Ainsi, les taux d’intérêt faibles découlent d’une série de facteurs : la politique monétaire accommodante, l’achat massif de titres de dette américaine par la Réserve fédérale et une aversion du risque liée aux turbulences dans la zone euro.
Or, la demande pour des obligations américaines de 10 ans au taux actuel de 1,88 % faiblit, selon la Société Générale. Et plus la croissance américaine prend de la vitesse, moins les mesures accommodantes de la Fed seront nécessaires.
« À notre avis, une normalisation des rendements est une question de quand et de comment cela se produira. Plus la confiance que la croissance américaine s’accélère, plus cela se produira rapidement », lit-on dans une note de la Société Générale destinée à des clients.
L’institution financière a également évalué quelle serait la juste valeur d’une obligation de 10 ans des États-Unis si la Réserve fédérale cessait son programme d’achat d’actif à grande échelle. « Une fois ce facteur enlevé de l’équation, nous estimons les rendements obligataires à 3,5 %, ce qui est un écart important par rapport au rendement actuel », lit-on dans le document de la Société Générale.
Une telle progression serait synonyme d’appréciation du dollar américain. Toutefois, la conséquence d’une hausse des taux obligataires sur les autres types d’actifs resterait incertaine, selon l’institution française.
« Un important repli de la demande des obligations américaines à court terme devrait amener de la volatilité et de l’incertitude, autant de facteurs qui causeraient un recul spontané des rendements des actions. »