Il faut se faire à l'idée que le virus de la COVID-19 va attaquer les finances publiques du Québec pendant plusieurs années.
Le premier trimestre de l'année financière en cours s'est soldé par un déficit d'environ 4,9 milliards de dollars (G$) pour l'État québécois, alors que la pandémie de COVID-19 a engendré d'importantes dépenses et fait plonger les revenus puisque l'économie tournait au ralenti.
Si la deuxième vague attendue de COVID-19 frappe fort cet automne, l'économie du Québec en subira le contrecoup, tout comme le trésor public.
Dans quelle mesure la pandémie a-t-elle ébranlé les objectifs énoncés par Québec ?
Après trois mois de lutte acharnée au virus de la COVID-19, les finances du Québec sont à sec.
Un plan de sauvetage de 1 milliard de dollars (G$) destiné aux PME, voilà ce qu'il faut pour relancer l'économie québécoise à très court terme, selon l'opposition officielle.
Présentement, elles sont plafonnées à 10 000 $.
Les six plus hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ont reporté une partie de leur rémunération dans le contexte de la COVID-19, mais trois d'entre eux, dont l'actuel président et chef de la direction Charles Émond, ont tout de même pu toucher divers paiements compensatoires l'an dernier.
Déposé il y a à peine deux mois, le budget 2020-2021 du Québec n'est déjà plus une feuille de route fiable pour le gouvernement.
Même si la pandémie de la COVID-19 fera renouer le Québec avec les déficits, cela ne devrait pas ébranler sa cote de crédit, du moins à court terme, estime l'une des principales agences de notation.