En décembre dernier, Fitch avait placé la note de crédit du Québec sous perspective négative, tout en maintenant sa note de AA-, dans la foulée du report de l’équilibre budgétaire annoncé par le ministre Marceau dans sa mise à jour économique de novembre.
Cette fois-ci, les agences ont salué le resserrement des dépenses de l’État, qui ne pourront pas croître de plus de deux pour cent par année, mais se demandent comment le Québec atteindra son objectif.
Le vice-président adjoint de Moody’s, Michael Yake, a souligné vendredi que le ministre Marceau n’avait pas dévoilé les crédits des ministères, ce qui aurait permis d’en savoir davantage sur les moyens qui seraient mis de l’avant pour contrôler les dépenses.
L’agence américaine n’a pas modifié la cote de crédit du Québec, qui demeure à AA2 avec une perspective stable.
De son côté, le vice-président des finances publiques chez Dominion Bond Rating Service (DBRS), Travis Shaw, a indiqué que l’agence torontoise attendrait de voir si le budget Marceau sera adopté avant de se prononcer, puisque tout indique que des élections seront bientôt déclenchées.
Il a confirmé que l’agence torontoise maintenait sa cote de A (élevé) avec une perspective stable.
Fitch n’a pas commenté le budget déposé par le ministre des Finances du Québec, rappelant que la cote de la province demeurait inchangée. Standard & Poor’s a fait de même.