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Cryptomonnaie: la pire de toutes les arnaques, selon le Loup de Wall Street

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albund / 123RF Banque d'images

Jordan Belfort, le courtier américain et fraudeur notoire qui a été immortalisé dans le film Le loup de Wall Street vient peut-être d'identifier le prochain scandale financier: le financement par création de monnaies virtuelles ou ICO.


L'homme, qui en connaît un rayon sur les traquenards financiers, a mentionné dans une entrevue accordée au quotidien britannique Financial Times que les ICO constituent «la plus grande arnaque de l'histoire».

«C'est bien pire que tout ce que j'ai pu faire», a dit celui qui faisait appel à la technique du «pump and dump», afin de mousser des titres de très petites entreprises avant de les liquider pendant que des investisseurs individuels en faisaient le plein.

L'émission de monnaie virtuelle est une technologie émergente qui fait le croisement de deux pratiques financières aux antipodes: le sociofinancement et la Bourse. C'est un moyen pour quiconque désire se lancer en affaires d'obtenir du financement d'internautes et d'investisseurs en tous genres, selon un modèle reprenant celui des premiers appels publics à l'épargne qui mènent ensuite à être coté en Bourse, expliquait récemment le blogueur Alain McKenna du journal Les Affaires. Ces émissions ne se retrouvent pas en Bourse: les investisseurs reçoivent plutôt une participation dans une monnaie virtuelle qui peut ensuite prendre de la valeur (ou au contraire, en perdre) en fonction de divers facteurs, mais qui n'est encadrée par aucune autorité reconnue.


Cela donne lieu à des pratiques frauduleuses, comme la publication de fausses informations permettant de gonfler artificiellement la valeur de ces monnaies, après quoi leurs créateurs, souvent anonymes, liquident tout et se sauvent avec l'argent.

Au Québec, cet été, l'Autorité des marchés financiers a donné le feu vert à Impak Finance, une entreprise montréalaise qui a lancé sa propre monnaie virtuelle, l'Impak Coin. Son objectif d'aider à développer des projets à impacts social, environnemental et durable positifs a convaincu l'organisme de sa bonne volonté.

Le bitcoin, «Enron en devenir»

Le loup de Wall Street n'est pas le seul à affirmer que ce qui entoure le domaine émergent des monnaies virtuelles est une bombe à retardement. Le milliardaire saoudien Prince Alwaleed bin Talal a dit lundi à CNBC que le populaire bitcoin va un jour «imploser».

«C'est un Enron en devenir», a-t-il lancé sur les ondes de la chaîne financière.

Le bitcoin a atteint un sommet historique de 6100$US au cours du week-end, après avoir grimpé de 500% cette année.

Larry Fink, PDG du principal gestionnaire d'actifs du monde, Blackrock, a aussi récemment déclaré que le bitcoin «était un indice du blanchiment d'argent», car il facilite le commerce illicite sur le Web.

Jamie Dimon, patron de la puissante banque JPMorgan(NY., JPM), a aussi qualifié la cryptomonnaie de «fraude» et a prédit qu'elle va éventuellement imploser.


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