En effet, une période de marché haussier et un achalandage important d’optimistes sont souvent présage d’un soudain recul pour ses spécialistes de l’analyse technique.

Phases and cycles dévoile que le nombre de pessimistes a chuté à 15,5 %, le plus bas pourcentage enregistré depuis avril 2013. D’un autre côté, le nombre d’optimistes est évalué à 53,6%. La firme laisse entrevoir que ces derniers indices de perception du risque pourraient éventuellement placer les marchés sous une pression de vente.

« Par exemple, la récente excitation qui a accompagné la montée vertigineuse du prix des actions de compagnies comme Facebook ou Twitter démontre bien cet appétit pour le risque. Toutefois, une telle complaisance est souvent suivie d’un important recul des marchés », préviennent Olaf Sztaba et Ron Meisels de Phases and cycles.

Les indices américains sont à la hausse et l’indice composé S&P/TSX s’est récemment joint à cette ascension des marchés. Néanmoins, les analystes de Phases and cycles mettent en gardent les investisseurs : ces niveaux records d’optimisme doivent être vus comme des signaux d’alarme.

De plus la moyenne mobile convergence-divergeante (MACD) et la moyenne des prix les plus élevés des 52 dernières semaines laissent présager un choc des marchés.

Phases and cycles suggère un remaniement des portefeuilles. Un bon nombre d’actions ont subi des hausses et il serait sage de prendre ses profits. En effet, dans le contexte d’un marché haussier, ces derniers peuvent être tentés de repousser la vente afin de laisser les profits s’accumuler un peu plus longtemps. Or, afin de faire preuve de prudence, il est conseillé aux investisseurs de cibler des prix ventes et de bien les respecter.

À court terme, la firme suggère une autre tactique, c’est-à-dire d’investir les profits dans des secteurs et des actions qui viennent de joindre à cette escalade des prix. Le secteur de l’énergie au Canada est cité en exemple.