Homme d'affaire qui semble réfléchir assis à une table. On voit plein de points d'interrogation flotter autour de lui.
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En janvier, tout semble possible — les objectifs sont clairs, les intentions bien formulées, les habitudes fraîchement ancrées. Il y a une énergie particulière à ce moment de l’année, une sensation de nouveau départ.

Puis arrive février.

L’agenda se remplit rapidement, les journées s’enchaînent, on est occupé… très occupé. Mais souvent, cette « occupation » ne rime pas avec progression, elle devient du mouvement, du bruit, des impulsions, des réactions, plutôt qu’une suite d’actions intentionnelles.

C’est ici que la persévérance rencontre sa moitié indispensable : la discipline de la patience

La patience est rarement considérée comme une compétence stratégique. Elle est perçue comme une forme d’attente ou de passivité — mais, au contraire, la patience est une discipline active. Elle consiste à rester engagé dans les actions, même lorsque les résultats ne sont pas encore visibles.

La patience n’est pas de la passivité

On confond souvent la patience avec la passivité. Pourtant, les recherches en psychologie, notamment celles de la Dr Sarah Schnitker, démontrent que la patience est une forme de régulation émotionnelle active. Cultiver cette force est corrélé à une meilleure santé mentale, à une plus grande ténacité et à une meilleure capacité à soutenir l’effort dans le temps — des qualités que l’on associe souvent à la détermination et à la persévérance.

Plonger dans le monde de la discipline de la patience, nous ramène souvent à l’étude célèbre « Marshmallow test » de Stanford : la capacité à différer la gratification est une question de vision.

En tant qu’entrepreneurs, nous avons souvent la vision de ce que nous voulons accomplir, mais parfois nous gagnerions à pratiquer la discipline de la patience autant que notre détermination ! (#coupable)

Se détacher du résultat et focaliser sur le processus

Le piège classique de début d’année est l’obsession du résultat immédiat. Pour durer, il faut oser un changement de paradigme : se détacher du résultat pour s’attacher aux actions, mettre des objectifs en place et focaliser sur les systèmes, les habitudes pour y arriver.

Une phrase que je dis souvent à mes clients est « nous sommes responsables des actions, pas des résultats », car les résultats viennent suite aux actions que nous faisons tous les jours.

En nous concentrant uniquement sur ce que nous contrôlons, nos habitudes et nos actions, nous réduisons l’anxiété ou la déception liée à l’attente. En finance, c’est l’équivalent de faire confiance aux intérêts composés : le travail de fond se fait avec de la patience, pas dans l’agitation.

La patience comme levier de succès

La patience est, au fond, la forme ultime de la confiance en soi. Confiance en votre stratégie et en votre capacité à maintenir le cap quand le bruit du monde suggère de tout abandonner.

Revenez à vos fondamentaux, reconnectez-vous aux habitudes que vous avez instaurées. Osez questionner les peurs de manque et les croyances limitantes. Le succès durable appartient à ceux qui acceptent que la valeur prenne du temps à infuser, comme un bon thé (ou maturer, comme un bon vin !).

Dans cette ère ultra-instantané-tout-de-suite-maintenant-ou-plus-vite-encore, votre capacité à rester patient, constant et focalisé sur votre vision ultime est votre plus grande force.

Les résultats finissent toujours par arriver pour celui qui a su protéger sa vision du brouhaha ambiant.

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