Une source clé de pressions inflationnistes, la croissance des salaires, semble ralentir partout en Europe, selon de nouvelles données publiées par la Banque centrale européenne (BCE).
L’indicateur salarial de la banque, qui ne constitue pas une prévision, mais reflète les données disponibles sur les conventions collectives en vigueur, montre que la croissance des salaires négociés (corrigée pour exclure les paiements ponctuels, comme les rappels de salaire, et les primes) s’est établie à 3,2 % en 2025 et ralentira à 2,3 % en 2026.
Sur une base trimestrielle pour 2026, l’indicateur global de la BCE prévoit une croissance salariale de 2 % au premier trimestre, 2,1 % au deuxième, 2,5 % au troisième et 2,7 % au quatrième trimestre.
« La remontée du profil salarial au fil de l’année est liée à la dissipation de l’effet mécanique à la baisse causé par d’importants paiements ponctuels versés en 2024, mais absents en 2025 », précise la BCE.
En examinant les salaires sans lissage, la BCE indique que la croissance atteindra 3 % cette année, avant de ralentir à 2,7 % en 2026 (3,1 % au premier trimestre, 2,5 % au deuxième, 2,4 % au troisième et 2,7 % au quatrième).
Ces données suggèrent une perspective plus stable et moins volatile de la croissance des salaires négociés en 2026, comparativement aux années précédentes, conclut la BCE.