Jeune professionnelle souriante travaillant à son bureau, consultant des documents financiers avec une calculatrice et un ordinateur portable.
Liubomyr Vorona / iStock

L’entreprise de gestion de la relation client (CRM) Maximizer, établie à Vancouver, a lancé en février la version française de son édition destinée aux services financiers.

Le logiciel cible principalement les secteurs de la gestion de patrimoine et de l’assurance, souligne Mike Curliss, président de Maximizer, en entrevue. Il a fallu environ six mois à l’équipe pour traduire l’ensemble de l’interface utilisateur et former du personnel de soutien à la clientèle francophone.

« Nous avons des clients comme Richardson Wealth et iA Groupe financier ; ces organisations exercent leurs activités au Québec. Nous voulons nous assurer qu’elles disposent d’un CRM qu’elles peuvent utiliser dans leur deuxième plus grande province », explique Mike Curliss.

L’assistant d’intelligence artificielle (IA) du logiciel, IQ Boost, est également offert en français grâce à cette mise à jour. Il peut analyser les dossiers clients afin de résumer des renseignements tels que les placements détenus et les polices d’assurance, ce qui aide les conseillers à se préparer pour leur prochaine rencontre.

Mike Curliss souligne que si certains fournisseurs de logiciels américains cherchent à pénétrer le marché canadien, plusieurs de leurs produits ne proposent ni interface bilingue ni serveurs situés au Canada.

« Les entreprises canadiennes sont très préoccupées par la souveraineté des données : où vont leurs données et quelle quantité d’information, parfois de nature exclusive, est transmise », observe-t-il.

Maximizer utilise des centres de données situés au Canada, et les renseignements personnels des clients ne quittent jamais la firme de gestion de patrimoine, précise-t-il. Par ailleurs, IQ Boost est entraîné à partir de données anonymisées.

Selon lui, offrir une version française du logiciel contribue également aux efforts de conformité en veillant à ce que les données soient bien saisies dans le CRM. Par exemple, si des conseillers francophones sont frustrés par un logiciel offert uniquement en anglais, ils pourraient conserver les dossiers clients ailleurs, ce qui complique les vérifications et la démonstration du respect des exigences relatives à la connaissance du client.

« Lorsque tout le reste de la journée de travail se déroule en français, le CRM ne devrait pas faire exception. Éliminer cette friction permet réellement à la technologie d’être utilisée », continue Mike Curliss.

Pour l’instant, le CRM doit être installé soit en anglais, soit en français, mais une prochaine mise à jour permettra aux utilisateurs de passer d’une langue à l’autre, précise-t-il. Il souhaite également que Maximizer ouvre un bureau au Québec lorsque la situation financière de l’entreprise le permettra.