Marchés | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/marches/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Marchés | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/marches/ 32 32 Stabilisation de l’économie canadienne malgré l’incertitude https://www.finance-investissement.com/nouvelles/stabilisation-de-leconomie-canadienne-malgre-lincertitude/ Wed, 28 Jan 2026 12:22:36 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112074 Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

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« L’année 2025 aurait pu prendre une tangente carrément désastreuse après l’annonce de l’imposition de tarifs par l’administration Trump, un événement sans précédent, mais le Canada s’est somme toute bien tiré d’affaire », réagissait Frances Donald, économiste en chef de RBC et conférencière lors de l’événement annuel Perspectives 2026, organisé par CFA Montréal le 22 janvier. Elle anticipe cette année une croissance modeste du PIB canadien de 1,3 %, alors que l’économie canadienne amorcerait une phase de stabilisation.

L’économie canadienne a évité la récession redoutée en 2025 malgré une année marquée par des tensions commerciales, lesquelles continueront de planer sur l’économie. Mais ce choc tarifaire s’est avéré beaucoup plus faible que ce que les gens croient en général, selon l’économiste en chef de RBC. « 90 % du commerce vers les États-Unis demeure exempt de tarifs. » Pourtant, selon l’experte, qui cite un récent sondage, « 50 % des Canadiens croient que nous sommes actuellement en récession. »  Ce qui lui fait dire que les choses ne vont pas si mal, au contraire, elle mentionne entre autres la hausse du marché boursier canadien de 40 % depuis le fameux Jour de la Libération de l’administration Trump et trois trimestres consécutifs d’investissements directs étrangers. « On est en droit de se faire un petit pep talk. »

L’économiste en chef de RBC entrevoit néanmoins trois enjeux pour l’économie canadienne en 2026. Le premier a trait au coût de la vie, une préoccupation qui toucherait plus des deux tiers des Canadiens. « Même si l’inflation globale depuis 2020 a augmenté de 21 %, l’inflation des aliments et des loyers a augmenté de plus de 30 %, ce qui a impacté les ménages à revenu faible et moyen qui consacrent une plus grande part de leurs revenus à ces dépenses. »

L’experte a mentionné par ailleurs que l’épargne est presque exclusivement le domaine du quintile supérieur (les 20 % des ménages les plus riches). « Tandis que les quintiles inférieurs dépensent plus que ce qu’ils ne gagnent, non pas par excès, mais parce que le coût des denrées essentielles dépasse leurs revenus. »

Le deuxième enjeu, selon elle, est celui d’économies régionales fort différentes. « Si on anticipe une croissance modeste du PIB canadien de 1,3%, dans les faits, seule la province du Manitoba pourrait atteindre cette croissance. L’Alberta pourrait dépasser ce pourcentage, alors que d’autres provinces comme l’Ontario et le Québec pourraient avoir des croissances inférieures. Un peu comme avoir la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, en moyenne tout va bien, mais en réalité les écarts sont importants. » Elle souligne que la guerre commerciale avec les États-Unis a surtout frappé l’Ontario. « En somme, cela complique la tâche pour adopter une seule et unique politique monétaire qui convienne à tout un chacun. »

Le troisième enjeu selon l’économiste est celui de la croissance nulle de la population, soit « l’effondrement de la croissance démographique ». « Le Canada est en train de corriger la politique d’immigration de 2022-2024. Durant cette période, il devait créer 60 000 emplois par mois pour satisfaire à la demande de main-d’œuvre. Si vous invitez 10 personnes chez vous, vous avez besoin de 10 chaises. » L’an prochain, l’experte croit que le Canada pourrait perdre en moyenne 12 000 emplois par mois tout en gardant le taux de chômage stable. « On n’aura pas à rajouter des chaises, on pourra même en retirer. »

Accélération de l’économie mondiale

Dans son tour d’horizon, Sébastien McMahon, économiste senior et gestionnaire de portefeuille à iA Gestion mondiale d’actifs, a expliqué que leurs indicateurs avancés pointaient vers une accélération de l’économie mondiale en 2026. Si le consensus pour le Canada est une croissance modeste de son économie d’environ 1,3 % (1,1 % pour la Banque du Canada), l’expert dit afficher une vision légèrement plus optimiste. « Quand on regarde du côté des consommateurs, des dépenses en défense, il y a un bon potentiel pour un revirement et une croissance économique plus forte, surtout si on obtient un peu plus de clarté du côté des échanges commerciaux. »

Concernant la croissance du PIB américain sur 10 ans, le stratège en chef évoque un consensus des attentes autour de 1,1%. Il ne faut pas oublier qu’on était à 2, 9 % en 2023 et à 2,8 % en 2024, on anticipe une croissance du PIB de 2,0 % en 2026. « Les gains de productivité liés à l’IA ne sont pas encore visibles. Historiquement, chaque million de dollars ajouté au PIB américain génère plusieurs emplois, alors que les investissements dans les centres de données, eux, n’en créent qu’une fraction. Oui, l’IA entraîne des investissements massifs, mais la question demeure : soutient-elle la croissance de façon durable, même si tous s’entendent pour dire qu’elle est appelée à jouer un rôle très important ? »

Sur le plan des actions, même si les attentes de croissance attendue sur 12 mois semblent très élevées pour les entreprises (surtout pour le Canada à 25 % et l’Europe à 19,4 %, les États-Unis sont plutôt stables à 17,9 %), l’économiste est d’avis que les perspectives économiques soutiennent une surperformance de celles-ci. Il anticipe un rendement de 10-15 % pour le marché canadien et de 5-10 % pour le marché américain. « Avoir une quatrième année consécutive de rendement de 10 % et plus sur l’indice du S&P 500, cela ne s’est produit que 4 fois au cours des 100 dernières années. » Il juge dans l’ensemble les valorisations des actions élevées sauf hors des États-Unis, il signale notamment les valorisations attrayantes en Europe. Il partage par ailleurs l’avis qu’il n’y a actuellement pas de bulle dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

À l’égard des taux d’intérêt, l’expert a souligné que les marchés « escomptent la fin du cycle global d’assouplissement monétaire. » Les marchés anticipent deux baisses des taux d’intérêt à venir du côté de la Réserve fédérale américaine (juillet et décembre), mais selon lui « les conditions financières ne supportent pas des coupures agressives ». Au Canada, il s’attend à une hausse des taux d’intérêt, soit en décembre 2026 ou l’année prochaine, mais aucun changement du côté de la Banque centrale européenne.

