Union européenne – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 25 Jul 2025 18:18:16 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Union européenne – Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com 32 32 Donald Trump tempère les attentes d’un accord commercial avec le Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/donald-trump-tempere-les-attentes-dun-accord-commercial-avec-le-canada/ Fri, 25 Jul 2025 18:18:16 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108722 Les États-Unis n’ont « pas eu beaucoup de chance avec le Canada », affirme le président américain.

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé vendredi que son administration n’a « pas eu beaucoup de chance avec le Canada » lors des négociations commerciales en cours, tempérant ainsi les espoirs d’un accord avant l’échéance de la semaine prochaine pour éviter les droits de douane.

« Le Canada pourrait être un de ceux qui se contentent de payer des droits de douane, sans vraiment négocier », a lancé Donald Trump aux journalistes avant de quitter la pelouse sud de la Maison-Blanche à bord de Marine One.

Évoquant les perspectives d’un accord avec l’Union européenne, Donald Trump a avancé qu’il y avait une chance sur deux, mais que les Européens devraient d’abord réduire leurs droits de douane. Il s’est également vanté de l’annonce récente d’un accord avec le Japon.

Mais le chef d’État américain a déclaré: « Nous n’avons pas d’accord avec le Canada, nous ne nous sommes pas concentrés dessus. »

Donald Trump a envoyé une lettre au premier ministre Mark Carney menaçant d’imposer des droits de douane de 35 % sur les produits canadiens importés aux États-Unis si un accord commercial n’est pas conclu d’ici au 1er août.

La Maison-Blanche a précisé plus tard que ces droits de douane ne s’appliqueraient qu’aux produits qui ne sont pas conformes à l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Le Canada est déjà affecté par les droits de douane imposés par Donald Trump sur l’acier, l’aluminium et les automobiles, et sera touché par des droits de douane sur le cuivre qui s’ajouteront le mois prochain.

Le président américain a prévenu vendredi qu’il y avait très peu de marge de manœuvre pour négocier une baisse des droits de douane sectoriels sur l’acier et l’aluminium. Ces droits constituent un objectif crucial pour les négociateurs commerciaux canadiens, le Canada étant un important fournisseur d’acier et d’aluminium des États-Unis.

Les responsables canadiens s’efforcent également de réduire les attentes concernant un nouvel accord économique et de sécurité avec les États-Unis avant l’échéance du 1er août fixée par Donald Trump.

Mardi, Mark Carney a déclaré que « nous utiliserons tout le temps nécessaire » et qu’Ottawa n’acceptera un accord que « s’il y en a un sur la table qui est dans l’intérêt supérieur des Canadiens ».

Le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, s’est dit encouragé jeudi après une rencontre avec le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, et des sénateurs républicains à Washington.

Dominic LeBlanc a indiqué qu’il retournerait la semaine prochaine dans la capitale américaine pour d’autres rencontres, mais que la conclusion d’un accord nécessiterait plus de temps. Le cabinet du ministre a précisé qu’il ne commenterait pas les déclarations de Donald Trump vendredi concernant les négociations avec le Canada.

Kirsten Hillman, ambassadrice du Canada aux États-Unis, a dit jeudi qu’« il y a un moment où l’accord est le bon ».

« Il est important pour nous d’être en mesure de poursuivre les négociations jusqu’à ce que nous en arrivions à ce point », a-t-elle ajouté.

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La Bourse d’Athènes à vendre pour 400 millions d’euros ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-bourse-dathenes-a-vendre-pour-400-millions-deuros/ Mon, 14 Jul 2025 11:48:25 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108389 PLANÈTE FINANCE — L’opérateur des marchés des capitaux Euronext veut la racheter.

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Euronext, un opérateur de marché des capitaux européen, a annoncé son intention d’acquérir la totalité des actions d’Athex (Hellenic Exchanges-Athens Stock Exchange), l’opérateur de la Bourse grecque, dans le cadre suite d’une offre publique d’échange (OPE), selon l’Agence France Presse (AFP).

