Caisse de dépôt et placement du Québec | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/caisse-de-depot-et-placement-du-quebec/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 06 May 2026 11:05:23 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Caisse de dépôt et placement du Québec | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/post_company/caisse-de-depot-et-placement-du-quebec/ 32 32 Impact des femmes en investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/impact-des-femmes-en-investissement/ Wed, 06 May 2026 11:05:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113746 Vers une finance plus résiliente et performante.

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La conférence « Femmes en investissement : la transformation du paysage financier », organisée par CFA Montréal le 30 avril 2026, a réuni des leaders féminines de l’industrie de la finance pour discuter des mutations du secteur et de la place des femmes dans un milieu où diversité et technologie redéfinissent les règles.

Julie-Andrée Côté, présidente du conseil d’administration de CFA Montréal, a d’abord rappelé la place croissante des femmes en finance et dans l’économie en général. « Bien que le nombre de femmes CEO ait grimpé à 8 % dans le S&P 500, c’est seulement en 2023 qu’il a surpassé celui des dirigeants prénommés John », a-t-elle souligné avec humour, rappelant le chemin qu’il reste à parcourir.

Animé par Sophie Lemieux, cheffe de la clientèle institutionnelle chez Fiera Capital, l’événement réunissait trois panélistes : Myriam Deslandes, vice-présidente (Stratégie, Exécution et Solutions de portefeuille) à la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) ; Anik Lanthier, associée et chef des investissements chez Richter ; et Roxanne Turcotte, première vice-présidente (Investissements inclusifs) à BDC Capital.

Quelles transformations profondes ?

Myriam Deslandes évoque un « changement de régime » depuis la pandémie, marqué par la volatilité des marchés, la concentration des gains, la dynamique des taux d’intérêt et de l’inflation, ainsi que les tensions géopolitiques. « En gestion de portefeuille, cela demande beaucoup plus d’agilité. Nous avons fait évoluer notre approche pour poser les bons diagnostics et miser sur des stratégies différentes. » Elle souligne un virage vers une gestion plus active et un meilleur encadrement de la prise de risque, soutenu par des investissements accrus en recherche.

De son côté, Anik Lanthier met en avant la démondialisation. Ce phénomène, alimenté par le protectionnisme, contribue à l’inflation et à une recentralisation des économies. « On dit souvent que la démondialisation mène à plus de démondialisation. » Elle identifie également l’intelligence artificielle (IA) comme un puissant facteur de transformation, à la fois créateur de perturbations à court terme et de gains d’efficacité à long terme. Elle souligne enfin la montée de la gestion passive. « Il faut retourner à 10 ans en arrière, dans l’ensemble des classes d’actif, pour voir de l’alpha positif. Tout le monde prend ce virage, mais cela modifie à terme la façon dont on justifie notre travail auprès des clients. »

Roxanne Turcotte croit qu’en capital de risque, le contexte géopolitique et la volatilité ont grandement affecté les entreprises. « On n’a pas eu le choix, de s’adapter, d’évaluer le risque, car les investissements sont basés sur les équipes dans lesquelles on investit et qui doivent être capables de naviguer dans cette volatilité. » Par exemple, quand un marché se ferme (comme celui des États-Unis), on doit être capables de se retourner vers d’autres marchés comme l’Europe et l’Asie. »

Elle insiste aussi sur l’importance de la diversité, qu’elle considère comme un levier de performance. « Ce n’est pas seulement une question d’équité, mais de richesse des perspectives dans les décisions. » Elle ajoute que l’IA représente un défi pour de nombreuses PME qui cherchent encore à l’intégrer efficacement à leurs opérations.

Transfert de richesse

Le transfert de richesse en cours, porté par les baby-boomers, constitue un autre enjeu majeur. « C’est le plus grand transfert de richesse de l’histoire », rappelle Anik Lanthier, qui observe des différences notables dans le rapport à l’argent entre les générations. « Autrefois, c’était le patriarche qui était en charge du patrimoine et les femmes étaient peu présentes. » Elle constate aujourd’hui que les femmes qui, statistiquement, vivent plus longtemps que les hommes, prennent davantage leur place, un phénomène appelé à croître selon elle et qui change la nature des rapports.

