Guillaume Poulin-Goyer est rédacteur en chef adjoint pour Finance et Investissement et Conseiller.ca, ainsi qu’administrateur de projet, recherche – Québec.
Guillaume Poulin-Goyer est rédacteur en chef adjoint pour Finance et Investissement et Conseiller.ca, ainsi qu’administrateur de projet, recherche – Québec.
Les assureurs de personnes doivent composer avec différents risques. En voici quatre exposés dans le dernier «Rapport sur les institutions financières» de l'Autorité des marchés financiers (AMF) de 2016.
L'adoption des comptes immatriculés au nom des courtiers est une tendance qui devrait s'accentuer dans les cabinets multidisciplinaires.De plus en plus, les dirigeants de cabinets incitent les conseillers à délaisser les comptes au nom du client (client name) pour adopter d'autres types de comptes comme les comptes autogérés, les comptes de propriétaire apparent ou nominee accounts.
Les ventes nettes de fonds négociés en Bourse (FNB) continuent à gruger des parts de marchés aux ventes nettes de fonds commun de placement (FCP), selon de récentes données de l'Association canadienne des FNB et de l'Institut des fonds d’investissement du Canada, compilées par Finance et Investissement.
Afin d'améliorer l'encadrement réglementaire et favoriser la mobilité des clients, l'Association professionnelle des conseillers en services financiers (APCSF) propose que tous les clients aient leur propre compte autogéré, administré par un fiduciaire indépendant.
Pour accroître la valeur ajoutée qu'un conseiller apporte à son client et développer une offre plus personnalisée, les représentants de demain devraient profiter des dernières avancées technologiques. Et continuer de miser sur la qualité de leurs services.C'est notamment ce qu'ont indiqué Andrew Putterman, fondateur et chef de la direction de 1812 Park, un cabinet-conseil américain de l'industrie financière, et Todd Cassler, président de la distribution institutionnelle chez John Hancock Investments, une filiale de Manuvie, à l'occasion du 20e congrès national du Groupe financier PEAK, à Montréal, en juin.
Pour résoudre les différents problèmes liés aux commissions intégrées, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) devraient mieux les encadrer plutôt que de les interdire, clament plusieurs acteurs de l'industrie.Concrètement, les ACVM pourraient notamment plafonner les commissions intégrées, interdire les commissions sans conseil, imposer des limites aux frais d'acquisition reportés (FAR) et favoriser de meilleures divulgations au client, d'après des mémoires déposés en réponse à la consultation 81-408 sur l'option d'abandonner les commissions intégrées.
Une firme peut utiliser des mesures incitatives pour motiver ses meilleurs conseillers sans biaiser leurs recommandations, assurent des dirigeants de cabinets multidisciplinaires interrogés. Il reste que les autorités de réglementation scrutent ce genre de mesures incitatives, ce qui fait que celles-ci risquent de devenir de plus en plus compliquées à mettre en place.
Le plus grand risque qui menace les affaires des conseillers et des dirigeants de cabinets multidisciplinaires est sans conteste le risque de nature réglementaire, dont principalement celui de la possible abolition des commissions de suivi.C'est ce que révèle le sondage mené dans le cadre du Top 11 des cabinets multidisciplinaires de 2017 de Finance et Investissement.
La façon dont les représentants en assurance de personnes sont payés risque d'être bouleversée. Alors que, selon l'Autorité des marchés financiers (AMF), on doit améliorer la divulgation d'information au client et la gestion des incitatifs à la vente, l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes (ACCAP) examine la façon dont sont rémunérés les représentants.«On se dit : "Si on ne fait rien, les régulateurs vont nous imposer quelque chose." On est en train de faire des travaux sur ces questions», a récemment expliqué Lyne Duhaime, présidente de l'ACCAP-Québec.
Aucun cabinet, courtier ou représentant n'est à l'abri d'une poursuite civile ou disciplinaire. Même ceux qui sont les plus organisés, professionnels, expérimentés et méticuleux y sont exposés. C'est pourquoi ils doivent tenir leurs dossiers clients de façon impeccable, au cas où ils feraient l'objet d'une poursuite.C'est ce qu'ont indiqué Me Marc Champagne, avocat des souscripteurs de l'assureur en responsabilité professionnelle Lloyd's, et Michel Mailloux, président de Deontologie.ca, lors du Colloque La Turquoise PRO sur la responsabilité légale des cabinets de services financiers, organisé par Deontologie.ca à Mont-Saint-Hilaire, à la fin d'avril.