De son côté, Athex a confirmé avoir reçu « une proposition de rachat non sollicitée, non contraignante et hautement conditionnelle » de la part d’Euronext. La Bourse grecque affirme que son conseil d’administration évalue actuellement la proposition « d’un point de vue stratégique et financier », signale l’AFP.

Athex précise ne pas avoir entamé de discussions formelles à ce sujet pour l’instant avec Euronext, qui précise pour sa part qu’une vérification diligente concernant Athex doit être réalisée.

Le ministère grec des Finances se montre favorable à la perspective d’un tel accord. Cette acquisition équivaudrait selon lui à un « vote de confiance envers la stabilité et le dynamisme de l’économie grecque ».

Il croit également qu’un éventuel achat de la Bourse nationale par Euornext pourrait renforcer l’intégration de la Grèce dans l’espace financier européen et stimuler la confiance d’investisseurs internationaux.

Si le processus d’achat aboutit, les détenteurs de titres d’Athex se verront proposer de les échanger contre des actions Euronext, dans une opération qui pourrait représenter 399 millions d’euros, selon l’AFP.

L’opération vise à consolider les marchés de capitaux européens, selon Euronext, responsable d’environ un quart de l’activité des négociations d’actions en Europe. La firme est notamment présente sur les Bourses de Paris, d’Amsterdam, de Bruxelles, de Dublin, de Lisbonne, de Milan et d’Oslo.

La société affirme que la transaction avec la Bourse hellénique permettrait aux acteurs des marchés financiers grecs de rejoindre un réseau de plus de 1 800 sociétés cotées en Bourse, représentant une capitalisation boursière combinée de plus de 6 000 milliards d’euros.

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Réalignement de l’ordre économique mondial https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/realignement-de-lordre-economique-mondial/ Wed, 18 Jun 2025 10:22:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108042 « On est dans une phase de réalignement historique », estime la nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas.

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De passage à Montréal (« sa petite enclave européenne » qu’elle connaît fort bien), Isabelle Mateos y Lago, nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas, s’est entretenue avec Finance et Investissement sur divers sujets, dont le basculement économique mondial provoqué par le retour de Donald Trump, la fragmentation des échanges commerciaux et l’éveil géopolitique et économique de l’Europe et d’autres régions du globe.

« On est dans une phase de réalignement historique », déclare-t-elle d’emblée. À mi-chemin de l’année 2025, la nouvelle cheffe économiste du groupe BNP Paribas depuis septembre dernier, constate un basculement profond de l’ordre économique mondial.

Alors que les investisseurs anticipaient que le retour de Donald Trump et la mise en application d’un programme America First ouvriraient une nouvelle phase d’exceptionnalisme américain, paradoxalement la réalité a vite déjoué les pronostics, selon Mateos y Lago. « Le dollar s’est affaibli face à la plupart des devises majeures (de 8 % par rapport à l’Euro), les indices boursiers américains sous-performent les indices mondiaux, et les perspectives de croissance des États-Unis ont été revues à la baisse par le FMI et l’OCDE. »

Les réactions aux initiatives de l’administration Trump ont même contribué à renforcer certaines économies. Elle cite en exemple l’Europe qui, sous l’impulsion de l’Allemagne, accélère ses investissements dans les infrastructures, la défense, l’innovation technologique et relance des réformes structurelles. Ces mesures marquent un tournant historique selon l’économiste. « L’Europe se renforce à une échelle qu’on n’avait pas vue depuis les années 1990, avec la réunification allemande et la création de l’euro. »

Ce train de mesures pour compenser la perte des débouchées sur le marché étasunien ne passe pas inaperçu. « Les investisseurs internationaux sont secoués dans leur confiance envers l’exceptionnalisme américain », observe-t-elle. En Asie du Sud-Est, les pays renforcent leurs alliances régionales et cherchent de nouvelles solutions commerciales. L’Inde est courtisée et la Chine, longtemps centrée sur les exportations, accélère sa transition vers une croissance fondée sur la demande intérieure. « Ce n’est pas un retour en arrière, mais une mondialisation redessinée, dopée par le retrait relatif des États-Unis. »