« C’est fini l’Elevator Pitch : les femmes prennent plus de temps pour analyser et comprendre les faits. » Elles accordent aussi une grande importance à l’aspect intergénérationnel, en impliquant leurs enfants tôt, à travers l’éducation financière. » Et contrairement aux hommes, elles cherchent, selon la panéliste de chez Richter, davantage à donner un sens à leur patrimoine. « Plutôt que de viser uniquement le rendement, elles veulent créer un impact durable, laisser un legs aligné avec leurs valeurs. »

Roxanne Turcotte, de BDC Capital, relève cette même préoccupation du côté de l’entrepreneure féminine. « Elles ont définitivement une sensibilité par rapport à la durabilité et à l’impact dans la façon dont elles se voient fonder ou même reprendre une entreprise. »

Quand on parle de diversité et d’inclusion, pour nous, c’est très important d’avoir des femmes à la table où se prennent des décisions importantes, car c’est prouvé que cela rehausse la performance », explique Myriam Deslandes, qui cite en appui une étude de la Harvard Business Review menée auprès de 150 entreprises. « L’étude concluait que d’avoir des femmes dans les équipes de direction rendait les organisations plus ouvertes au changement et moins enclines à une prise de risque excessive. »

« Il y a encore beaucoup de conseils où je suis la seule femme », fait remarquer Anik Lanthier. Même si elle constate des changements, il y a encore ce qu’elle appelle l’ancienne garde qui domine et la parité reste à faire. Elle constate aussi une vision féminine différente, mais prône une influence qui soit davantage douce qu’agressive. « Au début j’étais plutôt dans la ferme affirmation, mais ça passait moins bien. Je me concentre plus sur les faits. » Elle est d’avis que les femmes apportent de la résilience aux équipes, une façon de voir les choses qui couvre des angles morts.

Suivre le rythme technologique

La technologie, et en particulier l’IA, s’impose comme un enjeu central. « Nous voulons faire partie du virage, car la technologie est au service de l’analyste et du gestionnaire », explique Myriam Deslandes. Elle souligne la rapidité des évolutions technologiques qui pourraient transformer profondément le secteur à court terme.

Même son de cloche chez Richter, qui, aux dires d’Anik Lanthier, a pris le virage très tôt en ratissant large dans ses investissements en IA. « Plusieurs investissements ont été faits en Israël, en cybersécurité, en IA. On ne sait pas qui va dominer à la fin, donc on essaie de jouer large pour ne pas manquer cette thématique trop importante. »  En termes de gouvernance, comme l’entreprise possède des données clients confidentielles, elle précise que l’utilisation de l’IA est rigoureusement encadrée.

Roxanne Turcotte, de BDC Capital, rappelle quant à elle qu’il y a les entreprises qui œuvrent dans ce secteur et celles qui tentent d’intégrer l’IA à leurs opérations. « On investit dans les innovateurs, donc on doit nous aussi pouvoir être capables de les suivre, de comprendre ce qu’ils font, de travailler à la même vitesse qu’eux. »

Des conseils pour la relève ?

Pour Myriam Deslandes, les compétences humaines seront déterminantes dans un contexte d’accélération des connaissances. « L’esprit critique et la capacité de jugement seront essentiels : savoir questionner l’information et valider les sources. Est-ce que j’ai la bonne réponse ? Devrais-je creuser davantage ? »

Anik Lanthier est d’avis que les compétences transversales et relationnelles des individus seront davantage mises à profit, notamment par rapport à l’accompagnement d’un client. « Comment accompagner, par exemple, un entrepreneur qui vient de vendre son entreprise et qui a une fortune à gérer ? Le rôle d’aviseur va prendre d’autant plus d’ampleur et valoriser cette facette du travail. »

Roxanne Turcotte encourage les jeunes à multiplier les expériences et à sortir de leur zone de confort. Elle souligne que les femmes, en particulier, doivent dépasser le syndrome de l’imposteur. « C’est un métier d’apprentissage : il faut s’exposer à un maximum de situations et de perspectives. Ce que je dis souvent, c’est qu’on est dans un métier d’apprenti : un jeune, son rôle, c’est d’apprendre du plus grand nombre de situations, de secteurs, de personnes. »

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Nouvelle responsabilité pour les placements privés au Québec à La Caisse https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/nouvelle-responsabilite-pour-les-placements-prives-au-quebec-a-la-caisse/ Thu, 02 Apr 2026 12:00:49 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113126 NOUVELLES DU MONDE – Martin Lizotte est promu à ce poste après 15 ans au sein de l’institution.

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) a promu Martin Lizotte au poste de premier directeur, Placements privés pour le Québec. Il occupait auparavant le poste de directeur principal de ce service depuis son arrivée à La Caisse, en mars 2011.

Au fil de sa carrière, Martin Lizotte a développé une expertise en stratégie d’investissement, en fusions et acquisitions ainsi qu’en financement d’entreprises en croissance. À la Caisse, il a participé à plusieurs transactions importantes, comme l’acquisition de Plus Company (société mère de l’agence Cossette) par La Caisse et CVC Capital Partners en 2021, et siège aux conseils d’administration de plusieurs compagnies privées, dont Germain Hôtels et Levio.

Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en gestion avec spécialisation en finance de HEC Montréal, Martin Lizotte a occupé des fonctions en financement aux entreprises chez GE Capital avant de se joindre à La Caisse.

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La Caisse recrute la directrice financière du Cirque du Soleil https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/avis-de-nomination-developpement-des-affaires/la-caisse-recrute-la-directrice-financiere-du-cirque-du-soleil/ Wed, 01 Apr 2026 12:03:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113138 NOUVELLES DU MONDE – Emmanuelle Leclerc-Granger entrera en fonction le 13 avril.

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) nomme Emmanuelle Leclerc-Granger au poste de première vice-présidente et cheffe de la direction financière et des technologies de l’information. Elle intégrera le comité de direction et relèvera directement du président et chef de la direction de La Caisse, Charles Emond.

Dans ses nouvelles fonctions, Emmanuelle Leclerc-Granger sera responsable de la gestion financière globale, de la fiscalité internationale, de la trésorerie, des technologies de l’information, de la planification stratégique ainsi que de la communication avec les investisseurs.

Charles Emond a souligné qu’Emmanuelle Leclerc-Granger est reconnue pour sa capacité à mobiliser ses équipes dans des contextes de transformation. La gestionnaire a rejoint le Groupe Cirque du Soleil en 2016, où elle a occupé successivement les postes de contrôleur puis de cheffe de la direction financière à partir de 2021.

Elle y a été remarquée pour son leadership, tant dans les périodes de croissance que dans des contextes plus exigeants, indique la Caisse dans un communiqué. Elle a notamment participé au redressement des finances du groupe, qui avait dû suspendre ses spectacles durant la pandémie de la COVID-19. Auparavant, la gestionnaire avait œuvré pendant dix ans en audit et en services financiers auprès de multinationales au sein de la firme KPMG.

« Après plusieurs années exceptionnelles au sein du Cirque du Soleil, où j’ai eu le privilège de collaborer avec des équipes talentueuses et passionnées, je m’apprête à tourner une page importante de mon parcours professionnel. […] Je me réjouis de contribuer à la mission d’une organisation qui joue un rôle clé dans le développement du Québec et ses partenariats à travers le monde », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.

Titulaire d’un DESS en comptabilité publique de l’Université du Québec à Montréal et d’un baccalauréat en commerce avec spécialisation en comptabilité de l’université Mc Gill, Emmanuelle Leclerc-Granger détient le titre de CPA.

Avec cette nomination, elle deviendra la cinquième femme à siéger au comité de direction de La Caisse, qui compte actuellement 11 membres, dont Sarah-Émilie Bouchard, Rana Ghorayeb, Ève Giard et Kim Thomassin, selon le site de La Caisse.

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La Caisse sous son indice en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-sous-son-indice-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 18:49:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112730 Son rendement est de 9,3 % inférieur au portefeuille de référence, malgré une surperformance à long terme.

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La Caisse a généré un rendement de 9,3 % en 2025, inférieur à l’indice de référence auquel elle se compare.

Ce portefeuille de référence a enregistré un rendement de 10,9 % en 2025, selon les résultats de la Caisse dévoilés le 25 février.

Le rendement du bas de laine des Québécois se trouve ainsi sous son indice de référence dans la plupart de ses classes d’actifs en 2025.

Les marchés boursiers, les placements privés, l’immobilier et les infrastructures ont tous affiché une progression inférieure à leur indice de référence en 2025. Les obligations ont fait bande à part, en surpassant l’indice.

« Oui, ça saisit quand on le regarde, admet le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse. On voit qu’on n’est pas les seuls (régimes de retraite dans cette situation). »

« Au niveau de la valeur ajoutée négative, je ne suis pas du tout préoccupé », enchaîne-t-il.

La Caisse doit diversifier son portefeuille pour réduire son risque et passer à travers les différents cycles du marché, souligne Charles Emond. « Ça, c’est ce qu’on vise pour que les régimes restent en santé chaque année. »

Il donne l’exemple des investissements historiques pour les producteurs d’énergie, en raison de l’engouement pour l’intelligence artificielle. Cette tendance a soutenu les rendements de l’indice de référence en infrastructure.

Or, le portefeuille de la Caisse est plus diversifié dans le but de réduire sa volatilité, explique le PDG.

La Caisse a surpassé son indice sur un horizon de cinq ans et dix ans. Sur cinq ans, l’institution a obtenu un rendement annuel de 6,5 %, comparativement à 6,2 % pour l’indice. Sur dix ans, le rendement annuel a atteint 7,2 %, mieux que l’indice à 6,9 %.

