ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 07 May 2026 11:12:42 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png ESG | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/esg/ 32 32 Avril : les FNB de revenu fixe marquent le pas https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/avril-les-fnb-de-revenu-fixe-marquent-le-pas/ Wed, 13 May 2026 09:48:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113796 FOCUS FNB – Baisse de la demande pour les FNB du marché monétaire.

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La demande de fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens a ralenti en avril, avec 13,2 milliards de dollars (G$) de créations nettes comparativement à 19 G$ en mars, soit un recul de 35 % par rapport à la moyenne mensuelle du premier trimestre. Ce recul est dû principalement à une baisse de la demande pour les FNB de titres à revenu fixe, notamment pour les FNB canadiens du marché monétaire, indique un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF).

L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 815 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon le rapport.

Les FNB canadiens d’actions ont enregistré 10 G$ en créations nettes en avril, portés par les fonds d’actions internationales (4,3 G$) et d’actions canadiennes (3,6 G$). Malgré le rebond des marchés boursiers américains en avril, les FNB axés sur les actions américaines ont attiré seulement 2,2 G$, contre 3,1 G$ en mars. Les principales entrées nettes d’avril concernent des FNB canadiens qui suivent l’indice S&P 500 (HXS, VFV), signale BNMF.

Les FNB d’actions des marchés développés, qui avaient attiré plus de 2 G$ au cours de chacun des premiers mois de l’année, ont vu leurs entrées nettes ralentir. En avril, cette région a été à la remorque des marchés américains et émergents, qui bénéficient d’une plus grande exposition à l’intelligence artificielle et aux grandes entreprises technologiques, les principaux moteurs du rebond d’avril, signale BNMF.

D’après le rapport, les FNB canadiens axés sur le facteur valeur ont enregistré des créations nettes de 386 M$, menés par FCUV et VXM. Les FNB axés sur le facteur croissance, qui avaient enregistré des rachats nets en mars, ont enregistré 34 M$ de créations nettes en avril, portés par CMGG et JGRO. Les FNB thématiques ont bénéficié de deux importantes créations institutionnelles dans des FNB ESG (ESG, XSEM) et dans le FNB axé sur l’innovation FINN de Fidelity.

Les FNB canadiens du secteur financier subissent des rachats nets combinés de 751 M$, principalement dans ZEB, HBNK et ZUB, après avoir dominé les créations nettes sectorielles en mars. Les FNB du secteur des matières premières enregistrent également des sorties nettes (91 M$). Les fonds des secteurs des services publics (363 M$) et de la technologie (283 M$) dominent les entrées nettes du mois, selon BNMF.

Les créations nettes dans les FNB canadiens de titres à revenu fixe fléchissent à 922 M$ en avril comparativement à 4,9 G$ en mars. BNMF attribue cette diminution à un ralentissement des entrées nettes dans les FNB du marché monétaire. Elles sont passées de 897 M$ en mars à 234 M$ en avril. Les FNB tels que CSAV, CASH et HISU/U ont dominé les sorties nettes.

Par ailleurs, certains FNB canadiens d’obligations à long terme ont connu des rachats nets de taille institutionnelle, de même que des produits comme le FNB d’obligations américaines agrégées ZUAG/F, le FNB d’obligations du gouvernement canadien XGB, les obligations de sociétés canadiennes PSB et les obligations agrégées canadiennes HBB. Les investisseurs ont retiré des fonds des FNB d’obligations à très court terme comme ZST et ZST/L.

Les FNB canadiens multi-actifs ont attiré 1,3 G$ d’entrées nettes. La demande pour les FNB de commodités (commodities) a repris de la vigueur, pour un total de 201 M$ en avril comparativement à 20 M$ le mois précédent. Les entrées nettes dans les FNB à effet de levier et inversés demeurent stables à 651 M$ en avril.

En avril, les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes sont :

  • RBC iShares (3,3 G$)
  • Vanguard (1,9 G$)
  • Fidelity (1,5 G$)
  • TDAM (1,3 G$)
  • BMO (1,2 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes sont :

  • XIC (933 M$)
  • XEQT (638 M$)
  • HXS (623 M$)
  • XIU (467 M$)
  • DCBC (456 M$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants sont :

  • NINT (-706 M$)
  • HBB (-558 M$)
  • ZEB (-509 M$)

30 nouveaux FNB lancés en avril

Neuf fournisseurs ont lancé 30 nouveaux FNB en avril. Ninepoint a été le plus prolifique, avec 9 nouveaux FNB qui étoffent la série de FNB d’actions individuelles, avec des produits couvrant des sociétés américaines et canadiennes, dont NVIDIA, Tesla, Palantir et Alphabet. CIBC a ajouté des options d’obligations échelonnées et des FNB d’obligations américaines de qualité investissement à échéance 2028 à 2031. RBC a lancé des FNB d’obligations à échéance 2032 ainsi que des FNB d’actions à gestion active.

CI et BMO ont introduit des options de devises supplémentaires pour deux de leurs fonds, tandis que First Trust et Global X ont ajouté des produits axés sur les infrastructures. Global X a lancé un FNB thématique ciblant le secteur des technologies spatiales (ORBX). IA Clarington a élargi sa gamme avec deux séries de FNB à gestion active : un fonds d’actions mondiales multifactoriels (IMFE) et un fonds axé sur l’innovation (ITIN). Manulife a lancé une suite de FNB d’allocation d’actifs, déclinée en profils prudent, équilibré et croissance.