Interrogés en période de questions à commenter l’impact des tarifs sur l’inflation et l’économie en général, les experts ont évoqué quelques-unes des raisons qui expliquent l’effet à retardement de l’impact des tarifs. L’économiste en chef de RBC, Frances Donald, a évoqué l’accord de libre-échange actuel entre le Canada et les États-Unis, en vertu duquel 90 % des exportations et importations sont exemptes de droits de douane. Sans l’ACEUM des tarifs s’appliqueraient et les entreprises auraient répercuté ces coûts sur les consommateurs. « En raison de la paralysie du gouvernement, il nous manque aussi trois mois de données crédibles sur l’inflation, mais je crois que la donnée la plus importante à suivre à ce sujet est celle sur le coût des aliments et elle est en hausse. »

Sébastien McMahon a rappelé que le plein effet inflationniste des tarifs ne s’est pas encore fait ressentir, car plusieurs entreprises ont absorbé les coûts. « On ne le voit peut-être pas dans les données d’inflation, mais on le voit dans les marges bénéficiaires d’entreprises. » Sans tarifs, les experts estiment que les profits auraient été plus élevés, l’inflation plus basse et qu’il y aurait moins eu de pertes d’emploi.

Au sujet de la nomination du nouveau Président de la Réserve fédérale américaine et du caractère indépendant de l’organisme qui dicte la politique monétaire du pays, les panélistes se sont montrés optimistes malgré la pression politique constante exercée ces derniers mois. « Nous étions très inquiets en 2025, particulièrement par rapport au processus de nomination des présidents régionaux, mais ces craintes ont été dissipées, fort heureusement pour l’indépendance de la Fed qui est cruciale pour les marchés mondiaux » a mentionné Sébastien McMahon. « Je trouve fascinant cet intérêt pour le nouveau président de la Fed (est-il Hawkish ou Dovish ?), mais ce n’est pas nouveau en soi, ce qui est nouveau c’est d’avoir un président qui interfère dans le processus en intimidant », a laissé entendre Frances Donald.

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Les banques dévoileront bientôt leurs résultats https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-banques-devoileront-bientot-leurs-resultats/ Tue, 26 Aug 2025 10:59:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109159 Pour le troisième trimestre.

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Les actions des banques canadiennes sont en plein essor après avoir largement ignoré les inquiétudes économiques, mais les analystes commencent à se demander si les résultats du troisième trimestre, publiés la semaine prochaine, mettront à l’épreuve l’optimisme du secteur.

Le secteur est en hausse après avoir perdu du terrain début avril, comme le reste du marché boursier, à la suite des annonces du président américain Donald Trump concernant les droits de douane.

L’analyste Gabriel Dechaine, de la Banque Nationale, a indiqué que les actions des six grandes banques ont surperformé l’ensemble du marché d’un point de pourcentage depuis le début de l’année, laissant les valorisations du cours-bénéfice supérieures d’environ 15 % à la moyenne historique.

Il a ajouté que cela soulève des inquiétudes quant à un décalage avec les tendances économiques générales.

« Cette combinaison est en contradiction avec ce qui a traditionnellement été un facteur défavorable pour les actions bancaires: la faible croissance du PIB national et la hausse du chômage », a expliqué Gabriel Dechaine.

Le contraste entre les inquiétudes canadiennes et mondiales concernant les répercussions d’une guerre commerciale et les valorisations des banques le rend « au mieux neutre sur le secteur », car les valorisations reposent sur un redressement économique à venir qui est loin d’être garanti.

Bien qu’il ne soit pas aussi confiant que certains investisseurs, il ne pense pas non plus qu’il soit probable que des fluctuations négatives importantes se produisent au troisième trimestre.

« Bien que les perspectives demeurent très incertaines et que la hausse du chômage au Canada soit de mauvais augure pour la performance future du crédit, nous ne pensons pas qu’un seul événement survenu au troisième trimestre de 2025 puisse déclencher une nouvelle période de provisions élevées pour créances douteuses », a-t-il souligné.

Les banques ont augmenté leurs provisions pour créances potentiellement douteuses au cours du dernier trimestre, face à la montée des risques économiques.

Cependant, l’ampleur de ces ajustements est généralement l’une des mesures financières les plus difficiles à évaluer pour les analystes. Selon Gabriel Dechaine, les provisions demeurent la principale source d’incertitude pour les prévisions du trimestre.

Bien que les banques ne prévoient pas d’augmentation importante de leurs provisions, elles ne devraient pas non plus enregistrer les mêmes gains commerciaux que le trimestre précédent.

« La diminution des vents favorables ce trimestre laisse entrevoir un risque de baisse », a écrit dans une note Mike Rizvanovic, analyste à la Banque Scotia.

Il a avancé qu’une amélioration des perspectives de bénéfice par action pour l’année prochaine constituait un potentiel de hausse, mais qu’il la jugeait peu probable compte tenu de la modération des bénéfices des marchés financiers par rapport au premier semestre de cette année.

Les banques sont également confrontées à une croissance modérée des prêts, à une dépréciation très progressive des provisions pour créances douteuses et à une réduction des marges si les taux d’intérêt baissent comme prévu, autant d’éléments qui compromettent encore davantage la croissance des bénéfices à venir, a-t-il ajouté.

Les analystes estiment que les valorisations élevées des banques s’appuient en partie sur l’amélioration des conditions économiques prévues pour l’exercice 2027, où certains prévoient des gains notables.

« Les investisseurs semblent plus à l’aise avec le niveau de risque et envisagent les défis à court terme pour l’exercice 2027 », a mentionné Paul Holden, analyste chez CIBC.

Il a publié ses premières estimations pour l’exercice 2027 et prévoit une hausse du bénéfice par action de 14 % d’ici là, tandis que le rendement des capitaux propres pourrait atteindre 14,2 %, en hausse par rapport à 13,6 % estimé pour l’exercice 2026.