Concernant la guerre tarifaire qui sévit depuis le « Liberation Day » claironné par l’administration américaine, l’économiste estime qu’il ne faut pas surestimer les récentes décisions judiciaires au sujet des droits de douane. « Même si les tribunaux invalident les bases actuelles, l’administration pourra en invoquer d’autres. » Le scénario de dénouement qu’elle anticipe : une stabilisation autour de 12 %, avec une distribution un peu différente d’un pays ou d’un secteur à l’autre, soit un niveau bien supérieur aux 2,5 % d’avant crise. « Ces droits de douane sont un impôt sur les consommateurs et les importateurs américains. Ils freinent la croissance, déplacent les ressources vers des secteurs moins productifs et engendrent des distorsions inefficaces. » L’un des principaux motifs de la mise en place de ces tarifs est de générer des revenus pour financer des baisses d’impôts. « C’est comme prendre dans la poche de Jean pour prêter à Paul, tout ça n’augure rien de bon pour l’économie américaine. »

Garder le cap dans la tempête

Pour les conseillers en services financiers, l’heure est selon elle à la pédagogie, spécialement pour le très court terme et le court terme. « Il y a énormément d’incertitude et de volatilité, aggravées par le fait que depuis avril dernier, le dollar et les obligations du Trésor américain (US Treasuries) ne jouent par leur rôle d’amortisseur dans les portefeuilles avec couverture. » Mais, suggère-t-elle, sur un horizon d’un an et plus le paysage devient plus clair, « dans le contexte d’un scénario d’exceptionnalisme réduit de l’économie américaine, de la remontée en poupe de l’économie européenne et des autres économies qui arrivent à rester intégrées dans l’économie mondiale avec des mesures structurelles qui renforcent leur attractivité. »

Insistant sur son rôle d’économiste (et non d’experte en investissement), elle est d’avis qu’il est néanmoins sage de maintenir une certaine exposition à l’économie américaine, quitte à mieux la répartir. « Ce serait absurde de l’éliminer, mais il faut chercher d’autres moteurs de croissance. » Elle mentionne l’Europe, mais aussi l’Inde perçue comme une alternative crédible à la Chine, et les pays du Golfe qui investissent dans la transition énergétique et les technologies émergentes. « Les grands investisseurs sont encore trop concentrés sur l’Amérique. Il faut commencer à rediversifier. »

En termes de secteurs d’activité, elle juge les services et la technologie moins vulnérables à la guerre commerciale. « Les entreprises actives dans les infrastructures et la défense bénéficieront aussi des plans de dépenses publiques, notamment en Europe. »

Elle rappelle que la patience est de mise malgré la volatilité et que les investisseurs individuels ne doivent pas s’alarmer. « Sur le long terme, il vaut mieux être dans le marché qu’en dehors. » Elle fait remarquer que, dans les circonstances, l’économie mondiale a fait preuve de beaucoup de résilience. Elle observe aussi que les investisseurs institutionnels demeurent calmes, malgré les secousses. « Ils augmentent leurs couvertures contre le risque, mais déplacent peu de capital. Ils restent investis, et ils sont patients. »

Sur le plan des politiques monétaires, elle note une divergence entre la Réserve fédérale américaine (FED) et les autres banques centrales. Tandis que la BCE a abaissé ses taux à huit reprises, la Fed reste sur pause. « Elle est dans une position inconfortable : victime d’un choc inflationniste à venir (dans les prochains mois, voire trimestres), mais aussi sous pression politique constante. » Elle évoque même une perte de crédibilité de la Fed, contrainte de montrer son indépendance avant de pouvoir bouger. « Elle est obligée d’attendre qu’il y ait une détérioration visible des indicateurs, notamment du taux de chômage, avant de pouvoir commencer à abaisser les taux. »

L’économiste a par ailleurs souligné la montée de l’endettement public dans les grandes économies, notamment au pays de l’Oncle Sam. Selon elle, les rendements des obligations américaines à long terme subissent une forte pression en raison de l’augmentation marquée des émissions de dette. « Cette dynamique pourrait engendrer une volatilité accrue à court terme, surtout dans le contexte incertain des négociations budgétaires et de la question de la nomination du futur président de la Fed. »

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Diversification des marchés https://www.finance-investissement.com/fi-releve/strategie-daffaires/diversification-des-marches/ Mon, 28 Apr 2025 11:06:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=106317 OPINION — Orienter la diversification par une démarche axée sur le développement durable.

