établir un consensus mondial à cet égard. Ces projets prendront un certain temps à se concrétiser, mais d’ici les prochaines années, un niveau de convergence devrait apparaître.

En attendant, les gestionnaires peuvent utiliser les outils et les méthodes qui leur semblent les plus crédibles afin de rendre compte des impacts positifs que les actifs de leurs clients génèrent.

« Émission zéro »

Ce concept à la mode fait référence au fait que pour éviter les effets catastrophiques du changement climatique, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime que d’ici 2050, nous devons atteindre un niveau net d’émissions mondiales de carbone nul.

Les gouvernements du monde entier se sont engagés à réduire les émissions en fonction de ces objectifs. Évidemment, on peut s’attendre à ce que cette transition massive du système énergétique mondial crée des risques et des opportunités dans tous les secteurs.

Pour diminuer les risques et profiter de ces opportunités, nombre d’entreprises et d’investisseurs institutionnels s’engagent aujourd’hui à aligner leurs pratiques commerciales et d’investissement sur le principe d’émissions nettes nulles.

Des concepts liés 

Ces trois concepts sont étroitement liés. La gestion responsable et l’investissement d’impact sont deux des stratégies les plus importantes à la disposition des investisseurs désireux de parvenir à des émissions nettes nulles.

La gestion responsable peut aider à atteindre des résultats plus durables et l’investissement d’impact peut aider à orienter les capitaux vers des industries, des entreprises et des projets qui contribuent à réduire les émissions.

Sachant tout cela, il ne vous reste plus qu’à agir.

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Croissance de l’investissement d’impact https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/croissance-de-linvestissement-dimpact/ Tue, 27 Apr 2021 12:07:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=79117 Les investisseurs doivent toutefois se méfier de l’écoblanchiment.

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L’intérêt envers l’investissement d’impact a pris de l’ampleur ces dernières années. Pour les investisseurs, il s’agit d’une stratégie d’investissement qui, en plus des rendements offerts, contribue à relever les défis sociaux et environnementaux.

« Les gens ont réalisé que ce n’est pas seulement combien d’argent ils gagnent, mais comment ils gagnent leur argent, affirme John Bai, directeur des investissements chez NEI Investments à Toronto à Investment Executive. Ils veulent faire partie de la solution. »

Pour John Bai, l’investissement d’impact se situe au centre du spectre entre l’investissement traditionnel à l’extrême droite, qui se concentre uniquement sur le rendement financier, et la philanthropie à l’extrême gauche, qui donne la priorité aux gains sociétaux. « C’est l’endroit idéal », dit-il. Les investisseurs ont ainsi un impact sur une cause et bénéficient de rendements positifs.

Un marché en forte croissance

À la fin de 2017, le marché canadien de l’investissement d’impact atteignait 14,75 milliards de dollars (G$) en progression par rapport à 2015 (8,15 G$).

À l’échelle mondiale, le marché était estimé à 715 G$ en 2019, selon le Global Impact Investing Network.

Si l’investissement d’impact s’est historiquement limité aux investisseurs institutionnels et accrédités, il est devenu de plus en plus accessible aux investisseurs de détail.

En juin 2020, NEI Investments a lancé sa première gamme de fonds d’impact au Canada, qui a suscité un intérêt « énorme » auprès des conseillers et de leurs clients, selon John Bai. À titre d’exemple, au 6 avril dernier, les actifs sous gestion du fonds NEI Global Impact Bond s’élevaient à 180 millions de dollars (M$).

Quant au Dream Impact Trust (le nouveau nom du Dream Hard Asset Alternatives Trust), dont la fiducie se négocie à la Bourse de Toronto, sa capitalisation boursière s’élevait environ à 414 M$ au 7 avril.

Attention à l’écoblanchiment

L’investissement d’impact se développe parallèlement à l’investissement environnemental, social et de gouvernance (ESG) et à l’investissement responsable (IR), mais il détient une part beaucoup plus petite du marché. Une situation qui s’explique notamment par un accès limité, un manque de sensibilisation et une terminologie incohérente, selon Kelly Gauthier, directrice générale et associée chez Rally Assets, à Toronto.

Ce manque de cohérence a rendu la différenciation beaucoup plus difficile pour les conseillers — sans parler des investisseurs — entre les bonnes stratégies et les moins bonnes, explique-t-elle. Ainsi, l’ESG tend à se concentrer sur l’identification des inconvénients et à les éviter, soit le contraire de l’investissement d’impact, qui cherche intentionnellement à avoir un impact social ou environnemental à la fois positif et mesurable.

