fonds spéculatifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fonds-speculatifs/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 04 Mar 2026 21:07:38 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png fonds spéculatifs | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/fonds-speculatifs/ 32 32 FNB : 5 mythes déconstruits https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-5-mythes-deconstruits/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112849 ZONE EXPERTS — La liquidité intrinsèque d’un FNB provient de celle de ses actifs sous-jacents.

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L’adoption des fonds négociés en Bourse (FNB) dans les portefeuilles par les investisseurs et gestionnaires de patrimoine semble ne pas s’essouffler selon les premiers chiffres de 2026. À la suite d’entrées nettes d’actifs en 2025 surpassant les 120 milliards de dollars (G$), le secteur canadien des FNB a dépassé les 720 G$ d’actifs sous gestion au 31 décembre 2025. Janvier 2026 indique un début d’année record avec des entrées nettes doublant celle de 2025 sur la même période[1].

Les FNB répondent à des besoins de plus en plus divers et complexes et outrepassent largement la simple réplication indicielle. Soutenus par un environnement réglementaire favorable, une attention accrue aux frais, la transition démographique et l’évolution des préférences des investisseurs, les FNB ont gagné en importance. Selon Placements Mackenzie, leur part dans l’univers des fonds d’investissement canadiens est passée de 10 % à 25 % au cours de la dernière décennie.

Dans ce contexte d’expansion de l’offre des FNB au Canada, où des stratégies plus spécialisées et diversifiées sont désormais accessibles, voici un rappel de certaines notions fondamentales notamment en matière de liquidité et de mesures d’évaluation.

Tous les FNB n’affichent pas nécessairement de forts volumes de transactions, de faibles frais de gestion, des écarts du cours acheteur-vendeur minimes. Ces caractéristiques ne les disqualifient pas pour autant et ces FNB peuvent répondre adéquatement aux attentes de l’investisseur. Voici cinq mythes[2] à déconstruire.

  1. Un faible volume de transactions et des actifs sous gestion peu élevés signifient généralement une liquidité plus faible.

À l’instar des fonds communs de placement, le niveau de liquidité des FNB n’est pas fonction de son volume d’opérations. Il dépend plutôt de la liquidité des actifs sous-jacents. La liquidité d’un FNB ou d’un fonds commun sera au moins équivalente à celle de ses positions sous-jacentes.

Au lieu de regarder le volume d’opération d’un FNB ou son actif sous gestion, il vaut mieux évaluer la liquidité de ses titres sous-jacents. Si le niveau de liquidité d’un fonds commun qui investit dans des titres semblables ne suscite pas de préoccupations, la liquidité d’un FNB ne devrait pas faire problème. Le volume n’est pas révélateur de la liquidité — quelle que soit la structure du fonds.

La liquidité du marché primaire dans lequel le FNB investit n’est pas forcément reflétée dans la liquidité du marché secondaire.

Pour consulter cette illustration en grand format, cliquez sur ce lien.

Les FNB peuvent émettre de nouvelles parts ou les retirer du marché pour répondre à l’offre et à la demande des investisseurs. Ainsi, des mesures telles que les actifs sous gestion d’un FNB et ses volumes d’opérations ne permettent pas d’en évaluer le niveau de liquidité.

  1. La liquidité du marché secondaire des FNB s’affiche à l’écran.

Les mainteneurs du marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à négocier. Les investisseurs accèdent aux parts de FNB par le biais du marché secondaire sur lequel d’autres investisseurs peuvent être présents ainsi que des mainteneurs de marché.

Dans le cas des FNB, les mainteneurs de marché peuvent mettre de nouvelles parts en circulation ou les retirer de la circulation par l’intermédiaire du marché primaire. Pour ce faire, ils travaillent avec le fournisseur de FNB comme l’illustre le graphique ci-dessus. Ce processus permet de faire que le prix d’une part de FNB reste proche de la valeur liquidative des actifs sous-jacents du FNB.

  1. Les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement.

Le risque ou la volatilité liés à la structure d’un fonds, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un fonds commun, s’explique par divers facteurs. Les facteurs suivants peuvent influer sur le risque ou la volatilité perçus d’un FNB ou d’un fonds commun :

  • Caractéristiques des titres sous-jacents au chapitre du rendement ;
  • Risque ou volatilité découlant des marchés au sein desquels le FNB ou le fonds commun investit ;
  • Style et stratégie de placement du gestionnaire.

À noter que les FNB se négocient durant la journée, leur prix peut donc être perçu comme plus volatile comparativement à un fonds commun qui publie sa valeur liquidative une fois par jour. De la même manière, les FNB publient également une valeur liquidative quotidiennement après la fermeture du marché.

  1. Les FNB sont faits uniquement pour les spéculateurs et les investisseurs à court terme.

Les FNB indiciels, activement gérés et à bêta stratégique sont de plus en plus utilisés pour construire le portefeuille d’investisseurs. L’avènement des FNB activement gérés combinés aux FNB à réplication indicielle offre la possibilité aux gestionnaires de portefeuille de rationaliser les coûts pour capturer le bêta du marché tout en allouant davantage de budget de frais pour des stratégies ayant une proposition de valeur différenciée.

Les FNB sont conçus pour permettre à des investisseurs aux objectifs différents de détenir le même produit tout en poursuivant leurs propres stratégies.

À stratégie de placement similaire, les FNB vont souvent présenter un différentiel de coût favorable, les rendant d’autant plus pertinents pour les clients qui investissent à long terme en minimisant les frais récurrents.