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Dans un contexte économique mondial en constante mutation, les entreprises canadiennes font face à des défis croissants qui les incitent à repenser leurs stratégies commerciales.

Depuis des décennies, le Canada entretient une relation économique étroite avec les États-Unis, son principal partenaire commercial. Si cette proximité a permis de stimuler les échanges et de consolider des liens économiques solides, elle expose également les entreprises canadiennes à des risques importants liés à la dépendance excessive envers un seul marché. Parallèlement, l’émergence de nouvelles priorités mondiales, notamment en matière de développement durable (DD), redéfinit les attentes des consommateurs, des investisseurs et des gouvernements. Dans ce contexte, la diversification des marchés apparaît comme une solution stratégique incontournable, mais elle doit être envisagée à travers le prisme du développement durable pour garantir une croissance responsable et pérenne.

Le poids de la dépendance économique

Une relation historique aux multiples facettes

Les États-Unis sont depuis longtemps le principal partenaire commercial du Canada. En 2022, environ 75 % des exportations canadiennes étaient destinées au marché américain, ce qui reflète une interdépendance économique profondément ancrée. Cette relation repose sur plusieurs facteurs : la proximité géographique, des infrastructures commerciales bien développées, une langue commune pour la majorité des Canadiens et des Américains, ainsi que des accords commerciaux favorables tels que l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Cependant, nous sommes à même de constater que cette forte dépendance comporte aussi son lot de vulnérabilités.

Les fluctuations économiques américaines, comme celles observées lors de la crise financière de 2008, peuvent entraîner des répercussions directes sur l’économie canadienne. De plus, les tensions commerciales actuelles, combinées à des politiques protectionnistes telles que l’« America First », augmentent les risques pour les entreprises canadiennes. Enfin, les changements dans les priorités politiques américaines créent des incertitudes pour les exportateurs canadiens.

Une pression accrue pour diversifier

Face à ces défis, de nombreuses entreprises canadiennes reconnaissent la nécessité de diversifier leurs marchés afin de réduire leur dépendance. Cette diversification ne consiste pas seulement à identifier de nouveaux débouchés commerciaux ; elle implique également d’intégrer des stratégies qui tiennent compte des dynamiques mondiales actuelles, notamment en matière de durabilité. Par exemple, cibler des marchés comme l’Union européenne ou l’Asie-Pacifique peut offrir des occasions intéressantes, mais cela nécessite une adaptation aux exigences locales en matière de réglementation environnementale, économique et sociale.

Le rôle clé du développement durable dans la diversification des marchés

Une nouvelle réalité commerciale mondiale

Le développement durable est devenu une priorité mondiale qui influence profondément les relations commerciales et les attentes des parties prenantes. Les consommateurs exigent de plus en plus des produits et services respectueux de l’environnement, socialement responsables et porteurs économiquement. Les investisseurs intègrent également des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs décisions financières. Enfin, les gouvernements adoptent des politiques et des réglementations visant à promouvoir une croissance durable.

Dans ce contexte, les entreprises qui intègrent le développement durable dans leur stratégie ont un avantage concurrentiel qui se démarque. Elles peuvent non seulement répondre aux attentes croissantes des consommateurs et des investisseurs, mais également se conformer plus facilement aux exigences réglementaires sur les marchés internationaux. Par exemple, l’Union européenne (UE) impose désormais des normes strictes en matière de durabilité, telles que celles définies dans le Pacte vert pour l’Europe (Green Deal), qui vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Le développement durable comme levier stratégique

Pour les entreprises canadiennes cherchant à diversifier leurs marchés, le développement durable peut servir de levier stratégique à plusieurs niveaux :

  • Conformité réglementaire : En intégrant des pratiques durables dès le départ, les entreprises peuvent se conformer plus facilement aux réglementations environnementales et sociales sur les nouveaux marchés. Cela est particulièrement pertinent dans des régions comme l’UE ou certains pays asiatiques où les normes ESG sont strictes.
  • Réduction des risques : Les pratiques durables permettent aux entreprises de minimiser leurs risques environnementaux et sociaux, ce qui est essentiel pour opérer dans des environnements complexes et diversifiés.
  • Renforcement de la réputation : Les entreprises qui adoptent une approche proactive en matière de durabilité renforcent leur image auprès des consommateurs et des investisseurs, ce qui peut faciliter leur entrée sur de nouveaux marchés.
  • Innovation et compétitivité : L’intégration du développement durable encourage l’innovation dans les processus, les produits et les modèles d’affaires, ce qui peut aider les entreprises à se différencier sur les marchés internationaux.

