Banque | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/banque/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Mon, 30 Mar 2026 12:18:51 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Banque | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/banque/ 32 32 Le Royaume-Uni veut aider les banques à éviter les crises de liquidité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-royaume-uni-veut-aider-les-banques-a-eviter-les-crises-de-liquidite/ Mon, 30 Mar 2026 12:18:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113097 PLANÈTE FINANCE — Des propositions visent à renforcer leur capacité à faire face à des chocs rapides.

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En raison de l’effondrement de plusieurs grandes banques lors d’une crise de liquidité soudaine il y a quelques années, la Prudential Regulation Authority (PRA) du Royaume-Uni lance une consultation sur des réformes destinées à garantir que les banques puissent faire face à des épisodes de tension rapide à l’avenir.

L’autorité de réglementation propose de modifier ses normes de liquidité afin de s’assurer que les banques puissent rapidement mobiliser leurs actifs liquides en période de stress accru sur les marchés et ainsi éviter des défaillances bancaires.

Plutôt que d’augmenter les exigences en matière d’actifs liquides, les propositions de la PRA mettent l’accent sur le renforcement de la préparation des banques aux situations de crise, en veillant à ce qu’elles puissent accéder à des liquidités lorsqu’elles en ont besoin.

La PRA a indiqué que ses propositions visent à tirer les enseignements des turbulences observées en mars 2023, qui ont conduit à la faillite de plusieurs grandes banques, dont Credit Suisse et Silicon Valley Bank. Elles tiennent également compte des avancées dans les technologies bancaires, de paiement et de communication depuis la dernière mise à jour des règles de liquidité, intervenue après la crise financière de 2008.

« Cette mise à jour proposée de nos exigences en matière de liquidité intègre les principaux enseignements tirés des dernières années. Nous avons choisi de ne pas augmenter le volume d’actifs liquides que les banques doivent détenir, mais plutôt de nous assurer que ces actifs remplissent réellement leur fonction et sont effectivement mobilisables en cas de ruée bancaire », précise Sam Woods, sous-gouverneur chargé de la régulation prudentielle et chef de la direction de la PRA, dans un communiqué.

À cette fin, la PRA consulte notamment sur des propositions visant à obliger les établissements à « évaluer leur situation de liquidité, identifier les obstacles à la mobilisation de leurs actifs et réaliser des tests de résistance internes sur leur capacité à réagir à des sorties rapides de fonds sur une période d’une semaine ».

Elle propose également de supprimer une exemption aux tests annuels pour certains actifs, notamment les obligations souveraines et d’autres actifs dits de « niveau 1 », concernant la capacité des banques à générer rapidement des liquidités en mobilisant des actifs moins liquides.

L’autorité a par ailleurs précisé qu’elle envisage de réduire ses exigences en matière de données dans d’autres domaines, afin d’éviter une augmentation globale des obligations de déclaration des banques à la suite de ces réformes.

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La concurrence par les produits est essentielle au succès des banques alternatives https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-concurrence-par-les-produits-est-essentielle-au-succes-des-banques-alternatives/ Wed, 25 Mar 2026 12:03:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113004 L’avantage des banques numériques sur les frais diminue alors qu’Ottawa modifie certaines règles.

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Les banques alternatives ne peuvent pas se contenter de concurrencer les institutions traditionnelles en offrant des frais plus bas, affirment des dirigeants de banques numériques canadiennes. Elles doivent plutôt créer de la valeur grâce à des produits faciles à comprendre et à des fonctionnalités recherchées par les clients.

Selon un sondage réalisé en 2025 par Environics Research, 24 % des Canadiens ont ouvert un compte financier auprès d’une institution autre que leur banque habituelle au cours des 12 derniers mois. Plus du quart d’entre eux (27 %) ont indiqué l’avoir fait pour réduire leurs frais.

Toutefois, l’avantage dont bénéficiaient les banques numériques en matière de frais se réduit. Le 12 mars dernier, le gouvernement fédéral a imposé un plafond de 10 % sur les frais pour insuffisance de fonds (NSF). En décembre, l’Agence de la consommation en matière financière du Canada a également annoncé que 14 institutions financières sous réglementation fédérale offrent désormais des comptes bancaires coûtant au plus 4 $ par mois.

« Si la proposition de valeur d’une banque alternative repose uniquement sur les frais […] plutôt que sur la création de valeur, elle risque de se retrouver dans une situation très difficile », souligne Daniel Eberhard, chef de la direction de la banque numérique Koho, en entrevue.

Certaines institutions financières proposent de rembourser les frais de transfert de comptes aux clients, à condition qu’ils transfèrent un montant minimal de fonds provenant de comptes enregistrés. Cette stratégie peut toutefois s’avérer coûteuse.

