Guillaume Poulin-Goyer est rédacteur en chef adjoint pour Finance et Investissement et Conseiller.ca, ainsi qu’administrateur de projet, recherche – Québec.
Guillaume Poulin-Goyer est rédacteur en chef adjoint pour Finance et Investissement et Conseiller.ca, ainsi qu’administrateur de projet, recherche – Québec.
Afin d'améliorer l'encadrement réglementaire et favoriser la mobilité des clients, l'Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF) propose que tous les clients aient leur propre compte autogéré, administré par un fiduciaire indépendant.
Pour accroître la valeur ajoutée qu'un conseiller apporte à son client et développer une offre plus personnalisée, les représentants de demain devraient profiter des dernières avancées technologiques. Et continuer de miser sur la qualité de leurs services.C'est notamment ce qu'ont indiqué Andrew Putterman, fondateur et chef de la direction de 1812 Park, un cabinet-conseil américain de l'industrie financière, et Todd Cassler, président de la distribution institutionnelle chez John Hancock Investments, une filiale de Manuvie, à l'occasion du 20e congrès national du Groupe financier PEAK, à Montréal, en juin.
Pour résoudre les différents problèmes liés aux commissions intégrées, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) devraient mieux les encadrer plutôt que de les interdire, clament plusieurs acteurs de l'industrie.Concrètement, les ACVM pourraient notamment plafonner les commissions intégrées, interdire les commissions sans conseil, imposer des limites aux frais d'acquisition reportés (FAR) et favoriser de meilleures divulgations au client, d'après des mémoires déposés en réponse à la consultation 81-408 sur l'option d'abandonner les commissions intégrées.
Une firme peut utiliser des mesures incitatives pour motiver ses meilleurs conseillers sans biaiser leurs recommandations, assurent des dirigeants de cabinets multidisciplinaires interrogés. Il reste que les autorités de réglementation scrutent ce genre de mesures incitatives, ce qui fait que celles-ci risquent de devenir de plus en plus compliquées à mettre en place.
Le plus grand risque qui menace les affaires des conseillers et des dirigeants de cabinets multidisciplinaires est sans conteste le risque de nature réglementaire, dont principalement celui de la possible abolition des commissions de suivi.C'est ce que révèle le sondage mené dans le cadre du Top 11 des cabinets multidisciplinaires de 2017 de Finance et Investissement.
La façon dont les représentants en assurance de personnes sont payés risque d'être bouleversée. Alors que, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), on doit améliorer la divulgation d'information au client et la gestion des incitatifs à la vente, l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP) examine la façon dont sont rémunérés les représentants.«On se dit : "Si on ne fait rien, les régulateurs vont nous imposer quelque chose." On est en train de faire des travaux sur ces questions», a récemment expliqué Lyne Duhaime, présidente de l'ACCAP-Québec.
Aucun cabinet, courtier ou représentant n'est à l'abri d'une poursuite civile ou disciplinaire. Même ceux qui sont les plus organisés, professionnels, expérimentés et méticuleux y sont exposés. C'est pourquoi ils doivent tenir leurs dossiers clients de façon impeccable, au cas où ils feraient l'objet d'une poursuite.C'est ce qu'ont indiqué Me Marc Champagne, avocat des souscripteurs de l'assureur en responsabilité professionnelle Lloyd's, et Michel Mailloux, président de Deontologie.ca, lors du Colloque La Turquoise PRO sur la responsabilité légale des cabinets de services financiers, organisé par Deontologie.ca à Mont-Saint-Hilaire, à la fin d'avril.
L'autorité des marchés financiers (AMF) devrait améliorer sa supervision de la Chambre de la sécurité financière (CSF) et de la Chambre de l'assurance de dommages (ChAD), sa façon de cibler les risques dans les cabinets d'assurance et son suivi des irrégularités dans ces firmes.Voilà entre autres ce que mentionne le dernier rapport de la vérificatrice générale (VG) du Québec, Guylaine Leclerc, déposé à la fin de mai. Dans ce document, la VG souligne également les travers du Fonds d'indemnisation des services financiers (FISF).
La récente acquisition du Groupe Financier Horizons (GFH) par l'assureur Great-West Lifeco (GWL) vient accentuer la vague de consolidation qui déferle depuis plusieurs années dans la distribution d'assurance. Et cette vague de fond risque de menacer l'une des valeurs chères aux agents généraux (AG) : leur indépendance.Ainsi, en achetant GFH, GWL prévoit de continuer à soutenir cet AG dans sa stratégie de consolidation. Ce plan lui a permis d'acquérir 30 AG ces six dernières années, ce qui a propulsé sa croissance de 300 % depuis 2011. GFH, qui a 30 bureaux partout au pays et est le principal AG de 6 500 conseillers au Canada, souhaite doubler son bénéfice avant intérêts, impôts et amortissement (BAIIA) d'ici 2020. Celui-ci passerait d'entre 25 et 30 M$ à entre 55 et 60 M$, selon John Hamilton, président et directeur général de GFH.
Les agents généraux (AG) en assurance auraient obtenu un sursis des autorités fiscales, lesquelles les menaçaient de leur envoyer une facture fiscale importante.Engagés dans un bras de fer avec les autorités fiscales concernant l'application de la Loi sur la taxe d'accise, plusieurs AG ont été audités par Revenu Québec l'automne et l'hiver derniers. Selon le fisc, leur service d'intermédiaire entre les clients et les assureurs serait taxable, si bien que les AG devraient percevoir de la taxe sur les produits et services (TPS) et la taxe de vente du Québec (TVQ).