Les étapes essentielles pour une diversification responsable

Pour réussir une diversification des marchés tout en intégrant le développement durable comme pilier stratégique, il est crucial d’adopter une approche structurée et rigoureuse. Voici les étapes clés à suivre :

  • Identifier les priorités stratégiques (Interne)

Pour intégrer efficacement le développement durable dans leur stratégie de diversification des marchés, les entreprises doivent d’abord identifier leurs priorités stratégiques. Cela implique une analyse approfondie de leur chaîne de valeur pour déterminer où se situent leurs principaux impacts environnementaux et sociaux. Par exemple, une entreprise manufacturière pourrait se concentrer sur la réduction de ses émissions industrielles, tandis qu’une entreprise agroalimentaire pourrait mettre l’accent sur des pratiques agricoles durables.

  • Réaliser une analyse approfondie (externe)

Avant de s’engager sur un nouveau marché, il est essentiel d’effectuer une analyse détaillée des occasions et des risques. Cela inclut une évaluation des exigences réglementaires locales en matière de durabilité, une analyse des attentes des consommateurs et une compréhension des dynamiques concurrentielles.

  • Intégrer le développement durable dans la stratégie

Le développement durable ne doit pas être considéré comme un simple ajout à la stratégie commerciale existante ; il doit en être un élément central. Cela implique d’adopter une vision à long terme qui intègre des objectifs environnementaux, économiques et sociaux clairs.

  • Collaborer avec les parties prenantes

L’engagement avec les parties prenantes est essentiel pour garantir que les initiatives de développement durable répondent aux attentes des consommateurs, des investisseurs et des communautés locales. Cela peut inclure des consultations avec les clients pour comprendre leurs préférences en matière de durabilité ou des partenariats avec des organisations non gouvernementales pour développer des projets communautaires.

  • Mesurer et communiquer les résultats

Une fois que les initiatives de développement durable sont mises en œuvre, il est crucial de mesurer leurs résultats et de communiquer ces progrès de manière transparente. Cela peut inclure la publication de rapports ESG ou la certification par des organismes tiers pour garantir la crédibilité. Une communication efficace permet non seulement d’attirer des clients sensibles aux questions environnementales, mais aussi de renforcer la confiance des investisseurs.

Les défis à relever

Coûts initiaux élevés

L’intégration du développement durable dans une stratégie commerciale peut entraîner des coûts initiaux élevés, notamment pour adopter de nouvelles technologies ou se conformer à des réglementations strictes. Cependant, ces investissements peuvent générer des rendements importants à long terme grâce à une meilleure efficacité opérationnelle et une réduction des risques.

Complexité réglementaire

Les exigences réglementaires varient considérablement d’un marché à l’autre, ce qui peut compliquer la mise en œuvre d’une stratégie cohérente. Par exemple, alors que l’UE impose des normes strictes en matière d’emballage durable, d’autres marchés peuvent avoir des priorités différentes.

Résistance au changement

Enfin, certaines entreprises peuvent rencontrer une résistance interne au changement, notamment si elles perçoivent le développement durable comme un coût plutôt qu’une opportunité. Il est donc essentiel d’éduquer et d’impliquer les employés à tous les niveaux pour garantir le succès de ces initiatives.

Conclusion : Une opportunité stratégique incontournable

Dans un monde où les attentes sociétales évoluent rapidement et où les risques économiques se multiplient, il est clair que la diversification des marchés est devenue une nécessité stratégique pour les entreprises canadiennes. Cependant, cette diversification ne peut être réalisée efficacement sans tenir compte du développement durable comme outil préliminaire. En intégrant le DD dans leurs démarches commerciales, les entreprises peuvent non seulement accéder à de nouveaux marchés plus résilients et attractifs, mais aussi renforcer leur compétitivité sur le long terme.