Création nettes cumulées de 73 G$ au 30 avril

Au 30 avril 2026, les créations nettes cumulées dans les FNB canadiens ont atteint 73 G$ pour les quatre premiers mois de 2026. Les actions représentent 65 % du total des entrées depuis le début de l’année. La tendance à la « diversification hors de l’Amérique du Nord » a stimulé les entrées vers les marchés développés, émergents et les actions mondiales, signalent les analystes de BNMF. Toutefois, ils ajoutent que cette tendance montre des signes d’essoufflement.

Hormis les sorties nettes des FNB d’actions du secteur financier, qui totalisent 1 G$ depuis le début de l’année, tous les autres secteurs ont enregistré des entrées nettes. Depuis janvier, les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ainsi que les FNB d’actions à de dividendes et de revenus ont capté la part du lion des créations nettes. Les FNB à facteur unique momentum et valeur suivent sur le plan des créations nettes fonds d’actions, puis les FNB multifactoriels.

Les FNB du marché monétaire ont attiré moins d’entrées nettes que l’an dernier à la même époque, alors que les tarifs douaniers américains avaient provoqué un déplacement des investissements vers des actifs moins risqués. Les FNB d’allocation d’actifs demeurent chouchou des investisseurs, représentant environ 10 % des actifs détenus dans des FNB canadiens (83 G$ en actifs à la fin d’avril).

Les FNB canadiens de cryptoactifs affichent des sorties nettes de 5 M$ en avril, pour un actif total sous gestion de 6,4 G$ à la fin d’avril.

Les FNB canadiens intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont enregistré des entrées nettes de 550 M$ en avril, ce qui représente leur meilleur résultat de l’année, grâce principalement aux FNB indiciels Invesco S&P 500 ESG (ESG) et iShares ESG Aware MSCI marchés émergents (XSEM), indique BNMF. Pour les quatre premiers mois de 2026, les créations nettes en FNB de type ESG étaient de 952 M$.

En avril, un nouveau FNB ESG a été inscrit au Canada : le FNB First Trust Nasdaq Clean Edge SmartS Grid Infrastructure (SGRD), qui offre la même exposition que le FNB américain GRID.

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La FCA lance un projet pilote sur les notations ESG https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-fca-lance-un-projet-pilote-sur-les-notations-esg/ Thu, 07 May 2026 11:12:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113697 Une initiative visant à éviter un fardeau réglementaire inutile dans le futur régime

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En amont de la mise en place d’un nouveau régime réglementaire applicable aux fournisseurs de notations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) en 2028, la Financial Conduct Authority (FCA) du Royaume-Uni lance un projet pilote afin d’ajuster ses règles.

Le régulateur a invité les fournisseurs de notations à se porter volontaires pour participer à ce programme pilote, précisant qu’il vise à éviter la création d’un fardeau réglementaire inutile lors de l’entrée en vigueur du régime complet, en contribuant à l’élaboration d’exigences proportionnées.

Plus précisément, la FCA indique que ce projet pilote permettra d’éclairer à la fois la conception du cadre de déclaration et les exigences de divulgation elles-mêmes, en soutenant ses efforts pour établir des indicateurs de reporting ESG qui soient clairs, utiles pour les autorités de réglementation et adaptés à la diversité des modèles d’affaires.

Le nouveau régime, qui exigera l’enregistrement des fournisseurs de notations ESG et leur assujettissement à la supervision de la FCA, doit entrer en vigueur le 29 juin 2028.

L’initiative vise à rendre les notations ESG plus transparentes, fiables et comparables, et à renforcer la confiance des investisseurs ainsi que le développement de la finance durable.

L’an dernier, la FCA a mené une consultation sur les règles proposées pour ce nouveau cadre de notation ESG, laquelle est désormais terminée. Le projet pilote s’appuiera sur l’approche initiale présentée dans cette consultation, bien que les règles finales n’aient pas encore été arrêtées. Celles-ci devraient être publiées au quatrième trimestre.

Sur la base des commentaires recueillis dans le cadre du projet pilote, « nous pourrions réviser les indicateurs retenus pour le futur régime de déclaration », souligne la FCA.

La date limite pour se porter volontaire afin de participer au projet pilote est fixée au 13 mai.

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Desjardins étoffe son équipe développement durable et ESG https://www.finance-investissement.com/nouvelles/desjardins-etoffe-son-equipe-developpement-durable-et-esg/ Wed, 08 Apr 2026 12:11:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113190 NOUVELLES DU MONDE – Pour concrétiser ses ambitions environnementales.

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Charles Bernardi, un spécialiste en matière d’ESG (environnement, société, gouvernance), a été promu directeur, Stratégie et performance ESG au sein de la direction principale développement durable du Mouvement Desjardins. À ce poste, il sera chargé de soutenir l’organisation dans la concrétisation de ses ambitions environnementales et de sa stratégie de développement durable, a indiqué la coopérative.

Œuvrant depuis une douzaine d’années au sein du Mouvement Desjardins, il y a développé une expertise en intégration ESG, en capital-investissement, en titres à revenu fixe et en approvisionnement responsable.

