Pour de nombreux Canadiens, les dépenses consacrées au bien-être personnel empiètent sur les budgets destinés aux besoins essentiels du quotidien, selon un sondage de Léger réalisé pour le compte de Capital One Canada.
Plus de deux Canadiens sur cinq (43 %) ont indiqué que leurs dépenses en produits et services liées au bien-être exercent une pression sur leur budget. Dans le même temps, la même proportion de répondants a déclaré limiter ses dépenses en matière de bien-être personnel, comme les abonnements à des centres d’entraînement, les applications de mieux-être ou les activités sociales.
« Le bien-être financier est indissociable du bien-être personnel, souligne Becca Mintz, vice-présidente et cheffe du crédit et des données chez Capital One, en entrevue avec Advisor.ca. On peut avoir l’impression qu’il faut choisir entre les deux, alors qu’en réalité ils sont profondément interreliés. »
La capacité de consacrer de l’argent au bien-être varie selon l’âge. Parmi les personnes âgées de 18 à 24 ans, 55 % ont indiqué avoir de la difficulté à prioriser leur bien-être. Pourtant, ce groupe d’âge arrive en tête pour ce qui est des dépenses dans ce domaine : 13 % d’entre eux dépensent plus de 1 000 $ par année en abonnements liés à un mode de vie actif, soit quatre fois plus que chez les personnes âgées de 55 ans et plus.
Toutefois, il n’est pas nécessaire de dépenser beaucoup pour atteindre des objectifs de bien-être, souligne Becca Mintz. Par exemple, la course à pied ou l’exercice à l’extérieur peuvent coûter beaucoup moins cher que l’achat d’équipement pour des sports comme le hockey.
Les personnes un peu plus âgées, celles de 25 à 34 ans, sont les plus susceptibles de remplacer des dépenses essentielles par des dépenses liées au bien-être : 31 % des répondants de ce groupe ont déclaré avoir fait ce choix.
Établir un budget consacré au bien-être et s’y tenir peut aider les gens à se sentir davantage en contrôle, souligne Becca Mintz. Il est important que ces dépenses ne prennent pas le pas sur des besoins fondamentaux comme le paiement du loyer ou qu’elles n’aient pas d’incidence négative sur la cote de crédit.
« Il se peut que certaines personnes justifient des achats en les qualifiant de dépenses liées au bien-être, alors qu’en réalité il s’agit de dépenses qui dépassent leurs moyens », ajoute-t-elle.
Le sondage révèle également que 24 % des Canadiens ont été contraints de réduire leurs abonnements liés au bien-être en raison des coûts. Les personnes âgées de 18 à 34 ans (44 %) étaient plus de deux fois plus nombreuses que celles de 35 ans et plus (18 %) à avoir dû le faire.
Le sondage a été réalisé à l’aide du panel LEO de Léger du 12 au 15 décembre 2025 auprès de 1 519 adultes canadiens. Les résultats ont été pondérés selon le genre, l’âge, la région, le niveau de scolarité et la langue.