Le développement durable ne doit pas être vu comme une contrainte supplémentaire, mais comme un levier stratégique permettant d’aligner performance économique et responsabilité sociale. En adoptant une approche sérieuse et structurée, les entreprises canadiennes ont l’occasion de réduire leur dépendance envers les États-Unis tout en jouant un rôle actif dans la transition vers une économie mondiale plus verte et équitable.

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Vers un nouveau gendarme financier en Europe https://www.finance-investissement.com/edition-papier/developpement-des-affaires-edition-papier/vers-un-nouveau-gendarme-financier-en-europe/ Mon, 05 Jun 2023 04:05:00 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=94268 Pour lutter contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

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L’Union européenne va se doter d’un nouveau régulateur spécialisé dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Cette initiative est la conséquence d’un vaste scandale. En 2018, l’Union européenne découvrait qu’un circuit de blanchiment de 200 milliards d’euros prospérait en son sein. Le stratagème s’appuyait sur la banque danoise Danske Bank et sa filiale en Estonie. Dans la foulée, la banque a perdu 681 millions d’euros et payé une amende de deux milliards de dollars aux autorités américaines pour mettre fin aux poursuites.

L’affaire a surtout mis en lumière les fissures dans la régulation européenne : ce sont les autorités américaines qui avaient révélé la fraude, tandis que l’Autorité bancaire européenne n’y voyait que du feu.

Le Parlement européen planche sur la création de l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux (ALBC), qui sera chargée de prévenir la survenue de nouveaux scandales.

Ce régulateur devrait compter sur des moyens renforcés, comme une surveillance directe d’un grand nombre d’établissements financiers, une communication étroite avec les régulateurs nationaux et un accès privilégié à Interpol.

Une des questions majeures qui reste à trancher est l’étendue de l’accès aux données dont disposera ce « super gendarme » de ce marché de 446 millions d’habitants.

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La Banque centrale européenne misera sur le changement climatique https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/la-banque-centrale-europeenne-misera-sur-le-changement-climatique/ Thu, 08 Jul 2021 18:09:44 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=81042 Une nouvelle stratégie de gestion de l'économie a été adoptée en ce sens.

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La Banque centrale européenne a adopté une nouvelle approche pour sa gestion de l’économie, qui permettrait à la banque de tolérer des périodes transitoires d’inflation modérément supérieure à son objectif de 2 % et de mieux prendre en compte le changement climatique dans ses prévisions et ses programmes de relance.

La nouvelle stratégie annoncée jeudi pour les 19 pays qui utilisent l’euro recommande également d’inclure les prix des logements dans la mesure clé de l’inflation de l’Union européenne (UE).

Un aspect clé consiste à remplacer l’objectif d’inflation précédent de la banque d’une inflation annuelle « inférieure, mais proche de » 2 %. La nouvelle cible est décrite comme 2 %, mais « symétrique ». Cela signifie qu’une « période transitoire » d’inflation supérieure à l’objectif est permise. En théorie, cela permettrait à la banque de maintenir des taux d’intérêt bas et des programmes de relance tels que les achats d’obligations avec de l’argent nouvellement créé pendant une plus longue période.

La banque centrale a indiqué que tenir compte de la hausse des prix des logements représenterait mieux l’inflation, car il s’agit d’un élément pertinent pour les ménages. L’inclusion des logements occupés par leur propriétaire dans l’indice d’inflation de l’UE prendrait cependant des années; par conséquent, la banque a précisé qu’elle prévoyait d’utiliser les premières estimations des coûts du logement pour compléter ses mesures d’inflation.

La BCE a indiqué qu’elle ferait davantage pour intégrer l’impact du changement climatique dans sa politique monétaire, affirmant que le réchauffement climatique pourrait avoir des « implications profondes » pour la stabilité des prix. Elle a précisé qu’elle élargirait ses modèles économiques et ses statistiques pour mieux évaluer l’effet que le changement climatique pourrait avoir sur l’économie.