Pour le troisième trimestre, il a indiqué s’attendre à une légère hausse des prêts douteux, catégorie pour laquelle les banques doutent de leur remboursement, tandis que les provisions pour prêts productifs, moins préoccupantes, devraient rester stables.

BMO et la Banque Scotia publieront leurs résultats mardi prochain, suivies de la Banque Royale et de la Banque Nationale mercredi. La CIBC et le Groupe Banque TD compléteront leurs résultats jeudi.

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Victoire de Trump : le bitcoin et les marchés s’envolent https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/victoire-de-trump-le-bitcoin-et-les-marches-senvolent/ Wed, 06 Nov 2024 15:38:02 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=104009 Les marchés parient sur une économie boostée par Trump.

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Les cours des actions, les rendements obligataires et le bitcoin ont bondi mercredi alors que les électeurs ont reconduit l’ancien président Donald Trump à la Maison-Blanche et que le Parti républicain a pris le contrôle du Sénat.

Les investisseurs s’attendent à ce que la victoire de Trump conduise à une croissance économique plus rapide et à des politiques plus favorables au marché.

Avant l’ouverture des marchés américains mercredi, l’indice S&P 500 gagnait 1,23 % et l’indice Dow Jones Industrial Average 1,02 %. L’indice Nasdaq composite était en hausse de 1,43 %.

Le prix du bitcoin a bondi de près de 8 % pour atteindre un record de 75 345 $ US, les investisseurs pariant sur une victoire de Trump, qui s’est engagé à soutenir les crypto-monnaies. Il est ensuite retombé à 74 525 $ US.

Les rendements obligataires ont également augmenté, le rendement du Trésor à 10 ans passant de 4,28 % mardi à 4,4 %.

« Les marchés s’efforcent de comprendre ce qui va se passer ensuite, mais pour l’instant, le marché évalue les perspectives de croissance et d’inflation plus élevées », a expliqué Peter Esho d’Esho Capital dans un commentaire.

Dans les premiers échanges européens, le DAX allemand grimpait de 1,3 %, tandis que le CAC 40 à Paris progressait de 1,9 %. Le FTSE 100 britannique était en hausse de 1,4 %.

L’économie était une question clé pour les électeurs américains fatigués de l’inflation qui ont choisi Trump cette fois-ci, bien que les économistes traditionnels aient prévenu que les propositions politiques de Trump aggraveraient l’inflation.

Trump a également promis d’augmenter fortement les droits de douane sur les importations en provenance de Chine et d’autres pays, ce qui assombrit les perspectives des exportateurs chinois à un moment où Pékin compte beaucoup sur l’augmentation de la production manufacturière pour tenter de relancer son économie en perte de vitesse.

Les marchés chinois ont été parmi les plus actifs de la région cette semaine, alors que les dirigeants tiennent une réunion du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire, l’organe législatif du pays.

Cette réunion devrait déboucher sur de nouvelles mesures visant à accélérer la croissance économique et à résoudre le problème de l’endettement croissant des gouvernements locaux. Mardi, les commentaires optimistes du premier ministre Li Qiang sur le potentiel des politiques budgétaires et monétaires ont contribué à faire grimper les indices boursiers de Hong Kong et de Shanghai de plus de 2 %. Li Qiang s’est également dit convaincu que la Chine atteindrait son objectif de croissance d’environ 5 % cette année.

En Asie, l’indice Nikkei 225 japonais a gagné 2,6 % mercredi, tandis que le Kospi à Séoul a perdu 0,9 %. L’indice australien S&P/ASX 200 a progressé de 0,8 % à 8 199,50. L’indice Hang Seng de Hong Kong a chuté de 2,2 %.

Dans les autres transactions, le pétrole brut américain perdait 0,90 $ US à 71,09 $ US le baril.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’échangeait lundi à 72,18 cents US contre 71,97 cents US lundi.

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Le crédit en pleine forme https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/le-credit-en-pleine-forme/ Fri, 26 Jul 2024 11:36:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=101945 Des obligations à saisir dans ce marché, selon Damien McCann.

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Malgré la hausse des taux d’intérêt, les marchés du crédit se montrent résilients grâce à une croissance économique stable et à une baisse progressive de l’inflation.

Damien McCann, gestionnaire de portefeuille de titres à revenu fixe chez Capital Group, estime que cette conjoncture est bénéfique pour le crédit. « Les marchés obligataires sont généralement propices à l’investissement. Ce n’est pas le moment de réduire considérablement l’exposition au crédit », affirme-t-il.

La croissance économique devrait se poursuivre et l’inflation continuer de diminuer graduellement. Cette situation pourrait inciter les banques centrales à abaisser encore leurs taux directeurs dans les prochains trimestres, ce qui serait favorable pour les marchés du crédit.

Obligations de qualité investissement

« Avec des taux nettement plus élevés qu’avant, les emprunteurs choisissent d’emprunter moins ou pour des durées plus courtes », observe Damien McCann. Cette situation attise l’intérêt des prêteurs et des investisseurs obligataires pour le crédit. Les fonds obligataires reçoivent ainsi d’importantes liquidités de la part des investisseurs qui délaissent les fonds du marché monétaire pour des rendements plus élevés sur une plus longue période.

Dans ce contexte, le gestionnaire repère les meilleures valorisations dans les obligations de qualité investissement et le crédit titrisé. « Les écarts [de ces marchés] se sont certes resserrés, mais ils restent dans une fourchette normale pour une période sans crise. Compte tenu des fondamentaux et des données techniques favorables, il serait étrange que les écarts atteignent un niveau beaucoup plus élevé qu’aujourd’hui », affirme le gestionnaire.

Il voit notamment des occasions dans les obligations d’entreprises américaines notées BBB à dix ans et dans les entreprises pharmaceutiques dont les flux de trésorerie sont peu sensibles aux fluctuations économiques et qui offrent un rendement élevé avec un risque limité. Les services collectifs avec des « plans convaincants » pour réduire les risques de feux de forêt sont également attrayants.

Damien McCann considère le marché du rendement élevé comme plus risqué en raison de valorisations excessives. Il cite les entreprises de télécommunications, de câble et de satellite, qui sont souvent trop endettées pour faire face à la concurrence accrue dans ce secteur.