  1. Tous les FNB reproduisent leurs indices sous-jacents.

Bien que la majorité de l’actif dans les FNB canadiens soit dans des FNB indiciels, le segment des FNB activement gérés est le sous-segment qui connait le plus fort taux de croissance. Il est supérieur à 34 % annuel composé sur les 10 dernières années et le segment des FNB à gestion active représente maintenant plus de 31 % de l’actif investi dans les FNB canadiens[3]. À la fin 2025, plus de la moitié de tous les FNB cotés au Canada ne répliquent pas un indice.

Comme pour un fonds commun traditionnel, les FNB gérés activement reposent sur l’expertise de gestionnaires qui supervisent la construction du portefeuille et les décisions de négociation. Cependant contrairement aux fonds communs, ces FNB font l’objet d’évaluations et d’échanges intrajournaliers.

Les enjeux de négociation de prime ou escompte par rapport à leur valeur liquidative sont aussi souvent présentés comme une déficience de la structure FNB alors que ces derniers sont conçus de façon à pouvoir être négociés sur le marché secondaire (création et rachat d’actions à la valeur liquidative) et sur un marché boursier à des cours établis par le marché secondaire. Ceci est plutôt un avantage permettant aux investisseurs d’avoir accès au prix du marché en temps réel lors des opérations. La présence d’un marché primaire et d’un marché secondaire rehausse l’efficience globale des cours et la liquidité d’un FNB.

Dans le deuxième article de cette série, nous nous attarderons sur les concepts de réplication indicielle et les facteurs à considérer dans l’évaluation de la performance d’un FNB.

Clause de non-responsabilité : Le contenu de cet article (y compris les faits, points de vue, opinions, recommandations, ainsi que les descriptions ou références à des produits ou titres) ne doit pas être interprété comme des conseils en placement, une offre de vente, une sollicitation d’achat, ni comme une approbation, une recommandation ou une commandite d’une entité ou d’un titre mentionné. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’exhaustivité, nous n’assumons aucune responsabilité quant à son utilisation.

Cet article peut contenir des informations prospectives qui reflètent les attentes ou les prévisions actuelles de notre organisation ou de tiers concernant des événements futurs. Les renseignements prospectifs sont par leur nature assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues ou les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs. Tout renseignement prospectif contenu aux présentes n’est à jour uniquement qu’au 1 mars 2026. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés par suite de nouveaux renseignements, de circonstances changeantes, d’événements futurs ou pour d’autres raisons. 

[1] Canadian ETF Flows — January 2026: $22 billion in a month, record after record (ETF Research & Strategy)

[2] Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité

[3] Source : Mackenzie Investments

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Les allocataires privilégient la consolidation plutôt que le changement https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/les-allocataires-privilegient-la-consolidation-plutot-que-le-changement/ Fri, 30 Jan 2026 13:06:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112138 ZONE EXPERTS — Le sentiment des investisseurs se stabilise au premier semestre 2026, selon une enquête mondiale de l’AIMA et de Hedgeweek.

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L’AIMA a récemment publié son rapport sur le sentiment des allocataires d’actifs pour le premier semestre 2026, intitulé Beyond the Hunt (« Au-delà de la chasse »), en partenariat avec Hedgeweek. Basé sur une enquête menée auprès de plus de 100 allocataires mondiaux, comprenant des fonds de pension, des fonds souverains, des family offices et des fonds de dotation, le rapport révèle un changement notable dans le sentiment des investisseurs.

Alors que dans l’enquête du deuxième semestre 2025 réalisée il y a six mois, 40 % des allocataires de fonds spéculatifs recherchaient activement de nouveaux gestionnaires, ce chiffre est désormais tombé à 18 %. Au contraire, un sentiment de patience s’est installé, 47 % des allocateurs privilégiant une approche équilibrée entre les relations nouvelles et existantes, axée sur l’optimisation du portefeuille plutôt que sur une reconstruction complète.

Voici les principales conclusions de l’enquête :

  1. Calme après l’agressivité

La confiance des allocataires dans les fonds spéculatifs augmente, 71 % d’entre eux se déclarant confiants ou très confiants dans leurs performances pour les six prochains mois. Cependant, cette confiance ne s’est pas traduite par une expansion agressive, puisque 59 % prévoient de maintenir leurs allocations inchangées (contre 39 % il y a six mois). Le secteur est passé d’un mode de recherche à un mode axé sur l’extraction de valeur à partir des positions existantes.

  1. Consolidation stratégique

La grande chasse aux gestionnaires est-elle terminée pour l’instant ? Le pourcentage d’investisseurs recherchant principalement une allocation à de nouveaux gestionnaires est passé de 40 % à 18 %, tandis que ceux qui adoptent une approche plus équilibrée entre les relations nouvelles et existantes ont presque doublé, passant de 25 % à 47 %. Cette évolution suggère un changement d’orientation des allocataires, qui privilégient désormais l’optimisation plutôt que l’exploration.

  1. La gestion des risques prime sur les rendements

Les motivations pour allouer des actifs à des fonds spéculatifs ont considérablement évolué au cours des six derniers mois. La diversification (76 %) et les rendements non corrélés (68 %) dominent désormais la prise de décision, tandis que les « rendements attendus plus élevés » ont reculé de 56 % à 29 %. Ce constat indique que les fonds spéculatifs sont de plus en plus considérés par les investisseurs comme des outils permettant de stabiliser leur portefeuille plutôt que de maximiser leurs rendements.