« Dans le secteur fintech, certains acteurs absorbent simplement ces coûts, rapporte Daniel Eberhard. Cela met de la pression sur les entreprises de technologie financière et augmente leur coût d’acquisition de clients. »

Le budget fédéral de 2025 propose d’ailleurs une mesure législative visant à interdire les frais de transfert pour les comptes de placement et les comptes enregistrés, qui s’élèvent actuellement à environ 150 $ par compte.

Selon Daniel Eberhard, le Canada ne peut pas simplement réglementer pour réduire les frais. Les banques numériques doivent plutôt offrir aux consommateurs les bonnes fonctionnalités afin de stimuler la concurrence dans le secteur bancaire canadien.

« Une épargne quasi inexistante »

La vie financière des Canadiens est marquée par des taux d’épargne quasi inexistants et des systèmes de crédit incapables d’évaluer correctement leur trajectoire financière réelle, affirme Jeff Adamson, chef des affaires commerciales et cofondateur de Neo Financial, dans un courriel.

« C’est sur ce point que nous nous concentrons. Nous développons des comptes chèques, des comptes d’épargne, nous élargissons l’accès au crédit et nous lançons des produits co-marqués qui offrent réellement de la valeur », poursuit-il.

Neo Financial propose notamment des cartes de crédit garanties afin d’aider les clients à améliorer leur cote de crédit, et travaille à intégrer les paiements de loyer dans les rapports transmis aux agences d’évaluation du crédit.

De son côté, Koho offre des comptes chèques portant intérêt.

« Il suffit de gagner de l’argent sur votre argent. Pourquoi maintenir cette distinction artificielle entre comptes d’épargne et comptes chèques ? Cela n’a aucun sens », souligne Daniel Eberhard.

Les « Swifties »

La société Wealthsimple est récemment devenue la première banque numérique canadienne à adhérer au réseau Swift pour les paiements internationaux.

« Les virements bancaires sont coûteux. Cela peut coûter entre 35 et 50 $, et environ 15 $ pour recevoir un virement. Tout ce processus est extrêmement pénible. Pour offrir une meilleure expérience à nos clients, nous devions devenir membre de Swift », explique Hanna Zaidi, chef des affaires commerciales et vice-présidente de la stratégie des paiements chez Wealthsimple.

Grâce à cette adhésion, Wealthsimple peut permettre à ses clients de suivre leurs virements internationaux et de voir certaines transactions internationales arriver en moins d’une heure.

Depuis sa création, Wealthsimple est également devenue membre d’Interac, émettrice de cartes de crédit et a ouvert un compte de règlement auprès de la Banque du Canada afin de participer au système de paiements en temps réel lorsqu’il sera accessible au public, ajoute Hanna Zaidi.

« Cela fait partie de la transition vers les services bancaires du quotidien, explique-t-elle. Nous voulons devenir un guichet unique pour nos clients afin qu’ils puissent envoyer et recevoir de l’argent, que ce soit à l’international ou au pays. »

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Les grandes banques testent un cadre commun de gestion des risques tiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-grandes-banques-testent-un-cadre-commun-de-gestion-des-risques-tiers/ Wed, 11 Mar 2026 12:08:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112823 Un projet pilote mené avec CanDeal Group vise à centraliser la diligence raisonnable et à simplifier la conformité dès 2026.

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Les six grandes banques canadiennes collaborent avec CanDeal Group afin de mettre à l’essai un cadre commun de conformité en matière de gestion des risques liés aux tiers au cours du premier semestre de 2026, a annoncé CanDeal la semaine dernière.

Ce cadre, qui sera testé au cours de la première moitié de l’année, a été conçu par et pour le secteur des services financiers. Il s’agit d’une couche partagée de données et de contrôles permettant de centraliser l’information relative aux risques liés aux fournisseurs tiers entre les banques participantes.

Plutôt que de voir chaque banque transmettre ses propres questionnaires de diligence raisonnable et recueillir séparément des renseignements similaires auprès de fournisseurs communs, le cadre propose de normaliser les questions afin que les établissements puissent s’appuyer sur un même ensemble de réponses pour éclairer leurs décisions respectives. Les fournisseurs n’auraient ainsi qu’une seule soumission à effectuer, au lieu de répéter le même exercice à plusieurs reprises, a indiqué CanDeal par courriel.

À terme, CanDeal prévoit utiliser l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique pour classer les documents et repérer les changements lorsque les fournisseurs mettent à jour leurs certifications, leurs déclarations d’incident et leurs politiques de protection des renseignements personnels. Selon l’entreprise, les informations clés seraient présentées dans un format commun et les éléments les plus pertinents seraient mis en évidence pour les décideurs de chaque banque, afin de réduire le temps consacré à l’examen manuel.

« Les exigences réglementaires sont complexes et le processus de diligence raisonnable peut être exigeant, observe Jay Horner, cofondateur, président et chef de la direction de CanDeal, dans le communiqué. Il s’agit de rendre le processus plus efficace, plus inclusif et plus avantageux pour tous. »

CanDeal concentrera d’abord ses efforts sur les fournisseurs de technologies liées aux opérations bancaires, notamment les fournisseurs de services infonuagiques, de données et d’infrastructures.

