Taux d'intérêt | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/taux-dinteret/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 09 Jul 2026 18:38:55 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Taux d'intérêt | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/taux-dinteret/ 32 32 Détecter la dette avant qu’elle ne s’aggrave https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/detecter-la-dette-avant-quelle-ne-saggrave/ Fri, 10 Jul 2026 10:23:47 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114736 Des pistes pour aider les clients avant que les difficultés se transforment en crise.

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Une carte de crédit utilisée pour absorber une dépense imprévue, un retrait dans l’épargne pour payer une facture ou encore l’espoir d’un gain futur pour éponger une dette : pris isolément, ces gestes peuvent sembler anodins. Ensemble, ils peuvent toutefois révéler les premiers signes d’un endettement qui s’installe. Pour le conseiller, les repérer rapidement permet d’intervenir avant que les options ne se réduisent.

« Gérer ses dettes sans s’attaquer à leur cause, c’est comme éponger de l’eau pendant que le robinet reste ouvert », résume Mike Bergeron, conseiller en crédit et gestionnaire des services à la clientèle chez Credit Canada, cité par MoneySense.

Un client qui transfère régulièrement un solde d’une carte de crédit à une autre, qui multiplie les avances de fonds ou qui finance des dépenses courantes grâce aux solutions « achetez maintenant, payez plus tard » ne fait souvent que reporter le problème, signale-t-il. Ces stratégies procurent un répit temporaire, mais elles ne réduisent pas la dette sous-jacente. Les intérêts et les frais liés aux nouveaux emprunts risquent même d’alourdir le fardeau financier.

Cette situation peut donner l’occasion d’amorcer une discussion plus large sur les revenus, les dépenses et les habitudes budgétaires du client. Avant d’envisager un refinancement ou une consolidation de dettes, il est essentiel de comprendre pourquoi l’endettement du client continue de progresser.

Quand les intérêts s’accumulent

Plusieurs comportements devraient également attirer l’attention du conseiller. Le fait de ne verser que le paiement minimum sur les cartes de crédit en est un exemple. Cette habitude donne un faux sentiment de sécurité : les comptes demeurent en règle, mais le capital diminue très lentement pendant que les intérêts continuent de s’accumuler.

Selon l’Agence de la consommation en matière financière du Canada, un solde de 2 000 $ assorti d’un taux d’intérêt de 18 % peut prendre près de quatre ans à être remboursé lorsque seuls les paiements minimums sont effectués, tout en générant près de 800 $ d’intérêts.

D’autres indices méritent une attention particulière : payer régulièrement l’épicerie ou les factures courantes par carte de crédit, conserver des soldes élevés sur ses cartes de crédit mois après mois, dépendre d’une marge de crédit ou de la protection contre les découverts, ou encore commencer à accuser des retards de paiement.

Pris séparément, ces comportements ne traduisent pas nécessairement une crise. Ensemble, ils révèlent toutefois une pression financière croissante qui justifie une intervention rapide.

Menace pour l’épargne

Les répercussions ne se limitent pas au court terme. Lorsqu’un client commence à puiser dans son fonds d’urgence pour financer ses dépenses courantes, il évite certes de recourir davantage au crédit, mais il réduit du même coup sa capacité à faire face au prochain imprévu, qu’il s’agisse d’une réparation automobile, d’une dépense médicale ou d’une baisse temporaire de revenus.

Les difficultés financières peuvent aussi inciter certains clients à liquider un compte d’épargne libre d’impôt (CELI), à retirer des sommes de leur régime enregistré d’épargne retraite (REER) ou de vendre des placements destinés à financer des projets. Ces décisions procurent des liquidités rapidement, mais elles peuvent compromettre la croissance du patrimoine, réduire l’épargne retraite et entraîner des conséquences fiscales. Dans le cas d’un retrait d’un REER, par exemple, elles s’accompagnent souvent d’un impôt immédiat et de la perte des droits de cotisation correspondants.

L’un des principaux défis demeure toutefois le temps que mettent les clients avant de demander de l’aide. Beaucoup espèrent qu’une entrée d’argent réglera la situation: un remboursement d’impôt, une prime, une augmentation de salaire, la vente d’une propriété, l’obtention d’un prêt de consolidation. Or, ces événements ne surviennent pas toujours au moment voulu, tandis que les intérêts, eux, continuent de courir.

Plan financier à la rescousse

« Les progrès commencent lorsque l’espoir s’accompagne d’un plan », signale Mike Bergeron.

La première étape consiste à brosser un portrait complet de la situation financière du client :

  • montant total des dettes,
  • taux d’intérêt de chaque emprunt,
  • évolution des soldes,
  • capacité de remboursement
  • et structure des dépenses.

Cet exercice permet de déterminer si un simple ajustement budgétaire suffira ou si une intervention plus spécialisée s’impose.

Dans certains cas, orienter rapidement le client vers un organisme en gestion de dettes peut faire toute la différence. Plus la démarche est entreprise tôt, plus les solutions disponibles sont nombreuses, précise Crédit Canada. À l’inverse, attendre que les retards de paiements s’accumulent ou que l’épargne soit entièrement épuisée réduit considérablement les marges de manœuvre.

Le rôle du conseiller, dans de tels cas, va plus loin que la recommandation de produits financiers. Il consiste aussi à repérer les premiers signes de détresse financière chez le client, à ouvrir le dialogue sans porter de jugement et à encourager une intervention rapide. En agissant dès l’apparition des premiers symptômes, il peut aider le client à reprendre le contrôle de la situation avant que l’endettement ne devienne une vraie impasse.

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La Banque du Canada défend sa cible de 2 % https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-defend-sa-cible-de-2/ Mon, 29 Jun 2026 12:33:12 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114655 Une vaste consultation révèle un large appui au cadre actuel de politique monétaire.

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La Banque du Canada a indiqué dans un nouveau rapport que son régime flexible de ciblage de l’inflation et sa cible de 2 % bénéficient d’un large soutien.

La banque centrale a consulté les parties prenantes et la population dans le cadre du processus de renouvellement de son entente sur le cadre de politique monétaire avec le gouvernement fédéral, qui a lieu tous les cinq ans.

« C’était important pour nous d’entendre les Canadiennes et Canadiens, parce que l’inflation et les décisions relatives aux taux d’intérêt ont un impact direct sur leur quotidien », a mentionné jeudi le gouverneur Tiff Macklem dans un communiqué.