  1. Reprise des positions longues/courtes sur actions

Les positions longues/courtes sur actions ont dépassé les stratégies macroéconomiques en tant que stratégie préférée, malgré les tensions géopolitiques qui restent la principale préoccupation des allocataires. Les stratégies multi-stratégies ont gagné une place pour se hisser à la quatrième position, reflétant l’intérêt continu des acteurs institutionnels.

  1. L’évolution des CGS

Après plusieurs années de forte croissance, la demande pour les structures CGS (comptes gérés séparément — Separately Managed Accounts (SMA) en anglais) s’est modérée. La proportion d’allocataires exprimant une forte préférence pour les CGS a diminué de moitié, passant de 25 % à 11 %, tandis que la popularité des structures de fonds communs a augmenté de 19 % à 35 %. Ce changement d’opinion reflète peut-être une réévaluation de la complexité opérationnelle et du coût plus élevé des CGS par rapport aux avantages perçus pour tous les investisseurs qui ont répondu à cette enquête.

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Renforcer la protection des investisseurs grâce aux lignes directrices de l’AIMA https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/renforcer-la-protection-des-investisseurs-grace-aux-lignes-directrices-de-laima/ Fri, 12 Dec 2025 11:05:29 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111497 ZONE EXPERTS — Comment structurer l’évaluation des fonds spéculatifs, des fonds non traditionnels, des FNB alternatifs et des fonds de crédit privés dans un contexte réglementaire en évolution.

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L’AIMA est ravie de publier ces considérations actualisées en matière de diligence raisonnable à l’intention des gestionnaires de portefeuille et de leurs clients qui envisagent d’investir dans des fonds spéculatifs, des produits alternatifs liquides et des crédits privés.

Gestionnaire de portefeuille

  • Expérience : Quels sont les antécédents et l’expérience du gestionnaire de portefeuille et de l’équipe de gestion ?
  • Gouvernance : Quelle est la gouvernance entourant le gestionnaire de portefeuille et l’équipe gestion ?
  • Culture de conformité : Quelles sont les caractéristiques de la culture de conformité du gestionnaire de portefeuille ?
  • Gestion des risques et opérations : Quels sont les cadres de gestion des risques mis en place (par exemple, lignes hiérarchiques indépendantes, gestion des risques opérationnels et résilience opérationnelle, conflits d’intérêts, divulgation des relations, gestion des fonctions externalisées et déléguées, gestion des risques cybernétiques et technologiques) ?
  • Alignement des intérêts : Les membres de la haute direction du gestionnaire de portefeuille ou des administrateurs du fonds ont-ils personnellement investi dans le fonds ?

Stratégie

  • Objectif d’investissement :
    • Objectif et stratégie : Quels sont l’objectif d’investissement et les principales stratégies d’investissement du fonds ?
    • Sources de rendement : Quelles sont les sources de rendement attendues du fonds ?
    • Dérive de style : Les objectifs de la stratégie d’investissement ont-ils changé au cours des cinq dernières années ? Dans l’affirmative, pourquoi ?
    • Capacité : Quelle est la capacité optimale ou maximale pour cette stratégie ?
    • Restrictions d’investissement : Existe-t-il des restrictions au mandat d’investissement ?
  • Considérations relatives au portefeuille :
    • Prise de décision : Qui prend les décisions de gestion du portefeuille et comment sont-elles prises ?
    • Sources d’information : D’où proviennent les données sous-jacentes sur les positions, les données de marché et les modèles sous-jacents utilisés pour cette stratégie ?
    • Diversification/concentration : Comment les niveaux appropriés de diversification ou de concentration du portefeuille sont-ils déterminés ?
    • Limites de position : Existe-t-il des limites de position et, le cas échéant, quelles sont-elles ?
  • Effet de levier :
    • Niveau moyen : Quel est le niveau moyen d’effet de levier financier utilisé par le fonds ?
    • Limites : Quelles sont les limites ?
    • Sources : Quelles sont les sources de l’effet de levier ?

Considérations opérationnelles relatives aux fonds

  • Frais : Quels sont les frais, y compris les frais de performance et la méthode de calcul ?
  • Performance ajustée au risque :
    • Historique de performance : Quel est l’historique de performance ? Sur quels types de marchés cette stratégie devrait-elle surperformer ou sous-performer ?
    • Indicateurs de risque : Quelle(s) méthode(s) le gestionnaire de portefeuille utilise-t-il pour mesurer le risque total d’un portefeuille utilisant cette stratégie ?
  • Transparence et rapports : Quel niveau de transparence et quelles données relatives au portefeuille le gestionnaire de portefeuille fournit-il aux investisseurs, à quelle fréquence et avec quel délai ?
  • Prestataires de services du fonds : Qui sont les prestataires de services du fonds (par exemple, courtier principal, auditeur, dépositaire, administrateur, conseiller juridique, etc.) ?
  • Évaluation et liquidité :
    • Évaluation : Quelles sont la politique d’évaluation et la fréquence des évaluations ?
    • Liquidité : La liquidité sous-jacente des actifs est-elle conforme aux conditions de liquidité du fonds ?
    • Liquidation : Combien de temps faudrait-il, dans des conditions de marché normales et dans des conditions de marché difficiles, pour liquider le fonds sans subir de coûts inhabituels ?

