Photo portrait de Nicolas Richard.
Gracieuseté Desjardins

Desjardins finalise l’acquisition de Guardian Capital Group, annoncée en août 2025, consolidant ainsi sa position parmi les principaux gestionnaires d’actifs. « Cette transaction nous place dans une nouvelle catégorie parmi les leaders au Canada, avec une portée mondiale. Pour moi, c’est porteur d’un bel avenir pour la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine chez Desjardins », commente Nicolas Richard, Premier directeur général et chef de Desjardins Gestion internationale d’actifs (DGIA) en entrevue avec Finance et Investissement.

D’une valeur de 1,67 milliard de dollars (G$), cette acquisition, que Nicolas Richard qualifie comme l’une des plus grandes de Desjardins, marque un tournant pour la coopérative. Elle lui permet de plus que doubler ses actifs, qui passent d’environ 120 G$ à près de 280 G$ sous gestion et sous conseil.

« C’est aujourd’hui un jalon important pour Desjardins. La clôture de cette opération nous permet d’accélérer notre croissance, d’élargir notre portée et d’améliorer les solutions de placement que nous pouvons offrir à nos membres, clients et investisseurs. Elle nous positionne pour une croissance durable à long terme tout en accueillant une équipe qui cadre parfaitement avec notre culture et notre ambition », souligne Denis Dubois, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, par voie de communiqué.

« Nous sommes très heureux d’avoir franchi cette étape importante et de pouvoir regrouper Guardian, un gestionnaire d’actifs de premier plan au Canada avec une portée mondiale, avec DGIA », assure Nicolas Richard, qui souligne le fort alignement culturel entre les deux organisations.

Si leur revue diligente laissait déjà entrevoir cette compatibilité, il se dit particulièrement satisfait de constater qu’elle se confirme dans les faits. « Quand on rencontre les équipes respectives, c’est très naturel. Les gens veulent collaborer et échanger des idées ! », se réjouit-il.

Un élément qu’il juge essentiel à la réussite de l’intégration.

Une transaction marquante alignée sur la croissance

Cette opération d’envergure s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’industrie de la gestion d’actifs, où la taille devient un avantage concurrentiel déterminant. « La gestion d’actifs est une activité qui bénéficie des effets d’échelle », rappelle Nicolas Richard. Des coûts importants y sont associés, et une base d’actifs plus élevée permet de générer des gains d’efficacité et de réinvestir dans les capacités d’investissement.

Dans ce contexte, la transaction agit comme un véritable accélérateur pour Desjardins, dont la gestion d’actifs et la gestion de patrimoine constituent des vecteurs de croissance clés. « Cela s’inscrit tout à fait dans notre volonté de devenir un joueur plus important en gestion d’actifs », souligne-t-il.

Une ouverture vers l’international ?

Sur la question de l’expansion internationale, l’intervenant nuance en rappelant que DGIA demeure solidement ancrée au Québec et au Canada.

Nicolas Richard souligne toutefois que, si les activités de Guardian sont particulièrement importantes au Canada, la firme possède également des filiales aux États-Unis et ailleurs, notamment au Royaume-Uni. Cette présence permet à Desjardins d’élargir progressivement son empreinte géographique. « Cela nous ouvre des portes, d’abord à l’extérieur du Québec, puis à l’international », estime-t-il.

Si cette intégration de Guardian propulse Desjardins à un autre niveau, Nicolas Richard insiste sur le fait qu’à court terme l’intégration devrait se faire en continuité pour les clients. « Les membres et les clients qui bénéficient de nos services continueront d’avoir accès aux mêmes stratégies et aux mêmes gestionnaires de portefeuille », promet-il.

À plus long terme, toutefois, la combinaison des expertises devrait permettre d’élargir et de diversifier l’offre de stratégies. Les clients pourront ainsi tirer parti de l’expertise combinée de deux gestionnaires, tant sur les marchés privés que publics.

« Cela va également renforcer nos capacités de recherche. Pour moi, c’est une évolution positive autant pour les membres et clients de Desjardins que pour ceux de Guardian », conclut-il.