ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 10 Jul 2026 15:25:53 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ 32 32 Les family offices renforcent leur exposition aux placements alternatifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-family-offices-renforcent-leur-exposition-aux-placements-alternatifs/ Mon, 13 Jul 2026 09:42:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114697 Ils prévoient aussi d’accroître leur tolérance au risque, selon une étude d’Ocorian.

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Les bureaux familiaux (family offices) prévoient d’accroître leurs investissements dans les placements alternatifs au cours des années à venir, selon une étude mondiale commandée par Ocorian. Parallèlement, ils anticipent une hausse de leur tolérance au risque, qu’ils attribuent notamment à une plus grande transparence des stratégies alternatives.

Réalisée en février 2026, l’étude a été menée auprès de 200 membres de familles fortunées et de dirigeants de bureaux familiaux provenant de 16 pays et territoires, incluant les États-Unis. Le Canada ne figurait toutefois pas parmi les territoires couverts.

« Les bureaux familiaux sont de plus en plus disposés à prendre davantage de risque, et leur intérêt croissant pour les placements alternatifs en est l’une des principales raisons. Ils prévoient d’accroître leurs allocations dans les principales catégories de placements alternatifs », indique Andy Bailey, chef des services aux clients privés pour Guernesey et l’île de Man chez Ocorian.

Les données disponibles de l’étude laissent entrevoir une augmentation de l’allocation des bureaux familiaux dans l’ensemble des principales catégories de placements alternatifs au cours des deux prochaines années. Le capital-investissement demeure toutefois la catégorie la plus prisée. Tous les répondants prévoient y accroître leur exposition, et 66 % anticipent une hausse comprise entre 25 % et 50 %.

Les autres segments des marchés privés devraient également bénéficier d’une augmentation des investissements :

  • 96 % planifient d’accroître leurs allocations au capital privé,
  • 93 % au crédit privé,
  • 88 % aux infrastructures
  • et 86 % à l’immobilier.

Cette tendance s’observe aussi dans la sixième édition de l’étude EQuilibrium Global Institutional Investor Survey de Nuveen, publiée en février 2026.

Menée auprès de 800 investisseurs institutionnels répartis dans 30 pays, elle révèle que 81 % des répondants prévoient d’accroître leurs allocations aux marchés privés au cours des cinq prochaines années. Plus de la moitié (51 %) envisagent même d’augmenter la part des marchés privés dans leurs portefeuilles de 5 à 15 points de pourcentage. Les infrastructures privées (43 %), le crédit privé (43 %) et le capital-investissement (42 %) figurent parmi les catégories privilégiées.

« L’ampleur et le rythme des capitaux institutionnels qui se dirigent vers les marchés privés demeurent considérables… Nous nous attendons à ce que ce virage structurel s’accélère. », prévoit Harriet Steel, cheffe mondiale de la distribution institutionnelle chez Nuveen.

Des tendances aussi observées au Canada

Même si l’étude d’Ocorian ne comprend aucun répondant canadien, des données récentes indiquent que l’intérêt pour les marchés privés et les placements alternatifs est aussi présent au Canada.

Une étude menée par iCapital Canada auprès de plus de 40 organisations canadiennes de gestion de patrimoine, de bureaux multifamiliaux et d’investisseurs institutionnels montre que 48 % des répondants prévoient d’augmenter leurs allocations aux marchés privés au cours des 12 à 18 prochains mois.

« Les placements alternatifs demeurent une composante essentielle de la construction de portefeuille, particulièrement comme source de diversification et de gestion du risque », lit-on dans le rapport publié en avril 2026.

Les répondants identifient le capital-investissement, les infrastructures et le crédit privé comme les catégories les plus attrayantes, tout en indiquant rechercher un accès plus simple aux placements alternatifs et davantage compatible avec les exigences réglementaires. Les contraintes de liquidité, la complexité des souscriptions et les frais demeurent les principaux obstacles à leur adoption.

Une hausse de la tolérance au risque

Cette augmentation des investissements dans les placements alternatifs s’accompagne d’une évolution de l’appétit pour le risque, selon Ocorian. Au total, 75 % des répondants affirment que leur tolérance au risque croîtra au cours des 12 prochains mois, parmi eux 13 % anticipent une hausse importante.

La principale raison évoquée est une plus grande transparence des catégories d’actifs jugées plus risquées. Environ 61 % des répondants identifient cette transparence accrue comme le premier facteur qui explique leur volonté d’augmenter leur exposition au risque.

D’autres éléments sont également mentionnés : 48 % citent la baisse des taux d’intérêt et la surperformance des titres liés à l’intelligence artificielle et aux technologies, tandis que 46 % se disent appelés à revoir leur approche du risque en raison de l’instabilité géopolitique.

Andy Bailey trouve « toutefois frappant de constater que près de la moitié des répondants estiment que l’aggravation de l’instabilité géopolitique laisse aux bureaux familiaux peu d’autres choix que d’accroître leur tolérance au risque ».

L’étude indique également que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) continuent d’occuper une place importante dans les décisions d’investissement des bureaux familiaux.

Pratiquement tous les répondants, soit 99 %, affirment que les principes ESG constituent un élément conséquent de leurs décisions d’allocation. De plus, 79 % s’attendent à ce que leur importance augmente au cours des trois prochaines années.

L’étude a été réalisée en février 2026 par la firme de recherche indépendante PureProfile pour le compte d’Ocorian. Elle repose sur un sondage mené auprès de 200 membres de familles fortunées et de professionnels travaillant au sein de bureaux familiaux. Ces bureaux sont répartis dans 16 pays et territoires, soit : le Royaume-Uni, les États-Unis, la Suisse, l’île Maurice, l’Afrique du Sud, l’Inde, Hong Kong, Singapour, Taïwan, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn, Jersey, Guernesey, les Bermudes et les îles Caïmans.

Les familles représentées géraient ou détenaient collectivement un patrimoine de 119,37 milliards de dollars américains.

L’étude de 2026 prolonge les travaux de recherches menées par Ocorian dans le cadre d’un rapport mondial publié en 2024. Les deux éditions abordent notamment les placements alternatifs, la construction de portefeuille et l’évolution de l’appétit pour le risque des bureaux familiaux.

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RBC apporte plusieurs changements à sa gamme de fonds https://www.finance-investissement.com/nouvelles/rbc-apporte-plusieurs-changements-a-sa-gamme-de-fonds/ Fri, 10 Jul 2026 11:05:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114798 PRODUITS — Échéance d’un FNB, ajustements ESG et hausse d’une cote de risque figurent parmi les nouveautés.

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RBC Gestion mondiale d’actifs (RBC GMA) précise l’échéance du Fonds FNB indiciel d’obligations de sociétés canadiennes Objectif 2026 RBC en plus de modifier certains fonds Vision RBC et de changer la cote de risque du Fonds d’actions canadiennes à faible volatilité sans combustibles fossiles Vision QUBE RBC.

Date d’échéance fixée

RBC GMA a fixé la date d’échéance du Fonds FNB indiciel d’obligations de sociétés canadiennes objectif 2026 RBC aux alentours du 14 septembre. Le fonds sera dissous à ce moment-là.

Le fonds est toutefois fermé aux nouveaux investisseurs depuis le 30 juin. Les porteurs de parts ont, quant à eux, jusqu’à la fermeture des marchés le 11 septembre pour demander le rachat ou l’échange de leurs parts.