Considérations supplémentaires pour les stratégies de crédit privé

  • Mise en place : Comment le gestionnaire d’investissement identifie-t-il les emprunteurs potentiels ? Par des relations directes avec l’emprunteur (par exemple, conseil interne), des sponsors de capital-investissement, des banques, par l’intermédiaire de conseillers en dette d’entreprise (par exemple, cabinets d’audit/avocats, consultants, etc.), des plateformes de prêt sur le marché ?
  • Échéances : Quelle est la fourchette d’échéances généralement recherchée ?
  • Conditions de remboursement : Comment les conditions de remboursement des prêts accordés sont-elles généralement structurées ?
  • Évaluation de crédit et diligence raisonnable : Veuillez décrire le processus d’évaluation de crédit et de diligence raisonnable du gestionnaire d’investissement.
  • Conditions de prêt et surveillance : Quels types de déclarations, garanties et engagements les emprunteurs sont-ils tenus de fournir et quelles garanties sont exigées ? Comment cela est-il surveillé et à quelle fréquence ?
  • Expérience en matière de restructuration : Quelle est la politique du gestionnaire d’investissement à l’égard des prêts douteux/en difficulté ou des créances irrécouvrables et quels sont ses antécédents dans ce domaine ?

À PROPOS DE L’AIMA

L’AIMA est la plus grande association mondiale regroupant des gestionnaires d’investissements non traditionnels. Elle compte plus d’entreprises membres et gère plus d’actifs que tout autre organisme du secteur. Grâce à nos 10 bureaux répartis dans le monde entier, nous servons plus de 2 000 membres dans 60 pays différents.

L’AIMA Canada a été fondée en 2003. Vous trouverez ici d’autres supports pédagogiques produits par l’AIMA Canada à l’intention des conseillers en investissement locaux.

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Les fonds spéculatifs deviennent un acteur majeur du marché obligataire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-fonds-speculatifs-deviennent-un-acteur-majeur-du-marche-obligataire/ Fri, 17 Oct 2025 11:49:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110257 Leur forte participation soutient les émissions de dette publique, mais augmente la vulnérabilité du marché, selon la Banque du Canada.

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Les fonds spéculatifs (hedge funds) jouent désormais un rôle croissant dans le marché des obligations fédérales canadiennes, contribuant à absorber la hausse des émissions de dette publique, mais leur présence accrue comporte aussi des risques systémiques, selon une nouvelle note de recherche publiée par des analystes de la Banque du Canada.

Les chercheurs constatent que la participation des fonds spéculatifs aux adjudications d’obligations du gouvernement fédéral s’est fortement accrue au cours des cinq dernières années, alors que les émissions ont presque doublé, passant de 122 milliards de dollars (G$) en 2019-2020 à 237 G$ en 2024-2025.

Les fonds spéculatifs représentent désormais environ 40 % des allocations lors des adjudications d’obligations d’État, contre pratiquement zéro il y a quinze ans.

« Les hedge funds constituent désormais une catégorie d’investisseurs importante ; la plus importante après les courtiers », souligne la Banque du Canada.

Cette montée en puissance s’explique notamment par l’augmentation des volumes émis, qui permet aux fonds spéculatifs de prendre des positions importantes afin de dégager les rendements recherchés.

« Comme le marché obligataire est relativement liquide et efficient, de petites inefficiences de prix poussent les fonds à prendre des positions plus importantes pour atteindre leurs objectifs de rendement », précisent les chercheurs.

L’essor des émissions a donc facilité leur participation, d’autant plus que la liquidité du marché réduit les coûts de transaction. Les autres types d’investisseurs, comme les caisses de retraite ou les gestionnaires traditionnels, sont moins sensibles à cette hausse, car ils disposent de moins de flexibilité et utilisent peu l’effet de levier.

Mais cette dépendance accrue envers les hedge funds comporte un revers, avertit la Banque du Canada : ces investisseurs sont aussi plus susceptibles de quitter le marché rapidement.

« Cette propension à fuir augmente la vulnérabilité du marché. La concentration croissante des hedge funds dans les marchés de la dette souveraine à l’échelle mondiale contribue à une base d’investisseurs plus risquée, ce qui amplifie les risques liés à l’endettement public », écrivent les auteurs.

Les fonds spéculatifs présentent plusieurs facteurs de fragilité :

  • taux d’échec élevé,
  • risques de refinancement liés à l’endettement ou aux appels de marge,
  • et statut d’investisseurs étrangers sans attache naturelle au marché canadien.

« Sans engagement organique envers le marché canadien, ils pourraient se retirer plus facilement en cas de choc propre au Canada », avertit la note.

En conclusion, la Banque du Canada estime que si la participation accrue des fonds spéculatifs a soutenu la liquidité et la demande sur le marché obligataire, elle s’accompagne désormais de risques accrus de retraits massifs liés à leur modèle d’affaires, à leur dépendance au marché des pensions et à leur faible ancrage structurel dans la dette publique canadienne.

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Les allocataires mondiaux maintiennent un intérêt marqué pour les fonds spéculatifs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/les-allocataires-mondiaux-maintiennent-un-interet-marque-pour-les-fonds-speculatifs/ Fri, 01 Aug 2025 11:32:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108811 ZONE EXPERTS — Malgré l’incertitude des marchés.

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Le rapport de mi-année Hedgeweek-AIMA sur le sentiment des allocataires 2025 présente les résultats d’une enquête exhaustive menée auprès de plus de 90 investisseurs institutionnels dans le monde, examinant les intentions d’allocation, les préférences en matière de stratégie et les priorités d’investissement pour le second semestre de l’année 2025.

