Homme d'affaire qui réfléchit devant un tourbillon
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Au cours de la prochaine année, l’Association canadienne des fonds négociés en Bourse (ACFNB) s’emploiera à briser les mythes qui perdurent sur les médias sociaux au sujet du secteur des FNB. Renseigner les conseillers au sujet des mécanismes et de l’emploi des FNB (par exemple la liquidité et les pratiques exemplaires de négociation) stimulera selon nous la croissance des émetteurs de FNB au fur et à mesure que les conseillers et les investisseurs tirent parti de la gamme grandissante d’instruments de placement efficaces mis à leur disposition.

Le mythe le plus répandu, selon des conseillers, veut que l’achat de parts d’un FNB ayant un volume de négociation peu élevé constitue une opération risquée, car elle pourrait faire fluctuer le cours du fonds en raison de sa faible liquidité.

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Or, contrairement aux actions de sociétés cotées en Bourse, les FNB n’ont pas un nombre fixe de titres en circulation. Tout comme les fonds communs de placement, les FNB sont des fonds à capital variable pouvant émettre de nouvelles parts sur demande pour les petits investisseurs autonomes tout comme pour les grands clients institutionnels. La liquidité des FNB n’est par conséquent pas assujettie à la même dynamique d’offre et de demande que les actions.

La liquidité d’un FNB ne s’analyse pas en consultant simplement le volume de négociation du fonds sur un écran. Un FNB possède une liquidité primaire et une liquidité secondaire. La liquidité primaire, celle qui est visible, correspond au volume de négociation en Bourse.

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Or, on pourrait dresser un portrait très erroné du volume de négociation total d’un FNB tous marchés confondus si l’on se concentre sur les données d’une seule bourse, comme le font vraisemblablement les intervenants du marché. Au Canada, les FNB sont cotés sur la bourse TSX et la bourse NEO, mais il y a dans les faits douze autres marchés où ces titres sont négociés. On reçoit les données provenant des bourses TSX et NEO en temps réel, mais celles des autres marchés ne sont pas regroupées sur nos écrans.

Bon nombre de personnes sont d’avis qu’un FNB qui n’atteint pas un volume de négociation quotidien donné, par exemple 50 000 parts, est illiquide et qu’on devrait l’éviter. Cette conclusion pourrait s’avérer juste pour un titre unique, mais dans le cas d’un FNB, il faut creuser un peu plus afin de comprendre la différence entre sa liquidité primaire et sa liquidité secondaire.

La liquidité secondaire, soit la liquidité des titres sous-jacents qui composent un FNB, s’exprime par l’intermédiaire du processus de création et de rachat de parts. Il s’agit là d’une des caractéristiques principales d’un FNB : l’offre peut s’adapter à la demande au moyen de la création et du rachat de parts. Ainsi, la liquidité d’un FNB – primaire ou secondaire – sur un marché donné n’est pas une indication de sa liquidité sur un autre marché.

Ce processus remplit deux fonctions importantes.

  • Premièrement, il permet d’assurer la liquidité des FNB en répondant aux besoins en matière d’offre et de demande des investisseurs qui négocient sur une bourse.
  • Deuxièmement, il contribue à maintenir le prix par part d’un FNB près de la valeur liquidative de ce dernier.

C’est cette fonction qui est la plus importante, car le prix auquel un investisseur peut vendre et acheter les parts d’un FNB est établi en fonction des titres sous-jacents que contient le portefeuille du FNB, communément appelé l’« écart », plutôt que le volume de négociation de ses parts.

Dans les faits, il y a beaucoup d’éléments dont il faut tenir compte pour établir la liquidité d’un FNB, notamment l’écart entre le cours acheteur et le cours vendeur des titres du portefeuille, la facilité avec laquelle on peut acheter et vendre ces titres sous-jacents sans qu’il y ait d’incidence sur leur prix et le nombre d’ordres en attente provenant d’investisseurs intéressés à acquérir des parts de ce FNB.

Si un investisseur vous pose des questions au sujet de la liquidité d’un FNB, n’oubliez pas que beaucoup de facteurs influent sur cette dernière. On doit examiner attentivement les titres sous-jacents qui le composent et pas seulement le volume de négociation qui s’affiche à votre écran.

Ce texte a été écrit par Pat Dunwoody, directrice administrative de l’Association canadienne des FNB.