Le portefeuille immobilier a continué de traîner de la patte. Il a affiché un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice.

Charles Emond répond que l’industrie « est en transition profonde » depuis cinq ans. Il souligne que la Caisse a fait des changements de près de 50 milliards de dollars (G$) à son portefeuille pour s’adapter.

La Caisse a également cessé d’être un gestionnaire de propriétés, « un tout autre métier qu’être investisseur ». L’intégration de la filiale immobilière Ivanhoé Cambridge est également terminée.

« Maintenant que c’est intégré, c’était notre première année en 2025. Ce que je voulais voir, c’est des progrès et on l’a constaté », affirme le PDG.

Les charges d’exploitation de la Caisse ont diminué en 2025 pour s’établir à 0,21 %. Ce ratio a été de 0,23 % en 2024 et de 0,26 % en 2023.

Au 31 décembre 2025, son actif sous gestion a atteint 517 G$.

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Rose des Vents : une boussole pour la finance durable https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/rose-des-vents-une-boussole-pour-la-finance-durable/ Mon, 29 Sep 2025 10:23:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110053 FORUM FINTECH – Mère et entrepreneure : le double défi d’Odrey Robillard

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Lancée en septembre 2024, l’entreprise Rose des Vents incarne la volonté de redonner du sens à la finance. Portée par l’une des participantes au parcours ElleFintech de Finance Montréal, la jeune entreprise de conseil conjugue stratégie ESG (environnemental, social et de gouvernance), engagement communautaire et entrepreneuriat au féminin.

C’est pendant son deuxième congé de maternité que l’idée de créer Rose des Vents a germé dans l’esprit d’Odrey Robillard. Pour elle, c’était l’occasion rêvée de prendre un pas de recul face au milieu de la finance et de réfléchir à la façon de maximiser son impact professionnel dans un monde en profonde transformation.

Alors que les indices ESG sont bousculés et que plusieurs organisations revoient leurs politiques, réorienter sa carrière dans ce secteur pouvait sembler audacieux.

« Ce n’est pas un contexte facile pour lancer une entreprise, surtout en finance durable, où certains termes comme ESG sont devenus polarisants. Mais justement, c’était le bon moment », affirme Odrey Robillard.

Diplômée en finance de l’Université de Sherbrooke, ses premiers entretiens d’embauche dans le secteur bancaire lui font prendre conscience d’un écart entre ses valeurs et celles du secteur bancaire. Elle quitte alors les processus de recrutement pour s’inscrire à une maîtrise en environnement, un virage déterminant.

De retour au Québec après un séjour en France, elle débute sa carrière au Groupe d’Investissement responsable (GIR), une PME qui exerce les droits de vote pour le compte de grandes organisations, puis rejoint en 2015 la première équipe en investissement responsable formée par la Caisse de dépôt et placement du Québec.

« C’était un moment fondateur. La Caisse est un bijou qu’on connaît mal au Québec. Elle a pris un réel leadership sur la finance durable à partir de 2017, notamment avec sa stratégie climatique », se souvient-elle.

En 2019, elle intègre le Fonds de solidarité FTQ, qui cherchait alors à structurer sa propre approche d’investissement responsable. Elle contribue à bâtir une équipe et à tisser des liens avec les entrepreneurs du Québec. Elle y occupera le poste de directrice du développement durable, placements privés et investissements d’impact pendant deux ans.

De l’intrapreneuriat à l’entrepreneuriat

Au fil du temps, Odrey Robillard ressent les limites du cadre organisationnel. « Quand on travaille dans une grande structure, il y a des balises. On ne peut pas toujours connecter les acteurs entre eux ou initier des projets plus risqués », explique-t-elle. Le désir d’entreprendre prend le dessus. « Je me suis toujours définie comme une intrapreneure. Mais au fond, je suis une entrepreneure : j’ai la vision, la capacité de faire arriver les choses et l’envie de tracer ma propre feuille de route. »

Plutôt que de sauter dans le vide, elle prépare soigneusement sa transition. Elle constitue un fonds de prévoyance pour assumer quelques mois sans revenus. Son premier mandat arrive en 2024 grâce à son implication au sein du conseil d’administration d’une fondation. Ce mandat à temps partiel lui permet de poser les premiers jalons de son entreprise : recherche de nom, identité de marque, site web, etc. tout se fait pas à pas, avec l’aide de coachs et mentors.

Le programme d’accélération ElleFintech, chapeauté par Finance Montréal, joue un rôle déterminant dans le déploiement de Rose des Vents. L’entrepreneure y bénéficie d’un encadrement personnalisé pour structurer son argumentaire, rencontre d’autres entrepreneures et se rapproche de l’écosystème fintech de la métropole. Cerise sur le gâteau : elle signera prochainement un bail dans la nouvelle phase d’expansion des bureaux de Finance Montréal à la Place Ville-Marie. « Jamais je n’aurais pensé avoir un bureau au cœur du quartier financier. C’est à la fois symbolique et motivant », confie-t-elle.