L’enquête a permis de recueillir des informations auprès de bureaux de gestion de patrimoine (31 %), de fonds de pension (21 %), de gestionnaires de patrimoine (12 %) et d’autres investisseurs institutionnels en Europe (38 %), en Amérique du Nord (32 %) et dans la région Asie-Pacifique (30 %).

Voici les principaux résultats de cette enquête :

  1. Des intentions d’allocation solides

46 % des investisseurs institutionnels prévoient d’augmenter leur allocation en fonds spéculatifs au cours des 12 prochains mois, ce qui témoigne d’une confiance durable dans les stratégies d’investissement non conventionnelles.

  1. Une évolution vers de nouvelles relations avec les gestionnaires

40 % des allocataires recherchent activement de nouveaux partenariats avec des fonds spéculatifs, tandis que 13 % seulement se concentrent sur le réinvestissement avec des gestionnaires existants, ce qui témoigne de l’évolution des approches en matière de construction de portefeuille.

  1. Les considérations géopolitiques influencent les décisions

56 % des investisseurs considèrent les tensions géopolitiques comme leur principale préoccupation, mais ils considèrent les perturbations du marché comme un potentiel de génération d’alpha plutôt que comme un risque à éviter.

  1. Les attentes en matière de rendement restent positives

31 % des allocataires ont revu à la hausse leurs attentes en matière de rendement par rapport à il y a 12 mois, tandis que 51 % maintiennent leurs attentes inchangées malgré la volatilité des marchés.

  1. Les produits structurés ont la cote

42 % des allocataires expriment leur préférence pour les comptes gérés séparément, citant l’efficacité du capital, la transparence et la personnalisation comme principaux facteurs.

  1. Tendances en matière d’allocation des stratégies

Les allocataires mondiaux manifestent une préférence marquée pour les stratégies directionnelles longues/courtes, macroéconomiques mondiales et neutres par rapport au marché, ce qui reflète la demande institutionnelle pour des approches liquides et adaptables, capables de générer de l’alpha indépendamment des mouvements plus larges du marché.

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Une lourde amende pour ne pas avoir protégé des informations confidentielles https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/une-lourde-amende-pour-ne-pas-avoir-protege-des-informations-confidentielles/ Tue, 03 Sep 2024 10:52:52 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102562 Les informations ont été utilisées pour conclure des transactions de vente à découvert à l’insu de l’intimé.

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La société Stifel Nicolaus Canada Inc., basée à Toronto, a accepté de payer à l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI) une amende de 475 000 $ pour avoir partagé des informations potentiellement confidentielles avec des clients.

« Stifel Nicolaus Canada Inc. a admis qu’elle n’avait pas mis en place un système de supervision des activités de ses employés en ce qui concerne la réception et le confinement d’informations confidentielles », rapporte l’OCRI dans un communiqué.

En 2020, deux directeurs généraux de Stifel Nicolaus Canada ont partagé séparément des informations avec des représentants de clients de fonds spéculatifs. Les informations étaient potentiellement confidentielles et concernaient des propositions de transactions de blocs achetés pour des émetteurs publics.

L’accord de règlement stipule que les clients des fonds spéculatifs ont utilisé les informations pour conclure des transactions de vente à découvert avec d’autres courtiers. Stifel Nicolaus Canada n’était toutefois pas au courant de ces ventes à découvert.

Le premier fonds spéculatif a réalisé un bénéfice potentiel de près de 377 000 $ grâce à deux séries de ventes à découvert, selon l’accord. Le second fonds spéculatif a réalisé un bénéfice potentiel d’environ 97 000 $ grâce à sa vente à découvert.

Stifel Nicolaus Canada n’a pas alerté son service de conformité sur les communications entre les employés de Stifel Nicolaus Canada et les clients de ses fonds spéculatifs, et « en ne le faisant pas, Stifel n’a pas déterminé si des mesures correctives étaient nécessaires », selon l’accord de règlement.

Stifel Nicolaus Canada a été condamnée à une amende de 475 000 $ pour n’avoir pas mis en œuvre un système de surveillance concernant les informations confidentielles, et a accepté de payer 25 000 $ de frais.

L’OCRI a noté que Stifel Nicolaus Canada n’avait pas d’antécédents en matière d’application de la réglementation et qu’elle avait coopéré à l’enquête.

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Solide performance pour les fonds spéculatifs https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/solide-performance-pour-les-fonds-speculatifs/ Fri, 09 Aug 2024 10:28:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=102174 ZONE EXPERTS —Faisons le point sur la situation de cette industrie.

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Nous sommes à la moitié de l’année, c’est le moment idéal pour faire le point sur la situation de l’industrie des fonds spéculatifs. Tandis que l’attention des investisseurs se tourne majoritairement vers les marchés privés, les fonds spéculatifs sur les marchés publics se sont concentrés sur ce qu’ils font le mieux : générer de l’alpha.

À la fin du mois de juin, la performance des fonds spéculatifs semble solide. Divers fournisseurs de données rapportent des indices indiquant des gains d’environ 7 % depuis le début de l’année, nets de frais. Sur une base de 12 mois, le rendement se situe maintenant dans le 90e percentile de toutes les périodes de 12 mois remontant à 2014, selon PivotalPath.

La génération d’alpha est très présente, avec un alpha positif de 6,3 % par rapport au S&P 500 au cours des 12 derniers mois. Les stratégies de contrats à terme gérés, de macroéconomie mondiale, d’actions et de crédit se sont particulièrement bien comportées, et plusieurs des fonds multi-gestionnaires très surveillés continuent de se distinguer.