Cette révision intervient après la flambée de l’inflation en 2022, qui a vu le taux annuel atteindre 8,1 %, son plus haut niveau depuis 39 ans. Bien que le rythme de hausse des prix se soit normalisé depuis lors, la hausse des prix a eu des répercussions négatives.

La banque centrale a mentionné que de nombreux Canadiens ont exprimé leurs inquiétudes concernant le coût élevé de la vie et l’accessibilité au logement, tout en soulignant qu’une communication claire sur les informations utilisées pour prendre les décisions relatives aux taux d’intérêt était essentielle pour renforcer la confiance.

Dans le cadre de cet examen, la banque centrale a organisé des réunions avec des personnes de partout au pays ainsi qu’avec des économistes du secteur privé, des groupes de réflexion et des défenseurs des consommateurs.

« Les personnes ayant participé aux conversations avec le public ne souhaitaient pas que les prix augmentent davantage et considéraient que des taux d’intérêt plus élevés aggravaient leurs difficultés liées au coût de la vie », indique le rapport.

« Elles ont également exprimé une nette préférence pour la prévisibilité des changements de taux d’intérêt. Elles préféreraient des changements progressifs, plutôt que radicaux, des taux, car elles recherchent surtout la stabilité et la prévisibilité pour gérer leurs finances », est-il précisé.

Le rapport souligne que de nombreux Canadiens n’avaient pas l’impression que l’indice des prix à la consommation correspondait à leur propre expérience lorsqu’ils faisaient leurs courses.

« Le décalage entre les données officielles et la réalité quotidienne des gens a entraîné une baisse de confiance à l’égard de l’IPC — et, par extension, de la Banque — puisque ces données orientent les décisions relatives au taux directeur », affirme le rapport.

« Les groupes de consommateurs et d’entreprises ont encouragé la Banque à adapter ses communications pour mieux refléter les expériences vécues par les ménages et les petites et moyennes entreprises », est-il ajouté.

L’accord actuel entre la Banque du Canada et le gouvernement fédéral fixe un objectif d’inflation de 2 %, dans une fourchette comprise entre 1 % et 3 %.

Dans un discours prononcé à la fin de l’année dernière, le gouverneur Tiff Macklem s’est montré inébranlable dans son engagement envers l’objectif d’inflation flexible de la banque centrale, le qualifiant de plus efficace et de plus durable que tout ce qui avait été mis en place auparavant.

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Fitch abaisse ses prévisions de croissance mondiale https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fitch-abaisse-ses-previsions-de-croissance-mondiale/ Tue, 16 Jun 2026 11:00:55 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114415 Le choc pétrolier devrait freiner la croissance et alimenter l’inflation en 2026.

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En raison des répercussions de la crise énergétique provoquée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran, Fitch Ratings a revu à la baisse ses prévisions pour l’économie mondiale et modifié ses attentes en matière de politique monétaire à l’échelle internationale.

L’agence de notation a réduit de 0,2 point de pourcentage sa prévision de croissance mondiale pour 2026, la ramenant à 2,4 %. Elle a également abaissé ses prévisions pour les États-Unis et la zone euro, respectivement de 0,3 point et de 0,4 point, à 1,9 % et à 0,9 %.

Pour les marchés émergents, à l’exclusion de la Chine, les prévisions ont également été réduites de 0,2 point, à 3,2 %.

« Les perspectives de croissance mondiale ont été affectées par la crise pétrolière provoquée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran », indique Fitch Ratings, soulignant que le détroit d’Ormuz est fermé depuis maintenant 14 semaines et que l’agence s’attend toujours à ce qu’il ne commence à rouvrir qu’en juillet.

Dans ce contexte, l’agence de notation a relevé ses prévisions concernant le prix moyen du pétrole brut en 2026 et estime que le maintien de prix élevés constitue un « obstacle majeur à la croissance mondiale ».

L’augmentation des prix de l’énergie alimente l’inflation, ce qui réduit la consommation et accroît les coûts des intrants pour les entreprises, explique-t-elle.

Dans un scénario plus pessimiste — où les prix du pétrole seraient encore plus élevés que prévu, où les marchés boursiers reculeraient de 10 % et où les conditions de crédit se resserreraient — la croissance américaine pourrait ralentir à seulement 0,8 % au cours des 12 prochains mois, selon Fitch Ratings. En Europe, la croissance pourrait être limitée à 0,3 %.

Toutefois, dans les circonstances actuelles, une partie des effets négatifs du choc pétrolier est atténuée par « une dynamique plus forte que prévu des investissements en technologies de l’information liés à l’intelligence artificielle, qui soutient le commerce mondial et les exportations asiatiques », indique l’agence.

En effet, Fitch Ratings a relevé ses prévisions pour la Chine et la Corée du Sud, en raison de la vigueur des exportations alimentée par le boom mondial des dépenses technologiques.

L’agence a noté que les investissements américains en technologies de l’information ont progressé de 18 % sur un an au premier trimestre et qu’« il existe des signes d’une croissance rapide des investissements en TI ailleurs dans le monde », notamment grâce à l’envolée des ventes mondiales de semi-conducteurs, qui stimule la valeur des exportations asiatiques.

Toutefois, pour l’économie mondiale dans son ensemble, les effets négatifs de la hausse des prix du pétrole l’emportent actuellement sur les retombées positives des investissements technologiques, ce qui influe également sur les perspectives de taux d’intérêt.

« Les effets inflationnistes du choc pétrolier modifient également les perspectives de la politique monétaire mondiale », souligne Fitch Ratings.

Par conséquent, l’agence prévoit désormais que la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre maintiendront leurs taux directeurs inchangés cette année avant de reprendre leur cycle d’assouplissement en 2027.

La Banque centrale européenne devrait pour sa part relever ses taux d’intérêt de 25 points de base ce mois-ci, mais Fitch Ratings s’attend à ce que cette hausse soit annulée l’an prochain.

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Faut-il craindre une nouvelle hausse des taux d’intérêt ? https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/faut-il-craindre-une-nouvelle-hausse-des-taux-dinteret/ Mon, 01 Jun 2026 14:04:31 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114266 ZONE EXPERTS – Le taux variable demeure-t-il une option avantageuse ?

