La retraite à l'étranger : une décision qui doit être longuement planifiée
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Le ministre des Finances, Carlos Leitao, vient de déposer son projet de loi à cet effet.

À compter de 2019, une première cotisation supplémentaire, partagée entre l’employeur et le travailleur, sera applicable aux revenus inférieurs ou égaux aux gains admissibles du travailleur. Le taux de cotisation au régime sera progressivement augmenté pour atteindre 2 % par année.

De plus, à compter de 2024, une deuxième cotisation supplémentaire, au taux de 8 % par année, sera applicable aux revenus supérieurs au maximum des gains admissibles du travailleur.

Jusqu’ici, le Québec refusait de signer l’entente de Vancouver, signée l’an dernier par les autres provinces, et qui permettait de hausser progressivement les cotisations au Régime de pensions du Canada de 25 % à 33,33 %, afin de verser davantage d’argent aux retraités.

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue cette décision tout en rappelant qu’elle avait coalisé plus de cent organisations de la société civile autour de cet enjeu.

« Il s’agit d’une victoire majeure pour les futurs retraités. En prenant cette décision, le gouvernement a finalement entendu raison et a décidé de ne pas pénaliser tous les travailleurs et travailleuses et de ne pas faire de ceux-ci les personnes retraitées les plus pauvres au Canada. C’est ce que nous revendiquions haut et fort et nous pouvons dire aujourd’hui : mission accomplie », a indiqué le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux, par voie de communiqué.

Selon Serge Cadieux, un fort consensus s’était dégagé lors de la consultation mise sur pied en début d’année par le gouvernement du Québec. « Les experts étaient unanimes en ce qui concerne la nécessité d’agir dès maintenant afin de mettre à jour les prestations de retraite versées à l’ensemble des Québécois et des Québécoises ».