La Banque mondiale prévoit même que cette montée devrait continuer pour s’établir à 3,4% en 2015 et 3,5% en 2016.
L’accélération initiale tiendra pour beaucoup à une reprise de la croissance dans les pays à revenu élevé qui, « après des années de léthargie, voire de récession, semblent enfin émerger de la crise financière mondiale », indique le rapport.
Dans les trois principales économies à revenu élevé (États-Unis, zone euro et Japon), c’est aux États-Unis, où le PIB s’accroît depuis 10 trimestres, que la reprise est la plus nette.
Dans la zone euro, la croissance est redevenue positive au cours du deuxième trimestre de 2013, mais elle s’est ralentie au troisième trimestre et devrait rester hésitante dans les trimestres à venir avant que la reprise se confirme.
Au Japon, un train de mesures de relance budgétaire et monétaire est à l’origine d’une solide reprise conjoncturelle. Afin d’être durable, ce rebond devra néanmoins s’accompagner de réformes structurelles.
Les pays en voie de développement solidifient leur croissance
Malgré une croissance relativement faible en 2013 dans les pays en développement, où elle s’est établie à 4,8 %, elle s’est raffermie ces derniers mois en partie sous l’effet du renforcement de la croissance dans les pays à revenu élevé, mais aussi du rebond des grands pays à revenu intermédiaire, comme l’Inde et la Chine.
Globalement, les pays en développement devraient connaître une croissance de 5,3 %.
« Ces taux sont certes inférieurs d’environ 2,2 points à ceux qui prévalaient pendant la période d’expansion rapide avant la crise, mais le ralentissement de la croissance n’est pas source d’inquiétude », stipule le document de la Banque Mondiale.
L’effet du « tapering »
Cette année marque le début du retrait des mesures d’assouplissement quantitatif aux États-Unis. Selon le scénario le plus probable, cette réduction s’effectuera d’une façon relativement ordonnée et les taux d’intérêt à l’échelle mondiale n’augmenteront que lentement pour atteindre 3,6 % seulement d’ici le milieu de l’année 2016.
« L’impact d’un durcissement ordonné des conditions financières sur les investissements et la croissance dans les pays en développement devrait être modeste et se traduire par un fléchissement des entrées de capitaux qui passeraient d’environ 4,6 % du PIB de ces pays en 2013 à 4,1 % en 2016 », prévoit la Banque mondiale.
« À ce jour, le retrait progressif des mesures d’assouplissement quantitatif s’est déroulé en douceur, mais, si les taux d’intérêt devaient augmenter trop rapidement, les entrées de capitaux dans les pays en développement pourraient chuter de 50 % ou plus pendant plusieurs mois et peut-être plonger certains des pays les plus vulnérables dans la crise », dit, Andrew Burns, directeur par intérim du groupe des perspectives de développement de la Banque mondiale et principal auteur du rapport.