Crédit titrisé

Le gestionnaire utilise le crédit titrisé, présent dans les prêts à la consommation, les prêts hypothécaires et les obligations de prêts garantis, pour diversifier les portefeuilles de revenu multisectoriels. Les prêts automobiles à risque, avec des taux de rendement de 6 % à 8 %, sont particulièrement attractifs. Toutefois, il recommande de limiter la part du crédit titrisé dans les portefeuilles en raison de sa faible liquidité.

Il adopte une stratégie de répartition sectorielle contracyclique, réduisant l’exposition aux secteurs à rendement élevé et de qualité inférieure après des périodes de resserrement des écarts et de bons résultats, et en l’ajustant par la suite. Il utilise également un modèle quantitatif pour identifier les occasions et gérer les risques.

Pour l’avenir, Damien McCann estime que le renforcement de la réglementation de la Réserve fédérale dans le secteur bancaire devrait améliorer la qualité du crédit des banques tout en réduisant leur rendement des capitaux propres, offrant ainsi un avantage aux investisseurs en obligations.

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Des occasions sur les marchés financiers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/des-occasions-sur-les-marches-financiers/ Thu, 03 Aug 2023 10:02:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=95324 Des perspectives découlent de la baisse du dollar américain par rapport à certaines devises.

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Malgré l’incertitude économique actuelle, certains secteurs des marchés financiers offrent des opportunités pour les investisseurs qui demeurent actifs ou qui veulent revenir sur le marché.

D’ici la fin de l’année, les investisseurs peuvent déceler des cibles intéressantes malgré l’incertitude et les risques, avance le rapport Perspectives semestrielles 2023 de la firme Capital Group.

Parmi les turbulences qui secouent l’économie mondiale, une tendance pourrait être durable : celle de la baisse du dollar américain comparativement à l’euro, au yen et à de nombreuses autres monnaies. Le dollar canadien demeure quant à lui inchangé face au dollar américain.

La baisse du dollar américain constitue une bonne nouvelle pour les détenteurs d’actions internationales, dont la valeur s’apprécie mécaniquement avec le renforcement des devises internationales.

Actions internationales

Depuis cinquante ans, les actions internationales ont progressé en période de faiblesse du dollar américain. Cela se vérifie encore avec l’euro, en hausse face au dollar américain, permettant aux actions européennes de générer les meilleurs rendements parmi les marchés des pays industrialisés au quatrième trimestre 2022 et au premier trimestre 2023. Le cas est comparable pour les actions japonaises, qui ont profité de la hausse du yen face au dollar américain.

Or, la trajectoire du dollar américain laisse présager une faiblesse persistante dans les années à venir, selon le rapport de Capital Group. Cela s’explique par la faiblesse de l’économie américaine et de celle du marché immobilier intérieur, ainsi que la possible fin du mouvement de hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed).

Actions à dividende

D’autres gagnantes du contexte actuel pourraient bien être les actions versant des dividendes. Depuis le début de l’année 2022, la portion des dividendes dans les rendements totaux a augmenté. Sur la période de 12 mois qui s’achevait le 30 avril 2023, les entreprises mondiales ont augmenté leurs dividendes de 8,9 % pour les porter à 2 000 milliards de dollars US.

De ce point de vue, il s’agit de déterminer quelles sont les entreprises de qualité capables de verser des dividendes. Les secteurs des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux, des services aux collectivités, de la production d’énergie et certaines entreprises du secteur de l’industrie sont à surveiller.

Une arrivée massive de liquidités ?

Un événement pourrait changer la donne sur les marchés financiers, signale Capital Group, qui envisage l’arrivée massive de liquidités. C’est que les investisseurs américains ont délaissé leurs placements en actions et en obligations, pour se tourner vers les marchés monétaires, dont les totaux ont atteint un niveau record de 5 390 milliards de dollars US fin mai 2023. La tendance est comparable au Canada.

Ces transferts ont été provoqués par la hausse des taux d’intérêt. Cependant, les conditions ont changé et les investisseurs à long terme pourraient avoir intérêt à réexaminer leur approche. Les investisseurs ayant une grande aversion au risque pourraient investir une partie de leurs liquidités dans des actions versant des dividendes, ainsi que dans des obligations à court et à moyen terme, qui offrent des rendements plus élevés qu’en 2022.

Les actions internationales, les actions à dividendes et les obligations à court terme pourraient ainsi devenir les portes d’entrée des investisseurs qui souhaitent revenir sur le marché.

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L’AMF lance deux consultations réglementaires https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/lamf-lance-deux-consultations-reglementaires/ Thu, 22 Dec 2022 20:12:04 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=90923 Pour renforcer la protection des consommateurs et optimiser la charge de conformité des inscrits.

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L’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé deux consultations réglementaires le 8 décembre dernier afin, d’une part, de renforcer la protection des consommateurs et, d’autre part, d’optimiser la charge de conformité des inscrits.

Les modifications proposées touchent à cinq éléments distincts, soit :

  • l’exception visant la catégorie d’expertise en règlement de sinistres à l’emploi d’un assureur;
  • l’ajout d’une clause dite de conformité à la réglementation de la Loi sur la distribution de produits et services financiers (LDPSF);
  • la preuve du maintien de l’assurance de responsabilité professionnelle au renouvellement de la police;
  • la couverture à l’égard de la faute lourde;
  • et la prolongation de la période de couverture pour une durée de cinq ans.

L’organisme de réglementation espère également évaluer l’opportunité d’ajouter dans la réglementation actuelle une couverture contre les cyberrisques à même l’assurance de responsabilité professionnelle des inscrits.

L’AMF compte récolter des commentaires de professionnels intéressés à l’égard de projets de règlements concernant l’assurance de responsabilité professionnelle et les activités externes des représentants assujettis à la LDPSF.

Ces modifications permettraient d’actualiser l’encadrement des activités externes des représentants assujettis à la LDPSF tout en harmonisant avec les nouvelles obligations en vigueur depuis le 6 juin 2022 dans les secteurs des valeurs mobilières et des instruments dérivés.

Parmi les modifications, il est proposé d’abroger les dispositions prévoyant que certaines occupations sont incompatibles avec l’exercice des activités de représentant et d’édicter plutôt des règles particulières précisant dans quel cadre un représentant peut mener des activités externes.