Pour l’instant, Rose des Vents est une entreprise de service-conseil. Mais l’aspect technologique pourrait évoluer. L’intégration d’outils d’intelligence artificielle pour mieux traiter les enjeux ESG fait partie des pistes explorées.

Briser les barrières et inspirer

Être entrepreneure et mère de deux jeunes enfants est un double rôle exigeant. Odrey Robillard souligne l’importance d’une bonne organisation, d’un réseau de soutien… et d’un partenaire engagé. « Mon conjoint me pousse depuis trois ans à lancer mon entreprise. Il m’appuie à 100 % et prend en charge beaucoup de choses à la maison. »

Le rythme est intense : journées longues, soirées prolongées après le coucher des enfants, mais les priorités restent claires. « Avoir du temps de qualité avec mes enfants est non négociable. Je suis présente pour eux tous les soirs et toutes les fins de semaine », dit-elle. Pour préserver cet équilibre, elle s’apprête à ouvrir un premier poste dans son entreprise, signe d’une croissance rapide et d’un besoin urgent de déléguer.

Être une femme entrepreneure dans le secteur fintech n’est pas sans défis. « Il faut toujours établir sa crédibilité. Et quand tu es jeune et que tu arrives dans un comité d’investissement, tu es encore trop souvent la seule femme autour de la table », évoque-t-elle.

Elle insiste sur l’importance d’avoir plus de modèles variés, notamment pour les femmes qui jonglent entre famille et ambition professionnelle. Elle appelle aussi les employeurs des conjoints à soutenir davantage l’implication des hommes dans la vie familiale.

Malgré les obstacles, elle garde le cap. « Ce qu’il faut, c’est de la détermination, de l’endurance… et un peu de naïveté », dit-elle en riant. Rose des Vents repose sur cinq valeurs clés : espoir, détermination, audace, réciprocité et excellence. Autant de boussoles pour orienter sa trajectoire dans un secteur en pleine mutation.

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La CDPQ achètera l’entreprise Edify https://www.finance-investissement.com/nouvelles/developpement-des-affaires/la-cdpq-achetera-lentreprise-edify/ Mon, 22 Sep 2025 19:21:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109948 Cette société est spécialisée dans les énergies renouvelables.

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Le groupe mondial d’investissement La Caisse a signé une entente pour l’acquisition d’Edify, une entreprise australienne spécialisée dans les énergies renouvelables et le stockage d’énergie par batteries.

Les deux entreprises affirment qu’une fois finalisée, la transaction, combinée à un financement additionnel en capitaux propres, devrait représenter un investissement d’environ 1 milliard $.

Cet investissement financera l’acquisition d’Edify et fournira des capitaux propres pour financer deux projets hybrides prêts à construire combinant la production solaire et le stockage d’énergie par batteries.

L’entente soutiendra également le portefeuille de projets hybrides et de stockage d’énergie par batteries de l’entreprise.

Emmanuel Jaclot, premier vice-président et chef pour les Infrastructures et Investissement durable à La Caisse, affirme qu’Edify accélérera la réalisation de projets d’énergies renouvelables et de stockage d’énergie à grande échelle qui renforcent le réseau électrique et favorisent la décarbonation.

La Caisse, anciennement CDPQ, affichait un actif net totalisant 496 milliards de dollars en date du 30 juin.

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La CDPQ affiche un rendement de 4,6 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-cdpq-affiche-un-rendement-de-46/ Tue, 12 Aug 2025 18:14:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109002 Mais l’avenir reste incertain.

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a enregistré un rendement de 4,6 % au cours des six premiers mois de l’année, mais ses dirigeants ont mis la table pour des mois plus incertains.

Le bas de laine surpasse ainsi son indice de référence, qui a progressé de 4,3 %, selon ses résultats financiers de mi-année publiés mardi. Sur cinq ans, le rendement moyen a atteint 7,7 %, comparativement à 6,6 % pour son indice de référence.

Malgré des rendements positifs, le président et chef de la direction, Charles Emond, a souligné que l’environnement demeurait incertain pour les investisseurs.

« Je vous dirais qu’il y a plus de risques à la baisse qu’à la hausse, a prévenu Charles Emond, en conférence de presse, mardi, pour discuter des résultats de mi-année de la Caisse. Ça nous invite à la prudence dans ce contexte-là. »

Les effets des politiques protectionnistes du président américain, Donald Trump, ne se sont pas fait pleinement sentir, selon lui.

