Un rapport de la firme McKinsey brosse le portrait de ce que pourrait être le marché de la gestion de patrimoine dans dix ans.
Les tendances qui frappent présentement le marché de la gestion de patrimoine devrait transformer les pratiques et la concurrence d’ici 2035, selon le rapport intitulé US wealth management in 2035 : A transformative decade begins que vient de publier la firme McKinsey.
Plus précisément, c’est la convergence de l’intelligence artificielle (IA), du changement démographique et de l’évolution de la confiance des clients, qui redessine les règles du jeu et ouvre la voie à une nouvelle ère.
D’après le portrait dressé dans le rapport, dans dix ans, les gestionnaires de patrimoine ne seront plus jugés seulement par la performance des investissements. Les clients s’attendront à se voir proposer des solutions globales qui, en plus des objectifs financiers, incluront des objectifs personnels et éthiques. La gestion de patrimoine aura évolué vers une forme de « gestion de vie » intégrée, où le conseiller sera devenu une sorte de directeur financier personnel pour le client.
Le conseiller devra ainsi guider son client dans ses décisions de vie, en tenant compte des dimensions émotionnelles qui les accompagnent.
« Soutenu par un réseau d’agents d’IA, le conseiller humain se concentrerait sur le contexte, l’empathie et le sens, traduisant les données en décisions et les décisions en confiance », illustre le rapport. Cela signifie que le travail du conseiller se concentrera sur le contexte, l’empathie et le sens ; et qu’il s’appuiera sur les données pour aider le client à prendre ses décisions.
Les firmes de gestion de patrimoine donneront donc la priorité à l’intelligence émotionnelle, à l’adaptabilité et à l’authenticité des conseillers, en plus des compétences traditionnelles. Les conseillers seront recherchés pour leur capacité à établir la confiance et à approfondir les relations avec les clients.
Un nouveau paysage concurrentiel
La concurrence elle-même sera transformée d’ici 2035, assure McKinsey. Des joueurs majeurs — tels que de très grandes banques et des plateformes numériques — offriront un écosystème complet, proposant autant de la gestion autonome pour les débutants que des services haut de gamme. La force de ces acteurs dominants sera leur taille et la maîtrise exclusive de leur technologie.
À côté de ces méga joueurs, des firmes spécialisées offriront une expertise ultra-pointue pour des segments de niche ou des clients très fortunés, en misant sur une relation humaine personnalisée de très haut niveau.
Des conseillers indépendants parviendront à rivaliser avec les grandes banques, en s’appuyant sur des plateformes qui leur fourniront des outils technologiques et des services d’arrière-guichet.
Enfin, des firmes basées entièrement sur l’IA s’adresseront aux investisseurs des classes moyennes supérieures, en leur proposant des coûts très bas et une personnalisation automatisée.