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L’annonce d’une récession technique au Canada à la suite de la publication par Statistique Canada d’une baisse de 0,1 % du PIB au premier trimestre, a fait couler beaucoup d’encre. Pourtant, cette situation n’a rien de nouveau. La croissance de l’économie canadienne a reculé au cours de trois des quatre derniers trimestres, et nous avions déjà exposé les raisons de la faiblesse économique dans nos publications récentes. Le marché du travail montre également des signes de détérioration, avec une perte de 112 000 emplois au cours des quatre premiers mois de l’année. Il s’agit d’une situation préoccupante !

Malgré cette faible croissance économique, la récente hausse du prix du pétrole a amené plusieurs économistes à remettre le scénario de stagflation au cœur de leurs prévisions et à évoquer la possibilité que la Banque du Canada (BdC) reprenne son cycle de hausse des taux d’intérêt. D’ailleurs, les marchés anticipent actuellement trois augmentations du taux directeur.

Ce scénario nous paraît toutefois peu probable. À notre avis, une seule hausse supplémentaire des taux suffirait à freiner considérablement les projets de croissance et risquerait de plonger l’économie dans une récession plus marquée. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier le taux variable pour les emprunteurs dont le profil s’y prête.

Afin d’éclairer la prise de décision, différents scénarios ont été élaborés pour mesurer l’incidence qu’une variation des taux d’intérêt pourrait avoir sur les paiements hypothécaires.

Notre analyse porte sur une hypothèque de 300 000 $, amortie sur 25 ans, avec un paiement hebdomadaire de 367,08 $. Nous comparons les options offertes pour un terme de cinq ans dans le cas d’une hypothèque assurée ou assurable avec une mise de fonds supérieure à 35 %. Le meilleur taux fixe de cinq ans, disponible actuellement, est de 4,09 %, tandis que le meilleur taux variable est établi au taux préférentiel moins 0,85 %, soit 3,60 %.

Nous avons retenu les trois scénarios suivants, en utilisant les meilleures offres hypothécaires actuellement disponibles sur le marché pour une hypothèque assurée, puis en évaluant le solde hypothécaire après cinq ans dans chacun des cas :

  1. Scénario de hausse des taux: Il s’agit d’un scénario que l’on peut qualifier d’extrême. Il prévoit trois hausses du taux directeur totalisant 0,75 point de pourcentage, soit une première en juillet, une deuxième en octobre et une troisième en décembre. De telles augmentations accentueraient le ralentissement économique et forceraient, selon nous, la BdC à réduire ensuite ses taux. Ce scénario représente donc l’argument le plus favorable au choix d’un taux fixe.
  1. Scénario opposé: Dans ce scénario, l’inflation s’avère temporaire. La BdC ne procède à aucune hausse de taux et est même contrainte de réduire son taux directeur à quatre reprises l’année suivante pour un total de 1 % afin de stimuler l’économie. Il s’agit du scénario démontrant l’avantage maximal du taux variable. Nous demeurons néanmoins conservateurs en supposant une première baisse en avril de l’année prochaine. En réalité, dans un contexte de récession, la première baisse devrait survenir beaucoup plus tôt.
  1. Scénario intermédiaire : Ce scénario prévoit trois hausses de taux cette année, suivies de trois baisses débutant en juin de l’année suivante et se terminant en décembre. Bien que nous croyions que les réductions de taux pourraient intervenir plus rapidement, nous avons retenu des hypothèses prudentes afin d’éviter de biaiser l’analyse en faveur de notre scénario privilégié.

Le solde hypothécaire après cinq ans serait de 261 570 $ pour l’hypothèque à taux fixe. Pour l’hypothèque à taux variable, les résultats seraient les suivants :

  • Scénario 1 : 264 595 $
  • Scénario 2 : 243 283 $
  • Scénario 3 : 256 368 $

Nous constatons que, dans le scénario récessionniste comportant quatre baisses de taux l’année suivante, l’hypothèque à taux variable procurerait une économie de 18 287 $.

À l’inverse, le scénario comportant trois hausses de taux favorise légèrement l’hypothèque à taux fixe, avec un avantage de 3 025 $.

Enfin, le scénario intermédiaire, combinant trois hausses cette année et trois baisses l’année suivante, se traduit par une économie de 5 202 $ en faveur du taux variable.

Le coût d’opportunité associé au choix du taux variable demeure donc relativement faible comparativement aux gains potentiels si notre scénario de récession se concrétise.

La présente analyse porte sur les taux applicables aux hypothèques assurées. Selon la situation propre à chaque client, il pourrait également être pertinent d’évaluer les taux applicables aux hypothèques assurables ou conventionnelles. Toute décision devrait par ailleurs s’appuyer sur une analyse approfondie tenant compte de l’évolution des taux d’intérêt, des caractéristiques du prêt et du profil financier de l’emprunteur.

Nous demeurons disponibles pour effectuer des simulations personnalisées afin d’évaluer avec précision le potentiel de gain associé à chaque stratégie avant qu’une décision finale soit prise.

Faites donc appel à un courtier hypothécaire afin de vous assurer que votre client bénéficie du meilleur programme disponible sur le marché.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, en mesure d’accompagner son client et de lui faire pleinement comprendre les conséquences de ses choix financiers. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

 

 

 

 

 

 

 

1 Scénario 1 : Augmentation totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026

2 Scénario 2 : Baisse totale de 1 % (0,25 % à la fois) : 14 avril 2027, 9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

3 Scénario 3 : Augmentation totale de 0,75 % suivie d’une baisse totale de 0,75 % (0,25 % à la fois) : Augmentations 15 juillet 2026, 28 octobre 2026 et 9 décembre 2026 suivis des baisses

9 juin 2027, 8 septembre 2027 et 27 octobre 2027

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Impact des femmes en investissement https://www.finance-investissement.com/nouvelles/impact-des-femmes-en-investissement/ Wed, 06 May 2026 11:05:23 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113746 Vers une finance plus résiliente et performante.

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La conférence « Femmes en investissement : la transformation du paysage financier », organisée par CFA Montréal le 30 avril 2026, a réuni des leaders féminines de l’industrie de la finance pour discuter des mutations du secteur et de la place des femmes dans un milieu où diversité et technologie redéfinissent les règles.