Il a expliqué que les droits de douane américains auraient pour effet de ralentir l’économie américaine, tout en augmentant les prix. La Réserve fédérale (Fed) pourrait ainsi se trouver face à un dilemme entre réduire les taux pour stimuler l’économie ou les hausser pour contrer l’inflation.

La première moitié d’année n’a pas été de tout repos pour les investisseurs boursiers. Les tensions commerciales entre les États-Unis et leurs principaux partenaires commerciaux ont provoqué des soubresauts en Bourse. « Avril a d’ailleurs été le septième mois le plus volatil de l’histoire », a souligné le chef des marchés liquides, Vincent Delisle.

La Caisse a surpassé son indice de référence pour les actions et les revenus fixes. Le portefeuille immobilier continue toutefois de tirer de la patte avec un rendement de 0,1 % en six mois, contre 1,2 % pour l’indice de référence. Sur cinq ans, le portefeuille stagne avec un rendement annuel de 0,3 %, légèrement inférieur à l’indice à 0,4 %.

La Caisse a souffert de sa concentration dans certains marchés de bureaux aux États-Unis, où le télétravail est plus courant qu’en Europe.

L’année 2025 est une année de « transition », a défendu Charles Emond. « On voit quand même que les employeurs veulent rappeler leurs employés, a-t-il indiqué. Donc, ça nous encourage. On voit aussi les taux d’occupation qui s’améliorent à New York, entre autres. »

L’actif de la Caisse a progressé de 23 milliards de dollars (G$) au cours des six premiers mois de l’année pour s’établir à 496 G$.

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La CDPQ partie prenante de « l’économie du génocide » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-cdpq-partie-prenante-de-leconomie-du-genocide/ Mon, 07 Jul 2025 11:20:06 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108360 Selon un rapport de l’ONU.

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La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) est visée par un rapport de l’Organisation des Nations unies (ONU), qui accuse le bas de laine des Québécois de participer à « l’économie du génocide » à Gaza.

La Caisse a investi 9,6 milliards de dollars (G$) dans des entreprises qui profiteraient du conflit israélo-palestinien pour s’enrichir, allègue la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de la personne dans les territoires palestiniens, Francesca Albanese, dans son rapport intitulé « De l’économie d’occupation à l’économie de génocide », dévoilé jeudi.

Francesca Albanese accuse 48 d’entreprises de profiter financièrement du conflit, en fournissant du matériel militaire ou en achetant des obligations du gouvernement israélien.

« On doit arrêter tout ça, a plaidé en français Francesca Albanese, en conférence de presse diffusée en ligne. Les profits que ces compagnies sont en train de faire sont la mesure de leur implication dans ce génocide. C’est une économie qui soutient Israël. Au lieu de la sanctionner, on est en train de la soutenir. »

Elle recommande un embargo sur la vente d’armes à Israël. « Il est temps que les entreprises coupent les liens avec Israël, a ajouté Francesca Albanese dans une autre réponse en anglais. Le fait de s’engager dans quelque chose qui génère des gains économiques et des profits est problématique. »

Dans le rapport, la Caisse est visée plus spécifiquement, car ses investissements dans trois entreprises ciblées ont augmenté de 2023 à 2024. Le rapport dénonce que l’institution détient des actions de ces entreprises, « malgré sa politique d’investissement responsable et des droits de la personne ».

Le rapport cite l’exemple de l’investissement dans Lockheed Martin, qui a triplé de 2023 à 2024. Le rapport accuse la société américaine de profiter de la vente de ses avions militaires à Israël.

« Après le mois d’octobre 2023, les F-35 et les F-16 ont joué un rôle essentiel pour doter Israël d’une puissance aérienne sans précédent, lui permettant de larguer environ 85 000 tonnes de bombes, dont la plupart non guidées, tuant et blessant plus de 179 411 Palestiniens et ravageant Gaza. »

Lockheed Martin affirme qu’elle est « fier du rôle central qu’elle a joué pour assurer la sécurité de l’État d’Israël », sur son site web.

Dans une déclaration écrite, la Caisse a pour sa part rejeté « fermement les allégations selon lesquelles elle pourrait faciliter ou encourager des crimes internationaux par le biais de ses investissements ».

« Des allégations et faits doivent être rectifiés. D’une part, les investissements dans les compagnies mentionnées ne sont pas, pour la majorité, gérés par la Caisse directement. Ils sont gérés par des intermédiaires ou détenus à travers des produits standards offerts à l’ensemble des investisseurs. D’autre part, la Caisse détient une infime partie d’actions dans ces compagnies, ce qui limite sa capacité à les influencer directement », a ajouté la CDPQ.

