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Fintech : le Bureau de la concurrence rend son rapport définitif

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Le Bureau de la concurrence rend public son rapport définitif au sujet de son étude de marché sur l'innovation axée sur les technologies dans le secteur canadien des services financiers.

« Les technologies financières ont le potentiel de transformer la façon dont la population canadienne accède aux services financiers. Les conclusions et les recommandations contenues dans notre rapport aideront les organismes de réglementation et les décideurs politiques à créer un terreau fertile à l'innovation et à la croissance des technologies financières au Canada », affirme John Pecman, commissaire de la concurrence.

Le rapport de cette étude, qui porte sur l'impact de l'innovation sur la manière dont les consommateurs et les entreprises utilisent des produits et des services financiers, conclut que le Canada est à la traine sur le plan international en ce qui concerne l'adoption des technologies financières.

Afin de parer à ce retard, le rapport formule des recommandations pour aider les organismes de réglementation et les décideurs politiques à continuer de promouvoir l'innovation des technologies financières. Le Bureau de la concurrence espère que les décideurs politiques et les autorités réglementaires du secteur financier adoptent ces recommandations afin d'établir un équilibre entre la protection contre les risques et la volonté de soutenir la concurrence et l'innovation.

Entre autres, selon le Bureau de la concurrence, les règlements des décideurs politiques devraient se faire en fonction des résultats attendus, et non de règles strictes et ils devraient être fondés sur la fonction de l'identité et s'assurer que la réglementation est proportionnelle aux risques. Le Bureau de la concurrence encourage également la collaboration à la grandeur du secteur pour adopter une approche plus unifiée en matière de risque, d'innovation et de concurrence.

Pendant les 18 mois d'élaboration du rapport, plusieurs développements positifs concordant avec les recommandations du Bureau ont déjà eu lieu. Ainsi, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières ont lancé un bac à sable permettant aux entreprises de tester leurs innovations de technologies financières dans un environnement moins réglementé. Le ministre des Finances cherche des moyens de moderniser les lois et la réglementation et examine de nouveaux concepts, comme un système bancaire ouvert qui permettrait à la population canadienne de contrôler davantage ses renseignements bancaires.

Selon le Bureau de la concurrence, les technologies financières offrent plus de choix et de commodité aux Canadiens en matière de services financiers. Elles font aussi diminuer les prix et les frictions du marché actuel. Les autorités de réglementation devraient donc veiller à suivre la vague et à accepter l'innovation à bras ouverts.

Cette étude est fondée sur un examen d'informations publiques ainsi que sur des présentations faites par des entreprises de technologies financières en démarrage, des institutions financières établies, des experts de l'industrie, des organismes de réglementation et des associations industrielles ou de consommateurs. Le Bureau de la concurrence a également effectué 130 entrevues avec des intervenants et 10 séances d'information, a participé à 13 événements de sensibilisation et a organisé un atelier sur les technologies financières pour établir ses résultats.