Il n’est donc pas surprenant que l’industrie connaisse des entrées nettes croissantes. Les lancements de nouveaux fonds spéculatifs ont également bondi par rapport aux dernières années, et nous avons observé la création de fonds par de nouvelles entreprises qui ont sécurisé des milliards de dollars de capitaux d’investisseurs.

En effet, PivotalPath a recensé 60 nouveaux fonds en préparation, dirigés par des gestionnaires ayant déjà une experience dans des magasins de +1 milliard de dollars. L’ambition de diriger sa propre entreprise reste vive, malgré la complexité et le coût bien connus de la mise en place d’opérations de niveau institutionnel.

Les commissions des fonds spéculatifs continuent de faire l’objet d’une attention particulière, et un groupe d’investisseurs institutionnels a récemment signé une lettre à l’industrie appelant à une approche cohérente des obstacles de trésorerie aux commissions de performance.

Ce sujet a été discuté lors d’une récente réunion du Conseil mondial des investisseurs de l’AGAI, et divers points de vue ont été exprimés. Il ne fait aucun doute que les investisseurs sont prêts à payer pour une bonne performance axée sur l’alpha, et il semble y avoir un concensus sur la nécessité de personnaliser les taux de rendement minimum pour qu’ils correspondent aux objectifs du gestionnaire et du fonds, afin qu’il n’y ait pas de « taille unique » ; 75 % des taux de trésorerie plutôt que 100 % étant un exemple.

Le consensus de notre conseil des investisseurs est que les gestionnaires qui abordent les négociations sur les commissions avec un esprit ouvert et qui acceptent le besoin de transparence trouveront une oreille réceptive et parviendront à des modèles de commissions qui conviennent aux deux parties. À l’heure actuelle, les commissions de gestion et de performance moyennes de l’industrie s’élèvent respectivement à 1,35 % et 16 %, selon la recherche de l’AGAI.

L’indice de confiance des fonds spéculatifs de l’AGAI — un sondage trimestriel qui reflète le sentiment des gestionnaires à l’égard de leurs perspectives économiques, y compris, mais pas exclusivement, liées à la performance — au cours des 12 prochains mois, soutient ce récit. Les gestionnaires de fonds macroéconomiques multi-stratégies et mondiaux ont une fois de plus été parmi les stratégies les plus haussières, ce qui laisse présager d’autres bonnes nouvelles de la part de ces cohortes.

Les fonds spéculatifs doivent donc continuer à faire partie intégrante des portefeuilles des investisseurs institutionnels. En excluant les « 7 Magnifiques », leur performance dépasse largement celle du reste du S&P 500, avec lequel ils sont souvent comparés dans les médias.

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Un fraudeur de fonds spéculatifs condamné par contumace https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/un-fraudeur-de-fonds-speculatifs-condamne-par-contumace/ Wed, 17 Jul 2024 10:48:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101814 La CVMO demandera un mandat pour le cofondateur de Yonge Street Capital.

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Un prétendu gestionnaire de fonds spéculatif qui a admis avoir escroqué des investisseurs a été condamné à quatre ans de prison et à rembourser les investisseurs.

En 2020, la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO) a inculpé trois hommes — Nathanael Anthony Aikman de Coquitlam, en Colombie-Britannique, ainsi que Syed Saad Aziz et Jazib Ali Khan de Toronto — dans le cadre d’une fraude présumée impliquant un fonds spéculatif basé à Toronto, Yonge Street Capital (YSC). Le fonds spéculatif a reçu 6,2 millions de dollars (M$) de 71 investisseurs, prétendument pour investir dans des titres et des cryptomonnaies.

Anthony Aikman a plaidé coupable à un chef d’accusation de fraude et à un chef d’accusation de négociation de titres sans enregistrement en novembre 2023.

« Anthony Aikman a admis avoir fabriqué les rendements générés par son activité de négociation. Un pourcentage important de l’argent obtenu par cette fraude a été utilisé par Anthony Aikman à des fins sans rapport avec les activités de YSC, et au détriment des investisseurs », rapporte la CVMO dans un communiqué.

L’organisme de réglementation a indiqué qu’Anthony Aikman a été condamné le 8 juillet à quatre ans de prison et à verser plus de 3,9 M$ en dédommagement par le juge Rondinelli de la Cour de justice de l’Ontario à Toronto. Anthony Aikman a été condamné par contumace, résume la CVMO, car il ne s’est pas présenté à l’audience de détermination de la peine.

« Nous avons l’intention de demander un mandat d’arrêt pancanadien contre lui », souligne JP Vecsi, spécialiste principal des affaires publiques à l’OSC. JP Vecsi s’est refusé à tout commentaire sur les allées et venues présumées d’Anthony Aikman.

Les coaccusés dans cette affaire ont déjà été condamnés pour des charges moins importantes et n’ont pas été reconnus coupables de fraude.

En 2022, Khan a été reconnu coupable de commerce non enregistré et de distribution illégale. Il a été condamné à une peine avec sursis et à deux ans de mise à l’épreuve.

Syed Saad Aziz a plaidé coupable pour un chef d’accusation de commerce sans enregistrement et a été condamné à deux ans de mise à l’épreuve. Il a également accepté de restituer 60 000 $ et une interdiction d’inscription au marché de dix ans dans le cadre d’un règlement conclu en 2021 avec la CVMO.

Selon les informations tirées de ce règlement, Syed Saad Aziz et Jazib Ali Khan ont levé des fonds auprès d’investisseurs — principalement des amis et des membres de leur famille — tandis qu’Anthony Aikman était responsable de la négociation. En 2019, après avoir appris qu’Anthony Aikman avait perdu tout l’argent des investisseurs, Syed Saad Aziz et Jazib Ali Khan ont alerté la police.