Julie-Andrée Côté, présidente du conseil d’administration de CFA Montréal, a d’abord rappelé la place croissante des femmes en finance et dans l’économie en général. « Bien que le nombre de femmes CEO ait grimpé à 8 % dans le S&P 500, c’est seulement en 2023 qu’il a surpassé celui des dirigeants prénommés John », a-t-elle souligné avec humour, rappelant le chemin qu’il reste à parcourir.

Animé par Sophie Lemieux, cheffe de la clientèle institutionnelle chez Fiera Capital, l’événement réunissait trois panélistes : Myriam Deslandes, vice-présidente (Stratégie, Exécution et Solutions de portefeuille) à la Caisse de dépôt et placement du Québec (La Caisse) ; Anik Lanthier, associée et chef des investissements chez Richter ; et Roxanne Turcotte, première vice-présidente (Investissements inclusifs) à BDC Capital.

Quelles transformations profondes ?

Myriam Deslandes évoque un « changement de régime » depuis la pandémie, marqué par la volatilité des marchés, la concentration des gains, la dynamique des taux d’intérêt et de l’inflation, ainsi que les tensions géopolitiques. « En gestion de portefeuille, cela demande beaucoup plus d’agilité. Nous avons fait évoluer notre approche pour poser les bons diagnostics et miser sur des stratégies différentes. » Elle souligne un virage vers une gestion plus active et un meilleur encadrement de la prise de risque, soutenu par des investissements accrus en recherche.

De son côté, Anik Lanthier met en avant la démondialisation. Ce phénomène, alimenté par le protectionnisme, contribue à l’inflation et à une recentralisation des économies. « On dit souvent que la démondialisation mène à plus de démondialisation. » Elle identifie également l’intelligence artificielle (IA) comme un puissant facteur de transformation, à la fois créateur de perturbations à court terme et de gains d’efficacité à long terme. Elle souligne enfin la montée de la gestion passive. « Il faut retourner à 10 ans en arrière, dans l’ensemble des classes d’actif, pour voir de l’alpha positif. Tout le monde prend ce virage, mais cela modifie à terme la façon dont on justifie notre travail auprès des clients. »

Roxanne Turcotte croit qu’en capital de risque, le contexte géopolitique et la volatilité ont grandement affecté les entreprises. « On n’a pas eu le choix, de s’adapter, d’évaluer le risque, car les investissements sont basés sur les équipes dans lesquelles on investit et qui doivent être capables de naviguer dans cette volatilité. » Par exemple, quand un marché se ferme (comme celui des États-Unis), on doit être capables de se retourner vers d’autres marchés comme l’Europe et l’Asie. »

Elle insiste aussi sur l’importance de la diversité, qu’elle considère comme un levier de performance. « Ce n’est pas seulement une question d’équité, mais de richesse des perspectives dans les décisions. » Elle ajoute que l’IA représente un défi pour de nombreuses PME qui cherchent encore à l’intégrer efficacement à leurs opérations.

Transfert de richesse

Le transfert de richesse en cours, porté par les baby-boomers, constitue un autre enjeu majeur. « C’est le plus grand transfert de richesse de l’histoire », rappelle Anik Lanthier, qui observe des différences notables dans le rapport à l’argent entre les générations. « Autrefois, c’était le patriarche qui était en charge du patrimoine et les femmes étaient peu présentes. » Elle constate aujourd’hui que les femmes qui, statistiquement, vivent plus longtemps que les hommes, prennent davantage leur place, un phénomène appelé à croître selon elle et qui change la nature des rapports.

« C’est fini l’Elevator Pitch : les femmes prennent plus de temps pour analyser et comprendre les faits. » Elles accordent aussi une grande importance à l’aspect intergénérationnel, en impliquant leurs enfants tôt, à travers l’éducation financière. » Et contrairement aux hommes, elles cherchent, selon la panéliste de chez Richter, davantage à donner un sens à leur patrimoine. « Plutôt que de viser uniquement le rendement, elles veulent créer un impact durable, laisser un legs aligné avec leurs valeurs. »

Roxanne Turcotte, de BDC Capital, relève cette même préoccupation du côté de l’entrepreneure féminine. « Elles ont définitivement une sensibilité par rapport à la durabilité et à l’impact dans la façon dont elles se voient fonder ou même reprendre une entreprise. »

Quand on parle de diversité et d’inclusion, pour nous, c’est très important d’avoir des femmes à la table où se prennent des décisions importantes, car c’est prouvé que cela rehausse la performance », explique Myriam Deslandes, qui cite en appui une étude de la Harvard Business Review menée auprès de 150 entreprises. « L’étude concluait que d’avoir des femmes dans les équipes de direction rendait les organisations plus ouvertes au changement et moins enclines à une prise de risque excessive. »

« Il y a encore beaucoup de conseils où je suis la seule femme », fait remarquer Anik Lanthier. Même si elle constate des changements, il y a encore ce qu’elle appelle l’ancienne garde qui domine et la parité reste à faire. Elle constate aussi une vision féminine différente, mais prône une influence qui soit davantage douce qu’agressive. « Au début j’étais plutôt dans la ferme affirmation, mais ça passait moins bien. Je me concentre plus sur les faits. » Elle est d’avis que les femmes apportent de la résilience aux équipes, une façon de voir les choses qui couvre des angles morts.

Suivre le rythme technologique

La technologie, et en particulier l’IA, s’impose comme un enjeu central. « Nous voulons faire partie du virage, car la technologie est au service de l’analyste et du gestionnaire », explique Myriam Deslandes. Elle souligne la rapidité des évolutions technologiques qui pourraient transformer profondément le secteur à court terme.

Même son de cloche chez Richter, qui, aux dires d’Anik Lanthier, a pris le virage très tôt en ratissant large dans ses investissements en IA. « Plusieurs investissements ont été faits en Israël, en cybersécurité, en IA. On ne sait pas qui va dominer à la fin, donc on essaie de jouer large pour ne pas manquer cette thématique trop importante. »  En termes de gouvernance, comme l’entreprise possède des données clients confidentielles, elle précise que l’utilisation de l’IA est rigoureusement encadrée.

Roxanne Turcotte, de BDC Capital, rappelle quant à elle qu’il y a les entreprises qui œuvrent dans ce secteur et celles qui tentent d’intégrer l’IA à leurs opérations. « On investit dans les innovateurs, donc on doit nous aussi pouvoir être capables de les suivre, de comprendre ce qu’ils font, de travailler à la même vitesse qu’eux. »

Des conseils pour la relève ?