CanDeal est un marché électronique et un fournisseur de services de données pour les titres de créance et les produits dérivés libellés en dollars canadiens. L’entreprise a lancé la négociation électronique de swaps de taux d’intérêt en dollars canadiens en 2013, puis, en 2019, une plateforme en ligne de données de marché sur les titres à revenu fixe et les produits dérivés destinée aux organismes de réglementation et aux participants du marché.

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Les banques et gestionnaires d’actifs mondiaux relativement protégés du conflit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-banques-et-gestionnaires-dactifs-mondiaux-relativement-proteges-du-conflit/ Mon, 09 Mar 2026 12:08:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112886 Le secteur financier serait surtout exposé aux retombées économiques indirectes.

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Ayant peu d’exposition directe à la région, les banques et les gestionnaires d’actifs mondiaux ne devraient pas subir d’effets importants du conflit croissant au Moyen-Orient. Ils pourraient toutefois être touchés indirectement par ses répercussions macroéconomiques, selon Morningstar DBRS.

Dans un rapport récent, l’agence de notation indique que les banques mondiales n’ont pratiquement aucune exposition directe à l’Iran, celui-ci étant soumis à de sévères sanctions économiques. Même leurs expositions au Moyen-Orient dans son ensemble demeurent limitées et négligeables par rapport à leurs bénéfices et à la taille de leurs bilans.

« Par conséquent, nous n’anticipons pas de pressions à court terme sur les notations de crédit des banques mondiales que nous évaluons, malgré la présence modeste de certaines d’entre elles dans d’importants centres urbains de la région », indique le rapport.

Toutefois, si le conflit devait durer plus longtemps que prévu ou s’intensifier de façon significative, les banques pourraient devoir augmenter leurs provisions pour pertes sur prêts et faire face à une croissance économique mondiale plus faible que prévu, ce qui finirait par affaiblir les fondamentaux du crédit, suggère l’agence.

En ce qui concerne les gestionnaires d’actifs mondiaux, les experts de DBRS Morningstar estiment que le conflit et ses effets sur les marchés « devraient avoir peu d’impact significatif » sur leurs profils de crédit fondamentaux. Les gestionnaires de plus petite taille seraient toutefois « plus vulnérables » à ce type de choc.

« Le Moyen-Orient représente une plateforme de croissance pour certains gestionnaires que nous évaluons, mais les expositions demeurent modestes. Toute perturbation des initiatives stratégiques de croissance dans la région devrait donc rester limitée », souligne le rapport.

Malgré cette exposition directe limitée, les banques et les gestionnaires d’actifs demeurent exposés à certaines conséquences indirectes, « notamment des prix du pétrole durablement plus élevés, des chocs négatifs sur les bénéfices des emprunteurs dans des secteurs clés comme le transport maritime, ainsi que tout autre événement potentiel, par exemple une attaque terroriste dans un pays occidental, qui pourrait nuire à la confiance des investisseurs et des consommateurs », prévient l’agence.

Un choc pétrolier prolongé pourrait alimenter l’inflation, entraînant une hausse des taux d’intérêt et pesant sur les consommateurs.

« Cela pourrait avoir un effet négatif sur la qualité du crédit et sur la croissance des prêts », précise le rapport.

Parallèlement, l’augmentation de la volatilité des marchés devrait stimuler les revenus de négociation des banques.

« Toutefois, nous nous attendons à ce que les activités de fusions et acquisitions ainsi que les opérations de financement par dette et par actions connaissent certains retards jusqu’à ce que les tensions géopolitiques diminuent », ajoute le rapport.

Enfin, le risque augmente également que « l’Iran intensifie ses cyberattaques contre des entités occidentales, y compris des banques », conclut l’agence.

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Femmes en finance : progrès et recherche de sécurité https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/femmes-en-finance-progres-et-recherche-de-securite/ Fri, 06 Mar 2026 11:16:38 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112800 Si les femmes dominent les cohortes universitaires et plusieurs postes professionnels, elles privilégient les banques, l’assurance ou l’audit.

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Les études montrent que les femmes ont atteint en général l’égalité dans les professions financières, et l’ont même dépassée. Cependant, elles sont encore sous-représentées dans les postes de haute direction. Leur profil tend à être plus axé sur la sécurité que sur l’ambition.

En finance au Québec, les femmes « représentent 56,6 % des contributeurs individuels et 41,3 % des gestionnaires », constate une étude de 2023 de Finance Montréal intitulée Portrait de la diversité du secteur de la finance et de l’assurance au Québec. En assurance, la représentation des femmes s’élève à 58 % de contributeurs et à 52,5 % des gestionnaires.

Chiffres plus minces vers le haut

Les chiffres s’amenuisent toutefois du côté de la gestion d’actifs et des services bancaires d’investissement. Dans le premier secteur, les femmes représentent 36 % des effectifs au niveau contributeur individuel et 24,6 % au niveau gestionnaire. Dans le deuxième secteur, elles comptent pour 36,5 % et 29,8 % respectivement.