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Fonds spéculatifs et actifs liquides non conventionnels au Canada https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/fonds-speculatifs-et-actifs-liquides-non-conventionnels-au-canada/ Fri, 05 Jul 2024 11:27:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101688 ZONE EXPERTS – État de la situation et des tendances.

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L’AIMA a récemment organisé des événements présentant les dernières statistiques et tendances en matière de fonds spéculatifs et d’actifs liquides non conventionnels au Canada. Ces événements ont permis de fournir un aperçu complet de l’état actuel de ces classes d’actifs, en mettant en évidence leur croissance, leurs stratégies et leurs performances.

Nous explorons ci-dessous les dernières les conclusions à tirer de ces données, et comparons le marché canadien avec ses homologues mondiaux.

Une force croissante sur le marché mondial  

Le secteur canadien des fonds spéculatifs affiche plus de 77 milliards de dollars (G$) d’actifs sous gestion, selon Preqin. Le Canada abrite plus de 246 fonds spéculatifs gérés par 130 gestionnaires différents, selon Fundata. La catégorie la plus importante dans ce secteur est le fonds non conventionnel, principalement de crédit du CIFSC, suivi par les fonds Alternatifs multi-stratégies et les fonds non conventionnels principalement de crédit.

Le Canada accueille un large éventail de stratégies de fonds spéculatifs gérées à l’intérieur de ses frontières, les actions, le crédit et la valeur relative étant les plus répandues. Ces stratégies ont permis au Canada de représenter environ 2,4 % du marché mondial des fonds spéculatifs, ce qui correspond étroitement au poids du pays dans l’indice MSCI World (3,06 %).

Les gestionnaires émergents, définis comme ceux dont l’actif sous gestion est inférieur à 1 G$ américains, représentent 39,1 % du marché canadien des fonds spéculatifs. En revanche, 8,9 % des gestionnaires gèrent des fonds supérieurs à 1 G$.

Depuis 2015, toutes les stratégies de fonds spéculatifs déclarées à Preqin ont dégagé des rendements positifs. Cela démontre leur capacité à remplir leurs différents mandats, tout en offrant des rendements ajustés au risque avec une volatilité plus faible et une protection contre les baisses. Au troisième trimestre 2023, notamment, les fonds spéculatifs canadiens ont atténué le risque de baisse en ne capturant que 12 % de la baisse du marché tout en sécurisant 36 % de la hausse sur une période de 12 mois.

Les mesures de performance à long terme favorisent également les fonds spéculatifs canadiens. Les ratios de Sharpe sur 3 et 5 ans de ces fonds dépassent légèrement l’indice S&P 500 PR. Les indices de fonds spéculatifs canadiens de la Banque Scotia, qu’ils soient pondérés en fonction de l’actif ou à pondération égale, ont toujours offert des rendements positifs et souvent plus stables depuis 2004.

Les fonds spéculatifs canadiens ont offert une diversification, une protection contre les baisses et une corrélation plus faible, l’indice pondéré des actifs des fonds spéculatifs canadiens de la Banque Scotia affichant moins des deux tiers de la volatilité de l’indice composé S&P/TSX et une corrélation de seulement 0,29 avec l’indice S&P 500.

Cinq ans d’actifs liquides non conventionnels au Canada

Alors que les fonds non conventionnels liquides franchissent le cap des cinq ans d’existence au Canada, leur croissance s’inscrit dans une tendance plus large à la vente au détail d’investissements non conventionnels, les sociétés traditionnellement axées sur les institutions consacrant leur temps, leur attention et leurs forces de marketing à la vente au détail.

Tout d’abord, la taille du marché : le Canada peut s’enorgueillir de posséder plus de 26 G$ canadiens d’actifs liquides non conventionnels, répartis entre 129 fonds communs de placement non conventionnels et 122 fonds négociés en Bourse (FNB) non conventionnels provenant de plus de 40 émetteurs. Ce chiffre est à comparer aux 86 G$ d’actifs sous gestion des fonds spéculatifs (en hausse de près de 9 % par rapport à l’année précédente), répartis entre 246 fonds spéculatifs, selon les statistiques de Preqin et Fundata. Avec 670 G$ d’actifs sous gestion dans les OPCVM non conventionnels en Europe (en hausse de 42 % par rapport à l’année précédente) et plus de 376 G$ d’actifs sous gestion dans les fonds américains de l’Alternative 40 Act (en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente), la croissance des fonds non conventionnels liquides au Canada ne fait que commencer.

Nous n’avons pas encore vu les fonds équilibrés atteindre l’allocation de 10 % autorisée par le Règlement 81-102, ce qui stimulerait encore la croissance des actifs liquides non conventionnels.

Les stratégies axées sur les actions et les stratégies multiples ont continué à dominer en tant que catégories plus larges pour les lancements, à l’exception d’un grand nombre de fonds dans la catégorie des fonds non conventionnels principalement de crédit et non homogènes.

Les données de performance de l’indice des fonds communs de placement non conventionnels de la Banque Scotia indiquent des rendements positifs pour les fonds non conventionnels liquides, avec un ratio de Sharpe de 0,46 et une corrélation de 0,85 en mars 2024. Au sein des catégories CIFSC, les stratégies non conventionnelles axées sur les actions, le crédit et la neutralité par rapport au marché ont toutes affiché des performances positives au cours des dernières périodes.