Pour Myriam Deslandes, les compétences humaines seront déterminantes dans un contexte d’accélération des connaissances. « L’esprit critique et la capacité de jugement seront essentiels : savoir questionner l’information et valider les sources. Est-ce que j’ai la bonne réponse ? Devrais-je creuser davantage ? »

Anik Lanthier est d’avis que les compétences transversales et relationnelles des individus seront davantage mises à profit, notamment par rapport à l’accompagnement d’un client. « Comment accompagner, par exemple, un entrepreneur qui vient de vendre son entreprise et qui a une fortune à gérer ? Le rôle d’aviseur va prendre d’autant plus d’ampleur et valoriser cette facette du travail. »

Roxanne Turcotte encourage les jeunes à multiplier les expériences et à sortir de leur zone de confort. Elle souligne que les femmes, en particulier, doivent dépasser le syndrome de l’imposteur. « C’est un métier d’apprentissage : il faut s’exposer à un maximum de situations et de perspectives. Ce que je dis souvent, c’est qu’on est dans un métier d’apprenti : un jeune, son rôle, c’est d’apprendre du plus grand nombre de situations, de secteurs, de personnes. »

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Ménages : une résilience de façade https://www.finance-investissement.com/nouvelles/menages-une-resilience-de-facade/ Thu, 23 Apr 2026 10:57:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113390 Hausse des défauts, insolvabilités en hausse et crédit plus difficile d’accès pour plusieurs ménages.

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Si l’on considère la situation financière des ménages dans son ensemble, on constate que les Canadiens parviennent globalement à faire face aux bouleversements liés aux droits de douane, à un marché de l’emploi morose, à l’inflation et à d’autres difficultés, mais un examen plus approfondi révèle de graves problèmes de crédit.

Les récentes difficultés rencontrées par Goeasy donnent un aperçu de ces problèmes. Ce prêteur spécialisé dans les prêts à risque a annoncé des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars le mois dernier à la suite d’une dépréciation de 178 millions de dollars de prêts et à l’effondrement de ses actions.

Ces difficultés sont survenues alors même que l’agence de notation TransUnion indiquait que le taux global de défauts de paiement était resté inchangé au dernier trimestre de 2025 par rapport à l’année précédente.

Cela s’inscrit dans une tendance plus large où de nombreuses personnes, en particulier les propriétaires, s’en sortent bien, tandis que les difficultés financières s’aggravent pour celles qui étaient déjà en difficulté.

« Ces chiffres globaux peuvent masquer quelque peu ce qui se passe réellement », affirme Rebecca Oakes, vice-présidente de l’analyse avancée chez Equifax Canada.

« On parle de reprise en forme de K. La moyenne semble correcte, mais, en réalité, nous observons davantage d’extrêmes allant dans des directions différentes », ajoute-t-elle.

La hausse du taux de chômage, en particulier chez les jeunes, a créé une pression, mais de nombreuses personnes sont en difficulté simplement à cause de l’accumulation des coûts, selon Bruce Sellery, directeur général de Credit Canada.

« Le paradoxe, c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vont très bien, mais que beaucoup d’autres se trouvent dans une situation extrêmement difficile », indique-t-il.

Ce service de conseil en crédit à but non lucratif a vu ses demandes grimper de 31 % l’année dernière, notamment de la part de nombreuses personnes qui n’ont pas nécessairement connu de difficultés financières soudaines, comme une perte d’emploi, des problèmes de santé ou un divorce, mais qui ne parviennent tout simplement pas à faire face à la hausse du coût de la vie.

« Historiquement, nous nous sommes concentrés sur les personnes ayant des besoins urgents. Ce que nous constatons beaucoup plus souvent aujourd’hui, c’est simplement l’accumulation des hausses des coûts », souligne Bruce Sellery.

Les cas d’insolvabilité en hausse 

Cette pression se reflète dans les cas d’insolvabilité des consommateurs, qui ont atteint 140 457 en 2025 — le chiffre le plus élevé depuis 2009 — soit une moyenne d’environ 385 par jour, selon l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation.

Elle se reflète également dans les soldes non hypothécaires impayés, les cartes de crédit, les prêts à tempérament et les prêts automobiles atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’une décennie.

Les données de la Banque du Canada montrent que 2,64 % des prêts à tempérament affichaient un retard de paiement d’au moins 90 jours au quatrième trimestre de 2025, soit le double du niveau enregistré 4 ans plus tôt.

Les soldes impayés sur les cartes de crédit ont atteint 0,78 % au quatrième trimestre, contre 0,45 % en 2021, tandis que ceux sur les prêts automobiles ont atteint 0,67 %, contre 0,39 % quatre ans plus tôt.

Cela ressort également des états financiers actualisés de Goeasy. La société s’attendait à ce qu’environ 8,75 % des prêts ne soient pas remboursés l’année dernière, un niveau bien supérieur à celui des banques, mais reflétant le profil plus risqué des emprunteurs à risque.

Au lieu de cela, ce chiffre a bondi à 12,9 % pour 2025, avec une hausse de 24 % au quatrième trimestre, et l’on s’attend à ce qu’il atteigne 18 % au premier trimestre de cette année.

Selon TransUnion, la détérioration des taux de remboursement s’explique par le fait que de plus en plus de gens ont recours aux prêts personnels pour faire face à la hausse du coût de la vie. Mais l’augmentation du nombre d’emprunteurs incapables de rembourser leurs prêts conduit aussi les prêteurs à se montrer plus prudents.

TransUnion a observé une baisse des nouvelles émissions de cartes de crédit, de prêts automobiles et surtout de prêts à tempérament, les approbations se concentrant sur les consommateurs les plus solvables.

Equifax a également constaté un repli de la part des prêteurs.

« Cela ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a pas de demande de la part des consommateurs, mais simplement que les prêteurs se montrent peut-être plus prudents », indique Rebecca Oakes.

En promettant un redressement aux investisseurs, le directeur général de Goeasy, Patrick Ens, a fait savoir que l’entreprise allait précisément agir en ce sens.

« Nous avons réduit les montants des prêts accordés. Nous avons considérablement resserré nos critères d’octroi de crédit. Nous allons renforcer notre gestion des risques d’entreprise grâce à des modèles de risque améliorés, une discipline de crédit et des ressources de recouvrement », a-t-il affirmé lors de la conférence téléphonique trimestrielle avec les analystes.

