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Amol Sodhi

Amol Sodhi,
Vice-président et directeur
Gestion de Placements TD

L’industrie doit repenser certaines de ses hypothèses concernant la planification de la retraite », affirme Amol Sodhi, vice-président et directeur à Gestion de Placements TD. Gestionnaire de portefeuille principal, il est cogestionnaire des Portefeuilles confortables TD, des Portefeuilles de retraite TD et du Programme de gestion stratégique de portefeuille TD. La composition traditionnelle d’un portefeuille de retraite typique est inadéquate pour faire face à la réalité canadienne du décaissement des actifs pendant une longue retraite, soutient Amol Sodhi.

L’industrie a conçu ces compositions de portefeuille traditionnelles pour se concentrer davantage sur l’accumulation d’actifs en vue de la retraite, et elles peuvent ne pas convenir aux investisseurs déjà retraités. De plus, M. Sodhi remarque que la population actuelle, la longévité et les tendances du marché vers des rendements plus faibles exigent également de repenser la façon dont les investisseurs et les professionnels de l’investissement voient le revenu de retraite. Une nouvelle approche axée sur la diversification des facteurs de risque, plutôt que seulement sur celle des catégories d’actifs, peut être nécessaire. Cette nouvelle approche vise non seulement à fournir les meilleurs résultats possibles aux investisseurs retraités, mais elle tire mieux profit de la diversification pour contribuer à améliorer l’ensemble de l’expérience d’investissement. Toutefois, cela peut demander aux conseillers et autres professionnels de l’industrie de revoir leur approche quant à leur pratique et aux portefeuilles de leurs clients.

« Dans le fonds, l’industrie a créé les bien connus profils de portefeuille conservateur, portefeuille équilibré et portefeuille dynamique pour la clientèle en phase d’accumulation, explique Amol Sodhi. Pendant les 10 à 30 dernières années, elle s’est concentrée sur ce segment parce que c’était le plus important de l’industrie. Mais ces portefeuilles n’ont simplement pas été conçus dans le but de produire un revenu de retraite stable et prévisible sur une longue période de temps. »

Pourquoi repenser la retraite?

Amol Sodhi regroupe les motifs menant à « repenser » la retraite en trois grandes catégories : l’évolution démographique, l’espérance de vie et la nature du marché des titres à revenu fixe.

  1. Un important changement démographique. Ceci n’est pas vraiment nouveau, mais mérite d’être répété : la génération des baby- boomers actuellement en plein passage à la retraite constitue la plus grande cohorte de retraités de l’histoire1. Au Canada, au moins un demi- million de personnes par an prendront leur retraite d’ici 15 ans2 Cela crée un segment de marché prédominant que l’industrie a besoin de mieux servir.
  2. L’augmentation de l’espérance de vie. Il est établi que la longévité augmente dans le monde industrialisé, mais l’impact de ce phénomène sur l’investissement et l’épargne mérite plus d’attention. Les probabilités qu’une personne qui a 65 ans actuellement atteindra 90 ans3 sont de plus de 40 %. Sur le plan de l’investissement, cela signifie que l’horizon temporel de la phase de décaissement à la retraite est presque égal à l’horizon temporel de la phase d’accumulation. L’investissement rentable pendant la retraite est donc encore plus crucial qu’avant.
  3. Une nouvelle norme pour le marché des titres à revenu fixe. En dépit du récent cycle d’augmentations des taux d’intérêt par plusieurs banques centrales, les taux d’intérêt ont encore atteint des creux historiques au début de 2019. De plus, l’incertitude économique récente fait que les banques centrales suspendent maintenant la poursuite d’une normalisation des taux d’intérêt, ce qui signifie que le contexte actuel de faibles taux et de faibles rendements sera susceptible de se maintenir plus longtemps que prévu. Ainsi, le rendement des investissements qui sont basés sur les taux d’intérêt peut être insuffisant pour la génération actuelle de retraités ainsi que pour la suivante.

Diversifier par l’exposition au risque, et non par la répartition des actifs

Si le traditionnel portefeuille de retraite fortement lié aux taux d’intérêt ne convient plus à cette génération de retraités qui vivent longtemps, quelles options les conseillers et les gestionnaires de placement ont- ils ? L’augmentation de l’exposition aux actions pourrait être une solution, car le cours des actions à long terme est généralement propulsé par les fondamentaux. Toutefois, augmenter l’exposition aux actions peut augmenter le profil de volatilité d’un portefeuille, possiblement au- delà du niveau de confort d’un investisseur, et introduire de nouveaux risques d’investissement, comme le risque lié à la séquence des rendements.