Lors de ses achats d’obligations, la banque a expliqué qu’elle pourrait examiner si les sociétés émettant les obligations étaient conformes à la législation de l’UE mettant en œuvre les accords de Paris sur le changement climatique de 2015. L’achat d’obligations d’entreprises et d’État est un outil utilisé par la banque pour réduire les coûts d’emprunt pour les entreprises, les ménages et les budgets des gouvernements.

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Boris Johnson se prépare à un « no deal » https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/boris-johnson-se-prepare-a-un-no-deal/ Mon, 19 Oct 2020 12:01:51 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=75859 PLANÈTE FINANCE – Le Premier ministre britannique regrette l’abandon d’un accord de libre-échange par les membres de l’UE.

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Le Premier ministre britannique n’a pas encore fermé toutes les discussions avec l’Europe autour du Brexit, mais affirme regretter « l’abandon, par Bruxelles, de toute idée d’accord de libre-échange sur le modèle de celui conclu par les Européens avec le Canada », rapporte le quotidien Les Echos.

Dans une brève allocution télévisée, il a déclaré trouver étrange que l’Europe ait refusé un tel accord au Royaume-Uni alors que celui-ci a appartenu pendant près de 50 ans à l’Union européenne (UE).

Il estime qu’à la fin du délai de la période de transition et la sortie du marché commun de dix semaines, les conversations risquent encore une fois d’échouer à moins d’un revirement de dernière minute. Il conseille donc aux entreprises britanniques de se « préparer à un scénario de no deal ».

« Comme les Européens refusent de discuter sérieusement, j’en ai conclu que nous devons nous préparer le 1er janvier 2021 à des arrangements plus proches d’un accord australien », soutient-il.

« S’il y a un changement fondamental d’approche, évidemment, nous sommes toujours prêts à écouter », glisse-t-il toutefois.

Rappelons que le Premier ministre britannique avait fixé la mi-octobre comme date limite pour parvenir à un compromis politique. Toutefois, les dirigeants européens n’ont pas cédé à la pression.

« C’est le Royaume-Uni qui a le plus à perdre d’un “no deal” », argumente le président français Emmanuel Macron.

Le ministre Johnson est donc revenu sur sa menace et n’a finalement pas fermé la discussion avec les 27 États membres de l’Union. Il a plutôt laissé la balle dans leur camp, leur demandant d’agir.

Un accord déjà défini

Selon le journal Le Monde, les deux parties n’ont pas le choix d’accepter les compromis nécessaires à un accord dont les grandes lignes commencent déjà à se dessiner. L’Europe va devoir ainsi concéder la fin du statu quo sur l’accès aux eaux britanniques.

De son côté, le Premier ministre britannique devra donner davantage de gages à Bruxelles, qui craint une concurrence déloyale, notamment concernant les aides d’État. Le Royaume-Uni devra également accepter des règles de gouvernance de l’accord strictes.

« Notre principal problème, ce sont des règles de concurrence loyale. Notre proposition, qui correspond à notre accord avec la Suisse, c’est l’accès au marché unique en contrepartie du respect de nos règles sanitaires, environnementales, sociales, en matière d’aides d’État. La proposition des Britanniques est l’accès au marché unique sans respect des règles. C’est inacceptable », souligne le président Macron.

« Les négociations sont terminées si l’UE ne change pas de position », a quand même menacé un porte-parole de Downing Street en réponse à l’entêtement de l’UE.

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La livre sterling pénalisée par le Brexit https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/la-livre-sterling-penalisee-par-le-brexit/ Wed, 31 Jul 2019 12:45:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=60091 PLANÈTE FINANCE – La devise britannique a perdu plus de 1 % lundi, tombant à son niveau le plus bas depuis deux ans face au dollar, en raison des inquiétudes toujours plus vives d’un Brexit sans accord.

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La livre sterling a chuté de 1,28 % face au dollar américain, à 1,2225 dollars, après être descendue jusqu’à 1,2212 dollars, son plus bas niveau depuis mars 2017. Cette devise a chuté encore plus lourdement face à l’euro lâchant 1,40 % pour tomber à 91,15 pence pour un euro, son plus bas depuis septembre 2017.