Il a amorcé sa carrière à titre de technicien en approvisionnement stratégique, avant d’occuper des fonctions en développement durable, notamment celles de leader de pratique ESG et de chef d’équipe, mobilisation et opérationnalisation ESG.

Il est titulaire d’un baccalauréat en gestion internationale et en sciences environnementales de l’Université McGill. Il siège au comité Finance durable de Finance Montréal et assume la présidence du conseil d’administration de Québec Net Positif, un laboratoire d’idées indépendant dont l’objectif est d’accélérer la transition vers une économie sobre en carbone.

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Les FNB canadiens démarrent l’année en force https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-canadiens-demarrent-lannee-en-force/ Wed, 08 Apr 2026 09:42:37 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113298 FOCUS FNB — Les créations nettes au premier trimestre représentent près de 50 % de celles de toute l’année 2025.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens ont commencé l’année du bon pied. Pour les trois premiers mois de 2026, ils ont recueilli 60 milliards de dollars (G$) en créations nettes, dont 19 G$ pour le seul mois de mars, selon un rapport de Banque Nationale Marchés Financiers (BNMF). L’actif total sous gestion des FNB canadiens atteint désormais 772 G$, réparti entre 49 fournisseurs, selon des données de BNMF et Bloomberg.

En mars 2025, les FNB canadiens avaient engrangé 13,6 G$ en créations nettes et ils totalisaient 545 G$ à la fin du premier trimestre. Pour rappel, la guerre tarifaire lancée par le gouvernement des États-Unis au début de l’année 2025 avait alors stimulé la demande de FNB d’actifs non américains.

Les FNB d’actions toujours portés par l’international

Au premier trimestre 2026, les FNB canadiens d’actions ont dominé le marché. Durant les trois premiers mois de l’année, ils ont attiré 37,5 G$ d’entrées nettes, dont 12 G$ pour le seul mois de mars, malgré les tensions géopolitiques et les baisses liées à la flambée des prix du pétrole, si bien qu’ils totalisent désormais 497,6 G$ d’actifs sous gestion, ce qui représente 64 % du marché total.

Les FNB d’actions internationales ont connu la croissance la plus marquée avec plus de 18 G$ d’entrées nettes depuis le début de l’année, dont 5,3 G$ en mars. Les FNB d’actions des marchés développés et des marchés mondiaux ont attiré chacun plus de 2 G$ de créations nettes en un mois. Les fonds d’actions canadiennes devancent légèrement les FNB d’actions américaines, avec des créations nettes respectives de 9,8 G$ et 9,1 G$ pour le premier trimestre de 2026. Les entrées nettes de mars se sont élevées à 3,7 G$ et 3 G$ respectivement pour ces deux régions. Les FNB d’actions consacrés aux marchés émergents ont progressé dans la même proportion, pour un total de 226 M$ en mars.

Les FNB d’actions pondérés en fonction de la capitalisation boursière ont capté la plupart des entrées nettes (19,5 G$) pour le premier trimestre de 2026, suivis des FNB axés sur le dividende et le revenu avec 5 G$. Les stratégies factorielles ont aussi affiché de bons résultats, notamment les FNB d’actions qui ciblent le facteur momentum (592 M$). Ces créations nettes ont représenté 35 % des actifs des FNB de ce sous-secteur. Les FNB d’actions de type valeur ont pour leur part connu des créations nettes trimestrielles de 1,1 G$, ce qui représente 23 % des actifs des FNB de ce sous-secteur.

En mars, tous les FNB sectoriels ont bénéficié d’entrées nettes, sauf les matières premières, dont le fonds XGD. Les métaux précieux et de base ont été marqués par la volatilité en raison de la hausse des taux réels, du dollar américain et de perspectives incertaines sur la demande, signale BNMF.

Les FNB d’actions du secteur financier (ZEB, XFN) dominent avec des entrées nettes de 435 M$, malgré des rachats nets totaux de 317 M$ sur l’ensemble du premier trimestre de 2026. Les FNB d’actions des secteurs des services publics (232 M$) et de l’énergie (158 M$) ont connu en mars des entrées nettes qui correspondaient à une part importante de leur actif de janvier dernier, soit respectivement de 4,8 % et de 4,0 %. Les investisseurs cherchant à se protéger de l’inflation ont également effectué des rotations depuis les thèmes de l’intelligence artificielle (IA) et de l’innovation vers l’infrastructure et l’agriculture, mentionnent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Le revenu fixe bien présent

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe ont continué sur leur lancée en mars avec 4,9 G$ d’entrées nettes. Les FNB d’obligations canadiennes de type agrégées constituent le sous-segment le plus important avec 58,7 G$ d’actifs sous gestion et 4,3 G$ d’entrées nettes au premier trimestre. Les FNB du marché monétaire ont collecté 897 M$ de créations nettes en mars, leur meilleur mois de l’année à ce jour.

Les FNB obligataires nord-américaines ont été en demande avec des créations nettes correspondant à 20 % de leurs actifs depuis le début de l’année, pour un actif sous gestion totalisant 17,7 G$, dont 3 G$ de créations nettes pour les trois premiers mois de l’année. Les fonds d’obligations à court terme ont attiré près de 2,7 G$ de créations nettes et les FNB du marché monétaire ont capté 963 M$ au premier trimestre.

