Comme le dit investor Economics, il y a une dizaine d'années, l'utilisation des fonds de fonds était «marginale» chez les indépendants. Ce n'est plus le cas. «La tendance des fonds de fonds est devenue pratique courante chez les réseaux indépendants», indiquent ces spécialistes des études de marché dans un rapport intitulé «Investor Economics Insight» (novembre 2016).Portant sur le Canada, les chiffres d'Investor Economics illustrent l'importance du changement.Ainsi, de septembre 2013 à septembre 2014, l'actif en fonds de fonds (fund wraps) des réseaux bancaires a crû de 53,2 G$. De septembre 2015 à septembre 2016, l'actif a augmenté de 44,8 G$, soit une décélération significative.
Cet ouvrage porte un titre trompeur - Générations X @ Z -, car il traite presque entièrement de la génération Z, soit les jeunes de moins de 22 ans. Bien que bon nombre soient toujours aux études, les Z semblent avoir des idées assez précises sur l'employeur idéal : ils veulent être écoutés, participer aux décisions, réagir et avoir une rétroaction de leurs patrons. C'est aussi ce que recherchent les Y. Par ailleurs, les Z sont bombardés d'informations venant des médias sociaux et achètent de façon plus active que les Y. S'ils sont satisfaits, ils peuvent devenir des ambassadeurs des marques qu'ils achètent. Conférencier, auteur de quelques livres en gestion des ressources humaines, Stéphane Simard connaît son sujet. Il sait capter l'attention. Ses exemples et ses conseils aideront les gestionnaires et les entrepreneurs à mieux comprendre les employés de demain. Utile pour un premier regard sur cette génération montante. Malheureusement, le volet de la consommation chez les Z est toutefois peu développé.
Grinçants, les romans de Michel Houellebecq sont qualifiés de visionnaires par les uns, de décadents par les autres. Le défunt économiste Bernard Maris les avait relus à la lumière des grands penseurs de l'économie. Selon lui, le roman Extension du domaine de la lutte de Houellebecq illustre les effets de la concurrence acharnée qu'entraînent la désindustrialisation et le déclin de la finance. Le roman met en relief un genre d'individualisme forcené que Bernard Maris relie à l'école néoclassique représentée par l'économiste britannique Alfred Marshall. À propos du roman La carte et le territoire, Bernard Maris soutient qu'« aucun écrivain n'est arrivé à saisir comme lui le malaise économique qui gangrène notre époque ». La carte et le territoire permettrait de mieux comprendre le processus de création et de « destruction créatrice » de la valeur qu'avait théorisé le grand économiste Joseph Schumpeter. Jusqu'à son assassinat par des terroristes islamistes au début de 2015, Bernard Maris était à la fois membre du comité de rédaction de Charlie Hebdo, un journal satirique, professeur d'université et membre du conseil d'administration de la Banque de France. Fallait le faire !
Écrit par deux coachs professionnels, ce livre vise à présenter la collaboration générative comme un « paradigme » qui facilite « l'innovation durable ». Contrairement à une approche courante où le leader définit les stratégies et mobilise les employés, la collaboration générative suppose que les membres de l'équipe ont la capacité de créer et d'innover. Le leader doit stimuler la cohésion du groupe afin que tous ses membres partagent son savoir. Ainsi, la collaboration générative repose sur l'autonomie des membres de l'équipe et sur l'aptitude des dirigeants à formuler des demandes claires pouvant intégrer des idées divergentes (par exemple, respecter l'échéancier tout en encourageant des expériences audacieuses). Plus théorique que pratique, ce livre fait réfléchir sur la gestion du changement et sur l'innovation. Sur son site Web, l'un des auteurs, Sébastien Beaulieu, dit avoir réalisé des mandats de consultation à la Caisse de dépôt et placement du Québec et chez Desjardins.
De nombreux assureurs ont dû procéder à une nouvelle hausse de taux de produits d'assurance vie permanente en raison du contexte persistant de bas taux d'intérêt, auquel s'ajoute la réforme fiscale entrée en vigueur le 1er janvier. Ainsi, le 24 janvier, SSQ Groupe financier a augmenté de 7 % les taux de prime des produits vie universelle (VU) à coût d'assurance uniforme T100 (VU T100), Temporaire 100 et Vie entière 100. Sa Vie entière 20 a subi une augmentation de 12 %. « Ces hausses, comparables à celles de l'industrie, nous permettent de demeurer compétitifs », a affirmé la direction de SSQ. Pour sa part, La Capitale a rehaussé la tarification de Protection 100 % Pure, d'Évolution 100 % Pure, de la VU Fructivie et de Série Avantage permanent non participant. L'ampleur de la hausse n'est pas connue. Précisons qu'en fin d'année 2016, Assurance vie Équitable du Canada avait annoncé de « légères augmentations de certaines primes » de sa vie entière avec participation Bâtisseur de patrimoine Équimax. Pour sa part, Manuvie avait signalé des changements à la tarification des taux CDA uniforme en VU. Ni Équitable ni Manuvie n'ont donné d'ordre de grandeur.
