Finance et investissement - Selon les économistes québécois, la lutte à l'évasion fiscale est prioritaire
Concours
 
See also Investment Executive Vendredi 15 décembre 2017 FINANCE ET INVESTISSEMENT en page d'accueil

Finance Investissement

Finance et Investissement.com

Selon les économistes québécois, la lutte à l'évasion fiscale est prioritaire

Envoyer à un ami

nouvelle vedette
rafaelbenari / 123rf

Les économistes québécois estiment que la lutte à l'évasion fiscale devrait être la première cible du ministre des Finances, selon un sondage réalisé par l'Association des économistes québécois auprès de ses membres.


Selon ce sondage interne portant sur l'actualité économique et les enjeux de politique publique, les économistes québécois estiment que l'orientation prioritaire pour le prochain budget fédéral devrait être l'évasion fiscale.

Parmi les huit possibilités proposées, les économistes pensent également que le budget fédéral devrait servir prioritairement à la lutte contre les changements climatiques et à assurer une meilleure équité fiscale en matière de commerce électronique. Les répondants ont préféré ces orientations budgétaires aux réductions d'impôt et au retour à l'équilibre budgétaire.

Les économistes restent optimistes

Les répondants ont confiance que l'économie québécoise réussira à garder son élan en 2018. Ainsi 92 % d'entre eux pensent que l'économie se maintiendra voire même s'améliorera. Un résultat semblable à celui du sondage de janvier dernier.

Comme au début de l'année, seuls 8 % des sondés sont d'avis que l'économie québécoise va se détériorer. Mais le nombre d'économistes pensant que l'économie va s'améliorer a chuté de 10 points de pourcentage. Ainsi, dans le nouveau sondage, 22 % d'économistes sont de cet avis, contre 32 % en janvier 2017 et 31 % en mars 2016.

Lutte à la pauvreté

Comme dans les sondages précédents, les répondants semblent partagés en ce qui a trait aux mesures susceptibles de réduire l'incidence de la pauvreté chez les ménages québécois.

Si l'implantation d'un revenu minimum garanti en contrepartie de l'élimination de diverses mesures de soutien du revenu semble être la solution préférée des économistes (31 %), 28 % des répondants pensent que les mesures actuelles sont déjà suffisantes.

L'augmentation des prestations d'aide sociale recueille tout de même la préférence de 22 % des répondants, alors que 19 % d'entre eux ont opté pour l'augmentation du salaire minimum à 15 $/h d'ici 2022.

L'éducation reste une priorité

Selon 44 % des sondés, le gouvernement devrait accorder davantage d'importance à l'éducation. Pour Yves St-Maurice, président du Comité des politiques publiques de l'Association, « les économistes estiment que l'éducation est la clé pour permettre à l'économie québécoise de relever les défis de la productivité et de l'adaptation à la révolution numérique ».

À noter que l'éducation était déjà considérée comme un élément important dans le sondage de janvier 2017 pour améliorer la productivité québécoise. En 2014, 71 % des sondés assumaient que miser sur l'éducation permettrait de réduire les inégalités.

Méthodologie

L'Association des économistes québécois a réalisé ce sondage par Internet, du 20 au 27 novembre 2017, auprès de 146 de ses membres.

SUR LE MÊME SUJET L'Agence du revenu du Canada promet d'agir contre l'évasion fiscale - 17.11.06
Évasion fiscale: l'ARC cible au moins 400 M $ en impôts impayés - 17.02.24
C'est le temps de baisser les impôts au Québec, disent trois économistes - 17.11.03