Les parts restantes du fonds arrivant à échéance seront rachetées à la date d’échéance, et le produit sera distribué aux porteurs.

Changements apportés à certains fonds Vision RBC

Depuis le 2 juillet, trois fonds Vision RBC ont cessé d’appliquer des exclusions fondées sur la catégorie de critères d’exclusion de notation relative, soit :

  • le Fonds d’obligations Vision RBC, le Fonds équilibré Vision RBC,
  • le Fonds d’actions canadiennes Vision RBC
  • et le Fonds d’actions mondiales Vision RBC.

À noter que ce changement n’est pas majeur. Les fonds concernés continueront d’appliquer une stratégie de présélection par exclusion fondée sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) reposant sur des critères d’exclusion ESG précis, notamment les catégories de produits et de controverses ESG, respectant ainsi la description figurant dans le prospectus.

Modification de cote de risque

La cote de risque du Fonds d’actions canadiennes à faible volatilité sans combustibles fossiles Vision QUBE RBC a été modifiée à la hausse.

La cote est ainsi passée de « faible à moyenne » à « moyenne ».

Cette modification résulte de l’application de la méthode de détermination du degré de risque des fonds communs de placement imposée par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières.

Fonds pouvant maintenant être détenus dans des régimes enregistrés

À noter également que désormais les deux fonds suivants se qualifient à titre de fiducies de fonds commun de placement et peuvent maintenant être détenus dans des régimes enregistrés, soit :

  • le Fonds de crédit à revenu élevé BlueBay
  • et le Fonds de dividendes de marchés émergents hors Chine RBC.

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Les FNB canadiens passent le cap des 100 G$ en juin https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-passent-le-cap-des-100-g-en-juin/ Wed, 08 Jul 2026 09:56:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114831 FOCUS FNB – Les lancements de FNB à gestion active s’accélèrent.

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En juin, les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont connu une poussée d’activité, avec des créations nettes de 17,5 milliards de dollars (G$), par rapport aux 13,5 G$ enregistrés en mai. Dans le même temps, le nombre de FNB actifs en circulation a progressé, passant d’environ 900 à près de 1 200 produits depuis le début de l’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

Les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignent 104 G$. L’actif total non ajusté a franchi le cap des 1 000 G$ à la fin juin. Les créations nettes se sont accélérées depuis 2024, pour atteindre un sommet au premier semestre de 2026, note BNMF.
Selon un rapport mensuel, cette croissance est principalement alimentée par les FNB d’actions, tandis que les FNB de titres à revenu fixe attirent des investissements dans une moindre mesure, et que les FNB multiactifs, à effet de levier/inversés, de cryptomonnaies et de matières premières complètent le tableau.

Les FNB d’actions toujours en tête

Les FNB d’actions ont enregistré près des trois quarts des entrées nettes de juin (13 G$). Les FNB d’actions internationales mènent le bal (6 G$). Les FNB d’actions canadiennes ont recueilli 3,4 G$, tandis que les FNB d’actions américaines ont attiré 3,1 G$ de créations nettes, la demande des investisseurs portant surtout sur le S&P 500 et le marché américain dans son ensemble.
Les FNB sectoriels ont enregistré 2 G$ d’entrées nettes, notamment dans les secteurs financier (ZEB, FSF) et de l’énergie (XEG). Tous les secteurs enregistrent des créations nettes, sauf l’immobilier. Les technologies, quant à elles, restent stables.

Les FNB factoriels ont tiré leur épingle du jeu en juin. Les FNB axés sur la valeur ont recueilli 424 millions de dollars (M$), tandis que les stratégies axées sur la croissance et le momentum ont reçu respectivement 190 M$ et 147 M$, en progrès par rapport aux résultats de mai.

Les FNB thématiques ont recueilli 818 M$ de créations nettes, réparties entre les thèmes ESG (environnement, société et gouvernance), de l’innovation, des infrastructures et des semi-conducteurs, tandis que les investisseurs ont réduit leur exposition aux marchés émergents.

En juin, les FNB ESG ont attiré 539 M$ de créations nettes, principalement grâce aux marchés développés. Le fonds XDSR d’iShares a recueilli à lui seul 590 M$. Les principales sorties se concentrent dans les marchés émergents (271 M$). Aucun nouveau FNB ESG n’a fait son apparition durant le mois, tandis que le fonds BMO MSCI ACWI actions alignées sur l’Accord de Paris a été retiré du marché en juin. Depuis le début de l’année, l’actif dans les FNB ESG canadiens totalise 1,7 G$, principalement en actions.

Stabilité du revenu fixe

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont enregistré des créations nettes de 2,8 G$ en juin, par rapport à 3 G$ de mai. Les FNB obligataires à échéances variées et certaines stratégies à court terme ont principalement bénéficié de ces entrées nettes, concentrées dans les échéances mixtes et certaines expositions à court terme.

Le segment des obligations à échéances variées affiche 1,7 G$ de créations nettes. Les obligations de sociétés canadiennes ont reçu 1,3 G$ d’entrées nettes et les obligations agrégées canadiennes ont enregistré 1,2 G$.

Les FNB du marché monétaire et les produits assimilables à des liquidités ont enregistré les rachats nets les plus importants. BNMF y voit une volonté des investisseurs de se tourner vers des placements offrant un meilleur potentiel de rendement plutôt que de conserver des sommes importantes en liquidités.

Les FNB multiactifs ont recueilli 1,5 G$ de créations nettes en juin. Selon le rapport, cette stabilité est attribuable notamment aux FNB de répartition d’actifs. Les FNB de matières premières ont subi des rachats nets de 283 M$, principalement dans les FNB liés à l’or et aux matières premières, tandis que les FNB de cryptoactifs ont connu un léger sursaut, enregistrant des créations nettes de 124 M$.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en juin sont :

RBC iShares (3,9 G$)
BMO (3,2 G$)
Vanguard (2,8 G$)
Fidelity (1,4 G$)
TDAM (1,2 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en juin sont :

XEQT (1 112 M$)
ZEB (973 M$)
VFV (697 M$)
VEQT (661 M$)
ZEA (613 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en juin :

BND (-475 M$)
CGL (-368 M$)
ZCOM (-357 M$)
XSEM (-274 M$)
XIU (-263 M$)

29 nouveaux produits

En juin, 13 émetteurs ont lancé 29 nouveaux FNB, portant à 201 le nombre total de FNB canadiens émis depuis le début de l’année : on y trouve de nouvelles séries de FNB et des produits à action unique, notamment des produits qui offrent une exposition à SpaceX, récemment lancée en Bourse.

Le nombre d’émetteurs de FNB canadiens s’établissait à 48 au mois de juin, après l’acquisition par CI Gestion mondiale d’actifs (CI GAM) des activités canadiennes de fonds d’Invesco. Cette transaction regroupe un actif combiné de 27 G$,dont 12 G$ en FNB, et porte l’actif total en FNB de CI GAM à 37,2 G$.