Pour ce qui est du traitement des plaintes et le règlement de différend, le 9 septembre 2021, l’Autorité a publié pour consultation un projet de règlement visant à harmoniser et renforcer le traitement équitable des plaintes dans le secteur financier québécois. Cette consultation a donné suite à un projet de règlement modifié qui propose une définition de la plainte dont la portée est légèrement plus large que celle proposée précédemment.

En contrepartie, il modifie les règles et pratiques concernant le traitement simplifié de certaines plaintes, de façon à donner une plus grande flexibilité au secteur financier et permettre un traitement efficient des plaintes qui peuvent se traiter dans un délai de dix jours suivant leur réception. Il prévoit aussi la possibilité, dans des circonstances exceptionnelles ou hors de contrôle, de prolonger le délai de traitement d’une plainte au-delà de 60 jours suivant sa réception.

Toute personne désirant envoyer un commentaire devra le faire avant le 6 février 2023. Elle pourra s’appuyer sur la documentation offerte par l’AMF à ce sujet, soit :

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Les marchés sont-ils trop sensibles aux bonnes nouvelles? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-marches-sont-ils-trop-sensibles-aux-bonnes-nouvelles/ Fri, 17 Apr 2020 12:12:24 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=65767 Les données encourageantes de divers pays sur l’état de la pandémie de COVID-19 et les interventions massives de la Réserve fédérale ont contribué au rebond des titres boursiers la semaine dernière.

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La question est maintenant de savoir si les marchés ont réagi de façon démesurée.

« En mars, les marchés ont semblé réagir de manière excessive aux mauvaises nouvelles; en avril, ils pourraient également faire de même en ce qui concerne les bonnes nouvelles », indique un rapport de Richardson GMP.

L’indice TSX/S&P a clôturé sa meilleure semaine en une décennie jeudi, tandis que le S&P 500 a connu sa semaine la plus forte depuis 1974, alimenté par une intervention de 2,3 milliards de dollars américains de la Réserve fédérale.

À la fin de la semaine dernière, le S&P 500 était en baisse de 17 % par rapport à son sommet, contre 34 % à son creux du 24 mars, note le rapport. Le TSX a reculé de 21 % après le rebond de la semaine dernière, comparativement à 38 % à son creux.

Même à mesure que les données sur les pandémies s’améliorent, il subsiste d’autres obstacles, selon Richardson GMP.

Les résultats du premier trimestre pourraient être meilleurs que les estimations révisées, car la plupart des politiques de distanciation physique n’ont commencé qu’à la fin de la période considérée, selon le rapport.

Cependant, les actions peuvent ne plus être une bonne opportunité. Les valorisations sont tombées à 13 fois le prix par rapport aux bénéfices en mars, mais sont remontées à 18 fois.

« Ce n’est plus ce que nous appellerions des évaluations juteuses », indique le rapport.

Les auteurs du rapport s’inquiètent également du fait que les marchés évaluent les bonnes nouvelles sur la santé et ignorent les mauvaises données économiques. Le risque est que les mauvaises données finissent par peser sur les marchés.

« Nous en avons pour au moins deux à trois mois de mauvaises données, indiquent-ils. À un moment donné, le marché peut cesser de croire que nous aurons cette reprise en forme de V et commencer à escompter une reprise plus modérée ou une période économique difficile plus longue. »

Selon un rapport de la Financière Banque Nationale, les analystes s’attendent à une contraction de 9,2 % du bénéfice par action au Canada cette année, suivie d’un rebond de 16 % en 2021.

Le bénéfice d’exploitation par action aux États-Unis devrait chuter de 18 % au cours du deuxième trimestre 2020, avant de rebondir brutalement aux niveaux d’avant la récession l’année prochaine.

Le rapport de la Banque nationale qualifie le scénario d’« ambitieux », car…

Lire la suite via conseiller.ca

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Quand les FNB à facteur de valeur sortiront-ils de leur creux prolongé ? https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/quand-les-fnb-a-facteur-de-valeur-sortiront-ils-de-leur-creux-prolonge/ Tue, 31 Mar 2020 19:44:14 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=65332 FOCUS FNB - Une période prolongée de sous-performance a miné les stratégies axées sur la valeur, qui ont tendance à bien performer au tout début d'un marché haussier.

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Pendant la dernière décennie haussière menée par des entreprises de croissance à forte capitalisation en plein essor, les titres de style valeur ont progressé tant bien que mal sur la voie lente des marchés boursiers. L’école de l’investissement qui prône la recherche de bonnes affaires et dont les héros sont entre autres Benjamin Graham et Warren Buffett, a connu un ralentissement prolongé. Plutôt que de détenir un portefeuille de style valeur, la plupart des investisseurs auraient mieux fait d’investir de façon passive dans les indices boursiers élargis au cours des 10 dernières années.

En comparant les titres de valeur à leurs équivalents de croissance, l’écart de performance est même plus large. Examinons, par exemple, l’Indice de croissance Russell 1000 par rapport à l’Indice de valeur Russell 1000. Au cours des 10 années se terminant le 31 décembre 2019, exprimé en dollars américains, l’indice de croissance américain a fourni un rendement annualisé de 15,2 %, alors que l’indice de valeur était à la traîne à 11,8 %. La croissance a même affiché des marges plus importantes de surperformance par rapport à la valeur au cours de l’an dernier et des trois et cinq dernières années.

Même depuis le début de l’année 2020, jusqu’à la fin de mars, l’Indice de croissance Russell 1000 établit une performance supérieure par rapport à celle à l’Indice de valeur Russell 1000, selon Google Finance.