Les chiffres s’affaissent encore au sein de la haute direction. « Les femmes occupent des postes de cadres dans des proportions similaires à l’ensemble des industries (entre 25,4 % et 29,8 %), sauf dans les marchés financiers et services bancaires d’investissement, où elles sont beaucoup moins présentes (13 %) », souligne Finance Montréal.

Dans le secteur des banques d’affaires, la proportion des femmes aux postes de direction est de moins de 10 %, selon Saloua Benkhouya, présidente du conseil d’administration de l’Association des femmes en finance du Québec et vice-présidente, placements privés et investissements d’impact au Fonds de solidarité FTQ. « Aucune femme n’a dirigé une grande banque au Canada », déplore-t-elle.

En revanche, elle salue le fait qu’au Québec des femmes aient pris les rênes d’importantes sociétés financières, notamment Isabelle Hudon, présidente de la BDC, Janie Béïque, présidente et cheffe de la direction du Fonds de solidarité FTQ, sans oublier Monique Leroux, présidente du Mouvement Desjardins.

Même image en conseil financier

Un constat similaire prévaut du côté du conseil financier et de la planification financière. Dans le premier cas, les femmes ont pratiquement atteint la parité avec une proportion de 48 % des postes-conseils, selon Ann-Rebecca Savard, présidente du conseil de l’Association de la relève des services financiers et vice-présidente de Lumos Services financiers, citant des chiffres de la Chambre de la sécurité financière.

En planification financière, la proportion des femmes s’élève à 34,4 %, selon Caroline Champagne, présidente et cheffe de la direction de l’Institut de planification financière. La ventilation par secteur donne un autre portrait. Alors que du côté des banques la proportion des femmes est de 38,3 %, elle est :

  • de 28,2 % du côté des assureurs;
  • de 27,2 % dans les cabinets indépendants en services financiers;
  • de 25,7 % dans les sociétés de gestion de patrimoine;
  • et de 17,4 % dans les cabinets en services financiers.

Au chapitre de l’avancement des femmes, une étude de VersaFi, qui se présente comme le plus grand réseau au Canada de femmes en finance, affirme : « L’avancement professionnel est apparu comme le domaine le plus faible, moins de la moitié des femmes déclarant voir un chemin clair vers la réalisation de leurs ambitions professionnelles, et seulement quatre sur dix s’attendant à être promues au cours des cinq prochaines années. Ces faibles scores mettent en évidence un “écart d’ambition” préoccupant, les parcours peu clairs et le soutien limité contribuant à freiner les aspirations à des postes de direction. » Le rapport révèle que seule la moitié des femmes estiment avoir des chances égales d’avancement, et encore moins considèrent que leur organisation investit dans le développement du leadership.

« Les femmes ne manquent pas d’ambition, mais manquent d’opportunités », résume Saloua Benkhouya, qui dénonce une culture d’entreprise encore essentiellement masculine, où les modèles de leadership ne sont pas toujours alignés avec les compétences féminines. Par exemple, souligne-t-elle, l’accès aux réseaux informels est inégal, voire fermé : « Les femmes ne sont pas invitées au golf ou à la pêche. »

Biais féminins

Dans la profession qui la concerne plus spécifiquement, Ann-Rebecca Savard constate également la présence de modèles qui divergent de la sensibilité des femmes. « Il faudrait revoir la définition de ce qu’est un conseiller à succès. Nous encensons ceux qui choisissent la quantité et qui ont accumulé beaucoup d’actifs, et non ceux qui optent pour la qualité et la relation client », rapporte-t-elle. Cependant, elle reconnaît que la clientèle, même féminine, est la première à chercher par-dessus tout la performance et le rendement, ce que les accolades de l’industrie ne font que refléter.

Ann-Rebecca Savard souligne aussi des « obstacles » qui résident davantage chez les femmes elles-mêmes. « Elles sont plus portées vers des postes offrant une sécurité financière, donc des postes salariés. » Elle calcule que la proportion des femmes allant vers des parcours plus entrepreneuriaux est d’environ 25 %, ce que les chiffres de l’Institut de planification financière confirment.

Quant aux rôles de leadership et de direction, il faut se rappeler qu’il s’agit de carrières très accaparantes qui ne sont pas toujours taillées sur mesure pour les femmes. « En tant que leader, il faut créer des réseaux, serrer des mains, dénicher de l’information. Les hommes ont plus ce genre de “guts”; une femme doit toujours travailler plus fort pour avoir cette confiance en soi. » Elle considère également que « les femmes sont rebutées par la vente à pression et la solitude » que les postes de conseiller et de gestion d’actifs exigent souvent.