« Le marché ressent le risque croissant de voir la Grande-Bretagne opter pour un retrait de l’Union européenne en pagaille et sans accord en octobre, Bruxelles montrant peu d’enthousiasme à l’idée de retourner à la table des négociations avec [le nouveau premier ministre] Boris Johnson », estime Joe Manimbo de Western Union.

Le ministre Johnson a affirmé que le pays quitterait l’Union européenne (UE) le 31 octobre prochain avec ou sans accord avec Bruxelles. Les dirigeants de l’UE refusent quant à eux de revenir sur l’accord de divorce conclu en novembre avec Theresa May.

Lors de sa visite officielle en Écosse, le dirigeant britannique a pourtant affirmé attendre que les Européens rouvrent les négociations sur le Brexit. Pour le moment, le ministre n’a pas encore répondu aux invitations officielles du président français Emmanuel Macron et Angela Merkel, la chancelière allemande.

Boris Johnson « veut évidemment rencontrer les dirigeants européens et négocier, mais pas pour qu’on […] lui dise que l’UE ne peut pas réexaminer l’accord de retrait », explique une porte-parole du premier ministre.

La devise britannique paie le prix de ce bras de fer, car le milieu des affaires craint les turbulences économiques qui découleraient d’un Brexit sans accord.

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Un ancien gouverneur de la Banque du Canada à la tête du FMI? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/un-ancien-gouverneur-de-la-banque-du-canada-a-la-tete-du-fmi/ Mon, 08 Jul 2019 11:59:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=59571 Mark Carney dirige présentement la Banque d’Angleterre, mais son nom circule dans le monde de la haute finance suite au départ de Christine Lagarde du FMI vers la Banque centrale européenne.

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Économiste et banquier ayant notamment travaillé pour Goldman Sachs, Mark Carney a été gouverneur de la Banque du Canada de 2008 à 2013, il est à la tête de la Banque d’Angleterre depuis 2013.

Historiquement, la direction du Fonds monétaire international a toujours été assumée par un Européen. Mark Carney est Canadien, mais possède aussi les nationalités irlandaise et anglaise, ce qui en fait un candidat tout désigné, indique Bloomberg.

(Avec Finance et Investissement)

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Les GAFA dans la mire de l’impôt français https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-gafa-dans-la-mire-de-limpot-francais/ Fri, 05 Jul 2019 13:47:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=59523 PLANÈTE FINANCE - L'Assemblée nationale française a approuvé jeudi un impôt modeste visant les géants de l'Internet tels que Google, Amazon et Facebook, aussi appelés les GAFA, et le gouvernement français espère que d'autres pays feront de même.

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Le projet de loi vise à empêcher les multinationales d’éviter les impôts en établissant des sièges sociaux dans les pays de l’Union européenne où le taux d’imposition est faible. Actuellement, ces entreprises ne paient pratiquement aucun impôt dans les pays où elles réalisent des ventes importantes comme en France.

Le projet de loi prévoit un impôt de trois pour cent sur les revenus français des entreprises numériques ayant un chiffre d’affaires global supérieur à 750 millions d’euros (environ 847 millions $ US) et un chiffre d’affaires français supérieur à 25 millions d’euros.

Le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale sera présenté au Sénat la semaine prochaine, où il devrait être approuvé définitivement.

L’industrie de la technologie prévient que cela pourrait entraîner une hausse des coûts pour les consommateurs.

La nouvelle loi pourrait toucher des sociétés américaines, notamment Airbnb et Uber, ainsi que des entreprises chinoises et européennes. Elle cible principalement ceux qui utilisent les données des consommateurs pour vendre de la publicité en ligne.

Le ministère français des Finances a estimé que l’impôt permettrait de récolter environ 500 millions d’euros cette année, mais que cela devrait augmenter « rapidement ».

La France n’a pas réussi à convaincre ses partenaires de l’Union européenne d’imposer une taxe européenne aux géants de l’Internet, mais plaide désormais pour un accord international avec les 34 pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

(The Associated Press)

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