Lire aussi: CI finalise l’acquisition des fonds canadiens d’Invesco

BMO a élargi sa gamme Market+ avec une exposition aux actions internationales. RBC a lancé sa première série de FNB à effet de levier modéré avec une exposition aux marchés canadien et américain. Desjardins a introduit un FNB indiciel de titres à revenu fixe. Purpose a lancé des parts de son Fonds de ressources mondiales dans l’énergie, les mines et les infrastructures. AGF a lancé un FNB misant sur des stratégies de vente d’options et d’achats couverts. Guardian a introduit des séries de FNB à dividendes canadiens et mondiaux. Vanguard a ajouté deux nouveaux FNB à dividendes. Mulvihill a lancé des FNB offrant une exposition aux banques canadiennes. Hamilton a lancé un FNB misant sur le bitcoin. LongPoint a élargi sa gamme de FNB à effet de levier avec une exposition à AMD, Micron et SpaceX.

BNMF observe que la part de marché des FNB à gestion active dans le marché des FNB canadiens croît de manière importante depuis le début de l’année. Elle représentait à la fin du premier semestre près de 35 % de l’actif total des FNB canadiens, selon des données de BNMF et Bloomberg au 30 juin 2026.

Au premier semestre de 2026, environ 80 % des nouveaux FNB lancés au Canada étaient gérés activement, ce qui a porté le nombre de FNB actifs en circulation à près de 1 200, contre environ 800 FNB passifs.

Bilan des six premiers mois

Depuis le début de l’année, les FNB d’actions ont enregistré la majorité (66 %) des créations nettes dans les FNB canadiens. Alors que les FNB obligataires représentaient plus de la moitié des créations nettes en 2023, leur part a diminué à environ 20 % en 2026, signale BNMF. Le rapport signale un changement marqué dans les préférences des investisseurs, qui privilégient désormais les FNB d’obligations universelles et les FNB d’obligations de sociétés aux FNB de marchés monétaires.

La plupart des secteurs ont enregistré des entrées nettes au cours des six premiers mois de l’année. Seul le secteur financier a enregistré des rachats nets (141 M$).

En raison de leur capacité à offrir une exposition diversifiée aux marchés boursiers mondiaux à faible coût, les fonds misant sur les facteurs valeur, croissance et momentum ont progressé, à l’inverse de fonds axées sur la qualité ou la faible volatilité, comme en témoigne la présence de six FNB d’allocation d’actifs parmi les 20 produits ayant enregistré les plus importantes entrées nettes au premier semestre 2026.

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Cinq FNB pour doper le rendement obligataire https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/cinq-fnb-pour-doper-le-rendement-obligataire/ Wed, 08 Jul 2026 09:41:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114828 FOCUS FNB — Les prêts à taux variable procurent un revenu élevé, mais exigent une sélection rigoureuse du risque de crédit.

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Les cinq fonds négociés en Bourse (FNB) de la catégorie des prêts à taux variable ont généré des rendements de distribution élevés, oscillant variant entre 5 % et 7 % au cours de la dernière année, soit bien davantage que ceux des principaux marchés obligataires et plus du double de ceux des fonds du marché monétaire.

Mieux encore, ils y sont parvenus en prenant très peu de risque de duration — une mesure de la sensibilité aux taux d’intérêt —, puisque les versements associés à ces prêts sont ajustés régulièrement en fonction de l’évolution des taux d’intérêt du marché.

En contrepartie, en raison du risque de crédit qu’ils comportent — leurs placements étant principalement constitués de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement — ces FNB ne conviennent aux investisseurs qu’à titre de complément à rendement élevé à une exposition de base aux titres à revenu fixe.

« Une grande partie de notre travail consiste à éviter les mauvais titres », affirme Konstantin Boehmer, premier vice-président et chef des titres à revenu fixe chez Placements Mackenzie, qui cogère notamment le FNB de revenu à taux variable Mackenzie (MFT).

Ce FNB est presque exclusivement investi dans des prêts garantis de premier rang (senior loans), qui représentent environ 90 % du portefeuille. Selon les plus récentes données, son rendement annualisé s’établissait à 6,3 %, tandis que sa duration n’était que de 0,18 année. Bien que ces prêts soient principalement émis aux États-Unis, la quasi-totalité de l’exposition est couverte en dollars canadiens.

Le gestionnaire privilégie les prêts de premier rang consentis à des entreprises que les analystes de crédit de Mackenzie jugent en mesure de respecter leurs obligations financières. Ces prêts occupent le rang le plus élevé dans la structure du capital de l’entreprise et offrent donc généralement un meilleur taux de recouvrement en cas de défaut.

Au cours de la dernière année, les modestes positions du fonds en prêts de deuxième rang, ainsi que certains prêts restructurés dans le cadre d’opérations de gestion du passif, ont toutefois nui au rendement. Au 31 mai, le rendement sur un an s’établissait à 3 %, contre un rendement annualisé de 6,1 % sur trois ans.

Konstantin Boehmer et son cogestionnaire Dan Cooper, qui a pris l’entière responsabilité de la gestion du portefeuille le 12 mai, ont resserré leurs critères de sélection et réduit légèrement le nombre de positions afin d’en améliorer le suivi.

Malgré cela, le FNB détient encore environ 250 positions, dont la très grande majorité sont de qualité inférieure à la catégorie investissement. Aucune ne représente plus de 2 % du portefeuille.

« La diversification est essentielle, explique Konstantin Boehmer. Nous ne voulons pas prendre des positions trop concentrées sur quelques émetteurs dans cet univers à rendement élevé. »

Une approche plus diversifiée chez CI

Le Fonds de revenu à taux variable CI adopte une stratégie plus diversifiée. Environ la moitié seulement de son portefeuille est investie dans des prêts garantis de premier rang, soit tout de même le double du minimum de 25 % exigé par les Normes canadiennes de classification des fonds d’investissement pour appartenir à cette catégorie.

Selon Darren Arrowsmith, gestionnaire de portefeuille chez Gestion mondiale d’actifs CI, la stratégie repose sur une sélection rigoureuse des titres de crédit afin d’éviter les défauts de paiement, combinée à une construction disciplinée du portefeuille.

Le fonds affichait récemment un rendement courant de 5,9 %. Au 31 mai, son rendement total atteignait 5,1 % sur un an et 7,3 % annualisé sur trois ans.

« Il ne s’agit pas simplement de choisir les prêts spéculatifs offrant les rendements les plus élevés et de s’arrêter là », explique Darren Arrowsmith, spécialiste des titres à revenu fixe à rendement élevé.

« Notre analyse fondamentale privilégie de grandes entreprises de qualité, dotées de coussins de capitaux propres plus importants, de ratios prêt-valeur généralement plus faibles et de flux de trésorerie disponibles plus élevés. »

L’autre moitié du portefeuille est composée d’un éventail diversifié de titres, notamment des obligations à taux variable, des obligations de catégorie investissement à courte duration, des obligations à rendement élevé assorties de clauses de remboursement anticipé, des titres hybrides à taux fixe convertibles en taux variable ainsi que des actions privilégiées pouvant être rachetées ou remboursées à court terme.

« L’objectif est de bâtir un portefeuille composé d’idées à forte conviction, combinant des positions de base axées sur des catalyseurs précis et des titres détenus jusqu’à leur remboursement anticipé, afin de générer des rendements ajustés au risque solides et constants », précise Darren Arrowsmith.

