Carlos Leitao présentera une mise à jour économique « traditionnelle »
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L’attachée de presse du ministre a confirmé que Carlos Leitao fera sa présentation le jeudi 26 novembre.

Une source gouvernementale a expliqué mardi que cette opération annuelle servira à mettre à jour le cadre financier et les prévisions de revenus et de dépenses.

Le ministre n’a pas l’intention de profiter de l’occasion pour présenter « un mini-budget », comme c’est parfois le cas.

« On retourne à la tradition des vraies mises à jour. On n’est pas dans un cadre où on doit aller chercher des nouveaux revenus », a indiqué cette source qui a requis l’anonymat.

Fin septembre, Carlos Leitao avait déjà annoncé son intention de présenter sa mise à jour en novembre.

Le ministre avait alors refusé de dire si l’opération pourrait servir à mettre en place des recommandations de la commission d’examen sur la fiscalité québécoise.

Peu de temps avant, Carlos Leitao s’était montré favorable aux réformes de la fiscalité proposées par la commission présidée par Luc Godbout.

Déposé en mars et étudié en commission parlementaire cet automne, le rapport Godbout propose de hausser la taxe de vente du Québec et de baisser les impôts.

Récemment, la Coalition avenir Québec (CAQ) a exprimé la crainte que Carlos Leitao profite de sa mise à jour pour hausser la taxe sur l’essence.

Carlos Leitao avait reconnu, en octobre, que son ministère révisait à la baisse ses prévisions de croissance de l’économie québécoise, établies à 2 % pour les années 2015 et 2016 dans le dernier budget déposé en mars.

Le ministre avait estimé que le taux de croissance de l’économie serait plutôt de 1,5 % en 2016.

Pour la première fois depuis l’année financière 2008-2009, le gouvernement a prévu l’atteinte de l’équilibre budgétaire au terme de l’exercice en cours.

L’an dernier, avec sa mise à jour économique, Carlos Leitao avait choisi d’imposer 600 millions de dollars (M$) de mesures fiscales diverses, dont 262 M$ pour les particuliers, dans le cadre de son plan de retour à l’équilibre budgétaire.

Le crédit d’impôt pour cotisation syndicale avait notamment été réduit tandis que les droits d’immatriculation des grosses cylindrées avaient augmenté.