Geneviève Brouillard
Gracieuseté Banque Scotia

Depuis sa nomination en 2018, Geneviève Brouillard, première vice-présidente, Québec et Est de l’Ontario à la Banque Scotia, met de l’avant un modèle de croissance ancré dans la proximité, l’écoute et le développement des talents.

Son engagement pour la cause des femmes lui a valu une mention spéciale du jury du Top des leaders de l’industrie financière en reconnaissance de ses « réalisations exceptionnelles » relativement à l’inclusion et à la réalisation du plein potentiel des employées féminines et autres causes touchant les femmes.

« Elle a joué un rôle dans le virage de la Scotia, contribuant à une croissance, à une satisfaction élevée des employés et des clients. Son engagement exceptionnel envers l’équité, la diversité et la représentation des femmes en finance renforce son influence dans les milieux économique et communautaire, faisant d’elle une leader inspirante », a souligné le jury.

Sous sa direction, la Banque Scotia a implanté 18 nouvelles succursales dans la province depuis 2019, dont cinq en 2025. De 58 succursales à son arrivée, le réseau est passé à 77 aujourd’hui. « Depuis 2022, on est en mode accélération », dit Geneviève Brouillard. Ce virage touche l’ensemble des secteurs d’activité. Son objectif : renforcer la présence de la banque dans un nombre croissant de communautés québécoises.

La présence physique de l’institution financière dans les communautés demeure selon elle un facteur de confiance essentiel : « Les succursales jouent un rôle déterminant lors de situations sensibles où les clients souhaitent rencontrer quelqu’un en personne. » Pour Geneviève Brouillard, elles représentent à la fois un outil d’acquisition de parts de marché et un investissement dans le dynamisme local.

À la tête de plus de 1 800 employés, Geneviève Brouillard se décrit comme une leader accessible, présente sur le terrain et attentive aux préoccupations de ses équipes. Son rôle : « ouvrir des portes, clarifier le sens des transformations et s’assurer que chacun trouve sa place dans la trajectoire de croissance ».

Elle utilise l’image d’un casse-tête : pour collaborer efficacement, les équipes doivent voir « le dessus de la boîte », c’est-à-dire la vision d’ensemble. Cette approche repose sur une conviction : des employés heureux mènent à des clients satisfaits, puis à des résultats solides. « C’est une chaîne de valeur qui doit être vécue chaque jour », insiste-t-elle.

Geneviève Brouillard multiplie les initiatives pour soutenir le leadership féminin. Elle appuie le groupe de ressources axé sur les femmes leaders et a piloté, en 2025, le déploiement de la première cohorte du programme L’effet A dans la banque, conçu pour renforcer le développement professionnel et l’accès aux perspectives de carrière pour les employées. Elle note que certains obstacles à l’avancement des femmes en finance, comme le manque d’ambition assumé ou la crainte de ne pas être « parfaitement prête », demeurent similaires à ceux observés il y a 30 ans. « Les femmes sont talentueuses, mais il leur manque parfois une étincelle de confiance », observe-t-elle.

Or, la parité progresse dans plusieurs secteurs de la banque, grâce à des programmes comme le Scotia Café et l’initiative Femmes, qui aide les femmes à faire croître leurs entreprises et à mener plus loin leur carrière. Les femmes représentent actuellement 54 % de la main-d’œuvre canadienne de la Banque Scotia et occupent 42,5 % des postes de haute direction.

La dirigeante soutient également l’essor des Groupes de ressources pour les employés (GRE) au sein de la banque. Ceux-ci favorisent l’inclusion de groupes ciblés, notamment les employés de la communauté LGBTQA+, les Autochtones et les personnes handicapées.

Geneviève Brouillard est par ailleurs une fervente supportrice de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF), une initiative qu’elle juge alignée avec les valeurs d’inclusion de la banque. « Ces femmes rendent les rêves accessibles », affirme-t-elle. De plus, elle s’investit au sein du conseil d’administration de la Fondation de l’Université de Sherbrooke.

Depuis l’arrivée de la dirigeante à la Scotia, les résultats des sondages auprès du personnel sont supérieurs à la moyenne canadienne, ce qui est également le cas pour les sondages auprès des clients.

Ce qui l’anime au quotidien ? « Le pourquoi », résume-t-elle. Contribuer aux projets de vie des clients, réduire leur anxiété financière et promouvoir la littératie financière. « On n’est pas des médecins, mais la santé financière de nos clients nous appartient », dit-elle.