« La Caisse tient enfin à rappeler qu’elle a aussi cessé tout nouvel engagement en Israël et dans le Territoire palestinien occupé. »

En mai, le président et chef de la direction, Charles Emond, avait dit en commission parlementaire que la situation n’était pas « blanc ou noir » lorsqu’on investissait dans le secteur de la défense.

Il avait aussi mentionné que certains investissements de la Caisse n’étaient pas liés à une décision d’investir directement dans l’entreprise, mais qu’ils étaient plutôt détenus de manière passive, en reproduisant un indice boursier.

« Dans le cas de Lockheed Martin, on pourrait amener le point également que c’est la même entreprise qui fabrique des équipements qui sont fournis par d’autres gouvernements, américain ou autres, au niveau de l’OTAN, pour défendre l’Ukraine, notamment », avait indiqué le patron de la Caisse.

La Caisse ne doit pas « regarder ailleurs »

Le rapport est « très important », car il illustre comment le système économique a tiré profit de l’intervention militaire israélienne, a souligné le porte-parole de la Coalition du Québec urgence Palestine, Raymond Legault, en entrevue.

Il demande à la Caisse de se départir de ses investissements dans des entreprises qui tirent des profits de « cette situation génocidaire ».

« On ne peut pas regarder ailleurs et dire que, finalement, nos investissements dans ces compagnies-là n’ont aucun rapport avec les crimes qui sont en train d’être commis », a déploré Raymond Legault.

L’exposition de la Caisse serait encore plus grande que les 9,6 G$ identifiés dans le rapport de l’ONU, a avancé Raymond Legault. La rapporteuse a, elle-même, reconnu que la liste des entreprises visées n’était pas exhaustive.

La Coalition du Québec urgence Palestine estime que la Caisse a investi près de 27,4 G$ dans des entreprises qui tirent profit des actions militaires d’Israël.

Au moment où l’augmentation des dépenses militaires est une priorité du gouvernement Carney, Raymond Legault s’inquiète de voir des entreprises du secteur de la défense, qui brassent des affaires avec le gouvernement israélien, en profiter.

« Il n’y a aucune indication de la part de nos gouvernements, ni du gouvernement canadien ni le gouvernement québécois, d’une volonté réelle de se dissocier de leur appui indéfectible à Israël jusqu’à maintenant. »

La CDPQ se défend

La CDPQ réfute fermement ces accusations, qu’elle estime devoir rectifier. Elle précise ainsi que les compagnies mentionnées dans le rapport de la Rapporteuse spéciale Francesca Albanese ne représentent qu’une part minoritaire de son portefeuille d’investissements.

Par ailleurs, rappelle la CDPQ ces placements sont gérés par des intermédiaires ou détenus à travers des produits standards offerts à l’ensemble des investisseurs.

L’organisme ajoute également que sa participation dans la majorité de ces compagnies est infirme (moins de 0,1% dans la majorité des cas), ce qui limite sa capacité à les influencer directement.

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La CDPQ veut soutenir les efforts de décarbonation https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-cdpq-veut-soutenir-les-efforts-de-decarbonation/ Wed, 25 Jun 2025 11:45:07 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108149 Elle annonce des investissements de 400 milliards de dollars à cet effet.

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Bien que les stratégies d’investissement responsable connaissent un certain recul à l’échelle mondiale, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) maintient le cap. Après avoir verdi son portefeuille d’investissement, elle se donne maintenant pour mission de soutenir les entreprises dans leurs efforts de décarbonation. Et pour cela, elle ne fait pas les choses à moitié. En effet, elle projette d’atteindre 400milliards de dollars (G$) d’investissements en action climatique d’ici 2030.

La CDPQ vient de rendre publique sa stratégie climatique2025-2030. Pour rappel, à la fin de 2024, le groupe mondial d’investissement avait dépassé ses cibles climatiques fixées en 2017 et rehaussées en 2021. Grâce à la décarbonation de son portefeuille, la CDPQ a réussi à réduire son empreinte carbone de près de 50%. En comparaison, l’empreinte carbone de la planète a augmenté de 6%.

Alors que près de 85% de l’actif total du groupe est constitué d’actifs à faibles ou nulles émissions, Charles Emond, président-directeur général de la CDPQ, estime avoir atteint les limites de ce levier, comme il le confie à La Presse. Il pense donc que le moment est venu d’adopter une nouvelle stratégie climatique: soutenir les entreprises qui veulent suivre leur exemple.