Les mesures de risque/rendement sur trois ans montrent une dispersion importante entre les gestionnaires, en particulier dans la catégorie des stratégies alternatives axées sur les actions. Cette variation souligne l’importance d’un contrôle préalable approfondi lors de la sélection des fonds en fonction des objectifs spécifiques du portefeuille.

De plus, les fonds non conventionnels liquides au Canada continuent d’offrir des structures de frais compétitives. Actuellement, les actifs liquides non conventionnels canadiens ont des frais de gestion moyens de 1,18 % et des frais de performance moyens de 16,7 %, ce qui est légèrement inférieur non seulement à leurs homologues canadiens de fonds spéculatifs, mais aussi aux OPCVM non conventionnels, qui ont des frais moyens de 1,39 % et des frais de performance de 6,37 %, et aux fonds non conventionnels de la Loi 40, dont les frais de gestion moyens sont de 1,62 %, un peu plus élevés pour tenir compte du fait que les frais de performance ne sont généralement pas facturés dans ce régime. 38 % des fonds non conventionnels liquides canadiens ont des commissions de performance, 53% d’entre eux incluant un taux de rendement minimal.

Cadre réglementaire et perspectives d’avenir

L’évolution du marché des produits non conventionnels liquides s’accompagne d’une évolution du cadre réglementaire. Les récentes mises à jour des réglementations des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) au-delà du Règlement 81-102 ont été mises en œuvre pour faciliter la croissance et réduire les charges réglementaires. L’AIMA continue de plaider en faveur de nouvelles codifications réglementaires afin de rationaliser les processus, de réduire les coûts d’exploitation et de soutenir les acteurs du secteur.

Dans l’ensemble, les marchés canadiens des fonds spéculatifs et des actifs non conventionnels liquides présentent divers avantages pour les investisseurs, car ils offrent une gamme de stratégies et de rendements ajustés au risque pour des portefeuilles équilibrés. Grâce à un soutien réglementaire continu et à l’intérêt croissant des investisseurs individuels, ces catégories d’actifs sont appelées à connaître une croissance importante à l’avenir.

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La Cour annule la règle de la SEC sur les fonds privés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-cour-annule-la-regle-de-la-sec-sur-les-fonds-prives/ Mon, 17 Jun 2024 11:45:48 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101388 PLANÈTE FINANCE - Le régulateur a outrepassé son autorité avec sa proposition de réglementation.

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Un tribunal a annulé les nouvelles règles proposées par la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis, qui visaient à renforcer la surveillance des fonds spéculatifs et autres fonds privés.

La cour d’appel du cinquième district a annulé la proposition de règlement de la SEC, qui avait été adoptée en août dernier dans une décision prise à trois voix contre deux.

Cette règle visait à renforcer la réglementation des conseillers en fonds privés et à se prémunir contre la fraude ou la manipulation par ces sociétés, apparemment pour protéger les petits investisseurs qui sont exposés aux conseillers en fonds privés par l’intermédiaire de leurs fonds de pension et d’autres véhicules susceptibles d’investir dans des fonds spéculatifs et d’autres fonds privés.

« Selon la Commission, la nécessité d’une surveillance découle des risques et des préjudices liés à la protection des investisseurs, tels que le manque de transparence, les conflits d’intérêts et l’absence de mécanismes de gouvernance », rapporte la Cour dans sa décision.

Toutefois, la règle a été contestée par un ensemble de groupes commerciaux, dont l’Alternative Investment Management Association (AIMA), la Managed Funds Association et la National Venture Capital Association, qui ont fait valoir que la SEC avait outrepassé son autorité en cherchant à renforcer considérablement la surveillance des fonds privés.

La Commission a fait valoir que la Loi Dodd-Frank, élaborée en réponse à la crise financière mondiale, étendait son pouvoir de réglementation aux conseillers et aux investisseurs de fonds privés.

La Cour n’a pas été de cet avis, estimant que le législateur américain avait spécifiquement exempté les fonds privés du type de contrôle normatif jugé nécessaire sur les marchés publics, et que la Loi Dodd-Frank n’avait pas effacé cette distinction.

« De par la volonté du Congrès, les fonds privés sont exemptés de la réglementation fédérale relative à leur “structure de gouvernance” interne », a tranché la Cour. Elle a ajouté que, contrairement aux fonds axés sur la vente au détail, les fonds privés sont libres de négocier leurs frais, leurs conditions de rachat et leurs rapports financiers.

« La Loi Dodd-Frank n’a fait que réglementer la relation entre les conseillers et les fonds privés qu’ils conseillent », affirme la Cour en concluant que la SEC avait outrepassé son autorité.

La Cour a également rejeté l’argument de la SEC selon lequel son autorité en matière de réglementation contre la fraude lui donnait la possibilité de créer la nouvelle règle, en affirmant que la SEC confondait « manque de divulgation » et « fraude ».

La Cour a annulé la règle dans son intégralité.

« Nous sommes très satisfaits de la décision du tribunal, qui épargnera au secteur des fonds privés et aux investisseurs de nombreux coûts et perturbations inutiles, suite à l’action illégale de la SEC », a déclaré Jack Inglis, PDG de l’AIMA.

Il a ajouté que cette décision « récompense [leur] décision d’intenter une action en justice, qui a été prise pour protéger les intérêts de nos membres contre les excès de la réglementation et l’élaboration inappropriée de règles par la SEC des États-Unis, qui auraient eu des répercussions graves et négatives sur un large éventail d’acteurs du marché ».

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