La valeur a connu de plus longues périodes de creux au cours de près d’un siècle d’historique d’analyse de ce facteur, dit Hail Yang, vice-président, stratégie produit, chez Gestion d’actifs BlackRock Canada, de Toronto. « Sans aucun doute, il [le facteur valeur] a été dans les trois ou cinq premiers sur le plan des plus longues périodes de sous-performance. »

Les différents facteurs tendent à performer différemment à chacune des étapes du cycle de marché. Historiquement, la valeur a eu tendance à bien performer au tout début d’un marché haussier. Ceci contribue à expliquer pourquoi la valeur a été à la traîne récemment. « Elle n’a pas vraiment eu ce contexte économique dans lequel on s’attendrait à ce qu’elle brille, et c’est pourquoi nous avons assisté à une période prolongée de sous-performance de la valeur, dit Hail Yang. Mais ceci n’ébranle pas notre conviction que la valeur est un facteur récompensé dans le temps. »

L’investissement axé sur la valeur est une stratégie qui présente un risque un peu plus élevé que ce que certains investisseurs peuvent penser, dit Chris Heakes, directeur et gestionnaire de portefeuille, FNB, chez BMO Gestion d’actifs, de Toronto. Il a remarqué que la gamme de trois FNB de BMO basés sur les indices valeur MSCI ont généralement des bêtas variant de 1,1 à 1,2. (Par définition, un indice de marché large a un bêta de 1). Lorsque les marchés connaissent une reprise après avoir plongé, les portefeuilles axés sur la valeur « ont tendance à réaliser de meilleures performances », dit Chris Heakes, comme ils l’ont fait pendant la période qui a suivi le krach de 2009. « Nous nous attendons à un retour à la valeur à un moment donné. »

Parmi les FNB cotés au Canada, la stratégie du fonds Vanguard Global Value Factor ETF est la plus pure et la plus diversifiée dans le monde. Investissant dans les marchés développés, le FNB évalue les actions de sociétés de grande, moyenne et petite capitalisation dans chacune des trois grandes régions : Amérique du Nord, Europe et Pacifique. Les évaluations proviennent de trois mesures de valeur : ratio cours/valeur comptable, ratio cours/bénéfices prévisionnels et ratio cours/flux de trésorerie d’exploitation. Les plus de 1 000 titres détenus dans le FNB éliminent pratiquement l’impact de tout titre individuel.

La pureté du style et la suppression du biais envers la capitalisation boursière doivent encore porter leurs fruits pour le FNB valeur de Vanguard. Tout en étant à la traîne par rapport au marché boursier mondial élargi, il a enregistré des rendements bien inférieurs à ceux des trois autres FNB factoriels de Vanguard, également lancés en juin 2016.

À la différence de Vanguard, le biais en faveur des grandes entreprises est évident chez les FNB de style valeur offerts par BMO et iShares de BlackRock. Les FNB MSCI Canada Value Index de BMO, MSCI USA Value Index de BMO et MSCI EAFE Value Index de BMO utilisent tous des barèmes de notation basés sur le ratio cours/bénéfices prévisionnels, le ratio cours/valeur comptable, et la valeur de l’entreprise par rapport au flux de trésorerie d’exploitation. Les pondérations des titres sont basées sur les notes de valeur dans les secteurs, multipliées par la capitalisation boursière.

Par conséquent, les pondérations sectorielles des FNB de BMO ont tendance à être assez proches de celles des indices de marché large. « Ce que nous tentons de faire, c’est d’avoir quelque chose qui ressemble un peu à l’indice large mais penché vers les titres davantage orientés valeur à l’intérieur de ces secteurs, dit Chris Heakes. Si vous faites seulement de la valeur sans penser au secteur, cela pourrait peser sur certains secteurs. » Cette méthodologie de pondération sectorielle neutre de MSCI, qui est également utilisée pour le fonds Edge MSCI USA Value Factor Index ETF d’iShares, impose un plafond de 10 % par titre. La stratégie EAEO (Europe, Australasie, Extrême-Orient) de BMO, en même temps, vise à maintenir la neutralité entre les régions géographiques.

Depuis leur lancement en octobre 2017, les trois FNB de BMO ont en général enregistré une performance inférieure à la moyenne en accord avec la tendance dominante des mandats axés sur la valeur. Toutefois, selon Chris Heakes, l’investisseur de détail peut bénéficier d’une pondération des titres de valeur. Il met en garde contre l’investissement exclusif dans un style particulier, tel que le style croissance des grandes capitalisations américaines, par exemple, qui a très bien performé. Un FNB axé valeur, dit Chris Heakes, « offrira un peu de diversification parmi les actions ».

Pour bâtir le portefeuille du fonds Canadian Value Index ETF d’iShares, les titres canadiens sont classés selon une méthodologie propre au Dow Jones qui prend en compte les ratios cours/bénéfices projetés, le ratio cours/valeur comptable et le rendement en dividendes du dernier exercice ainsi que trois autres indicateurs de croissance. Les titres qui entrent dans l’indice de valeur sont pondérés en fonction de la capitalisation boursière, et soumis à un plafond de 10 % par titre. Lancé en novembre 2006, le FNB d’iShares a performé sous la moyenne pendant les 10 dernières années.

Bien que le ratio cours/bénéfices soit un indicateur courant des FNB à facteur de valeur, les stratégies diffèrent quant à l’utilisation des ratios cours/bénéfices historiques, qui sont basés sur les bénéfices réels passés, par opposition aux ratios cours/bénéfices prévisionnels, qui reposent sur les projections des bénéfices. Selon Hail Yang, de BlackRock, les ratios cours/bénéfices prévisionnels contribuent à éviter les « value traps » (fausses aubaines), soit les entreprises qui se négocient à bas prix parce que leurs bénéfices se détériorent. « Vous essayez d’éviter les entreprises qui sont en train, réellement et fondamentalement, de se déprécier parce qu’elles devraient se déprécier. »

Par contre, les FNB de style valeur de CI First Asset utilisent les ratios cours/bénéfices réels dans le cadre du processus de sélection. Mais leur méthodologie gère le risque de « value traps » grâce au dépistage des révisions positives des bénéfices qu’effectuent les analystes. Cet indicateur de style momentum vise à compléter les critères de valeur, qui comprennent aussi le ratio cours/valeur comptable, le ratio cours/valeur des ventes et le ratio cours/flux de trésorerie.

Les trois portefeuilles ont des pondérations équivalentes. Le FNB Indice Morningstar Canada Valeur CI First Asset et le FNB Indice Morningstar États-Unis Valeur CI First Asset ont des plafonds sectoriels, alors que le FNB Indice Morningstar International Valeur CI First Asset a des contraintes régionales.