C’est là un autre écueil. Les données sur l’impact des investissements ne sont pas toujours facilement disponibles et les investisseurs et conseillers doivent se méfier de l’écoblanchiment.

La question mérite d’être posée : quel est l’impact réel de l’investissement d’impact ? « Il en a certainement un », affirme Paul Lacerte, associé directeur chez Raven Indigenous Capital Partners à Vancouver. La firme a lancé un peu plus tôt cette année le Raven Indigenous Impact Capital Fund dans le but de générer des capitaux propres et des capitaux similaires pour les entrepreneurs autochtones. L’objectif initial du fonds était fixé à 5 M$, mais a attiré 25 M$ en engagements de capitaux d’investisseurs institutionnels du Canada et des États-Unis au moment de sa clôture le 31 janvier dernier.

Selon cet expert, les investisseurs ont le pouvoir de changer la vie des gens et la façon de traiter la planète.

Les fonds à impact de détail peuvent offrir aux investisseurs la possibilité d’apporter des capitaux pour relever des défis dans des secteurs tels que l’agriculture durable, les énergies renouvelables, la microfinance et les services de base comme le logement, la santé et l’éducation.

« Les investisseurs peuvent s’attendre à un retour financier positif ainsi qu’à un retour social et environnemental, pour un résultat global », explique Paul Lacerte, qui croit que le potentiel inexploité de l’investissement d’impact est énorme.

Selon Kelly Gauthier, ce type d’investissement ne doit pas être vu comme une classe d’actifs en elle-même. « Il s’agira moins de le développer comme quelque chose qui est distinct du reste du marché, et plus de comprendre et d’intégrer ces concepts dans la finance, point final », dit-elle.

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Une nouvelle plateforme pour l’investissement d’impact https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-nouvelle-plateforme-pour-linvestissement-dimpact/ Tue, 23 Jun 2020 11:59:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=67243 Value Xd a lancé la plateforme Value Xd Impact, un écosystème analytique dédié à l'investissement à impact durable

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« Depuis l’accord de Paris sur le climat en 2016 et la conception des Objectifs de développement durable des Nations unies, les investisseurs doivent aligner leurs investissements sur ces nouveaux objectifs et cibles. Ainsi, ils ont besoin de plateformes flexibles et efficaces pour y parvenir, c’est pourquoi nous avons développé un écosystème analytique privé dédié à l’investissement à impact. Le moment est maintenant venu d’essayer d’endiguer les effets du changement climatique pour les générations futures, et Value Xd Impact peut jouer un rôle essentiel », affirme le Dr Armen Papazian, fondateur et chef exécutif de Value Xd.

Cette plateforme, lancée en marge du Responsible Investor Digital Festival, réinterprète la chaîne de valeur analytique et permet aux investisseurs de transférer leurs valeurs d’ESG et de durabilité vers des outils analytiques afin de maximiser leur impact.

Value Xd voulant faire preuve de transparence, les équations sont toujours écrites en langage mathématique, et non en abréviations inventées par les codeurs. La plateforme offre également un ensemble d’outils préconçus et préassemblés. Ces extensions couvrent une large variété de sujets et de domaines comprenant des outils conventionnels et couramment utilisés ainsi que d’autres, nouveaux et plus holistiques, tels que des instruments d’optimisation de la valeur de l’espace et des projecteurs et calculateurs d’émissions.

« La technologie que nous avons développée est unique et inégalée. Grâce à un travail de codage innovant, nous avons transformé de nombreux éléments de la modélisation et de la présentation analytiques, en introduisant de la fluidité et de l’efficience là où il n’y avait que de la difficulté, et en offrant une expérience utilisateur unique rendant les analyses plus efficaces », assure Alex Grigoryan, fondateur et Chief Technology Officer de Value Xd.

La pandémie de la COVID-19 a déclenché une étape intense dans le processus déjà en cours de transformation numérique. Ce qui rend cette phase très spéciale, c’est que cet approfondissement numérique s’accompagne d’un changement de mantra, forçant un changement radical de philosophie et d’approche. […] En effet, ce changement d’attitude était une exigence critique dans notre réponse mondiale au changement climatique. Dans ce nouveau chapitre, la technologie est devenue un vecteur central de confiance et une pierre angulaire pour la création, le partage et l’échange de valeur », souligne le Dr Armen Papazian.

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