Les FNB de matières premières ont ralenti le pas en mars, passant de plus de 300 M$ d’entrées nette en février à un résultat quasi nul le mois suivant. En raison de la volatilité sur les marchés notamment de l’or et de l’argent, les investisseurs se sont tournés vers des FNB à effet de levier et inversés à réinitialisation quotidienne, signale le rapport.

Les 5 fournisseurs ayant attiré le plus de créations nettes au premier trimestre sont :

  • RBC iShares (19,4 G$)
  • Vanguard (9,0 G$)
  • TDAM (5,5 G$)
  • Fidelity (5,4 G$)
  • BMO (4,4 G$)

Les 5 FNB ayant récolté les plus importantes créations nettes au premier trimestre :

  • XIC (3 G$)
  • XEQT (2,9 G$)
  • VEQT (1,9 G$)
  • XSTH (1,7 G$)
  • FBAL (1,5 G$)

Les FNB ayant connu les rachats nets les plus importants au premier trimestre sont :

  • ZEB (-507 M$)
  • ZST (-398 M$)
  • HXS (-333 M$)

Cryptoactifs et ESG

Les FNB de cryptoactifs enregistrent 156 M$ d’entrées nettes au premier trimestre, dont 26 M$ au mois de mars, ce qui porte à 6 G$ leur actif total sous gestion.

Les FNB canadiens intégrants des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) totalisent quant à eux près de 22 G$ d’actifs. Les entrées nettes au premier trimestre atteignent 401 M$ au premier trimestre, alors que le secteur connaissait des rachats nets de 81 M$ au mois de mars.

29 nouveaux FNB lancés en mars

Une douzaine de fournisseurs ont lancé 29 nouveaux FNB sur le marché en mars, couvrant entre autres des stratégies de fonds passifs à faibles frais, multi-factorielles, optionnelles et de gestion active. CIBC a lancé en partenariat avec Avantis et une série de quatre FNB couvrant actions mondiales, marchés émergents, petites et moyennes capitalisations mondiales et actions internationales. BMO a lancé sa nouvelle gamme Market+ en cinq fonds. Vanguard a introduit un FNB d’actions américaines à dividende élevé (VUDV), tandis que Dynamic a lancé un FNB multi-cryptoactifs à gestion active (DXMC) et Global X a lancé un FNB NYSE 100. Guardian a lancé une série de fonds d’actions actifs et un fonds obligataire court terme

L’arrivée d’un nouveau fournisseur sur le marché des FNB canadiens, LightWater Partners, qui a lancé le 31 mars à la Bourse de Toronto le FNB All-Canadian Oil & Gas (COIL), un fonds ciblant les sociétés pétrolières et gazières à moyenne capitalisation et offrant une exposition à la production, au transport et aux services, porte à 49 le nombre de fournisseurs de FNB au Canada.

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ESG : rendre compte de ses actions à l’ère de l’IA https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/esg-rendre-compte-de-ses-actions-a-lere-de-lia/ Wed, 01 Apr 2026 10:10:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113119 Divulguer ses propres données ESG est plus important que jamais.

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Pour les entreprises, l’enjeu n’est plus seulement de poser des actions durables, mais de les documenter avec rigueur, cohérence et crédibilité, avant que d’autres ne le fassent à leur place.

À l’heure où les investisseurs institutionnels utilisent massivement l’intelligence artificielle (IA) pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles, garder le silence sur le sujet est devenu un risque en soi, a signalé Milla Craig, fondatrice et PDG de Millani, lors du concours du meilleur rapport de durabilité de Finance Montréal, présenté le 17 mars.

« Si une entreprise ne raconte pas son histoire, les algorithmes le feront à sa place. Et probablement d’une mauvaise façon », a signalé la dirigeante de la firme montréalaise, qui analyse depuis une dizaine d’années les rapports de durabilité des entreprises cotées à la Bourse de Toronto.

L’IA lit les rapports avant les investisseurs

Selon la firme, les investisseurs institutionnels canadiens utilisent déjà massivement l’IA pour analyser les entreprises, évaluer les risques et anticiper les transformations sectorielles. Ils s’intéressent notamment à la capacité des entreprises à s’adapter à cette technologie ou à y résister.

Ce changement a des conséquences concrètes : les équipes de relations avec les investisseurs doivent consacrer davantage de temps à répondre aux questions générées par ces outils, sujets à des « hallucinations ».

Or, seulement 24 % des entreprises du TSX-60 disposent d’une expertise en IA au sein de leur conseil d’administration, selon la firme. Les politiques internes, lorsqu’elles existent, restent souvent peu divulguées. Ce manque de transparence laisse le champ libre aux algorithmes pour combler les vides, pas toujours avec justesse.

L’environnement ESG se transforme

La pression sur les divulgations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) augmente, tandis que les priorités ESG évoluent rapidement. Depuis 2023, les discussions chez les investisseurs institutionnels canadiens ne tournent plus uniquement autour du climat. Elles sont désormais dominées par la volatilité, l’inflation et les tensions géopolitiques. « L’ESG n’est plus isolé du reste », résume Milla Craig.

L’experte place la gouvernance de l’IA au premier rang des sujets à surveiller. « Quand on commence à penser aux divulgations autour de l’ESG, on doit vraiment réfléchir à l’impact de l’intelligence artificielle sur les investisseurs », indique-t-elle.