Même les emprunteurs qui ne relèvent pas du segment des prêts à risque ressentent la pression.

La situation varie d’une région à l’autre du pays, avec une hausse des faillites dans les endroits où les taux de renouvellement des prêts hypothécaires sont plus élevés, souligne Randall Bartlett, économiste en chef adjoint chez Desjardins.

« C’est sur les marchés où l’accès à la propriété est le plus difficile, comme en Ontario et en Colombie-Britannique, que la tension se fait vraiment sentir. Les ménages de ces deux provinces subissent de plein fouet l’impact de la hausse des taux d’intérêt sur leur budget familial. »

Ceux qui subissent la pression de la hausse des taux lors du renouvellement contribuent à la divergence des situations financières au Canada, indique-t-il.

« On observe une baisse de l’épargne et un recours accru au crédit pour couvrir les dépenses essentielles. La situation au Canada devient donc de plus en plus polarisée. »

Les baisses des taux d’intérêt de la Banque du Canada ont contribué à réduire les ratios d’endettement globaux, mais ces mesures n’aident pas vraiment les emprunteurs à risque qui dépendent des cartes de crédit ou d’autres produits à taux d’intérêt extrêmement élevés.

« Les personnes qui ne sont pas propriétaires ou qui n’ont pas d’hypothèque voient leurs taux de défaut de paiement augmenter beaucoup plus rapidement que celles qui en ont. Cet écart ne cesse donc de se creuser », a déclaré Rebecca Oakes.

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La Banque du Canada face à un horizon incertain https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-face-a-un-horizon-incertain/ Wed, 18 Feb 2026 11:50:35 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112498 Géopolitique et commerce brouillent les perspectives économiques.

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Le conseil de direction de la Banque du Canada estime qu’il est difficile de prévoir l’évolution des taux d’intérêt, car les perspectives économiques sont confrontées à des risques accrus en raison des turbulences géopolitiques et de l’incertitude commerciale.

Dans le résumé des délibérations relatives à sa décision sur les taux d’intérêt du mois dernier, le conseil note qu’avec l’augmentation de l’incertitude, l’éventail des résultats possibles susceptibles de modifier considérablement ses perspectives s’est élargi.

« En outre, dans un contexte imprévisible et offrant peu de précédents historiques, il était exceptionnellement difficile d’attribuer efficacement des pondérations et probabilités aux différents risques entourant les perspectives », peut-on lire dans le document publié mercredi.

« Les membres ont donc convenu qu’il était difficile de prévoir le moment et l’orientation du prochain changement du taux directeur. »

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur inchangé à 2,25 % le mois dernier.

En prenant cette décision, la banque centrale a dit qu’elle continuera à surveiller de près les risques et qu’elle est prête à réagir si les perspectives économiques venaient à changer.

Selon le conseil, l’économie a évolué en grande partie comme prévu depuis son rapport sur la politique monétaire d’octobre, mais les risques pesant sur ses perspectives ont augmenté.

Il identifie trois grands domaines, en particulier les événements géopolitiques récents, la révision de l’accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, et l’ajustement de l’économie aux perturbations commerciales.

« Les récents événements géopolitiques — notamment au Venezuela, en Iran et au Groenland — et les menaces à l’indépendance de la Réserve fédérale américaine avaient rendu le monde plus turbulent et ravivé l’incertitude », explique la banque centrale.

La prochaine décision de la Banque du Canada en matière de taux d’intérêt est prévue pour le 18 mars.

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Comment analyser un FNB obligataire à échéance cible https://www.finance-investissement.com/fi-tv_/nouvelles-fi-tv/comment-analyser-un-fnb-obligataire-a-echeance-cible/ Wed, 11 Feb 2026 11:20:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111577 FI TV – Laurent Boukobza, VP et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, décrit les critères essentiels pour choisir un fonds à maturité définie.

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Finance et investissement : En 2025, Mackenzie a lancé des fonds négociés en Bourse (FNB) obligataire à échéance cible. Qu’est-ce qu’un conseiller devrait analyser lorsque vient le temps de choisir un tel fonds ?

Laurent Boukobza : Nous avons mis en marché deux FNB à échéance cible, soit en 2027 et en 2029. Leur composition est simple :

  • 50 % d’obligation de société canadienne de première qualité (investment grade),
  • 50 % d’Obligation de société américaine de première qualité, pour lesquelles la devise est entièrement neutralisée.

Cette exposition est unique sur le marché. Elle repose sur l’expertise de notre équipe de revenu fixe, qui sait naviguer dans des environnements complexes et trouver de la valeur dans un marché de revenu fixe où les écarts de crédit sont historiquement serrés.

Lorsqu’on analyse ce type de produits, trois éléments clés doivent être considérés :

  • L’appariement de l’horizon de placement avec l’échéance du produit

Il faut s’assurer que la maturité du FNB correspond au moment où l’investisseur aura besoin de son capital.

  • Le rendement à échéance

C’est généralement le rendement espéré sur la période de détention. Il doit répondre aux besoins de liquidité et de rendement de l’investisseur.

  • La qualité du sous-jacent et les perspectives de rendement dans la période considérée

On analyse par exemple les anticipations de baisse des taux d’intérêt au Canada et aux États-Unis. On compare également les produits ayant des échéances similaires.

Dans le cas des FNB Mackenzie, la présence d’obligations de sociétés américaines peut permettre de profiter davantage des baisses de taux aux États-Unis, et ainsi créer un vent favorable au niveau du rendement potentiel.

Les opinions exprimées sont celles de Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNBs pour l’Est du Canada, Placements Mackenzie, en date du 5 décembre 2025, et elles peuvent changer selon la situation des marchés et d’autres conditions.

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Au-delà des prévisions optimistes : le taux variable demeure la stratégie gagnante https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/au-dela-des-previsions-optimistes-le-taux-variable-demeure-la-strategie-gagnante/ Mon, 01 Dec 2025 14:48:40 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111365 ZONE EXPERTS – Comment une perspective macroéconomique éclairée peut-elle mener à des économies substantielles.

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Comme nous l’avions indiqué dans  anticipé notre billet précédent : La Banque du Canada indique une pause : quelle stratégie adopter pour souscrire une hypothèque ?, le gouverneur de la Banque du Canada (BdC), Tiff Macklem, a signalé la réticence de la Banque centrale à procéder à d’autres baisses de taux.