« Depuis 2017, notre approche en matière de climat a porté ses fruits: notre portefeuille s’est décarboné plus rapidement qu’anticipé. Notre cible vise des investissements orientés vers l’avenir qui nous positionneront favorablement vers notre objectif d’un portefeuille net-zéro d’ici 2050. En accompagnant activement les entreprises dans l’intégration des enjeux climatiques dans leur modèle d’affaires, nous mettrons à profit l’expertise et l’engagement de nos équipes pour accélérer la transition au Québec et dans le reste du monde », explique Bertrand Millot, Chef de l’investissement durable de La CDPQ.

Cette nouvelle approche s’articule autour de deux axes:

  • investir dans des entreprises engagées dans la décarbonation de leurs activités : la CDPQ accompagnera ainsi les sociétés dans l’atteinte de leurs cibles ;
  • et soutenir le développement de solutions climatiques orientées vers l’avenir : la CDPQ
    • soutiendra les sociétés qui offrent des solutions pour remplacer les énergies fossiles ;
    • mais aussi celles qui visent la capture du carbone ou sa réduction dans la nature ;
    • investira dans des secteurs qui permettent de renforcer la protection des communautés contre les changements climatiques ;
    • et investira dans les produits et services incluant des biens intangibles comme des logiciels ou de la propriété intellectuelle, et qui jouent un rôle clé dans l’atteinte des objectifs de transition vers une économie durable, résiliente ou à faibles émissions de carbone.

D’ici les cinq prochaines années, la CDPQ engagera 400G$ pour appuyer les entreprises qui se sont dotées « d’un plan précis de décarbonation, certifié et approuvé », ainsi qu’à des technologies, services et infrastructures contribuant concrètement à la transition vers une économie sobre en carbone.

« Aujourd’hui, nous réaffirmons nos convictions en matière d’investissement durable, car elles sont au cœur de notre responsabilité fiduciaire. Nous démontrons encore plus d’ambitionen allant au-delà du calcul des émissions carbone de notre portefeuille, pour travailler encore davantage à la transition de l’économie réelle en favorisant la mise en place de plans de décarbonation clairs et crédibles au sein des sociétés dans lesquelles nous sommes investis, dans tous les secteurs de l’économie. Nous le faisons à la fois dans un esprit de création de valeur à long terme et de saine gestion des risques pour nos déposants », commente Charles Emond par voie de communiqué.

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La CDPQ perd son premier vice-président et chef https://www.finance-investissement.com/outils_/avis-de-nomination/la-cdpq-perd-son-premier-vice-president-et-chef/ Tue, 03 Jun 2025 11:08:57 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=107726 NOUVELLES DU MONDE - Marc-André Blanchard a été nommé Chef de cabinet auprès du premier ministre du Canada.

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Marc-André Blanchard quitte son poste de premier vice-président et chef à la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) pour devenir Chef de cabinet auprès du premier ministre du Canada, Mark Carney.

« La CDPQ est une organisation exceptionnelle, et ça a été un honneur de servir le Québec et les six millions de Québécois qu’elle représente. Je quitte une équipe forte, engagée et innovante qui saura continuer à rehausser la barre et faire rayonner la CDPQ sur la scène internationale. Répondre à l’appel de servir mon pays est une décision que j’accueille avec humilité et enthousiasme », affirme Marc-André Blanchard.

Ancien ambassadeur du Canada aux Nations Unies et dirigeant respecté du secteur privé, Marc-André Blanchard est entré au service de la CDPQ en 2020. Sous sa direction, la CDPQ a mis sur pied le groupe CDPQ Mondial. Le but de ce groupe est de soutenir les équipes d’investissement sur le terrain en s’appuyant sur des relations stratégiques avec les gouvernements et partenaires à travers le monde. Le groupe épaule également les entreprises de la province dans leur expansion à l’international.

En 2022, Marc-André Blanchard a pris la tête de l’équipe Investissement durable. La CDPQ a alors adopté une approche plus ambitieuse en matière de transition énergétique et a participé activement aux plus grands forums mondiaux.

Résultats, la CDPQ a dépassé ses cibles climatiques, mais elle a également été reconnue comme le premier fonds de pension au monde en matière de gouvernance, de durabilité et de résilience par le Global SWF.

« Marc-André aura définitivement laissé sa marque à la CDPQ. Grâce à son leadership, nous sommes passés d’une organisation présente dans le monde à une organisation véritablement unie et reconnue mondialement. De plus, nous avons rehaussé notre ambition en matière d’investissement durable, qui est désormais une signature de l’institution. Marc-André a toujours été animé par une volonté profonde de servir le public, et nous le remercions pour sa grande contribution à la CDPQ ainsi que pour l’équipe chevronnée qu’il a bâtie. Nous lui souhaitons autant de succès dans ses nouvelles fonctions », souligne Charles Emond, président et chef de la direction de la CDPQ.

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