La duration du fonds, qui s’établit à environ six mois, est plus élevée que celle d’un portefeuille composé exclusivement de prêts garantis de premier rang. Entre 70 % et 80 % des titres du portefeuille est investi dans des titres de qualité inférieure à la catégorie investissement, et de 90 % à 95 % de l’exposition aux devises est habituellement couverte en dollars canadiens, selon le gestionnaire.

Des rendements plus mitigés ailleurs

Deux autres produits appartiennent à cette catégorie : le First Trust Senior Loan ETF (CAD-Hedged) et le Fonds IA Clarington Loomis de revenu à taux variable. Tous deux investissent environ 80 % de leur portefeuille dans des prêts de premier rang. La quasi-totalité de leurs placements est composée de titres de qualité inférieure à la catégorie investissement.

Le fonds d’IA Clarington affiche toutefois des résultats décevants, avec un rendement de 1,9 % sur un an au 31 mai et un rendement annualisé de seulement 1,6 % sur cinq ans.

De son côté, le FNB de First Trust a été le seul de la catégorie à avoir enregistré une perte au cours des cinq premiers mois de l’année (-0,2 %). Son rendement annualisé sur dix ans, de 3,3 %, demeure inférieur à la moyenne de ses pairs.

Une approche synthétique chez BMO

Le cinquième produit de la catégorie des prêts à taux variable, le FNB BMO rendement élevé à taux variable (ZFH), se distingue puisqu’il ne détient aucun prêt garanti de premier rang.

Son portefeuille est plutôt constitué de swaps sur défaillance de crédit à rendement élevé (credit default swaps) ainsi que d’une structure en échelle de bons du Trésor canadien, ce qui permet d’éliminer presque entièrement le risque de change lié au dollar américain.

« Même si les prêts garantis de premier rang offrent une meilleure protection sur le plan du crédit, leur négociation présente un défi important : le délai de règlement », déclare Matt Montemurro, chef des FNB indiciels et à revenu fixe chez BMO Gestion mondiale d’actifs.

Selon lui, le règlement d’un prêt garanti peut prendre jusqu’à seize jours ouvrables après la transaction (T+16), alors que les FNB doivent respecter un cycle de règlement de T+1.

Le recours aux swaps permet d’éviter cette contrainte.

« Comme notre contrepartie est ICE (Intercontinental Exchange), nous pouvons négocier dans un marché beaucoup plus liquide que celui des prêts garantis, particulièrement lors des périodes de forte volatilité », décrit Matt Montemurro.

Cette approche synthétique n’a toutefois pas empêché le fonds de subir d’importantes pertes lors des épisodes de stress boursier.

Au premier trimestre de 2020, alors que les marchés étaient secoués par la pandémie de la COVID-19, les prêts garantis ont fortement reculé.

Le FNB de BMO a perdu 14,2 % sur cette période, un recul même légèrement supérieur à celui du FNB de Mackenzie, davantage exposé aux prêts garantis, qui affichait une baisse de 13,4 %.

Selon Matt Montemurro, le portefeuille de BMO présente une qualité de crédit légèrement inférieure à celle d’un portefeuille composé uniquement de prêts garantis de premier rang. Il estime toutefois que l’exposition économique demeure comparable.

L’absence de recherche et de négociation directe sur les prêts permet en revanche de réduire les coûts.

Avec un ratio des frais de gestion de 0,44 %, le FNB de BMO est le moins coûteux de sa catégorie.

« Le recours aux swaps nous permet de réaliser des gains d’efficacité que nous pouvons répercuter sous forme de frais de gestion moins élevés », souligne Matt Montemurro.

Même si ses rendements ne sont pas parfaitement comparables à ceux des fonds investissant directement dans des prêts garantis, le FNB de BMO figure régulièrement parmi les meilleurs de sa catégorie sur des périodes d’un, trois, cinq et dix ans au 31 mai.

Son rendement annualisé sur dix ans atteint 5,8 %.

« C’est un excellent complément pour accroître le rendement d’un portefeuille sans augmenter sensiblement son exposition au risque de taux d’intérêt », conclut Matt Montemurro.

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Ce qu’il faut retenir du Forum sur les investissements alternatifs de Montréal 2026 https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/aima/ce-quil-faut-retenir-du-forum-sur-les-investissements-alternatifs-de-montreal-2026/ Fri, 26 Jun 2026 10:34:45 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114636 ZONE EXPERTS — Les experts réunis par l’AIMA ont mis en lumière les grandes tendances qui façonneront l’évolution des placements alternatifs et de la construction de portefeuille au cours des prochaines années.

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Le Club Saint-James a une nouvelle fois accueilli la communauté canadienne des investissements alternatifs à l’occasion du quatrième Forum annuel sur les investissements alternatifs de Montréal (MAIF). Avec plus de 180 participants, allant des investisseurs institutionnels et gestionnaires d’actifs aux conseillers en gestion de patrimoine et prestataires de services, cet événement d’une demi-journée, qui a affiché complet, a permis de présenter des perspectives d’actualité sur la dynamique en constante évolution des investissements alternatifs au Canada et au-delà.

Voici les points essentiels à retenir de cette journée :

La résilience des portefeuilles dans un environnement incertain

La résilience des portefeuilles a constitué le fil conducteur du forum de cette année, les décideurs en matière d’allocation et les gestionnaires s’étant tous deux concentrés sur la meilleure façon de construire des portefeuilles capables de générer des performances dans divers contextes de marché. Les intervenants ont souligné que les portefeuilles traditionnels axés sur les actions et la duration s’avèrent de plus en plus insuffisants pour répondre aux objectifs complexes des investisseurs, tandis que les matières premières, les stratégies de rendement absolu et d’autres sources de rendement non corrélées ont été mises en avant comme des éléments essentiels des portefeuilles conçus pour résister à une grande variété de contextes économiques.

Les placements alternatifs : des solutions de portefeuille, et non des classes d’actifs

Un thème récurrent tout au long des sessions a été la nécessité d’aller au-delà des étiquettes de classes d’actifs et d’évaluer les placements alternatifs à l’aune de leur contribution au portefeuille, qu’il s’agisse de diversification, de revenu, de protection contre l’inflation ou de rendement non corrélé. Les intervenants ont souligné que les placements alternatifs devaient être considérés avant tout comme une boîte à outils d’expositions ciblées, chacune comblant une lacune spécifique que les marchés publics ne peuvent à eux seuls combler, plutôt que comme un pan monolithique de l’allocation.

IA : une occasion d’investissement et un risque de surconcentration

L’intelligence artificielle (IA) a constitué un thème majeur du forum de cette année, tant < titre d’occasion d’investissement qu’en tant que source potentielle de risque. Au-delà de sa capacité à générer de solides rendements sur les marchés boursiers, le développement de l’IA a été identifié comme un puissant catalyseur structurel pour les infrastructures énergétiques, la demande en électricité et les matériaux essentiels. Du côté des risques, les intervenants ont souligné leurs inquiétudes concernant la concentration des rendements boursiers au sein d’un petit groupe d’entreprises liées à l’IA, ainsi que la possibilité que des outils d’investissement basés sur l’IA puissent fournir des recommandations similaires à tous les gestionnaires, ce qui renforcerait l’affluence sur les mêmes transactions et thèmes d’investissement.