La croissance de 2,6 % enregistrée par le PIB canadien au troisième trimestre a surpris positivement les marchés, qui prévoyaient un rebond beaucoup plus modeste d’environ 0,5 %. Ce résultat renforce donc la volonté de la BdC de maintenir le statu quo lors de l’annonce de sa prochaine décision, prévue le 10 décembre.

Cependant, une analyse plus approfondie du rapport du PIB révèle que cette reprise provient principalement des investissements gouvernementaux et de la baisse des importations, qui a connu un rythme impressionnant de 8,6 %. En effet, les dépenses militaires ont bondi de 12,2 %, tandis que les dépenses en infrastructures résidentielles ont progressé de 6,7 %, contribuant elles aussi à la croissance.

En revanche, la consommation des ménages a enregistré une première baisse en quatre ans, reculant de 4,7 %. Quant à l’activité commerciale, elle a diminué pour un deuxième trimestre consécutif, de 4,5 %.

Ces données montrent que la croissance de 2,6 % est artificielle et est soutenue essentiellement par les dépenses publiques, tandis que l’économie de base demeure fragilisée. Ainsi, notre point de vue est que le cycle des baisses du taux directeur continuera en 2026 même si la BdC fait une pause en décembre.

Faisons un pas de recul : en matière de finance, laisser ses émotions prendre le contrôle peut coûter très cher…

Le graphique ci-dessous présente les données publiées dans le rapport sur le secteur des prêts hypothécaires résidentiels de la SCHL (automne 2025).

Pour consulter ce graphique en grand format, cliquez ici

En analysant le graphique de près, on constate qu’en janvier 2020, juste avant le début de la pandémie, les gens optaient principalement pour des taux fixes. Alors que la majorité des emprunteurs privilégiaient d’autres options avant la pandémie, notre stratégie axée sur le taux variable s’est finalement révélée la plus judicieuse: À taux supérieur, vaut-il encore la peine de choisir une hypothèque à taux variable ?

Lorsque la pandémie s’est déclenchée et que les taux ont chuté à des niveaux historiquement bas, un nombre croissant de ménages ont opté pour le taux variable, qui est rapidement devenu l’option privilégiée. On se souvient très bien de cette période : une frénésie immobilière alimentée par les surenchères, le télétravail et le désir de s’isoler dans de plus grands espaces. Résultat : plusieurs acheteurs ont payé trop cher et ont choisi un taux variable pour réduire leurs paiements mensuels… des décisions qui se sont révélées très coûteuses par la suite.

En contrepartie, en janvier 2021, nous avons suggéré, d’envisager de refinancer l’hypothèque en profitant des taux bas et dès le mois suivant, nous avons recommandé de convertir les hypothèques à taux variable en taux fixes 5 ans : À l’orée d’une reprise économique, vaut-il mieux opter pour un taux fixe ou variable?. Même si le taux fixe 5 ans n’était que légèrement plus élevé que le taux variable, le graphique montre clairement que la popularité des hypothèques à taux fixe sur 5 ans ou plus a décru. Malgré la logique indiscutable de notre recommandation, on constate qu’au sommet de cette tendance, en janvier 2022, près de 58 % de toutes les nouvelles hypothèques étaient accordées à taux variable.

Pourtant, à ce moment-là, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, avait déjà commencé à préparer le marché à une série de hausses de taux à venir. Autrement dit, les signaux annonçant la fin des taux ultras bas étaient visibles, mais une grande partie des emprunteurs, attirés par les faibles paiements initiaux, ont tout de même choisi le taux variable.

Dès la troisième augmentation des taux, totalisant 1,25%, nous avons commencé à suggérer le taux fixe 1 an plutôt que le taux fixe 5 ans. Même en mai 2023, notre choix primaire portait sur le terme fixe 1 an Les taux hypothécaires sont à la baisse.

Après la flambée rapide du taux directeur, la mauvaise publicité entourant les taux variables a complètement changé le portrait. En juillet 2023, à peine 10 % des nouveaux prêts étaient octroyés en taux variable ou en taux fixe d’un an, un effondrement spectaculaire par rapport au sommet d’environ 61 % atteint au début de 2022.

Pendant que la Banque du Canada procédait à une hausse cumulative de 4,75 %, provoquant un ralentissement économique marqué, nous avons recommandé le taux variable en décembre 2023 Taux hypothécaires : une récession privilégierait le taux variable.

À cette période, 72 % des emprunteurs se tournaient vers un taux fixe de plus d’un an, cherchant à sécuriser leurs paiements malgré un coût supérieur. Or, plusieurs d’entre eux sont désormais enfermés dans des contrats à des taux nettement plus élevés que ceux disponibles aujourd’hui. Les pénalités de résiliation extrêmement élevées associées aux prêts à taux fixes réduisent également leur capacité d’ajuster leur stratégie hypothécaire.

Une fois que les taux d’intérêt ont commencé à reculer, la dynamique a changé. En mars 2025, 43 % des nouveaux emprunteurs ont de nouveau opté pour un taux variable, soit presque autant que ceux qui ont choisi un taux fixe de plus de trois ans. On assiste donc à un retour graduel des hypothèques à taux variable dès que nos perspectives de baisse de taux ont été réalisées.

Par contre, on constate maintenant que 71% des emprunteurs choisissent à nouveau un taux fixe de plus d’un an, ce qui est quand même étonnant compte tenu du ralentissement de l’économie canadienne affectée par les tarifs.

Nous continuons donc de privilégier le taux variable, qui demeure selon nous la stratégie la plus avantageuse dans le contexte économique actuel. Cela dit, ce choix ne convient pas à tous les emprunteurs : il est essentiel d’évaluer soigneusement son profil de risque et sa tolérance à la volatilité avant de prendre un engagement. Pour ceux qui recherchent davantage de prévisibilité et de stabilité dans leurs paiements, le taux fixe sur trois ans représente une alternative intéressante, permettant de traverser cette période d’ajustement avec une certaine tranquillité d’esprit.

La gestion du passif constitue souvent la part la plus importante de la situation financière du client. Il est donc primordial de confier son analyse à un professionnel objectif, capable de guider le client et de lui faire pleinement comprendre sa valeur. Après tout, la gestion du passif n’est-elle pas tout aussi importante que celle des actifs ?

