Photo portrait de Robert Frances
Gracieuseté Groupe financier Peak

Entre croissance record, virage technologique et engagement social, le Groupe financier PEAK aborde 2026 avec un double défi : soutenir l’essor rapide de son réseau tout en outillant ses conseillers. La firme mise sur l’innovation et la proximité pour maintenir un haut niveau de satisfaction parmi ses équipes.

L’année 2025 a été exceptionnelle pour PEAK. Les actifs sous gestion ont franchi la barre des 18 milliards de dollars, établissant un record. Les revenus et les profits suivent la même tendance. « C’était notre 28e année record sur le plan des revenus et la 26e sur le plan des profits », signale Robert Frances, président du conseil et chef de la direction du Groupe financier PEAK. Selon lui, cette performance repose autant sur les marchés que sur le dynamisme interne du réseau.

« Sous sa direction, PEAK a augmenté ses actifs sous gestion de 45 % depuis 2023, tout en consolidant sa position parmi les principaux cabinets indépendants grâce à un écosystème technologique avancé et des pratiques axées sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Il exerce une influence marquée sur le développement du conseil financier au Québec, notamment par sa participation aux débats réglementaires », a souligné le jury du Top des leaders, qui le nomme finaliste de la catégorie Sociétés de courtage en valeurs mobilières et en assurance.

« Beaucoup de conseillers connaissent une forte croissance, conservent leurs clients et voient leurs actifs progresser au même rythme que les marchés, parfois plus », explique Robert Frances. Le recrutement récent de nouveaux conseillers a également contribué à cette expansion, selon lui.

De mars 2022 à l’automne 2025, la part de marché de PEAK en termes d’actif recueilli au Québec par les sociétés de courtage de détail en valeurs mobilières est restée stable à 2,8 %, selon l’Institut de la statistique du Québec. Et ce, bien que le nombre de titulaires d’un permis de représentant de courtier auprès de PEAK soit passé de 613 à 539 dans le même intervalle, selon les Autorités canadiennes en valeurs mobilières. La firme accorde une place centrale à la satisfaction des conseillers et des employés. « Les actifs et les profits, c’est l’oxygène de l’entreprise, mais notre véritable indicateur de santé, c’est la satisfaction du réseau », dit le dirigeant.

Pour la mesurer, la direction multiplie les sondages internes et les rencontres individuelles. Elle prend également des initiatives concrètes. Pour alléger la charge réglementaire, la firme a développé un outil d’intelligence artificielle (IA) qui analyse les notes, en vérifie la conformité et avertit le conseiller en cas d’éléments manquants. « Ça leur épargne beaucoup de temps et surtout beaucoup de frustration », souligne-t-il. Du point de vue technologique, la plateforme Peakconnect, qui centralise les données du cabinet — information sur les conseillers, dossiers clients, portefeuilles, transactions et interactions avec la conformité — forme la pierre angulaire du système, affirme le dirigeant.

Le chantier technologique vise aussi la transformation interne. Un « hackathon », des comités sur l’IA et de nombreuses formations ont permis de réduire la résistance au changement et d’encourager l’adoption de nouveaux outils. « Il faut créer un environnement psychologiquement sécurisant, où les conseillers se sentent appuyés et libres d’expérimenter », précise-t-il.

Le jury a également décerné une mention spéciale à Robert Frances pour son engagement communautaire, notamment dans l’initiative La musique comme médecine, qui mobilise la communauté d’affaires et culturelle pour soutenir la recherche en santé sur les tumeurs cérébrales de l’Institut-hôpital neurologique de Montréal (Neuro), affilié à l’Université McGill.

Musicien de longue date, le dirigeant a organisé un concert-bénéfice en hommage au batteur de son groupe, décédé d’un cancer du cerveau. Aux côtés du réputé producteur Alan Parsons, il a rempli le Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts le 14 mai dernier et amassé 600 000 $ en une soirée pour soutenir la recherche. « C’était une façon d’honorer sa mémoire et de mettre la musique au service de la médecine », raconte-t-il.

Robert Frances dit intégrer les critères ESG à différents niveaux. En matière de gouvernance, le courtier participe à divers conseils d’administration et comités de l’industrie. Sur le plan environnemental, il milite pour la réduction du papier dans le secteur financier, soulignant l’importance du projet de règlement de l’Organisme canadien de réglementation des investissements permettant d’éliminer les envois postaux obligatoires. Sur le plan social, la firme soutient plusieurs causes portées autant par la direction que par les conseillers.