Infrastructures énergétiques, demande en électricité et ressources essentielles

Les infrastructures énergétiques, la modernisation du réseau électrique et les matériaux essentiels, tels que le cuivre, ont été mis en avant comme figurant parmi les thèmes d’investissement à long terme les plus prometteurs, portés par la forte hausse de la demande en électricité liée au développement mondial de l’intelligence artificielle. Le Canada a été identifié comme particulièrement bien placé compte tenu de ses ressources naturelles et de son rôle de plus en plus stratégique dans l’approvisionnement énergétique nord-américain. Les intervenants ont noté que le débat sur l’énergie est en train d’être recadré, les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) étant de plus en plus abordés sous l’angle de la résilience nationale et de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, ce qui élargit leur attrait auprès d’un éventail plus large d’investisseurs.

Crédit privé et gestion de la liquidité

Le crédit privé est resté un thème central du forum de cette année, les intervenants ayant souligné l’importance d’aligner les structures des fonds sur le profil de liquidité sous-jacent des actifs qu’ils détiennent. Le crédit privé et les marchés privés en général restent dynamiques et très demandés, mais on observe une rationalisation croissante de la liquidité. Les événements déclencheurs de restrictions d’accès et la pression sur les rachats incitent à une réévaluation plus large, une préférence générale se dessinant pour des structures de fonds qui reflètent plus fidèlement la nature illiquide des actifs sous-jacents.

L’essor des comptes gérés séparément

Les comptes gérés séparément et les solutions sur mesure ont été identifiés comme un domaine d’intérêt croissant parmi les investisseurs institutionnels, grâce à la transparence, à l’efficacité du capital et à la flexibilité qu’ils peuvent offrir par rapport aux structures de fonds communs. Bien que des obstacles à une adoption plus large subsistent, notamment la charge opérationnelle pour les investisseurs et les craintes des gestionnaires quant à la cession du contrôle de leurs stratégies, l’opinion dominante était que les comptes gérés séparément s’apparentent davantage à un canal de partenariat susceptible d’approfondir les relations et d’élargir la portée institutionnelle.

L’approche de portefeuille global

L’approche de portefeuille global a donné lieu à des discussions fructueuses, les intervenants soulignant que le passage de l’allocation stratégique traditionnelle des actifs relève autant d’une transition culturelle que technique, nécessitant de la confiance, une délégation de pouvoirs et un engagement sincère en faveur d’un investissement axé sur les résultats et d’une construction de portefeuille à long terme. Bien que la complexité de la mise en œuvre varie, les principes sous-jacents sont accessibles aux investisseurs de toutes tailles, et leur adoption devrait se faire progressivement plutôt que par le biais d’une transformation radicale.

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Comment parler ESG avec les clients https://www.finance-investissement.com/fi-releve/comment-parler-esg-avec-ses-clients/ Tue, 23 Jun 2026 11:08:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114441 DÉVELOPPEMENT — Repérer les causes qui leur tiennent à cœur.

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Les conseillers hésitent encore à aborder le sujet des placements intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), même si les investisseurs souhaitent de plus en plus en discuter. Comment aborder cette conversation parfois délicate, où s’entrecroisent valeurs personnelles, choix de produits et attentes de rendements ?

Commencer par les valeurs

Pour Annie Laliberté, représentante en épargne collective chez De Champlain Groupe financier, toute conversation sur l’ESG devrait commencer par une clarification des concepts : investissement responsable, durable, d’impact ou ESG. Selon elle, la multiplication des termes entretient souvent la confusion.

« Il y a beaucoup d’incompréhension sur ce que veut dire l’investissement durable. Il y a tellement de vocabulaire différent. Ce n’est pas toujours clair pour le client », constate-t-elle, rencontrée en marge du 6e Sommet de la finance durable à Montréal.

Les connaissances des investisseurs sur le sujet sont très variables. Certains ont déjà réfléchi aux enjeux. D’autres découvrent tout juste le sujet. Avant même d’évoquer un fonds ou des solutions d’investissement, il importe donc de cerner les causes qui leur tiennent à cœur.

Les préoccupations environnementales dominent souvent les échanges, en particulier chez les familles préoccupées par les conséquences des changements climatiques pour les générations futures, précise la conseillère. D’autres investisseurs accordent plus d’importance à la gouvernance d’entreprise, aux droits de la personne ou aux questions sociales. « Lancer la discussion sur le sujet peut amener les clients à réfléchir sur leurs propres valeurs et ce qu’ils veulent réellement avoir dans leur portefeuille », soutient Annie Laliberté.

Pour Sébastien Saint-Hilaire, gestionnaire de portefeuille chez Valeurs mobilières Desjardins (VMD) et curateur ESG, qui participait à une table ronde sur le sujet, ces préférences devraient faire partie du processus de découverte du client, au même titre que l’horizon de placement, la tolérance au risque et les objectifs financiers.

Il utilise notamment des questionnaires pour mesurer l’intérêt des clients à l’égard des enjeux de durabilité. « Plus la discussion est amorcée tôt, estime-t-il, plus il est facile de construire une stratégie alignée avec leurs attentes. »

Deux clients intéressés par l’investissement responsable peuvent toutefois avoir des attentes très différentes, signale pour sa part Noah Dueck, conseiller en gestion de patrimoine chez Valeurs mobilières Peak.

Certains souhaitent exclure des secteurs entiers, comme les produits pétroliers, tandis que d’autres préfèrent soutenir des entreprises engagées dans une démarche de transition énergétique. Les uns recherchent un impact concret et mesurable, pendant que les autres souhaitent simplement intégrer davantage de considérations ESG à leur portefeuille sans modifier radicalement leur stratégie d’investissement.

« Il y a plusieurs aspects à la durabilité », résume-t-il. « Il faut comprendre ce que le client entend par investissement responsable avant de lui proposer une solution. »

Les conversations sur les valeurs permettent également de développer une relation plus profonde avec les clients, de comprendre leurs motivations et de renforcer le lien de confiance, ajoute Will Fayed, vice-président régional, ventes institutionnelles et comptes nationaux, Québec, chez Placements Mackenzie.

Aller au-delà des étiquettes ESG

Pour Annie Laliberté, les conseillers qui recommandent des produits ESG doivent aller au-delà du marketing. « Il y a énormément de produits. La plus grande question à se poser : est-ce qu’ils répondent vraiment aux besoins des clients? »

La multiplication des fonds ESG au cours des dernières années a contribué à brouiller les repères. La sélection des solutions exige un travail d’analyse rigoureux. Les conseillers doivent comprendre ce qui se trouve réellement sous le capot : la philosophie d’investissement du gestionnaire, les critères utilisés, les exclusions appliquées ainsi que les mécanismes de sélection des titres. « Il faut creuser un peu plus loin », affirme-t-elle.

Sébastien Saint-Hilaire accorde une attention particulière aux données et aux indicateurs permettant de mesurer les résultats des portefeuilles ESG. Avant de recommander une stratégie ESG, il examine notamment la performance extra-financière, les méthodologies utilisées et la qualité de la divulgation. « Ce n’est pas l’étiquette ESG d’un produit qui compte, mais la capacité du gestionnaire à démontrer concrètement ses résultats », insiste-t-il.

Parler rendement sans promettre la lune

La question du rendement demeure l’une des préoccupations des investisseurs lorsqu’il est question d’investissement responsable. Annie Laliberté considère que l’idée selon laquelle les placements ESG impliquent un sacrifice financier est de moins en moins fondée. Certaines stratégies peuvent connaître des périodes de sous-performance, notamment lorsque des secteurs exclus traversent des cycles favorables. Toutefois, des portefeuilles bien construits peuvent, selon elle, générer des rendements comparables à ceux des approches traditionnelles sur le long terme.