Le « E » d’environnement déborde et englobe désormais l’interdépendance de l’économie et de l’énergie. La sécurité nationale, la souveraineté autochtone et arctique, et même la défense, font leur entrée dans les considérations des investisseurs. Sur le plan social, les enjeux d’abordabilité gagnent en visibilité.

Quant à la gouvernance, elle accueille un nouveau sujet : la gouvernance de l’IA, qui a dépassé celle des conseils d’administration dans les priorités des investisseurs dès 2025.

La réglementation n’a pas fait taire les entreprises

Contrairement aux attentes, l’adoption de la loi C-59 contre l’écoblanchiment, identifiée comme le facteur réglementaire le plus influent selon les investisseurs institutionnels, n’a pas entraîné de recul important des divulgations. En 2024, seulement 3 % des entreprises du TSX avaient complètement retiré leurs communications ESG selon une étude de Millani. Le niveau de divulgation est globalement resté supérieur à celui de 2022 et 2023.

Milla Craig observe par ailleurs une adoption croissante des normes IFRS (International Financial Reporting Standards) en matière de durabilité, signe que les pratiques se structurent. Et malgré les incertitudes, 72 % des entreprises du TSX n’ont pas modifié leurs objectifs climatiques, 12 % les ont même renforcés.

Un phénomène inquiétant se dessine toutefois en coulisses : un silence croissant chez les investisseurs eux-mêmes. De moins en moins d’entre eux s’expriment publiquement ou prennent position sur l’ESG, par crainte d’être critiqués ou mal interprétés, indique Milla Craig. Selon elle, c’est à ce niveau que réside le véritable risque : non pas dans l’excès de communication, mais dans l’inaction et le manque de transparence.

L’affaire de toute l’entreprise

Autre grande tendance : l’ESG s’institutionnalise. L’ESG ne relève plus uniquement d’équipes spécialisées, révèlent des entretiens menés par Millani auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens. Il mobilise désormais l’ensemble des fonctions, de la finance à la gestion des risques, en passant par l’audit, la communication et la gouvernance.

Le mouvement de recul contre l’ESG, particulièrement marqué aux États-Unis, a produit l’effet inverse de celui escompté, observe Milla Craig, et a plutôt accéléré l’institutionnalisation de l’ESG chez les investisseurs canadiens.

Selon une étude de Millani publiée en février dernier, basée sur des entretiens menés auprès de 36 investisseurs institutionnels représentant 10,3 billions de dollars d’actifs sous gestion, 97 % des répondants confirment maintenir un niveau élevé d’engagement continu envers l’ESG.

Comme le résume un investisseur cité dans le rapport : « la phase qui s’amorce est celle de la normalisation ». Les discussions sur l’ESG sont devenues plus transversales et plus structurées, modifiant la nature de ce qu’on attend d’un rapport de durabilité. D’un exercice de communication avec de belles photos, il devient un outil stratégique à part entière pour convaincre les investisseurs, indique Milla Craig.

Ce que les meilleurs rapports ont en commun

Dans le cadre du concours des meilleurs rapports de durabilité, BMO a remporté le premier prix dans la catégorie des institutions bancaires, notamment pour ses indicateurs d’analyse du carbone. La TD se classe au deuxième rang, saluée entre autres pour la transparence de ses objectifs, suivie par RBC.

Dans le secteur financier non bancaire, La Caisse a dominé le classement pour la clarté et la structure de son rapport, ainsi que pour la pertinence de ses indicateurs de gouvernance, suivie de Manuvie, distinguée entre autres pour l’influence accordée aux investisseurs, et d’Investissements PSP, remarqué pour son volet social : rétention des talents, bien être des employés, rémunération des dirigeants et alignement des incitatifs des cadres avec les objectifs organisationnels.

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Deuxième mois de créations nettes records pour les FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/deuxieme-mois-de-creations-nettes-records-pour-les-fnb-canadiens/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112866 FOCUS FNB – Les FNB canadiens franchissent le cap des 750 G$ d’actif sous gestion en février 2026.

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Les fonds négociés en Bourse (FNB) canadiens continuent sur leur lancée. En février, ils ont recueilli 19,5 milliards de dollars (G$) de créations nettes, tout juste derrière le record de 22,3 G$ établi en janvier 2026, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF). Les entrées nettes depuis le début de l’année totalisent 41 G$. L’actif total sous gestion des FNB canadiens a franchi le cap des 782 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions encore en tête

Les FNB canadiens d’actions récoltent 11,7 G$ de créations nettes en février, soutenus par des entrées nettes de plus de 2 G$ dans chacune des quatre grandes régions géographiques :

  • Canada,
  • États-Unis,
  • marchés développés
  • et marchés mondiaux.

Les marchés émergents (ZEM) attirent 752 millions de dollars (M$), soit 4,8 % de l’actif de départ, légèrement en deçà des marchés développés, qui en cumulent 5 %.

Du côté des fonds d’action factoriels, les FNB de valeur (FCIV, VXM, FCUV) voient leurs créations nettes augmenter depuis janvier, tout comme les FNB de momentum. Les investisseurs font preuve d’appétit pour les titres décotés face aux grandes capitalisations boursières onéreuses, précisent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma. À l’inverse, les FNB de qualité (menés par ZUQ) enregistrent des rachats nets.