Dans les universités et les écoles de formation professionnelle, autant Saloua Benkhouya qu’Ann-Rebecca Savard constatent la forte présence des femmes, les proportions dépassant souvent les 50 %. « Mais elles ne vont pas en conseil indépendant », déplore Ann-Rebecca Savard. Un constat partagé par Saloua Benkhouya : « Il n’y a pas un manque de talent, dit-elle, mais celles qui terminent leurs études ne choisissent pas l’investissement et la gestion d’actifs. Elles sont plutôt recrutées par les banques, les compagnies d’assurance ou les firmes de comptabilité. On constate une forte présence en audit, pas nécessairement dans les postes décisionnels. »

Les étudiantes présentent un autre biais inattendu : « Dans les programmes universitaires, les femmes sont moins susceptibles d’explorer les voies plus avantageuses, même quand elles ont un niveau de littératie financière égal à celle des hommes », constate Caroline Champagne. Elle fait ressortir que le niveau médian de rémunération pour les femmes dans la profession est loin d’être faible : 145 000 $. De plus, poursuit-elle, « il existe de nombreuses possibilités de carrière en planification financière. On pourrait avoir deux fois plus de planificateurs au Québec et peiner encore à suffire à la demande ». Elle rappelle en outre que, selon un rapport de Marchés des capitaux CIBC, les femmes au Canada devraient contrôler près de 4 000 milliards de dollars (G$) d’actifs d’ici 2028, par rapport à environ 2 200 G$ aujourd’hui.

Un autre obstacle réside dans le processus de relève, juge Ann-Rebecca Savard. Offrir un salaire à une femme souhaitant acheter la clientèle d’un conseiller prenant sa retraite faciliterait l’accès à la profession. « Oui, mais…, nuance-t-elle. Un conseiller expérimenté à la recherche d’un successeur qui a le choix entre une femme et un homme trouvera souvent plus facile de faire affaire avec un homme plutôt qu’avec une femme qui veut un salaire et qui s’attend à deux ou trois congés de maternité. »

Au terme de ce tour d’horizon, on peut se demander si les femmes ont atteint un plafond, qui n’est pas seulement le proverbial plafond de verre. « Je crois qu’elles sont encore en progression, estime Ann-Rebecca Savard, mais au même rythme que l’ensemble de l’industrie, qui avance à pas de tortue. »

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Faux Brad Pitt et Lara Fabian : les banques dans le collimateur des victimes https://www.finance-investissement.com/nouvelles/faux-brad-pitt-et-lara-fabian-les-banques-dans-le-collimateur-des-victimes/ Fri, 27 Feb 2026 13:04:53 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112592 PLANÈTE FINANCE – Des victimes arnaquées par de fausses vedettes cherchent réparation auprès d’institutions financières.

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En France, une femme qui a perdu 830 000 euros (1,3 million de dollars [M$]) dans une fraude sentimentale orchestrée par un faux Brad Pitt poursuit ses banques en justice. Du côté du Québec, un retraité floué de près de 400 000 $ par un imposteur se faisant passer pour la chanteuse Lara Fabian soulève les mêmes questions.

Anne Deneuchatel a été victime d’une fraude aux sentiments entre 2023 et 2024. Des escrocs se faisant passer pour l’acteur et producteur américain Brad Pitt lui ont soutiré des sommes importantes sous la forme de virements bancaires sur cette période. Elle a depuis assigné en justice la Mauritius Commercial Bank et la Banque française commerciale Océan indien pour obtenir une réparation financière.

« Les banques doivent assumer ce qu’elles ont fait. Il y a des failles et cela ne doit plus arriver », a-t-elle déclaré au magazine Challenges.

La victime soutient que les établissements bancaires ont manqué à leur devoir de vigilance. Les libellés de ses virements — par exemple : « solde pour opération Transplantation rein gauche de Mr William Bradley Pitt Clinic Mayo États-Unis » — auraient dû déclencher des alertes, selon elle.

Malgré la nature des virements, les experts juridiques restent sceptiques quant aux chances de succès de la plainte. « Ce genre d’action contre les banques est très rare, a expliqué un professeur de droit privé à l’Université de Strasbourg et spécialiste du droit bancaire à Challenges. Mais dans ce cas précis, il nous paraît peu probable que la banque puisse se voir reprocher quoi que ce soit. »

En France, la justice a rappelé à plusieurs reprises que le principe de non-ingérence du banquier dans les affaires de son client prime. La banque ne peut y alerter un client qu’en cas d’anomalie apparente, comme un solde débiteur ou une information précise sur la nature frauduleuse d’une opération.

Un retraité québécois victime d’une fausse Lara Fabian

Le phénomène touche aussi le Québec. Un retraité de 68 ans de Shawinigan qui a été floué de près de 400 000 $ par des escrocs se faisant passer pour la chanteuse d’origine belge Lara Fabian, s’est confié à l’émission J.E en décembre dernier. Convaincu que son idole s’apprêtait à divorcer pour lui, il a effectué plusieurs virements importants avant de réaliser qu’il était victime d’une arnaque.

