Pour maintenir son niveau de vie à la retraite, il faut viser l'équivalent de 70 % des revenus annuels bruts de travail, affirment Retraite Québec et plusieurs planificateurs financiers. Ce n'est pas l'opinion de l'auteur. Il estime que la moitié des revenus (50 %) suffit à cause de la forte diminution des dépenses des retraités. Et contrairement aux nombreux partisans du prolongement de la vie active après l'âge de 65 ans, il suggère, statistiques à l'appui, d'accrocher ses patins le plus vite possible en raison des risques de santé chez les sexagénaires. Actuaire en chef chez Morneau Shepell, membre du Pension Policy Council de l'Institut C.D. Howe, Frederick Vettese se présente à juste titre comme un penseur à contre-courant (contrarien) en matière de retraite. Frederick Vettese affirme que les rentes sont le moyen idéal de toucher des revenus stables à la retraite, comme il l'indiquait d'ailleurs dans l'ouvrage The Real Retirement, qu'il cosignait en 2012 avec le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau. Il s'oppose à l'assurance soins de longue durée en raison des coûts. En se basant sur les idées de ce livre, Morneau Shepell a mis en ligne une «calculatrice de patrimoine cible» qui donne une idée de l'épargne qu'il faut avoir lors de la retraite (wealthtarget.morneaushepell.com).
Warren Buffett est l'investisseur le plus connu du monde. La Library of Congress répertorie 85 livres publiés à son sujet, aux États-Unis seulement, dont 2 s'adressent aux moins de 14 ans. Au milieu de cette abondance, les auteurs ont parfois de la difficulté à se distinguer. Ce n'est pas le cas de Jeremy C. Miller. Analyste de J.P. Morgan Asset Management, l'auteur s'est intéressé aux lettres aux investisseurs écrites par le sage d'Omaha entre 1956 et 1970. À cette époque, Warren Buffett bâtissait son premier empire financier appelé Buffett Partnership Limited. Écrites dans le langage clair qui le caractérise, ces lettres décrivent une philosophie d'investissement qui définira l'éclatant succès de Warren Buffett. Les conseillers découvriront dans ces extraits commentés de lettres aux investisseurs une source d'inspiration, tant pour les idées véhiculées que pour leur ton ferme et assuré. Par exemple, Warren Buffett affirme qu'il ne travaille pas dans le secteur des prévisions boursières et qu'il ne promet pas de rendements précis. «Tout ce que je peux promettre, c'est de choisir des cibles de placement d'après leur valeur, non pas leur popularité. Et de réduire le risque à son minimum absolu.»
Les gens se marient «pour la production efficace de biens et services du ménage ainsi que pour l'assurance en cas de coup dur». Voilà, nous sommes prévenus : selon l'auteure, les mariages et les alliances amoureuses répondraient principalement à des causes matérielles. Fourmillant d'anecdotes, ce livre regorge d'exemples et de statistiques qui établissent un lien de cause à effet entre l'économie et l'attraction amoureuse. Parfois, les exemples surprennent et font réfléchir, comme la hausse de vente de rouges à lèvres en tant qu'indicateur de récession à venir. Mais à la longue, on se dit que l'auteure a tendance à étirer la sauce. Il faut dire qu'elle analyse le comportement des gens en moyenne, principalement par l'étude des sites de rencontres en ligne désignés par l'expression «marchés larges». Ouf, nous l'avons échappé belle puisque les histoires d'amour qui n'entrent pas dans la moyenne peuvent reposer sur autre chose que la recherche, désolante, «d'assurance en cas de coup dur» !
Barack Obama a recommandé la lecture de Sapiens lors d'une entrevue à CNN. «Ce livre fait comprendre que notre passage individuel sur Terre est bref. Utilisons notre temps à bon escient», a dit ce grand lecteur (http://tinyurl.com/zxbn4lu). En 500 pages bien tournées, Sapiens effectue un survol plutôt vertigineux de l'histoire de l'odyssée humaine. Il y a 70 000 ans, l'Homo sapiens («être humain sage» en latin) a délogé les autres espèces, homme de Néandertal, Homo erectus et Homo soloensis. L'Homo sapiens s'est démarqué grâce à son langage et sa capacité de créer des liens collectifs en produisant des récits mythiques. L'agriculture s'est développée il y a 9 000 ans, alors que la révolution scientifique ne date que du 18e siècle. Depuis, tout s'accélère. L'humain de demain, l'Homo connecticus, sera la fusion de l'Homo sapiens et de l'ordinateur. Traduit en une trentaine de langues, l'auteur, un jeune historien israélien, est devenu une vedette internationale du monde des idées.
L'Internet des objets (IdO) est constitué par l'interconnexion des objets inanimés au réseau Internet. Ces objets transmettent des quantités astronomiques de données. Par exemple, un boîtier installé dans une automobile détecte la façon dont le conducteur accélère, freine et prend ses virages, ce qui influe ensuite sur le coût de la prime d'assurance auto. En assurance de personnes, l'assurance collective se prêterait bien à l'IdO. Selon un sondage de Deloitte Center for Financial Services, des personnes qui travaillent dans des secteurs à risque porteront éventuellement un genre de capteur qui avertira en temps réel des dangers d'une situation. Ce qui ne gâche rien, ces capteurs contreraient aussi les fraudes concernant de faux accidents de travail. Selon Deloitte, l'IdO aura autant d'impact en assurance que la vente des premières polices automobile sur Internet en 1997 ! (http://tinyurl.com/hxbal9n) Dans une note de recherche, Munich Re prévoit que l'IdO renouvellera les processus de marketing et de souscription d'assurance. Les ventes seront plus faciles, car les besoins des consommateurs seront déjà précisés. Puisque Google et Amazon ont pris une forte avance, la question n'est pas de savoir si les assureurs devraient se mettre à l'heure de l'IdO, mais plutôt comment ils pourraient participer à cette révolution en marche, dit Munich Re (http://tinyurl.com/zbubx7e).