L’énergie reprend du service

Les investisseurs ont encaissé leurs gains dans les secteurs des services financiers (ZEB, XFN) et des matières premières (XGD), ce qui se traduit par des sorties nettes respectives de 927 M$ et 261 M$.

Parmi les secteurs, l’énergie (XEG) et les technologies enregistrent les plus importantes créations nettes. L’énergie reçoit 247 M$, soit 7,4 % de l’actif, porté par la spéculation sur les tensions géopolitiques et la hausse des prix du pétrole brut, indique BNMF. Il s’agit d’un rebond notable pour ce secteur, qui avait enregistré des rachats nets de près de 200 M$ en janvier à la suite de l’arrestation du président vénézuélien par les États-Unis au début du mois.

Les FNB obligataires confirment leur élan

Les FNB canadiens de titres à revenu fixe maintiennent leurs résultats de janvier avec 4,6 G$ de créations nettes en février. La catégorie américaine et nord-américaine domine avec 1,3 G$, tirée par les obligations à rendement réel américaines couvertes en dollars canadiens, dont XSTH. Les FNB d’obligations étrangères récoltent des créations nettes de 1,1 G$, réalisées principalement par des fonds à gestion active.

Les obligations à très court terme (ZST) les obligations à moyen terme font face à des rachats, tandis que les obligations à court terme dominent le segment avec 1,2 G$ de créations nettes. Les FNB du marché monétaire affichent un mois quasi neutre.

Les FNB de matières premières ralentissent

Les FNB de matières premières marquent le pas en février avec 330 M$ de créations nettes, après leur record de 872 M$ en janvier. L’or et l’argent se sont stabilisés, tandis que les prix du pétrole brut remontaient. Les FNB de produits de base, d’or et d’argent mènent le classement des créations nettes dans cette catégorie. L’or reste toutefois volatil. Le FNB aurifère XGD a enregistré 345 M$ de rachats nets en une seule journée à la fin de février, illustre le rapport.

Les FNB multiactifs enregistrent pour leur part 2 G$ de créations nettes, portés par les FNB de répartition d’actifs, qui établissent un nouveau record mensuel à 1,8 G$ en février.

Transition énergétique : un FNB sort du lot

Les FNB canadiens axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 265 M$ de créations nettes en février par rapport aux 218 M$ de janvier. Les entrées nettes se répartissent dans plusieurs fonds d’actions populaires.

Un produit sort du lot : le FNB iShares S&P/TSX Energy Transition Materials Index (XETM), qui attire 16 M$ en février après 25 M$ en janvier, portant l’actif total à 41 M$. BNMF y voit le signe d’un intérêt croissant pour les matériaux critiques liés à la transition énergétique et à l’expansion de l’offre d’électricité alimentée par l’intelligence artificielle, notamment le cuivre, l’argent, l’aluminium, le cobalt, le lithium et l’uranium.

Les FNB de cryptoactifs attirent 150 M$ en février, portés par les FNB Ethereum et Bitcoin. Selon BNMF, les investisseurs pourraient chercher à tirer parti de la correction de la catégorie, en recul d’au moins 50 % depuis octobre 2025, tel que le mentionne le rapport, pour se repositionner à la hausse.

Fournisseurs et lancements : un mois bien rempli

En février, les vingt principaux fournisseurs de FNB canadiens enregistrent tous des entrées nettes. RBC iShares domine avec 6 G$ de créations nettes, suivi de Vanguard (3 G$), Fidelity (2,3 G$), TD (1,9 G$) et BMO (795 M$). TD, Desjardins et Manuvie affichent les plus forts pourcentages d’augmentation de croissance des parts de marché parmi les principaux fournisseurs.

Les FNB ayant engrangé le plus de créations nettes en février sont :

  • XIC (1,7 G$),
  • XSTH (1,2 G$),
  • XEQT (826 M$),
  • FBAL (563 M$)
  • et VEQT (552 M$).

Les rachats nets les plus importants touchent :

  • XIU (-1 G$),
  • ZEB (-967 M$)
  • et XGD (-543 M$).

Les fournisseurs ont lancé 37 nouveaux FNB sur le marché en février. BMO est le plus prolifique avec 18 nouveaux fonds, constitués de nouveaux FNB indiciels et des « unités à flux de trésorerie cibles » (série T) avec des distributions mensuelles fixes. CIBC, en collaboration avec Avantis, offre plusieurs FNB axés sur la valeur. Mackenzie ajoute des produits de croissance et de valeur américains ainsi qu’un FNB équilibré mondial. Russell déploie des séries FNB de ses fonds multifactoriels dans les principales régions et Sun Life GI lance des FNB à faible volatilité.

Trois tendances à surveiller en ce début d’année

« Depuis le déclenchement de la guerre commerciale américaine au printemps 2025, les investisseurs redirigent massivement leurs capitaux vers les marchés développés et émergents, un mouvement qui se poursuit en 2026 », mentionnent les analystes de BNMF.

Du côté des titres à revenu fixe, les obligations américaines indexées à l’inflation ont doublé leur actif de départ, devant les FNB d’obligations canadiennes globales et d’obligations étrangères, ce qui traduit une tendance à la diversification géographique, indique BNMF.