« En recherchant uniquement la valeur traditionnelle, vous pourriez trouver de nombreuses entreprises dans des industries et des secteurs qui ont été appauvris, [et dont] par conséquent, les évaluations sont faibles », dit Peter Tomiuk, vice-président principal, Stratégies de FNB, chez CI First Asset, une division de CI Investments, de Toronto. Les investisseurs peuvent faire des profits avec les entreprises dont les bénéfices sont en croissance et les évaluations, faibles, si ces projections de bénéfices sont réalisées, ajoute Peter Tomiuk. « Ceci fournit une très bonne occasion pour générer de l’alpha. »

Dans la quête d’alpha, le dépistage de révisions positives des bénéfices n’a pas été suffisant pour que les FNB de CI First Asset surmontent le biais prolongé du marché contre les titres axés sur la valeur. Au cours des cinq dernières années se terminant le 31 janvier 2020, les FNB canadiens et américains se sont classés dans le quartile inférieur de leurs catégories respectives, et le FNB d’actions mondiales a enregistré une performance inférieure à la moyenne.

Cependant, selon Peter Tomiuk, sur de plus longues périodes pour les indices sous-jacents de Morningstar – et non pour la durée de vie des FNB – chacune des trois stratégies a dépassé les indices de grands marchés, sur le plan des rendements absolus et sur celui des rendements ajustés au risque. L’indice Morningstar Canada Valeur a été le meilleur des trois, car pendant une période de neuf ans se terminant à la fin de 2019, il a enregistré un ratio de capture de rendements positifs de 110 %, tout en maintenant son ratio de capture de rendements négatifs à seulement 66 %.

« Les stratégies de n’importe quel facteur gagnent en popularité et en perdent régulièrement. Je pense que tout le monde sait que la valeur est tombée en disgrâce pendant un bon moment, dit Peter Tomiuk. Mais si vous examinez un cycle économique complet, les stratégies axées sur la valeur ont habituellement bien performé. »

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Mesures drastiques des banques centrales : les marchés demeurent en déroute https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/mesures-drastiques-des-banques-centrales-les-marches-demeurent-en-deroute/ Tue, 17 Mar 2020 12:10:19 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=65135 Alors que la Réserve Fédérale (Fed) a abaissé son taux directeur de 1 point dimanche, les marchés ont connu leur troisième suspension en six jours à Wall Street.

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Afin de rassurer les marchés face au coronavirus, la Banque centrale américaine a pris des mesures drastiques les 15 mars dernier. La Fed a ainsi décidé de ne pas attendre sa réunion monétaire prévue en milieu de semaine a abaissé ses taux à zéro et annoncé le rachat de 700 milliards de dollars (G$ US) de titres (500 G$ US de bons du Trésor et de 200 G$ US de titres hypothécaires).

Si le président américain Donald Trump, qui exigeait une telle baisse depuis des mois, a immédiatement approuvé cette mesure, celle-ci n’a pas eu l’effet escompté sur les marchés.

Visiblement insensibles aux efforts des banques centrales, les marchés américains ont ouvert en forte baisse lundi. Le S&P 500 a perdu 8,14 % déclenchant le mécanisme d’interruption des échanges de 15 minutes pour la troisième fois en quelques jours. L’indice américain a continué sa descente à plus de 10 % après la reprise des transactions.

« Même si les réponses politiques ou monétaires sont certainement adaptées, le problème est que personne n’a de visibilité sur la crise sanitaire, sa durée et surtout sur la durée de la récession », a commenté Christopher Dembik.

 Une baisse généralisée

Le S&P 500 n’est évidemment pas le seul à avoir connu cette débandade. Le Dow Jones a reculé de 10,57 %, alors que le NASDAQ a cédé 6,12 %. L’indice TSX de la Bourse de Toronto a chuté en avant-midi de 10,24 %

Sur le marché des devises, le dollar canadien a accusé une baisse. Il se négociait à 71,62 ¢ US, en baisse par rapport à son cours moyen de 71,94 ¢ US de vendredi.

À mi-séance les Bourses européennes continuent de chuter. Les cours du brut perdent de l’ordre de 10 % et le dollar cède près de 2,5 % contre le yen. En France, le CAC 40 a chuté de 10,79 % passant sous la barre des 3700 points, un point que l’indice de référence n’avait pas franchi depuis juillet 2013.

Sans surprise, parmi les valeurs les plus touchées par cette panique, on retrouve nombre de compagnies aériennes comme American Airlines (-14,53 %), Delta Air Lines (-16,66 %), United Airlines (-21,61 %) et Boeing (-15,54 %)

« Le marché a complètement ajusté ses attentes, considérant que dans tous les cas, nous ne sommes pas en mesure de gérer la crise du point de vue épidémique », a souligné auprès de l’AFP Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

 Des mesures efficaces?

Malgré ce manque de réaction des marchés, la Fed a précisé qu’elle maintiendrait ses taux jusqu’à la fin de la crise. À noter que c’est la deuxième fois depuis le début du mois de mars qu’elle procède à une baisse surprise, ce qu’elle n’avait pas fait depuis la crise des subprimes en 2008.

L’abaissement des taux est une mesure plutôt efficace, comme nous le montre l’histoire, pour soutenir l’économie lorsque celle-ci fait face à une crise « classique ». Toutefois, cela ne semble pas être le cas pour lutter contre cette crise inédite.

« Les marchés comprennent que la récession est presque garantie. Les autorités aident en injectant de l’argent, mais ne peuvent la stopper », estime Jasper Lawler, analyste pour London Capital Group.

Malgré cela, on peut certainement s’attendre à d’autres mesures du genre dans les semaines et mois à venir.

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L’impact du coronavirus sur les marchés https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/limpact-du-coronavirus-sur-les-marches/ Fri, 06 Mar 2020 12:48:56 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=64761 GLC gestion d’actifs fait une analyse exhaustive de la situation et de la santé des marchés face au coronavirus et donne quelques conseils aux investisseurs pour gérer cette situation.

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GLC part du constat de base qu’il est impossible de connaître à l’avance l’ampleur des répercussions du coronavirus. Actuellement, l’accroissement du nombre de malades qui va de pair avec la hausse des préoccupations et des mouvements de panique se fait sentir sur l’économie mondiale et les marchés. On assiste à des chutes brutales du cours des actions et l’augmentation de la volatilité.