Une proche qui l’a aidé dans ses démarches auprès des institutions financières s’interroge dans le reportage sur l’absence d’intervention de celles-ci pour stopper les virements suspects.

La fraude sentimentale figure parmi les arnaques ayant causé le plus de pertes financières aux Canadiens en 2024, selon le Centre antifraude du Canada (CAFC). Elle leur a coûté 58 M$, soit plus de trois fois les pertes enregistrées en 2017. Les personnes de plus de 60 ans sont particulièrement touchées.

Selon des experts en cybercriminalité, les faux comptes de célébrités ciblent des victimes présentant un profil particulier : des personnes souvent « désespérées » ayant un « amour très fort » pour une personnalité publique. Souvent, elles expriment cet intérêt sur les réseaux sociaux.

Les arnaqueurs analysent méthodiquement les habitudes de leurs cibles sur les pages des artistes vedettes, explique une spécialiste de la Clinique de cyber-criminologie de l’Université de Montréal au Journal de Montréal. Pour démultiplier leurs opérations, ils recourent souvent à des robots conversationnels capables de mener simultanément des conversations avec un grand nombre de victimes potentielles.

Une responsabilité partagée

Selon le site Web de l’Ombudsman des services bancaires et d’investissement (OSBI), les produits les plus souvent touchés par ces escroqueries sentimentales sont les cartes de crédit, les transferts électroniques et les virements bancaires.

En cas d’arnaque amoureuse, la responsabilité de la banque est rarement engagée lorsque le client a lui-même autorisé les virements. Toutefois, les institutions financières ont une obligation de vigilance face aux mouvements de fonds anormaux. Selon la jurisprudence française et canadienne, elles peuvent être tenues en partie responsables si elles n’ont pas réagi à des signaux d’alarme, comme des virements inhabituellement élevés ou répétés vers l’étranger, au regard du profil du client et du fonctionnement habituel de son compte. Même lorsque la banque est reconnue fautive, la victime peut se voir attribuer une part de responsabilité pour sa propre imprudence.

Le Centre antifraude du Canada recommande aux victimes d’arnaques romantiques de signaler immédiatement les faits à leur institution financière et aux autorités policières. Plus le signalement est rapide, plus les chances de recouvrement des fonds — souvent envoyés par virement Interac, virement bancaire ou cryptomonnaie — sont élevées, bien qu’elles demeurent limitées une fois les fonds transférés à l’étranger.

Le personnel bancaire est formé pour repérer les sorties de fonds inhabituelles, signale l’Association des banquiers canadiens (ABC). Cependant, elle précise que la sécurité est une responsabilité partagée dans laquelle chaque personne a un rôle à jouer. Les clients doivent rester vigilants, adopter de saines pratiques de sécurité en ligne et pouvoir établir la différence entre les demandes légitimes et les tentatives de fraude.

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Les fusions-acquisitions bancaires aux États-Unis s’accélèrent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-fusions-acquisitions-bancaires-aux-etats-unis-saccelerent/ Wed, 25 Feb 2026 13:06:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112150 À mesure que la réglementation s’assouplit.

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Un virage marqué dans l’approche de la réglementation bancaire aux États-Unis alimente une vague de fusions et acquisitions, selon Fitch Ratings. Cette dynamique pourrait encore s’accélérer, les institutions cherchant à conclure des transactions avant un éventuel changement d’orientation politique et la fermeture de la fenêtre actuelle, jugée favorable au dealmaking.

Dans un nouveau rapport, l’agence de notation explique comment un « changement spectaculaire » de la politique fédérale au cours de la dernière année a déclenché une vague de fusions et acquisitions dans le secteur bancaire américain.

« L’élément le plus frappant est la réduction des délais d’approbation réglementaire des transactions », indique le rapport.

À titre d’exemple, l’acquisition la plus récente de Columbia Banking System a été approuvée en moins de quatre mois, alors qu’il avait fallu 15 mois pour obtenir une autorisation sous l’approche réglementaire précédente.

Cette accélération du traitement des fusions bancaires s’explique par une réduction marquée du niveau de surveillance exercé par les autorités à l’égard des opérations proposées ; une surveillance qui avait été considérablement renforcée sous l’administration antérieure.

Parallèlement, l’environnement macroéconomique est devenu plus propice aux transactions : les taux d’intérêt ont reculé et les inquiétudes liées à l’impact des turbulences sur les marchés des cryptomonnaies sur la liquidité bancaire se sont atténuées.

« Auparavant, la hausse des taux avait fortement accru les pertes latentes dans les portefeuilles de placements et de prêts, ce qui dissuadait les transactions, car toute opération aurait obligé les banques à reconnaître ces pertes à la valeur du marché », précise le rapport.

Avec la baisse des taux, cet obstacle s’est toutefois estompé.

Dans le même temps, les cours boursiers des banques ont progressé, leur fournissant une « monnaie d’échange » pour réaliser des acquisitions.

