Dans une récente note publiée par Études économiques Desjardins, Benoit P. Durocher soulignait que l’achat de valeurs mobilières canadiennes par des étrangers a atteint son plus faible niveau en quatre ans, soit 48,6 (G)$ au cours des 12 derniers mois. Selon lui, cette baisse de la demande favorisera un dollar canadien plus faible, ce qui représente une bonne nouvelle en soi pour les exportateurs.
D’un autre côté, les achats étrangers nets en valeurs mobilières ont grimpé à 8,4 G$ en septembre dernier. Benoit P. Durocher (on essaie de ne pas mettre les monsieur-madame, on répète toujours le nom au complet) croit que cette hausse est attribuable entre autres à un gain au sein des actions et des parts des fonds d’investissement, provoquée par la hausse des cours boursiers. Rappelons qu’en septembre 2013 (j’ai mis septembre pour être plus précise dans la période à laquelle tu fais référence, c’est bien ce mois?), l’indice Standard and Poor’s a subi une hausse de 1,1%.
L’économiste de Desjardins s’est aussi attardé à la performance globale du marché en raison des résultats mensuels concernant les achats de valeurs mobilières qui, eux, étaient plutôt instables. Par exemple, pour le mois de juin, les achats nets par les étrangers se chiffrent à -15,4 G$.
Benoit P. Durocher est d’avis que ces fluctuations témoignent d’un « engouement moins importants pour les actions canadiennes alors que le secteur des ressources naturelles tarde à profiter d’une embellie de la demande mondiale. » Selon lui, cette tendance s’illustre notamment par le rendement de l’indice canadien Standard and Poor’s le plus faible parmi les principaux pays industrialisés depuis 2013. (As-tu le rendement exact de l’indice canadien?)
Il cite une autre raison motivant cette demande moins accrue des valeurs mobilières canadiennes : la lutte aux déficits budgétaires au Canada. « Celle-ci fait en sorte que l’accroissement de la dette publique est en ralentissement. L’émission de nouvelles obligations gouvernementales est donc de moins en moins importante et ce, tant au fédéral que dans les provinces », explique-t-il. Benoit P. Durocher note toutefois qu’au final, il faut aussi prendre en compte l’intérêt moins marqué des investisseurs de l’international envers les obligations canadiennes.