La volatilité accrue des marchés des matières premières et des actions en ce début d’année stimule par ailleurs les FNB canadiens à effet de levier ou inverses, notamment pour des expositions larges, sectorielles (financières, services publics) ou ciblées sur des titres individuels, selon le rapport.

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Allumer l’étincelle de la confiance https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/allumer-letincelle-de-la-confiance/ Fri, 06 Mar 2026 11:22:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112775 Ce que font les leaders de l’industrie pour les femmes.

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De la gouvernance paritaire aux programmes de développement du leadership, en passant par des mesures de suivi de l’équité salariale, les lauréats 2025 du Top des leaders de l’industrie financière ont mis en place des initiatives concrètes pour favoriser l’avancement des femmes au sein de leurs organisations. Les approches varient, mais elles témoignent d’une volonté d’agir là où des freins systémiques persistent.

Geneviève Brouillard, première vice-présidente, Québec et Est de l’Ontario à la Banque Scotia, qui a obtenu la mention spéciale du jury pour son engagement envers les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), estime que certains obstacles à la progression des femmes dans l’industrie financière ont peu évolué au fil des décennies.

« Ne pas assumer son ambition, manquer de confiance en soi : ces enjeux persistent. Les femmes de l’industrie sont talentueuses, mais il leur manque parfois une étincelle de confiance. Et c’est notre rôle comme organisation de toujours alimenter ça », a-t-elle confié à Finance et Investissement.

Parmi les moments charnières d’une carrière, la maternité reste un point de rupture pour plusieurs professionnelles. « La femme doit souvent mettre un frein à sa carrière parce qu’elle veut avoir des enfants », observe la dirigeante. Pour atténuer cet impact, elle insiste sur un ingrédient essentiel : « Il faut être intentionnel. Dès le processus de sélection de candidats, il faut s’assurer d’avoir une diversité de genre. »

En 2025, Geneviève Brouillard a piloté la première cohorte interne du programme L’effet A, destiné à accélérer le développement professionnel des employées et à élargir leur accès aux postes stratégiques. Les programmes de développement pour cadres à fort potentiel de la banque affichent désormais une participation féminine de 51 %.

Des projets comme le Scotia Café et l’Initiative Femmes, qui aide les femmes à faire croître leurs entreprises et à mener plus loin leur carrière, ainsi que des groupes ressources pour les employés s’ajoutent à cet écosystème de soutien. Ces initiatives portent leurs fruits : les femmes représentent 54 % de la main-d’œuvre canadienne de la Banque Scotia et occupent 42,5 % des postes de haute direction.

En gestion de patrimoine, le nouveau comité de direction piloté par Martin Lavigne, directeur général, conseils en placement, Gestion de patrimoine Scotia, compte cinq femmes parmi ses onze membres, un signal que la parité se construit aussi par des nominations aux postes supérieurs.

Mesurer pour agir

Denis Ricard, président et chef de la direction d’iA Groupe financier, nommé Personnalité financière de l’année et lauréat dans la catégorie Assureurs de personnes, a fait de la quantification le pivot de sa stratégie d’équité, diversité et inclusion (EDI).

Un indice d’inclusion fondé sur neuf questions permet de suivre l’évolution des perceptions et d’orienter les actions. Les tableaux de bord sont présentés chaque trimestre à la haute direction. Des analyses annuelles d’équité salariale visent à détecter et corriger tout biais dans la rémunération. La politique de diversité fixe un objectif minimal de 30 % de femmes au conseil d’administration.

La formation sur les enjeux d’équité, diversité et inclusion est obligatoire pour tous les employés. Un comité consultatif réunissant les coprésidents des groupes ressources d’employés et des membres de la haute direction veille à l’alignement des actions avec les priorités stratégiques de l’organisation.

Sur le terrain, iA Gestion privée de patrimoine s’appuie sur Women of Wealth, un regroupement de plus de 100 conseillères, dont l’un des mandats est d’augmenter la présence féminine dans le conseil en gestion de patrimoine. Lancée en 2025, l’initiative Exceptionnelle mobilise quant à elle des leaders féminines du Réseau carrière, qui compte plus de 900 conseillères, pour inspirer la prochaine génération de dirigeantes.

Construire la relève féminine

Chez Desjardins Gestion de patrimoine, l’enjeu de la représentation féminine se pose en termes de construction à long terme. La réflexion porte sur la chaîne complète de progression.

Les femmes représentent 47 % des conseillers adjoints et associés et 41 % des conseillers gestionnaires de patrimoine, mais seulement 21 % des conseillers propriétaires de blocs d’affaires, un ratio que la firme souhaite faire progresser.

Le programme Perspective vise à former la relève en intégrant la diversité de genre dès les processus de sélection. « Dans notre processus d’embauche, on essaie d’élargir le bassin pour qu’à terme il y ait davantage de femmes propriétaires de blocs d’affaires », explique David Lemieux, vice-président et directeur général de Valeurs mobilières Desjardins, lauréat dans la catégorie Courtiers de plein exercice.

L’équipe de direction de VMD est composée à plus de 50 % de femmes. « Plus on introduit des femmes dans les postes de gestion, plus ça devient motivant pour d’autres femmes d’entrer dans cette carrière », ajoute-t-il.