Dans ce contexte, tant le nombre que la taille des transactions ont nettement augmenté, selon Fitch Ratings.

Le nombre d’opérations a bondi d’environ 33 % depuis le changement abrupt de politique, tandis que la taille moyenne des transactions annoncées a progressé de 64 %.

Par ailleurs, le nombre de nouveaux entrants dans le secteur bancaire est également en hausse. En plus de l’assouplissement de la réglementation bancaire et des efforts visant à faciliter la croissance du secteur américain des cryptomonnaies, le rapport souligne que la majorité des demandes de nouvelles chartes bancaires proviennent désormais de fintechs et d’entreprises actives dans l’univers des stablecoins.

Selon l’approche réglementaire actuelle, l’activité de fusions et acquisitions devrait demeurer soutenue, conclut Fitch Ratings, « de nombreux acteurs du marché considérant l’environnement actuel comme une fenêtre d’opportunité limitée », avant que le pendule réglementaire ne reparte dans l’autre sens

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Le secteur bancaire mondial pourrait avoir atteint un sommet https://www.finance-investissement.com/nouvelles/le-secteur-bancaire-mondial-pourrait-avoir-atteint-un-sommet/ Thu, 05 Feb 2026 11:58:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112293 L’élan positif des notations devrait ralentir à mesure que la croissance s’essouffle et que les risques augmentent.

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À l’échelle mondiale, la performance financière du secteur bancaire pourrait avoir atteint, ou être sur le point d’atteindre, un sommet, et les perspectives de notation s’assombrissent également, selon Fitch Ratings.

Dans un rapport publié le 30 janvier, l’agence de notation indique que les relèvements de notation des banques ont dépassé les abaissements en 2025, et que cette tendance devrait se poursuivre cette année. Toutefois, l’élan positif en matière de notations devrait ralentir, à mesure que la croissance des bénéfices du secteur se modère et que les risques augmentent.

Au cours des deux dernières années, le secteur bancaire mondial a bénéficié de la hausse des taux d’intérêt, laquelle a soutenu une amélioration des performances financières. Les notations des banques ont également profité des relèvements de notations souveraines, souligne Fitch Ratings.

Cependant, ces facteurs favorables commencent à s’estomper.

« L’effet positif des taux d’intérêt plus élevés sur la rentabilité des banques est en train de s’atténuer dans la plupart des marchés », indique Fitch Ratings.

De plus, les perspectives de ralentissement de la croissance économique mondiale « pourraient également peser sur la croissance des prêts et la qualité des actifs en 2026 », ajoute l’agence. Les risques à la baisse sont eux aussi en hausse, notamment les risques géopolitiques, l’affaiblissement de la réglementation, l’exposition croissante à l’intelligence artificielle et aux cryptoactifs, ainsi que l’essor du crédit privé.

Dans ce contexte, l’agence de notation estime que ses perspectives pour le secteur bancaire mondial sont désormais relativement équilibrées entre perspectives positives et négatives.

Bien que les relèvements de notation devraient encore dépasser les abaissements en 2026, « le solde positif devrait être plus faible que ces dernières années, à mesure que les risques pesant sur la performance des banques s’accumulent », conclut Fitch Ratings.

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La concurrence bancaire s’intensifie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-concurrence-bancaire-sintensifie/ Mon, 02 Feb 2026 14:00:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112156 Alors que les consommateurs magasinent davantage.

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A quarter (24%) of Canadian residents reported opening a financial account at an institution other than their current bank in the past 12 months, according to a survey conducted in March 2025 by Environics Research. This represents an increase from 21% in the research firm’s two previous surveys and is the highest level observed in the survey’s 20-year history.

Among those who opened a new account with another financial institution, less than a third (29%) were « primary exchangers, » meaning they changed their primary financial institution within the past year. Conversely, the majority (71%) were « secondary exchangers, » having opened a new account without making that institution their primary bank.

The survey indicates that opening a new checking account can be a gateway to a broader business relationship. In fact, 25% of those who switched checking accounts also purchased other products from their new financial institution. Among these products, savings accounts were the most popular (56%), followed by credit cards (35%) and TFSAs (16%).

“It’s less about brand loyalty than it is about a mindset specific to the baby boomer generation,” says Heidi Wilson, vice president of financial services at Environics Research, in an interview. “[Consumers] want to optimize their financial lives and choose the best investment channel for them, whether it’s advisory services, self-directed investing, or everyday bank accounts.”

Reducing fees (27%) and receiving rewards (21%) were the main reasons cited for switching checking accounts in 2025. Next came convenience and recommendations from others (both at 14%).

Customers under 30 are more attracted to low-cost or no-cost offers, while financial institutions offering cash promotions are more appealing to those under 40.

Large banks have greater financial resources and can afford to attract customers with rewards such as technological gadgets, cash, and even gold, observes Heidi Wilson.