Ivari a revu son offre en vie universelle (VU) dans la foulée des modifications fiscales de 2017 touchant l'assurance vie. Les polices Universelle ivari avec boni et Universelle ivari sans boni ont remplacé AvantageProspérité, AvantagePatrimoine avec boni d'accroissement du capital et AvantagePatrimoine à frais réduits. Selon Ivari, ces nouvelles VU seront «efficaces peu importe le rendement du marché». Ainsi, les clients toucheront un boni annuel d'accroissement du capital de 0,75 %. De plus, ils encaisseront un boni de rendement annuel de 0,30 % à 0,60 % lors des années 2 à 16 du contrat ; de 0,40 % à 0,74 % lors des années 17 à 26 ; et de 0,40 % à 1,04 % à partir de la 27e année. Ce boni sera déterminé en fonction du taux de rendement enregistré par la police l'année précédente. Par ailleurs, les exigences de tarification des nouvelles VU ont été allégées. La tarification sans examen médical est devenue possible si la couverture est inférieure à 500 000 $ dans le cas des personnes âgées de moins de 46 ans ; inférieure à 250 000 $ dans le cas des 46 à 60 ans ; et inférieure à 100 000 $ dans le cas des 61 à 70 ans.
Les polices d'assurance de personnes sont subtiles, et la standardisation aiderait à s'y retrouver, affirment des conseillers en sécurité financière joints lors du sondage «Baromètre 2016 de l'assurance» de Finance et Investissement, effectué au printemps dernier. «D'une année à l'autre, les produits deviennent de plus en plus sophistiqués. Ce qui fait qu'il est plus difficile de se tenir à jour par rapport aux produits, à la fiscalité et à la conformité», dit l'un des conseillers interrogés.Certains invoquent la standardisation comme solution, un peu à l'image des avenants en assurance automobile, qui sont uniformisés d'un assureur à l'autre.
«J'aimerais vous rencontrer afin de vous parler d'un nouveau programme financier qui bonifiera vos revenus de retraite si vous devez faire face à d'importants problèmes de santé.» De quel produit s'agit-il ? D'une assurance de soins de longue durée (ASLD). Telle est l'approche tout en douceur que Desjardins Assurances suggère aux conseillers désireux de mieux faire connaître une protection qui, par définition, est difficile à vendre (http://tinyurl.com/gwl6uxz). Un autre outil de prospection de Desjardins Assurances met en relief l'ASLD comme un moyen de protéger la qualité de vie. «Offrez-vous la possibilité de prendre les décisions en fonction de vos préférences», propose ainsi l'assureur (http://tinyurl.com/htpjdkx). Un guide de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP) signale que trois Canadiens sur quatre affirment ne pas avoir de plan financier pour faire face aux soins de longue durée dont ils pourraient un jour avoir besoin. Selon l'ACCAP, ces soins coûtent de 35 000 à 65 000 $ par an (http://tinyurl.com/h2mtzv4).
De plus en plus d'épargnants réévaluent périodiquement leur tolérance au risque, en bonne partie grâce à l'action des conseillers. C'est ce que révèle un sondage des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) réalisé en février dernier auprès de 4 300 personnes. Ainsi, le nombre d'individus qui ont réévalué leur tolérance au risque en 2015 a augmenté de 12 % par rapport à 2012. Parmi les épargnants ayant réévalué leur tolérance au risque entre 2009 et 2014, l'intervention des conseillers arrive au premier rang des causes invoquées, ce qui touche 43 % des répondants. L'ACVM souligne que les investisseurs ont de bons principes qu'ils n'appliquent pas toujours. Ainsi, les recommandations des conseillers ont beaucoup d'impact dans la réévaluation périodique de la tolérance au risque (http://tiny.cc/1wjqey).
Contrairement à une idée répandue, les jeunes de la génération Y ne seraient pas portés sur les robots-conseillers. En effet, s'il faut en croire un sondage réalisé en Australie par la banque en ligne ING Direct, la génération du millénaire préfère, à 80 %, traiter avec de «vrais» conseillers (http://tinyurl.com/gwb9hcq). Toutefois, il y a un os : les honoraires. Ces clients potentiels nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 1990 ne paieront pas beaucoup. Ils croient qu'une rencontre avec un conseiller qui leur procurera un «plan financier» ne devrait pas coûter plus de 250 $ CA. En suivant la logique des résultats de cette fascinante enquête, on peut déduire que les Y pourraient avoir une rencontre initiale avec un conseiller, et être dirigés pour la suite des choses vers un robot-conseiller. Mais il y a un second os : aux yeux des Y, les robots-conseillers devraient être gratuits ! Le conseil hybride, qui comporte une part de conseil humain et une part d'automatisation, a certes de l'avenir. En revanche, les services de marketing des sociétés qui offriront ces services ont du pain sur la planche pour accréditer une structure de tarification digne de ce nom.