Selon le rapport « cette stabilité est due en partie au fait que l’offre de maisons continue de répondre aux exigences démographiques et que les prix moyen des maisons neuves et existantes affichent une croissance modérée pour un avenir prévisible ».
Le Conference Board prévoit que les approbations de prêts hypothécaires pour maisons neuves et existantes devraient diminuer de 2,3% en 2013 en raison de la faible croissance des constructions de nouvelles résidences. Elles avaient augmenté en 2012. Toutefois, elles devraient hausser à nouveau de 2,9% en 2014. La valeur en dollars des prêts hypothécaires suivrait aussi la courbe du prix des maisons neuves et existantes et augmenterait l’année prochaine.
« En un mot, le marché canadien de l’habitation devrait atterrir en douceur , conclut Robin Wiebe, économiste principal du Centre des études municipales au Conference Board du Canada. Un krach exigerait une immense surprise négative, comme une pointe des taux d’intérêt ou un effondrement de l’emploi. Comme aucun choc de cet ordre ne se profile à l’horizon du Canada, un krach du marché de l’habitation comme aux États-Unis est impensable. »
À la lumière de ce rapport, le PDG de Genworth Canada, un assureur de prêts hypthécaires, Brian Hurley croit lui-aussi que le marché de l’habitation subira une croissance raisonnable et que les Canadiens pourront accéder à la propriété à des prix « relativement abordable ». « Le marché de l’habitation a repris un rythme plus durable et les données semblent indiquer qu’il demeurera stable », dit-il.
Selon Genworth Canada, même si le Conference Board prédit que les taux hypothécaires connaîtront une croissance graduelle, les gains de l’emploi et des revenus personnels devraient permettre aux consommateurs de s’adapter aux augmentations prévues.
Données provinciales
Le rapport du Conference Board note une baisse des mises en chantier de courte durée en Ontario (une première en quatre ans). Elles devraient aussi décroître au Québec et en Colombie-Britannique. Une chute plus abrupte dans le domaine de la construction est prévue dans les provinces de l’Atlantique, mais les prix des maisons subiraient une croissance régulière dans les années à venir. Les Prairies et l’Alberta devraient quant à elles bien s’en tirer et voir leurs mises en chantiers croître.