É.-U. : règle fiduciaire sur la sellette
Les Américains de la classe moyenne qui font appel à un conseiller épargnent plus et investissent mieux que les autres. Toutefois, la règle fiduciaire qui sera mise en oeuvre en 2018 dans les régimes de retraite pourrait mettre cette situation en péril. Tel est l’avertissement du cabinet-conseil Oliver Wyman, dont la recherche porte sur 4 395 personnes qui travaillent dans des entreprises de moins de 50 employés. Une statistique d’Oliver Wyman est très révélatrice : les 35 à 54 ans qui ont un conseiller et qui gagnent moins de 100 000 $ par an ont un actif à investir supérieur de 51 % en moyenne à celui de leurs collègues de même âge et du même niveau salarial, mais qui investissent seuls. En outre, leur portefeuille est plus diversifié, rééquilibré, et ils participent davantage aux marchés, leur pondération en liquidités étant de 36 à 57 % moins élevée. D’après Oliver Wyman, la règle fiduciaire qui sera implantée en janvier 2018 nuira à cette classe moyenne en raison de la migration des conseillers vers la rémunération par honoraires. Le cabinet-conseil pense que sept millions d’employés de PME perdront leur accès aux services des conseillers en raison d’un actif trop bas. Rappelons que la règle fiduciaire selon laquelle les conseillers doivent agir dans le meilleur intérêt de leurs clients s’appliquera aux régimes de retraite individuels et collectifs (http://tinyurl.com/hfh383c).
- Par : Jean-François Barbe
- Source : Finance et Investissement
- 15 novembre 2016 15 novembre 2016
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