Quand le cabinet est un modèle

Certaines firmes misent d’abord sur leur propre culture organisationnelle. Annabelle Dumais, associée et planificatrice financière chez Dumais, Sauvageau, Garon, lauréate dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, incarne une approche différente : montrer l’exemple de l’intérieur. Son cabinet est codirigé par deux femmes planificatrices financières et son équipe est composée exclusivement de conseillères, y compris au niveau administratif.

Cette configuration traduit une culture professionnelle où les femmes jouent un rôle central dans le conseil, la gestion et le développement stratégique. Les dirigeantes précisent toutefois être ouvertes à élargir l’équipe avec des profils masculins, dans une volonté d’équilibre et de complémentarité.

Des initiatives à différentes échelles

D’autres lauréats ont adopté des mesures ciblées. Humania Assurance a déployé le programme Défi Leadership de L’effet A, conçu pour aider les femmes cadres à développer leur posture stratégique et accroître leur influence. Selon son président et chef de la direction, Nicolas Moskiou, les femmes occupent 54 % des postes de direction de l’organisation et détiennent la majorité des sièges au conseil d’administration (cinq femmes contre quatre hommes). Les fonctions de coordination et de gestion d’équipe sont assumées à 88 % par des femmes.

De son côté, Jean-François Dufour, président de Dufour Solutions Financières, finaliste dans la catégorie Cabinets en services financiers spécialisés en distribution, a organisé deux événements gratuits destinés aux femmes de sa région afin de renforcer leur littératie financière et de promouvoir une plus grande équité au sein des ménages.

Le cabinet Mérici Services Financiers a intégré à ses portefeuilles modèles un fonds d’impact vert géré par une femme au Québec. Lorsque deux fonds présentent des caractéristiques équivalentes, la firme privilégie celui qui intègre une composante environnementale, sociale et de gouvernance, associant engagement durable et promotion du leadership féminin dans la gestion d’actifs.

Les initiatives des firmes diffèrent par leur ampleur et leur portée. Néanmoins, elles reposent sur une même conviction : l’avancement des femmes dans l’industrie ne relève pas d’un simple énoncé de principes. Il se construit, programme après programme, nomination après nomination, à tous les niveaux de l’organisation.

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Changement de sous-conseiller pour des fonds d’Invesco https://www.finance-investissement.com/nouvelles/changement-de-sous-conseiller-pour-des-fonds-dinvesco/ Wed, 04 Mar 2026 13:11:21 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112655 PRODUITS – Plusieurs FNB sont touchés par cette modification.

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Le 13 janvier dernier, Invesco Canada a annoncé la conclusion d’une entente définitive visant la vente des conventions de gestion liées à ses activités de fonds canadiens à CI Investments.

À la suite de cette transaction, Gestion mondiale d’actifs CI (GMA CI) deviendra administrateur et gestionnaire de portefeuille de certains organismes de placement collectif et fonds négociés en Bourse (FNB) qui étaient jusqu’ici administrés par Invesco.

Dès lors, Placements NordOuest & Éthiques S.E.C. ne fournira plus de conseils non discrétionnaires en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) à ces FNB :

  • Invesco ESG NASDAQ 100 Index ETF
  • Invesco S&P 500 ESG Index ETF
  • Invesco S&P International Developed Dividend Aristocrats ESG Index ETF
  • Invesco S&P International Developed ESG Index ETF
  • Invesco S&P US Dividend Aristocrats ESG Index ETF
  • Invesco S&P/TSX Canadian Dividend Aristocrats ESG Index ETF
  • Invesco S&P/TSX Composite ESG Index ETF

Avant la clôture de cette entente, Invesco Capital Management gardera son titre de sous-conseiller à gestion discrétionnaire de ces FNB.

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« L’engagement communautaire donne du sens à notre action » https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/lengagement-communautaire-donne-du-sens-a-notre-action/ Fri, 20 Feb 2026 11:49:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112571 FI TV - Denis Dubois sur la performance durable et la responsabilité collective.

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Finance et Investissement a profité de son prestigieux événement annuel, le Top des leaders de l’industrie financière, pour poser quelques questions à certains lauréats. Denis Dubois, chef de la direction du Mouvement Desjardins et coup de cœur du jury de l’année 2025, a notamment partagé sa réflexion sur l’engagement communautaire et sur la manière dont un leader peut concilier rentabilité, durabilité et dimension humaine.

Finance et investissement (FI) : Selon vous, en quoi l’engagement communautaire enrichit-il la pratique professionnelle du conseiller ?

Denis Dubois : Je pense que c’est essentiel. Chez Desjardins, nos Caisses sont extrêmement engagées dans leur milieu parce que nous offrons un service financier, certes, mais toujours dans le contexte d’une communauté.

Il est essentiel de se préoccuper du tissu social et de s’assurer que nos actions aient du sens pour nous, pour nos employés et pour les communautés que nous desservons. Je pense que c’est ce qui donne une réelle portée à notre travail.

FI : Dans un contexte de forte pression sur la rentabilité et la croissance, comment un leader peut-il maintenir le cap sur une performance durable sans perdre de vue la dimension humaine de l’organisation ?

Denis Dubois : Il faut envisager la performance de manière globale au sein de l’organisation. Le mot durable est important chez Desjardins : il implique l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance, ainsi qu’une perspective à long terme.

Une performance durable, c’est aussi une performance qui tient compte des personnes qui nous entourent : nos membres, nos clients et, plus largement, la communauté.

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

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Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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