Le projet de taxe rejeté prévoyait de percevoir un montant représentant 9,9 % des dépôts bancaires de plus de 100 000 euros (environ 132 000 $) et de 6,75 % sur les dépôts d’entre 20 000 et 100 000 euros. Les dépôts de moins de 20 000 euros (environ 26 000 $) n’auraient pas été taxés.

Chypre doit maintenant trouver un nouveau plan pour récolter l’argent dont il a besoin. S’il ne réussit pas, le pays ne sera pas admissible aux prêts de sauvetage dont il a besoin. Le secteur bancaire pourrait alors s’écrouler et le pays pourrait faire faillite, en plus d’être possiblement contraint de quitter la zone euro.

Un porte-parole du gouvernement, Christos Stylianides, a expliqué que la rencontre de mercredi vise également à trouver comment réduire le montant de 5,8 milliards d’euros qui doit être récolté localement.

Le président Nicos Anastasiades devait aussi rencontrer des représentants des créanciers potentiels de son pays le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Tous trois devront entériner un éventuel « plan B » pour que Chypre ait droit aux prêts de sauvetage.

Pour sa part, le ministre des Finances Michalis Sarris était à Moscou pour une rencontre avec son homologue russe. La Russie pourrait jouer un rôle de premier plan dans cette crise, puisque les épargnants russes détiendraient environ le tiers des 68 milliards d’euros qui se trouvent dans les comptes chypriotes.

Selon The Associated Press