As 2026 approaches, banks will need to intensify their retention efforts, as the cost of acquiring a new customer is significantly higher than that of retaining an existing one, she emphasizes. « When a customer leaves, the institution loses a long-term revenue stream, including a source of low-cost funding for its loans, not to mention the reduced likelihood that this customer will purchase new products in the future. The risk is therefore considerable. »

Customers who switch institutions often show early warning signs of leaving. Initially, there may be a slight decrease in their account value when they transfer some of their funds to another bank to « test the waters. » Then, they may close an account with their current institution before leaving for good, explained Heidi Wilson. « This is a high-risk customer… what can be done to win them back? »

People aged 35 to 44 (5.8%) were the most likely to switch accounts, followed by those aged 25 to 34 (5.2%) and 45 to 54 (4.7%). Among the primary currency exchangers, 41% transferred all of their accounts, while 59% transferred only some of them.

The survey also shows that online account opening continues to grow: it represented 55% of all currency traders in 2025, compared to 22% in 2013. Conversely, the proportion of currency traders who opened an account in a physical branch fell to 31% last year, compared to 47% in 2013.

Changing automatic payroll deposits, closing accounts and opening new products used to be complicated, but it has become simpler thanks to online services, notes Heidi Wilson.

The survey was conducted among 45,000 Canadian adults in March 2025. The study, previously conducted twice a year, will switch to an annual schedule starting this year, with the next data collection scheduled for March.

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La Banque Laurentienne abandonne le service bancaire aux particuliers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-laurentienne-abandonne-le-service-bancaire-aux-particuliers/ Tue, 02 Dec 2025 13:41:58 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111390 Elle vend l’essentiel de ses activités à la Banque Fairstone et à la Banque Nationale.

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La Banque Laurentienne se retire des services bancaires aux particuliers et aux PME et limitera dorénavant ses activités au secteur commercial, incluant les activités de marchés des capitaux.

La Banque Fairstone achète ainsi 100 % des actions de la Banque Laurentienne au prix de 40,50 $ par action, ce qui inclut une prime d’environ 20 %, pour un total d’environ 1,9 milliard de dollars. De son côté, la Banque Nationale achète les portefeuilles des particuliers, des PME et des prêts syndiqués. La Caisse (CDPQ), qui détient 8 % des actions de la Banque Laurentienne, appuie l’opération.

La Banque Fairstone prend ainsi le contrôle de la Banque Laurentienne dans le but de créer un acteur qui regroupera les activités commerciales des deux organisations. La Banque Laurentienne conservera son image de marque et les clients commerciaux continueront d’être desservis par cette nouvelle mouture de la Banque Laurentienne.

La Banque Fairstone prévoit aussi conserver le siège social à Montréal et y intégrer son propre siège social, permettant de perpétuer un « héritage de plus de 175 ans », selon le communiqué émis par l’institution. Éric Provost continuera aussi d’assumer son rôle président et chef de la direction de la Banque Laurentienne. Il dirigera la mise en œuvre du plan de croissance stratégique.

« Nous considérons le Québec comme un marché clé et sommes ravis de continuer à établir notre présence grâce à l’expertise que nous acquérons auprès de la Banque Laurentienne, a déclaré Scott Wood, président et chef de la direction de la Banque Fairstone. Cette transaction renforce la position concurrentielle de la Banque Fairstone, diversifie les sources de revenus et élargit notre présence à l’échelle nationale dans le domaine du crédit. Il s’agit d’une avancée disciplinée qui s’inscrit parfaitement dans notre plan de création de valeur. »

Pour sa part, la Banque Nationale se porte acquéreur des prêts et dépôts des particuliers et des PME, ainsi que de certains fonds communs distribués par la Laurentienne. Les clients particuliers seront ainsi transférés à la Banque Nationale et conserveront leur accès aux services actuels le temps que les transferts soient complétés.

« Compte tenu de notre forte présence au Québec, cette transaction s’inscrit naturellement dans notre stratégie de croissance domestique, a déclaré Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale. Nous avons hâte d’accueillir les clients particuliers, les PME et les clients bénéficiant d’un prêt syndiqué de la Banque Laurentienne. Ils profiteront bientôt des services numériques de pointe de la Banque Nationale, d’une gamme élargie de produits financiers, ainsi que d’un accès à notre vaste réseau de succursales et à nos équipes spécialisées dans les services bancaires aux entreprises. »

La Banque Nationale ne récupère toutefois aucune succursale ni employé. L’ensemble des succursales seront ainsi fermées lorsque les portefeuilles auront été transférés. La fermeture des succursales entraînera des réaffectations ou la cessation d’emploi. Une fois les transactions finalisées, les employés de la Banque Laurentienne intéressés pourront poser leur candidature à des postes disponibles au sein de la Banque Nationale, mentionne-t-on.

La transaction devrait être complétée d’ici la fin de 2026, si toutes les approbations réglementaires sont obtenues.

Rappelons qu’en avril 2024, la Banque Laurentienne a vendu sa division de courtage de détail à service complet à iA Groupe financier.

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