Selon M. Sodhi, les conseillers et autres professionnels du placement doivent changer la teneur de la conversation qu’ils ont avec les clients, et modifier également leurs propres approches de construction de portefeuille. La clé reste la diversification des portefeuilles, mais une stratégie de diversification qui doit être fondée sur l’exposition au facteur de risque, plutôt que seulement sur les catégories d’actifs.

Les facteurs de risque sont souvent considérés comme des expositions ou des caractéristiques d’investissement distinctes qui sont reconnues pour générer des rendements dans des conditions particulières. Voici quelques exemples concrets où l’analyse des facteurs de risque offre une autre perspective :

  • Le risque des investissements « sûrs ». Un investissement qui offre des rendements faibles tout en protégeant le capital peut malgré tout être attrayant pour bon nombre d’investisseurs… Jusqu’à ce qu’on leur explique le concept du risque d’inflation et la perte du pouvoir d’achat réel que leurs actifs « sûrs » peuvent avoir dans le futur.
  • Les points communs entre les catégories d’actifs. Certains types d’actions et de titres à revenu fixe peuvent être influencés par les mêmes facteurs de risque. Par exemple, le taux et le rendement du capital des obligations de société de qualité sont encore propulsés en partie par les bénéfices de l’entreprise, et dans certains cas, par les rendements des actions de la même entreprise. L’exposition à ce risque signifie que l’investisseur dans ces deux catégories d’actifs seules n’obtiendra pas le niveau de diversification qu’il recherchait.
  • La volatilité dans les catégories d’actifs. Une simple répartition de portefeuille par grandes catégories d’actifs ne tient pas compte du profil de risque des titres détenus dans ces catégories d’actifs. Par exemple, la volatilité prévue d’un portefeuille composé à 20 % d’actions dans un fonds indiciel du S&P500 sera potentiellement moindre que celle d’un portefeuille composé à 20 % d’actions dans un fonds indiciel du NASDAQ.

Les objectifs de l’investisseur sont le véritable repère

L’analyse des facteurs de risque recadre la question de la répartition des actifs, ce qui permet aux conseillers et aux investisseurs de travailler ensemble pour élaborer des portefeuilles répondant mieux aux objectifs des clients et aux résultats qu’ils recherchent. Ces portefeuilles peuvent également comprendre des solutions qui sont optimisées selon le facteur de risque et mettent à profit l’expertise des gestionnaires de placements dont les solides compétences en analyse de risque contribuent à assurer aux investisseurs que la composition de leurs actifs peut les mener beaucoup plus loin à la retraite.

« Un portefeuille composé à 100 % de titres à revenu fixe n’est pas nécessairement à faible risque, et un portefeuille à 100 % en actions n’est pas nécessairement le plus risqué, dit Amol Sodhi. Les conseillers doivent être plus concentrés que jamais sur les objectifs de l’investisseur et sur les résultats qu’il recherche, ainsi que sur la compréhension de la capacité financière de risque d’investissement du client : quelle marge de risque peut- il se permettre et quels sont ses besoins de liquidités. Il faut donc considérer les objectifs du client comme le véritable repère, plutôt qu’une quelconque norme de l’industrie. Lorsqu’il s’agit d’investissement pour la retraite, je pense que c’est la solution. Et je considère que, en tant que chef de file du marché des solutions de retraite, Gestion de Placements TD peut jouer un rôle crucial dans ce repositionnement des portefeuilles des clients de manière à refléter la nouvelle réalité économique à laquelle les Canadiens sont confrontés. »


1 Statistique Canada, « Chiffres selon l’âge et le sexe, et selon le type de logement : Faits saillants du Recensement de 2016 », 3 mai 2017 ; Statistique Canada, « Un portrait de la population âgée de 85 ans et plus en 2016 au Canada », 3 mai 2017.
2 « The Retirement Income Conundrum : How status quo may not be enough for the next generation of retirees », Gestion de Placements TD, février 2018 ; Statistique Canada, CANSIM Tableau 109‑5202, février 2018.
3 Évaluations de Gestion de Placements TD ; Statistique Canada, CANSIM Tableau 109‑5202, février 2018.


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