La Grèce passe donc des pays appartenant aux marchés développés à ceux faisant partie des marchés émergents. Cette décision est prise après une étude de trois ans ayant démontré que la Grèce ne se conformait pas aux « exigences reliées aux risques opérationnels et macro-économiques » afin de se qualifier comme marché développé.

« Même si elles sont rares, des révisions peuvent se produire lorsqu’un pays ne satisfait plus aux critères exigés par sa classification actuelle, écrit Russell Investments dans une dépêche. Notre méthodologie exige que les marchés développés soient, en général, moins risqués et très liquides en ce qui a trait à la facilité d’échanger les titres. Les marchés émergents sont, eux, progressivement plus risqués et moins efficaces en ce qui a trait aux échanges de titres. »

Cette révision pourrait, selon l’agence Bloomberg, pousser plusieurs gestionnaires à vendre certains titres afin de demeurer conformes au profil de risque de leur fonds.

La Grèce a déjà été expulsée d’indices obligataires importants et MSCI et FTSE, deux sociétés reconnues pour leurs indices, sont actuellement en train de mener des révisions pour décider si le pays sera relégué, ou non, aux marchés émergents.

Selon le site web Index Universe, MSCI devrait faire connaître sa décision dès le mois de juin 2013 et toute reclassification de la Grèce ne prendrait alors pas effet avant le mois de juin 2014. FTSE aurait pour sa part l’intention de faire passer la Grèce de pays « développé » à « émergent avancé ».

Rappelons que la dernière récession a réduit de 20 % l’économie de la Grèce et qu’en 2012, le taux de chômage a atteint les 24,5 %.

Avec Reuters, Index Universe et Bloomberg