Noah Dueck prépare les clients à cette réalité dès le départ. « Présenter l’investissement responsable comme une stratégie qui surperformera constamment les marchés risque de créer des attentes irréalistes chez les clients », prévient-il.

Sébastien Saint-Hilaire va plus loin. Présenter un produit comme responsable sans en préciser clairement les limites dès le départ risque, selon lui, de nuire à la crédibilité de l’ensemble du secteur.

« Les retombées environnementales, sociales ou sociétales constituent souvent les résultats les plus tangibles de ce type d’investissement », précise-t-il. Selon son expérience, pour plusieurs investisseurs qui choisissent des solutions responsables, le rendement financier n’est souvent qu’une partie de l’équation.

Mettre en valeur l’impact

Communiquer régulièrement les résultats extra-financiers des portefeuilles permet de rendre l’investissement responsable plus concret et d’illustrer l’impact des placements sur des enjeux comme la réduction des émissions de carbone, les pratiques de gouvernance ou les conditions de travail au sein des entreprises détenues en portefeuille.

Cette mise en perspective aide les investisseurs à maintenir une vision de long terme, même lorsque certains secteurs traversent des périodes plus difficiles sur les marchés.

« Ce qui augmente réellement, ce n’est pas nécessairement l’adhésion à l’investissement responsable, mais plutôt la curiosité à son égard », observe Sébastien Saint-Hilaire. Il estime que les conseillers ont un rôle d’éducation à jouer auprès des clients pour expliquer les différentes approches, démystifier le vocabulaire et présenter clairement les limites des stratégies proposées.

L’authenticité est également essentielle, ajoute Will Fayed. « Les clients doivent sentir que les recommandations reposent sur une démarche sérieuse et cohérente, et non sur un simple argument marketing (greenwashing). » L’objectif n’est pas de convaincre à tout prix les clients d’adopter une stratégie ESG, mais de leur donner les outils nécessaires pour prendre une décision, sans porter de jugement.

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PGEQ : 10 ans à propulser la relève financière québécoise https://www.finance-investissement.com/nouvelles/pgeq-10-ans-a-propulser-la-releve-financiere-quebecoise/ Mon, 15 Jun 2026 12:04:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114444 Le programme a contribué à l’essor de 26 gestionnaires émergents et à la diversification de l’industrie québécoise de la gestion d’actifs.

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C’est sous le ciel de la métropole, sur la terrasse Ciel Ouvert, située sur l’esplanade de la Place Ville-Marie, qu’une partie du gratin de la finance québécoise s’est rassemblée le 9 juin pour célébrer le 10e anniversaire du Programme des gestionnaires en émergence du Québec (PGEQ). Dix ans après sa création sous l’impulsion de Finance Montréal, l’ambiance était autant à la fête qu’au bilan pour cet incubateur unique au Canada, devenu en une décennie la rampe de lancement du talent financier québécois.

En amont des festivités, Finance et Investissement s’est entretenu avec Caroline Bergeron, directrice principale ESG et solutions d’impact et cheffe du développement des affaires Canada, chez Innocap, firme technologique et financière spécialisée dans la gestion de structures d’investissement et la gestion des risques. C’est Innocap qui est responsable du volet technique et opérationnel du PGEQ.

Présente depuis les touts débuts, Caroline Bergeron supervise l’ensemble du groupe qui chapeaute le volet investissement du PGEQ et la création de nouveaux projets. Elle a rappelé la genèse du programme, dont l’idée initiale est venue de Vital Proulx (Priori-T Capital) et de Stéphane Corriveau (AlphaFixe) [qualifiés de « pères fondateurs »] lors d’un chantier sur l’entrepreneuriat organisé par Finance Montréal.

Les deux ont d’ailleurs rappelé au parterre d’invités que l’idée était en somme de « redonner au suivant en contribuant à la création d’une initiative qui allait offrir aux nouvelles firmes de gestion québécoises l’occasion de démontrer leur savoir-faire. »

« Ils cherchaient un moyen de connecter les investisseurs institutionnels avec les gestionnaires de portefeuille émergents », explique Caroline Bergeron. Cette dernière soutient qu’à l’époque l’un des objectifs était aussi de freiner la fuite des capitaux (et des cerveaux) vers Toronto ou New York en offrant aux talents locaux une structure crédible pour obtenir des mandats d’investisseurs d’ici.

« Une fois le concept établi, ils ont sollicité Innocap pour concevoir, structurer et opérer la plateforme, compte tenu de notre expertise auprès des investisseurs institutionnels. » Innocap agit donc comme le bras technique et opérationnel de tout le programme depuis le jour un. « On assure la gestion de portefeuille et la direction des opérations du fonds, puis délègue les activités de gestion aux 12 gestionnaires émergents actuellement actifs sur la plateforme. ».

Une décennie de résultats probants

Le PGEQ, seul programme du genre au Canada, a aujourd’hui dépassé les 600 millions $ d’actifs sous gestion. « Nous sommes très fiers du chemin parcouru, surtout que nous avons commencé avec 250 millions », souligne la directrice qui évoque aussi une croissance moyenne des actifs de plus de 225 % pour les firmes après leur sélection.

Elle précise qu’ils entendent poursuivre cette croissance, laquelle a eu droit à un sérieux coup de pouce de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ). En 2023 celle-ci a annoncé un engagement à injecter entre 50 et 100 millions de dollars (M$) par année sur une période de cinq ans, ce qui représente un apport additionnel total de 250 à 500 millions de dollars dans le PGEQ.

Caroline Bergeron préfère éviter d’utiliser les mots « soutenir ou supporter » quand il est question de l’apport de leurs partenaires. « Au fond il ne s’agit pas de charité, ce sont de réels investissements basés sur la performance et la compétence de ces gestionnaires. » Elle reconnaît cependant que l’engagement de la Caisse a été capital. « Il a permis d’institutionnaliser le programme et de l’amener à un autre niveau. »

Odrée Ducharme, présidente du conseil d’administration du PGEQ, et première directrice, stratégie et exécution, Fonds d’investissement et gestion externe, à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), évoque un bilan éclatant du programme : « 26 gestionnaires ont été propulsés grâce au PGEQ, ce n’est pas rien. »  Le programme a aussi permis, selon elle, de lancer une grande variété de stratégies, « tant des stratégies traditionnelles et fondamentales d’actions et d’obligations que des stratégies alternatives, de crédit opportuniste, long/court actions et quantitatives. »

Quant au renouvellement de l’engagement financier (jusqu’à 500 M$) de la Caisse dans cette pépinière de talents locaux, la présidente du C.A. affirme que son organisation a fait, il y a trois ans, le constat que — malgré de très belles avancées —, elle souhaitait voir le programme « aller au prochain niveau et intégrer les meilleures pratiques de programmes de gestionnaires émergents que l’on voit dans le monde. »

« On voulait renforcer la gouvernance, avec un C.A. composé de profils diversifiés (entrepreneurs, investisseurs, experts de l’industrie), des comités d’investissement resserrés et composés d’une majorité d’investisseurs, mais aussi un meilleur alignement des intérêts avec les gestionnaires », a expliqué la première directrice à la CDPQ. Selon elle, des mandats d’au moins 50 M$ aux gestionnaires leur permettraient de s’approcher plus rapidement d’une taille minimale pour intéresser les investisseurs institutionnels.