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La Banque du Canada devrait rester en retrait https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-banque-du-canada-devrait-rester-en-retrait/ Thu, 20 Nov 2025 12:02:32 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111134 Face à la « confusion » inflationniste.

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Il y avait des signes d’un ralentissement de l’inflation en octobre, mais une situation plus confuse sous le capot amène la plupart des économistes à s’attendre à ce que la Banque du Canada reste en retrait lors de sa dernière décision sur les taux d’intérêt de l’année.

La baisse des prix à la pompe et dans les magasins d’alimentation a contribué à ramener l’inflation à 2,2 % en octobre, indique lundi Statistique Canada.

Ce chiffre est légèrement supérieur aux prévisions des économistes, mais en baisse par rapport aux 2,4 % enregistrés en septembre.

L’augmentation des prix de l’essence a été mise en cause dans la hausse d’un demi-point de l’inflation en septembre, et Statistique Canada précise que la baisse des prix à la pompe le mois dernier a contribué à freiner l’inflation.

Les prix à l’épicerie ont également reculé de 0,6 % en octobre, la plus forte baisse mensuelle depuis septembre 2020.

Doug Porter, économiste en chef à la BMO, souligne qu’une partie de ce soulagement est probablement liée à la « dissipation » des pressions sur les prix résultant des droits de douane imposés sur les produits périssables américains, tels que le jus d’orange de Floride au début de l’année. Ottawa a supprimé la majeure partie des droits de douane de rétorsion imposés par le Canada aux États-Unis en septembre.

Les prix des denrées alimentaires achetées à l’épicerie ont grimpé de 3,4 % sur une base annuelle, après avoir atteint 4,0 % en septembre.

Statistique Canada précise que ce ralentissement est dû à la baisse des coûts des légumes frais et d’une catégorie comprenant principalement des aliments transformés, mais que les hausses de prix plus importantes du poulet frais ou surgelé ont modéré cette baisse.

En excluant les influences des denrées alimentaires et de l’énergie, Doug Porter observe que l’inflation annuelle a augmenté de trois points pour atteindre 2,7 % en octobre.

« Beaucoup de confusion »

Cependant, les économistes et la Banque du Canada utilisent de nombreuses méthodes différentes pour évaluer les tendances sous-jacentes de l’inflation. Certaines mesures suggèrent que les pressions sur les prix s’atténuent, tandis que d’autres montrent des signes de persistance en octobre.

« Il y a beaucoup de signaux contradictoires et il y a beaucoup de confusion dans l’inflation sous-jacente », constate Doug Porter.

La Banque du Canada relève ou abaisse son taux d’intérêt de référence afin de maintenir l’inflation annuelle autour de son objectif de 2 %. La banque centrale ne souhaite pas que l’inflation soit trop supérieure à 2 % ni qu’elle descende en dessous de ce seuil.

Compte tenu d’une série de modifications fiscales et des répercussions des droits de douane sur les chiffres de l’inflation au Canada, la banque centrale a reconnu qu’il est actuellement plus difficile que d’habitude d’avoir une idée des tendances sous-jacentes de l’inflation.

Doug Porter indique que les données d’octobre montrent que le bilan des chiffres de l’inflation de base place probablement les hausses de prix sous-jacentes à près de 2,5 %, ce qui correspond aux prévisions de la Banque du Canada. Si l’on exclut l’effet de la suppression de la tarification carbone au début de l’année, l’inflation annuelle serait également légèrement supérieure à ce niveau, note-t-il.

« Du point de vue de la banque, c’est probablement un peu trop élevé pour qu’elle soit tout à fait à l’aise, explique Doug Porter. Donc, le point principal ici est que, selon moi, la banque ne va pas modifier les taux d’intérêt lors de sa prochaine réunion. »

Le rapport sur l’inflation d’octobre marque la dernière analyse des données sur les prix à laquelle aura accès la Banque du Canada avant sa décision sur les taux d’intérêt, le 10 décembre.

Le taux d’intérêt de référence de la banque centrale s’établit à 2,25 % après les baisses décidées lors des réunions consécutives de septembre et octobre.

« Aucun changement »

Les responsables de la Banque du Canada ont indiqué le mois dernier qu’ils pourraient mettre fin aux baisses de taux à court terme, à moins que les données économiques ne les surprennent.

Andrew Grantham, économiste principal à la CIBC, précise lundi dans une note à ses clients que, même si le taux d’inflation global s’est refroidi, la Banque du Canada aurait besoin d’une période plus soutenue de ralentissement des prix pour ajuster à nouveau ses taux.

« Nous continuons de prévoir qu’il n’y aura aucun changement du taux au jour le jour jusqu’à la fin de l’année prochaine », indique Andrew Grantham.

Selon LSEG Data & Analytics, les marchés financiers ont évalué lundi midi à un peu moins de 90 % les chances que la Banque du Canada maintienne ses taux inchangés en décembre.

L’économiste de la Banque Royale, Abbey Xu, souligne que le rapport sur l’inflation d’octobre confirme que l’économie n’a pas besoin d’un allègement urgent des taux d’intérêt.

« Les pressions sous-jacentes sur les prix restent élevées, à des taux supérieurs à l’objectif d’inflation de la Banque du Canada, la demande des consommateurs s’est révélée résiliente jusqu’à présent malgré l’incertitude qui règne sur le commerce international, et la politique budgétaire devrait soutenir la croissance au cours de l’année à venir », écrit-elle dans une note.

Le maintien d’un taux d’inflation global élevé en octobre s’explique par une hausse inhabituelle des coûts des services de téléphonie mobile. Selon Statistique Canada, les prix dans ce segment ont augmenté de 7,7 % sur un an, la première hausse annuelle depuis avril 2023.

Les consommateurs ont également payé plus cher leur assurance habitation, hypothécaire et automobile en octobre, en particulier en Alberta, selon l’agence. Au cours des cinq dernières années, le coût de l’assurance habitation et hypothécaire a augmenté de 38,9 % à l’échelle nationale, tandis que les primes d’assurance automobile ont augmenté de 18,9 %.

Les variations des impôts fonciers, qui sont enregistrées chaque année en octobre, ont montré que les propriétaires canadiens ont payé 5,6 % de plus par an en 2025. Cela représente une légère baisse par rapport aux 6 % enregistrés en 2024, qui, selon Doug Porter, constituaient la plus forte augmentation observée depuis des décennies.

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