La Banque Scotia et la CIBC sont désormais des banques partenaires de la Defence, Security and Resilience Bank (Banque de la défense, de la sécurité et de la résilience ou DSRB), ont annoncé les institutions financières dans des communiqués distincts publiés mardi.
Cette nouvelle banque internationale multilatérale, actuellement en développement, vise à fournir du financement pour des projets liés à la défense, à la sécurité et aux infrastructures au bénéfice des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de leurs alliés. Une fois établie, elle permettra aux gouvernements d’accéder à des financements à faible coût et à un soutien en matière d’approvisionnement, tandis que les capitaux privés seront protégés par un programme de garanties de crédit.
La Banque Royale du Canada (RBC) est déjà partenaire du projet, aux côtés d’institutions financières allemandes telles que Deutsche Bank et Commerzbank, de la banque américaine J. P. Morgan, ainsi que d’autres établissements.
Selon la DSRB, les dépenses actuelles de défense des pays membres de l’OTAN et de leurs alliés se heurtent à deux obstacles majeurs : l’absence d’outils de financement du côté de la demande et un manque de capacité industrielle du côté de l’offre.
La banque espère que des prêts à faible taux d’intérêt consentis aux gouvernements nationaux permettront de réduire les coûts d’emprunt, tandis que les capitaux privés contribueront à accroître les capacités industrielles dans les domaines de l’armement et des infrastructures.
Traditionnellement, les dépenses de défense reposaient sur les budgets nationaux, les fonds internationaux provenant d’alliés et les capitaux privés. La DSRB se positionne comme une plateforme de capital public-privé, dans laquelle les États membres deviennent actionnaires et détenteurs d’obligations, tandis que les investissements privés sont soutenus par des garanties.
La semaine dernière, le Canada s’est joint à des discussions avec plus de dix autres pays au sujet de la DSRB. Isabelle Hudon, présidente-directrice générale de la Banque de développement du Canada, collaborera avec des partenaires internationaux afin de diriger la contribution canadienne à la banque, a indiqué le ministre fédéral des Finances François-Philippe Champagne dans un message publié sur X.
En décembre, le gouvernement de l’Ontario a lancé une candidature visant à faire de Toronto le siège de la DSRB, un projet qui pourrait créer jusqu’à 3 500 emplois dans la ville, selon un communiqué.
Parallèlement, Invest Ottawa a dirigé la candidature de la région de la capitale nationale pour accueillir la banque. « La nouvelle stratégie du pôle d’innovation en défense de la ville contribuera à positionner Ottawa comme un centre mondial de la défense », a déclaré le premier ministre Mark Carney lors du déjeuner annuel du maire d’Ottawa en décembre.