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En 2003, l’AIMA comptait « seulement » 38 sociétés membres au Canada et de nombreuses sociétés de gestion d’actifs alternatifs étaient des fournisseurs de produits de niche pour les clients fortunés de high-net-worth (HNW). Aujourd’hui, avec plus de 160 sociétés membres, la plupart de nos membres canadiens continuent à être dédiés à des clients institutionnels et une véritable clientèle de particuliers continue d’émerger.

Le prochain stade de transformation de l’industrie se révèle comme une phase principalement axée sur le client et sur la technologie.

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Le Canada est bien placé pour prospérer au cours de cette prochaine phase d’innovation, car notre pays est depuis longtemps un pionnier dans le domaine des fonds de couverture et des fonds alternatifs. Qu’il s’agisse de contrats à terme gérés, de billets sous gestion, d’autres produits structurés ou de stratégies hybrides qui intègrent la dette privée, les fonds négociés en Bourse (FNB) et d’autres titres, l’industrie alternative canadienne s’est toujours distinguée comme étant innovatrice et ouverte à une diversité d’investisseurs et non seulement à une clientèle fortunée.

Cette même innovation sera la clé d’un succès durable de l’industrie alternative au fur et à mesure de sa croissance et de son évolution.

Tant au Canada qu’à l’étranger, les sociétés de gestion de placements alternatifs évoluent rapidement pour répondre aux demandes et aux attentes changeantes des clients. Le rythme des changements technologiques, par exemple la montée de l’intelligence artificielle et d’autres technologies révolutionnaires, poussent les sociétés de fonds de couverture à réévaluer les personnes qu’elles embauchent, la façon dont elles exercent leurs activités et leur façon d’investir.

De l’intelligence artificielle aux stratégies basées sur des algorithmes, en passant par les cryptomonnaies et la gestion automatisée de portefeuille, la prochaine itération d’offres alternatives doit innover pour conserver son avantage concurrentiel. Dans le même temps, les fonds de couvertures doivent faire face à une demande croissante des investisseurs pour des considérations ESG et des investissements plus responsables. Les fonds spéculatifs ne doivent plus seulement faire mieux, ils doivent aussi faire le bien.

Une large clientèle de particuliers est également en train d’émerger alors que les changements réglementaires en cours entraînent une augmentation du nombre de produits de type fond de couverture accessibles à tous les investisseurs. Les modifications apportées par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) à la réglementation actuelle sur les placements dans des fonds alternatifs changent déjà la donne. Les modifications au Règlement 81-102 permettent d’offrir des fonds alternatifs canadiens avec un prospectus simplifié, une notice annuelle et des fiches de renseignement sur les fonds, tout en respectant un cadre réglementaire complet, comme c’est le cas avec les fonds communs de placement.

Ces modifications réglementaires sont importantes pour l’industrie canadienne des produits alternatifs, car elles l’ouvrent à tous les investisseurs particuliers, ce qui permettra à la part des placements alternatifs de croître et donnera aux conseillers et à leurs investisseurs un meilleur accès à des produits susceptibles d’offrir la diversification, une réduction des risques et des rendements non corrélés. Cela exige naturellement plus de transparence à tous les niveaux, ce que les nouvelles règles de la CSA et l’évolution de la technologie au sein de l’industrie espèrent justement permettre.

Toutefois, la pédagogie sera primordiale, car les conseillers et les investisseurs navigueront dans une mer de nouveaux produits. L’AIMA, tant à l’échelle mondiale qu’au Canada, s’efforce constamment d’adopter de saines pratiques en matière de diligence raisonnable, de signalements, de gestion des risques, de cybersécurité et d’autres aspects de l’industrie qui ne sont peut-être pas aussi familiers à l’ensemble des investisseurs. Cela doit également comprendre de multiples ressources pour informer les conseillers sur la façon dont les solutions alternatives peuvent s’intégrer dans un portefeuille large et équilibré et les aider à comprendre la diligence raisonnable appropriée lorsqu’ils évaluent ces produits.

Dans l’ensemble, le secteur de la gestion alternative connaît une transformation importante, et le moteur qui l’a propulsé jusqu’ici n’est vraisemblablement plus celui qui le fera avancer pour la suite des choses. Les chefs de file de l’industrie le reconnaissent et comprennent qu’ils devront adopter l’innovation et le changement pour survivre, tout comme l’AIMA au Canada compte bien saisir l’occasion, aux côtés de ses membres, afin de contribuer à construire cette nouvelle voie.