Une femme qui a une longue-vue.
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Dans ses Perspectives pour 2026, Capital Group anticipe une transition vers un marché plus équilibré, marqué par une résilience économique, une diversification accrue et un essor significatif de l’intelligence artificielle (IA). La firme estime que les investisseurs devront faire preuve d’agilité, en conjuguant innovation et prudence, pour évoluer dans cet environnement en transformation.

Selon les économistes de Capital Group, l’économie canadienne fait preuve de résilience, soutenue par un apaisement des relations commerciales avec les États-Unis. Ils prévoient une légère hausse du PIB, qui passera de 1,0 % à 1,2 % d’ici 2026, signe d’une amélioration des perspectives macroéconomiques, même si la croissance reste modérée.

Sur le plan international, la domination des actions des « Sept Magnifiques » (Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, NVIDIA, Tesla) pourrait s’essouffler. Dans ce contexte, les marchés européens, japonais et émergents seraient appelés à surpasser le S&P 500, illustrant une diversification sectorielle et géographique accrue.

L’IA, entre innovation et prudence

La montée en puissance des titres liés à l’IA suscite à la fois enthousiasme et vigilance. Si les bénéfices soutiennent actuellement les valorisations, le débat sur une possible bulle, à l’image de celle d’Internet, persiste.

Les investisseurs sont donc encouragés à intégrer des secteurs plus stables comme l’énergie et le transport pour équilibrer leurs portefeuilles.

Le retour des obligations et l’importance des dividendes

Face à la volatilité des marchés, les obligations retrouvent leur rôle défensif, offrant des rendements attractifs (4,3 % aux États-Unis, 3,4 % au Canada) et une protection contre les corrections boursières.

Les économistes de Capital Group estiment qu’en 2026, les dividendes joueront un rôle clé dans les portefeuilles d’actions, en contribuant à produire des rendements positifs lorsque les marchés fluctuent.

Les risques pour 2026

D’après le rapport, les risques principaux pour l’année à venir incluent une valorisation élevée des marchés avec des ratios cours/bénéfices supérieurs aux moyennes historiques, une inflation persistante accompagnée d’une dette publique croissante (notamment aux États-Unis dépassant 140 % du PIB d’ici 2030), ainsi que des corrections de marché fréquentes, historiquement tous les 16 mois pour une baisse d’environ 10 %.

Ces risques montrent la nécessité d’une gestion active et sélective des investissements.