Éric St-Cyr traite de façon perspicace de sujets qui intéressent tout le monde : fraude fiscale, paradis fiscaux, blanchiment d'argent. C'est un initié. Installé en 2008 aux îles Caïmans, royaume des paradis fiscaux, ce gestionnaire de portefeuille s'occupe de faire fructifier les actifs de comptes à numéros. D'où proviennent ces fonds ? Il ne cherche pas à le savoir et croit que son ignorance le protégera. Ce n'est pas l'avis du fisc américain. Éric St-Cyr est arrêté et initialement accusé de blanchiment d'argent du crime organisé. Il aurait pu être condamné à 20 ans, mais s'en tire avec un an de prison. Il a profité de cette pause involontaire pour écrire une autobiographie qui se lit avec plaisir, de la première à la dernière page. À chaque chapitre sur sa vie passée succède un chapitre portant sur les défis de sa vie en prison. Comment le fondateur de Clover Asset Management en est-il arrivé là ? Il voulait fouler le sable chaud des Caraïbes et garantir l'avenir financier de sa famille. Qu'aurions-nous fait à sa place ? Comment auriez-vous négocié avec le fisc américain ?
APEXA lancera en 2017 une plateforme électronique de gestion de contrats et de conformité qui allégera la tâche des assureurs et des agents généraux. Les conseillers auront ainsi sur le Web leurs profils personnels qui incluront leurs contrats ainsi que les informations relatives aux permis, unités de formation continue et assurance erreurs et omissions. Grâce à cette base de données centralisée, les modifications aux contrats seront automatiquement communiquées aux agents généraux et aux assureurs. Ces derniers pourront réagir rapidement si les conseillers tardent à renouveler leurs permis et leurs assurances erreurs et omissions. Selon l'Association canadienne des agences indépendantes de courtage d'assurance vie (mieux connue sous son acronyme anglais CAILBA), ce système reposera sur des « contrôles robustes ». Il remplacera avantageusement le système actuel de vérification des antécédents des conseillers, que la CAILBA juge « coûteux, inefficace, non fiable et qui implique souvent des ouï-dire préjudiciables au sujet des conseillers ». Filiale de LOGiQ3, des consultants torontois en assurance, APEXA se présente comme « une solution dirigée par l'industrie en collaboration avec des compagnies d'assurance et des agences de courtage ».
La rémunération en assurance de personnes a peu en commun avec l'univers des fonds communs de placement et leurs commissions de suivi annuelles de 1 %, 2 % ou 5 %. En effet, les commissions de première année atteignent les pourcentages spectaculaires de 100 % ou 200 % du coût de la prime de première année. Est-ce trop ? Oui, selon les autorités politiques et de réglementation de l'Australie. À compter de janvier 2018, les commissions de première année ne pourront pas dépasser 60 %. De plus, s'il y a résiliation de la police au cours de la première année, les conseillers devront alors remettre la totalité de la commission perçue. Si la résiliation survient au cours de la deuxième année, les conseillers devront restituer 60 % de leur commission de première année. La ministre australienne du Revenu et des Services financiers a mis en cause le penchant de certains conseillers australiens à encourager la résiliation de polices aux seules fins d'encaisser d'importantes commissions de première année. L'Association of Financial Advisers (http://tinyurl.com/zobzfp8) et la Financial Planning Association of Australia (http://tinyurl.com/jcgvjca) voient dans ces changements l'occasion de rehausser la perception du public à l'égard des services offerts par les conseillers.
Le secteur de l'assurance soins de longue durée (ASLD) est fortement déprimé, à tel point que certains craignent même la disparition de ce produit.Coup sur coup, deux assureurs canadiens ont diminué récemment leurs protections destinées à gérer le risque des dernières phases du vieillissement. Un troisième assureur a fait disparaître le produit de son portefeuille.
De juillet 2015 à juillet 2016, le Canada a reçu plus de 320 000 immigrants, une hausse de plus de 33 % par rapport à 2014. Il s'agit d'un sommet depuis que Statistique Canada a commencé à faire le suivi de ces données en 1971. Évoquant l'importance croissante des « nouveaux arrivants » dans la société canadienne, iA Excellence a raffiné son offre de produits à leur intention. Ainsi, les règles d'admissibilité au Programme Acci-Jet, au Programme Supérieur et à l'Assurance prêt Universelle ont été assouplies. Les codes de classification des immigrants ont été éliminés. iA Excellence dit maintenant accepter tous les détenteurs d'un permis de travail valide et toutes les aides familiales. En outre, le nombre de demandes de preuve de résidence a été réduit. En 2016, iA Excellence avait simplifié ses exigences d'admissibilité à l'assurance maladies graves Programme Cancer, ce qui fait en sorte que les proposants doivent habiter au Canada depuis au moins 12 mois. L'assureur avait également aboli les limitations d'admissibilité au produit d'assurance vie Accès Vie.