Si l’on entend parler depuis bien plus longtemps du coronavirus, celui-ci a mis du temps à avoir un impact sur les marchés, car les investisseurs espéraient que la situation ne serait que temporaire. La propagation du virus a toutefois remis cet optimisme en perspective impactant ainsi violemment les marchés.

Toutefois, l’impact à long terme est très difficile à prévoir. Il dépend de plusieurs facteurs dont évidemment le degré de propagation du virus, mais également de l’ampleur des mesures prises par les gouvernements (mise en quarantaine, restrictions quant à la mobilité et aux activités).

Dans le meilleur scénario, le coronavirus n’entraînera qu’une distorsion des données pendant un à deux trimestres, mais il est également possible que l’incidence du coronavirus sur l’économie mondiale soit considérable en raison d’une baisse de la consommation planétaire pendant plusieurs mois.

Au regard de la situation actuelle, GLC considère que le choc sera certainement important tant pour la demande que pour l’offre, mais les experts n’entrevoient toutefois pas de récession économique mondiale.

À quoi s’attendre?

« Les marchés ne se stabiliseront pas tant que la peur et le nombre de nouveaux cas n’auront pas cessé d’augmenter », peut-on lire dans le rapport Réaction du marché face au coronavirus de GLC.

Cependant, cela ne veut pas dire que les actions vont continuer à chuter tout au long de la crise. Selon GLC, les investisseurs devraient plutôt se préparer à de la volatilité. Dès que la situation s’éclaircira, on devrait assister à un certain redressement du marché. Les titres les plus malmenés actuellement comme les actions des marchés émergents ou des compagnies aériennes devraient alors connaître une certaine reprise, selon les experts de GLC.

Bloomberg a produit un graphique du rendement sur six mois de l’indice mondial MSCI lors des dernières épidémies, comme l’Ebola, le SARS ou le MERS et si le rendement connaît des baisses pendant ces périodes, il finit toujours par remonter.

« Chaque fois qu’un tel événement s’est produit, les marchés ont eu une réaction d’aversion au risque relativement brève, marquée par une chute des actions et une hausse du cours des obligations et de l’or. Une fois le pic passé, la liquidation massive ralentit, les investisseurs cessent de fonder leurs décisions de placement sur la peur et s’appuient de nouveau sur les données fondamentales », décrit le rapport de GLC.

Ainsi, au bout de six à douze mois généralement, les marchés boursiers se redressent.

Actions et obligations, des gagnants et des perdants

GLC estime que la consommation devrait connaître un rebond d’après-crise qui devrait compenser le recul actuel que connaît le marché des actions. Jusqu’à récemment, le marché des actions avait le même point de vue, mais il fait preuve de davantage de pessimisme récemment.

Toutefois les marchés financiers voient positivement la réaction des autorités fiscales et des banques centrales qui se disent prêtes à prendre des mesures de stimulation économique.

Ce recul actuel du marché des actions n’est pas forcément une mauvaise chose non plus, selon les experts de GLC. Au contraire, il peut être considéré comme sain en raison du niveau élevé des évaluations.

« Le S&P 500 avait progressé de 17 % entre le début d’octobre et le 19 février (jour de la mise en garde d’Apple et du sommet le plus récent des actions), ce qui représente une hausse annualisée de 51 %! », commente le rapport.

« La réaction saine des marchés (qui pénalisent les actifs les plus surévalués) pourrait créer la possibilité d’acheter des titres de premier ordre à des cours plus raisonnables », ajoute-t-il plus loin.

Les marchés obligataires de leur côté profitent de cette tendance à la prudence et contrebalancent la volatilité des actions dans les portefeuilles. Ainsi les portefeuilles bien diversifiés comportant des titres à revenu fixe et des fonds équilibrés sur ces titres devraient permettre de compenser la faiblesse du marché des actions.

Des perspectives 2020 à réévaluer

 En raison de la réaction des marchés face au coronavirus, GLC a quelque peu réévalué ses perspectives pour l’année 2020. Certains éléments ont davantage de chance de se produire, d’autres sont devenus moins évidents.

Ainsi, il est bien plus probable qu’on assiste à un relâchement des tensions commerciales et une reconstitution progressive des stocks. Il est également évident que les banques centrales se montreront conciliantes tout comme les politiques budgétaires mondiales.

Il est toutefois moins probable désormais que les entreprises accroissent leurs investissements, car elles vont devoir faire face aux répercussions du coronavirus sur les chaînes d’approvisionnement. La bonne santé du consommateur mondial est également moins certaine à long terme. Le comportement des consommateurs dépend de l’ampleur de la situation liée au coronavirus et de sa durée. Ainsi, plus l’épidémie sera longue et mondiale, moins le signal sera positif.

Quelques conseils pour les investisseurs

Afin que les investisseurs réagissent adéquatement à la situation, GLC leur offre quelques conseils dans son rapport « Le coronavirus : comprendre la réaction des marchés et maintenir une saine stratégie de placement en cinq points ».

1)      Pas de panique : émotions et investissement ne font jamais bon ménage. Sous l’effet de la peur, les investisseurs ont davantage tendance à réagir de façon impulsive ce qui pourrait nuire à la création de valeur à long terme.

2)      Miser sur la gestion active : la valeur de la gestion active se voit particulièrement dans les périodes de volatilité. Avec des processus rigoureux, de l’expertise dans des domaines ciblés du marché et de l’expérience pour reconnaître les possibilités, les gestionnaires de portefeuille actifs pourraient apporter beaucoup aux investisseurs.

3)      Travailler avec son conseiller : un professionnel aidera l’investisseur à évaluer sa tolérance au risque, à mettre en place un échéancier des principaux objectifs de placement et un programme financier pour maintenir le cap des objectifs même en cas de volatilité.

4)      Être préparé à des moments comme celui-ci : il est bon de profiter de l’expérience actuelle pour comprendre comment l’on réagit à la volatilité boursière. Il sera ainsi plus facile d’établir de bonnes stratégies de placements à long terme pour atteindre les objectifs fixés.

5)      Trouver une ressource fiable pour comprendre le marché : les investisseurs doivent se méfier des manchettes qui alimentent la peur et se fier à leur conseiller.

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