La grande majorité (97 %) des gestionnaires de patrimoine et des investisseurs institutionnels sont convaincus que les fonds négociés en Bourse (FNB) tokenisés pourraient bien être la clé pour un essor grand public de la tokenisation, révèle une nouvelle étude mondiale menée par le gestionnaire londonien de fonds spéculatifs en actifs numériques Nickel Digital Asset Management.
Les répondants considèrent avec espoir le lancement potentiel de FNB tokenisés, tels que ceux de BlackRock. Près du tiers d’entre eux (32 %) qualifie cette évolution de très importante.
« La tokenisation passe rapidement de la théorie à une adoption concrète, à mesure que les investisseurs institutionnels se familiarisent avec ses avantages et que des acteurs majeurs entrent sur le marché. Lorsque des firmes comme BlackRock s’engagent, cela change fondamentalement la conversation. Cette évolution arrive à point nommé pour notre véhicule multigestionnaire, car l’approfondissement de la liquidité permettra à certaines de nos équipes d’envisager de négocier des actifs tokenisés dans les prochains mois », commente Anatoly Crachilov, chef de la direction et associé fondateur de Nickel Digital Asset Management.
Dans la même veine, 70 % des sondés s’attendent à ce que le nombre de gestionnaires de fonds cherchant à tokeniser des fonds d’investissement et des catégories d’actifs continue de croître au cours des trois prochaines années.
C’est du côté des marchés privés que le potentiel apparaît le plus important, selon l’étude de Nickel. Sept répondants sur dix désignent les fonds de capital-investissement comme la catégorie d’actifs la plus prometteuse, devant les titres à revenu fixe (55 %) et les actions cotées en Bourse (42 %).
Des inquiétudes demeurent
Bien que l’intérêt pour la tokenisation ne cesse d’augmenter, certains doutes subsistent. Une majorité de répondants (73 %) s’inquiètent ainsi des enjeux de distribution. Selon eux, ce serait l’un des obstacles principaux à l’adoption de la tokenisation par les investisseurs professionnels. Un pourcentage équivalent (70 %) souligne le manque de maturité des fournisseurs de services.
Parmi les autres freins à la croissance de la tokenisation :
- 62 % mentionnent les risques de sécurité,
- 60 % évoquent la réticence au changement,
- 57 % pointent le nombre encore limité d’actifs tokenisés,
- et 28 % parlent de l’absence d’historique ou de feuille de route dans ce domaine.
Nickel Digital Asset Management a chargé la société d’études de marché PureProfile d’interroger 260 investisseurs institutionnels et gestionnaires de patrimoine aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, à Singapour, en Suisse, au Brésil et aux Émirats arabes unis en janvier 2026. L’échantillon comprenait 108 personnes qui n’investissent pas actuellement dans les cryptomonnaies et les actifs numériques, mais qui ont l’intention de le faire dans les 24 prochains mois.