« En donnant des mandats à des gestionnaires émergents, on souhaite agir comme un catalyseur de la croissance, de l’innovation, ce qui se traduira par des rendements pour les investisseurs. »

Outre la Caisse, l’engagement des autres grands allocateurs, comme le Fonds de solidarité FTQ et Fondaction, « trois investisseurs qui soutiennent le PGEQ depuis ses débuts », se porte fort bien selon Caroline Bergeron. « Presque tous nos investisseurs d’origine sont encore actifs autour de la table. Ils investissent leurs capitaux, mais accordent aussi beaucoup de temps. »

L’angle ESG

Pour pallier l’absence d’équipes dédiées aux critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) au sein des petites firmes, Innocap déploie un accompagnement structuré. « Notre organisation perçoit son implication au sein du PGEQ non seulement comme un investissement financier, mais également comme le vecteur d’un impact social direct sur l’écosystème local de la gestion d’actifs au Québec », explique Caroline Bergeron. Son équipe réalise ainsi une revue ESG approfondie auprès de chaque firme du protocole PGEQ.

« Un volet ESG est systématiquement intégré à nos appels de suivi opérationnel et d’investissement. Les petites structures se révèlent souvent agiles et innovantes ; elles intègrent parfois ces processus plus rapidement que de grandes organisations. »

Leur équipe optimise aussi l’accès aux pratiques de finance durable grâce à la mutualisation des ressources. « Une collaboration clé avec la firme d’engagement actionnarial Aequo a permis de répartir collectivement les honoraires professionnels entre toutes les entités du PGEQ ». Ce levier financier offre à chaque gestionnaire la capacité concrète de « mener des actions d’engagement actionnarial auprès des entreprises qu’elles détiennent », une démarche d’envergure qui, selon la directrice principale, s’avèrerait autrement financièrement inaccessible pour une petite firme de gestion isolée.

Firme Nymbus : une belle réussite

L’une des belles histoires de réussite du PGEQ est celle de Nymbus, qui s’apprête à graduer du programme, aux dires de Caroline Bergeron et de plusieurs autres intervenants. « C’était une toute petite firme à leurs débuts au PGEQ, et nous les avons vus évoluer, faire des acquisitions, embaucher et développer de nouveaux produits jusqu’à devenir un joueur établi au Québec. »

Gabriel Cefalconi, co-fondateur (avec Marc Rivet) et chef des placements chez Nymbus, parle maintenant d’un « Nymbus 2.0 », soit d’un avant et d’un après PGEQ. « Le programme a tout changé pour nous. Après un processus de près de deux ans, nous avons décroché notre premier mandat institutionnel externe de 25 millions de dollars au début de l’année 2019. C’est ce mandat qui a ouvert les vannes et propulsé la croissance de la firme. »

L’histoire de cette firme est née en 2014 sous la forme d’un projet de recherche. « L’objectif était de systématiser le processus de gestion en revenu fixe en y intégrant des modules d’intelligence artificielle », a rappelé Gabriel Cefalconi. Les trois premières années ont été financièrement difficiles pour la firme puisqu’elle gérait uniquement son propre capital interne ainsi que celui de quelques clients privés.

« Même si nous pensions être bien organisés, le programme nous a poussés à formaliser et documenter rigoureusement l’ensemble de nos procédures de conformité légale, opérationnelle, informatique et de cybersécurité. »

Le PGEQ leur a apporté ce précieux « sceau d’approbation » opérationnel. « En finance, l’investissement repose sur une relation de confiance, souligne le chef des placements chez Nymbus. Notre approche est très technique : nous sommes d’abord perçus comme une firme de technologie appliquée à la finance, où les décisions de portefeuille sont prises par des systèmes informatiques et non par des humains. Il fallait donc bâtir une confiance envers nos systèmes. »

De 1 million à 1,7 milliards d’actifs sous gestion

Avant leur premier mandat en 2019, Nymbus gérait entre 1 et 10 M$. Après l’impulsion initiale du PGEQ, la firme a réalisé une acquisition qui a gonflé ses actifs sous gestion à 200 M$. « Le bouche-à-oreille et la solidité de nos performances — qui se situent dans le premier quartile au Canada — ont ensuite accéléré les discussions directes. »

Ils ont par la suite obtenu des mandats directs avec des institutions publiques (comme le fonds de la FMOQ [Fédération des médecins omnipraticiens du Québec] et le fonds d’action Bâtirente). Aujourd’hui, la firme gère environ 1,7 milliard de dollars et leur équipe est passée de 2 à 16 personnes. En février 2026, Nymbus a remporté la catégorie Sociétés de gestion indépendante lors du Top des leaders de l’industrie financière organisé par Finance et Investissement.

Le PGEQ a créé un écosystème unique selon Gabriel Cefalconi. « En combinant le PGEQ (côté investisseurs) et le Conseil des gestionnaires en émergence (CGE, côté formation et mentorat), les gestionnaires apprennent non seulement à faire de la gestion de portefeuille, mais aussi à devenir de bons entrepreneurs. »

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Mai : les FNB internationaux reprennent les devants https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/mai-les-fnb-internationaux-reprennent-les-devants/ Wed, 10 Jun 2026 10:07:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114400 FOCUS FNB – Les créations nettes mensuelles s’élèvent à 13,5 G$.

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En mai, la demande pour les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens s’est matérialisée par 13,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, un niveau stable par rapport à avril, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). Les créations nettes cumulées depuis le début de l’année atteignent désormais 87 G$, soit un record pour les cinq premiers mois d’une année civile.

L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élevait à 857 G$ à la fin de mai, réparti entre 49 fournisseurs.

Les FNB d’actions demeurent le principal type de fonds en demande, avec 8,5 G$ de créations nettes en mai, soit près des deux tiers des entrées nettes du mois.

Les FNB d’actions internationales arrivent en tête des catégories les plus demandées avec près de 4 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’actions mondiales ont recueilli des entrées nettes de 3 G$. Les FNB d’actions canadiennes ont quant à elles reçu environ 2 G$ de créations nettes, et 1 G$ dans les FNB d’actions axés sur les marchés développés.

Depuis le début de l’année, les FNB internationaux ont attiré 26,7 G$ en créations nettes, soit davantage que les FNB d’actions canadiennes (15,5 G$) et américaines (13,8 G$). BNMF attribue cette tendance à la volonté des investisseurs de diversifier leurs portefeuilles au-delà de l’Amérique du Nord.

Les FNB d’actions américaines ont recueilli 2,5 G$ en mai, principalement dans les fonds qui suivent le S&P 500 et le marché américain, notamment VFV, HXS et XTOT. Selon les analystes de BNMF qui suivent les tendances du marché, Daniel Strauss, Tiffany Zhang et Linda Ma, le rebond des grandes capitalisations américaines et l’intérêt envers les entreprises liées à l’intelligence artificielle continuent de soutenir les entrées nettes dans cette catégorie.

Les FNB d’actions canadiennes ont pour leur part enregistré 2,1 G$ de créations nettes en mai. Les fonds indiciels couvrant le marché canadien dans son ensemble, comme XIU et ZCN, ont dominé les entrées, tout comme les FNB axés sur les dividendes tels que VDY, XDIV et TQCD.

Du côté des stratégies factorielles, les FNB d’actions axés sur le facteur valeur ont poursuivi leur croissance avec 400 millions de dollars (M$) de créations nettes, menés par FCUV et VXM, selon BNMF. Les FNB axés sur le momentum ont recueilli 211 M$ d’entrées nettes, alors que les produits à faible volatilité ont attiré 88 M$.

Les FNB thématiques ont récolté 655 M$ en mai. Contrairement à avril, où les entrées nettes avaient été dominées par quelques importantes souscriptions institutionnelles dans des fonds ESG, elles ont été plus diversifiées en mai, signale BNMF. Elles touchent notamment les thèmes liés à l’innovation, aux infrastructures, aux semi-conducteurs, aux actifs réels et à l’agriculture.

Les FNB d’actions sectoriels ont affiché des rachats nets de 418 M$. Les secteurs des services publics (155 M$) et de la finance (149 M$) ont enregistré les plus importantes sorties nettes, suivis des technologies (62 M$). Les secteurs des matériaux et des soins de santé affichent des entrées nettes.

Le revenu fixe rebondit

Après un ralentissement marqué en avril (922 M$), les FNB de titres à revenu fixe ont retrouvé un élan en mai avec 3,1 G$ de créations nettes. Ce résultat est toutefois inférieur à celui de mars (4,9 G$). Toutes les grandes catégories obligataires ont enregistré des entrées nettes, observe BNMF.

Les FNB d’obligations à échéances variées ont dominé avec 1,8 G$ de créations nettes, notamment dans les fonds ZAG, ZCPB et TDB. Les FNB du marché monétaire ont recueilli 165 M$ de créations nettes. Plusieurs produits, dont ZMMK, UCSH/U et CBIL, ont enregistré des rachats nets.

Les FNB multiactifs ont reçu 1,2 G$ de créations nettes en mai. Les FNB d’allocation d’actifs, qui comprennent les FNB d’allocation d’actifs 100 % actions, représentent plus de 10 % de l’actif détenu dans les FNB canadiens, avec un actif sous gestion cumulatif de 90 G$ à la fin de mai, selon BNMF.

Les FNB de matières premières ont enregistré des créations nettes de 124 M$ en mai. L’or demeure le principal moteur de la catégorie, le FNB ZGLD ayant attiré à lui seul 134 M$ d’entrées nettes. Les investisseurs continuent d’utiliser les FNB liés à l’or comme protection contre les risques géopolitiques, la volatilité du pétrole et les incertitudes inflationnistes, d’après l’étude de BNMF.

Les FNB de cryptoactifs ont subi des rachats nets de 33 M$ en mai.

Plus importants acteurs du mois

Les cinq émetteurs de fonds ayant attiré le plus de créations nettes en mai sont :

  • RBC iShares (3,5 G$)
    • Vanguard (2,3 G$)
    • Fidelity (1,4 G$)
    • TDAM (1,1 G$)
    • BMO (1,0 G$)

Les cinq FNB ayant enregistré les plus importantes créations nettes en mai sont :

  • XEQT (923 M$)
    • VEQT (579 M$)
    • VFV (522 M$)
    • ZAG (432 M$)
    • XIU (411 M$)

Les principaux rachats nets ont touché en mai :

  • HBB (-577 M$)
    • ZEA (-316 M$)
    • ZEB (-277 M$)
    • XUT (-151 M$)
    • ZEM (-116 M$)

48 nouveaux FNB

Neuf fournisseurs ont lancé 48 nouveaux FNB en mai, principalement dans les produits de gestion active, les fonds multi-actifs, les FNB de matières premières, les FNB à action unique avec effet de levier ainsi que les stratégies axées sur le revenu.

Banque Nationale Investissements (BNI) a élargi son offre avec une série de mandats couvrant les actions canadiennes, américaines, internationales et émergentes, ainsi que plusieurs portefeuilles tactiques Meritage.

Global X a lancé des versions à capitalisation de ses FNB d’épargne à intérêt élevé et de bons du Trésor à court terme.

Fidelity, CIBC, TD, JPMorgan, Longpoint et Desjardins ont également lancé de nouveaux FNB.

Les FNB intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des créations nettes de 281 M$ en mai, comparativement à 550 M$ en avril. Les entrées nettes ont été concentrées dans les stratégies ESG américaines, notamment grâce au FNB Invesco S&P 500 ESG, qui a attiré près de 200 M$. Depuis le début de l’année, les FNB ESG canadiens ont recueilli 1,2 G$ de créations nettes.

À la fin de mai, les créations nettes dans les FNB canadiens depuis le début de l’année atteignaient 86,7 G$. Les FNB d’actions représentent 65 % des entrées nettes. La part de marché des FNB d’actions mondiales est passée de 15 % à 17 % en un an.

Les FNB d’allocation d’actifs sont recherchés par les investisseurs, signale BNMF. Ceux qui sont entièrement investis en actions ont attiré près de 10 G$ depuis le début de l’année alors que les autres FNB d’allocations d’actif ont capté 7,5 G$ en créations nettes durant cette période. À la fin de mai, l’actif total dans cette catégorie s’élevait à 90 G$.

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Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

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La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

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La FCA lance un projet pilote sur les notations ESG https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fca-lance-un-projet-pilote-sur-les-notations-esg/ Thu, 07 May 2026 11:12:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113697 Une initiative visant à éviter un fardeau réglementaire inutile dans le futur régime

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En amont de la mise en place d’un nouveau régime réglementaire applicable aux fournisseurs de notations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) en 2028, la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni lance un projet pilote afin d’ajuster ses règles.

Le régulateur a invité les fournisseurs de notations à se porter volontaires pour participer à ce programme pilote, précisant qu’il vise à éviter la création d’un fardeau réglementaire inutile lors de l’entrée en vigueur du régime complet, en contribuant à l’élaboration d’exigences proportionnées.

Plus précisément, la FCA indique que ce projet pilote permettra d’éclairer à la fois la conception du cadre de déclaration et les exigences de divulgation elles-mêmes, en soutenant ses efforts pour établir des indicateurs de reporting ESG qui soient clairs, utiles pour les autorités de réglementation et adaptés à la diversité des modèles d’affaires.

Le nouveau régime, qui exigera l’enregistrement des fournisseurs de notations ESG et leur assujettissement à la supervision de la FCA, doit entrer en vigueur le 29 juin 2028.

L’initiative vise à rendre les notations ESG plus transparentes, fiables et comparables, et à renforcer la confiance des investisseurs ainsi que le développement de la finance durable.

L’an dernier, la FCA a mené une consultation sur les règles proposées pour ce nouveau cadre de notation ESG, laquelle est désormais terminée. Le projet pilote s’appuiera sur l’approche initiale présentée dans cette consultation, bien que les règles finales n’aient pas encore été arrêtées. Celles-ci devraient être publiées au quatrième trimestre.

Sur la base des commentaires recueillis dans le cadre du projet pilote, « nous pourrions réviser les indicateurs retenus pour le futur régime de déclaration », souligne la FCA.

La date limite pour se porter volontaire afin de participer au projet pilote est fixée au 13 mai.

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