Immobilier | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/immobilier/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Fri, 17 Apr 2026 13:19:29 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png Immobilier | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/immobilier/ 32 32 Projection financière : les normes 2026 dévoilées https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/projection-financiere-les-normes-2026-devoilees/ Mon, 20 Apr 2026 10:19:11 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113508 Un nouvel accent est mis sur le logement et les hypothèses à long terme.

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L’Institut québécois de planification financière (l’Institut) et FP Canada publient les Normes d’hypothèses de projection 2026 et leur Addenda, des outils attendus chaque année et utilisés par les planificateurs financiers (Pl. Fin.) du pays.

Pour rappel, les Normes d’hypothèses de projection se veulent un guide pour aider les Pl. Fin. à estimer l’inflation future, les taux de rendement, l’espérance de vie et autres hypothèses. Elles servent ainsi à établir des projections financières à long terme (dix ans ou plus) à partir d’hypothèses cohérentes, objectives et fondées sur des données publiques fiables.

« Les Normes d’hypothèses de projection jouent un rôle clé dans la qualité des conseils financiers offerts à la population. Elles soutiennent la rigueur et la cohérence des analyses utilisées par les planificateurs financiers et planificatrices financières, au bénéfice de leur clientèle », souligne Caroline Champagne, présidente-directrice générale de l’Institut de planification financière.

L’Addenda, de son côté, est un fichier Excel qui fournit les sources de données sur lesquelles les Normes sont basées. Il permet de bien comprendre les Normes, en plus de permettre aux Pl. Fin. de pouvoir reproduire les calculs pour leur usage personnel.

Pour l’année 2026, les Normes de projection qui entreront en vigueur le 30 avril sont :

Inflation                                                             2,1 %

Rendement        

Court terme                                                      2,4 %

Revenu fixe                                                        3,2 %

Actions canadiennes                                      6,3 %

Actions américaines                                       6,4 %

Actions internationales                                 6,6 %

Actions des marchés émergents                7,5 %

Croissance du MGAP ou MGA                   3,1 %

Immobilier résidentiel                                 3,1 %

Taux d’emprunt                                               4,4 %

À noter que cette année, les Normes introduisent une nouvelle hypothèse liée au logement, soit l’appréciation de la résidence principale et les coûts liés à la location. Cette donnée, qui s’appuie notamment sur des chiffres de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) ainsi que sur des recherches internationales, cherche à refléter une composante importante de la réalité financière des ménages.

« Parce que le logement représente une composante importante et persistante du budget des ménages, le Comité a jugé important d’offrir des balises claires aux planificateurs financiers et planificatrices financières. Cela permet de soutenir des projections financières plus cohérentes et mieux défendables dans la pratique », souligne Nick Hearne, Pl. Fin., CFA et président du Comité des Normes d’hypothèses de projection.

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Immobilier de luxe et blanchiment d’argent : le rappeur Gims sous enquête https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/immobilier-de-luxe-et-blanchiment-dargent-le-rappeur-gims-sous-enquete/ Tue, 14 Apr 2026 11:06:15 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=113315 PLANÈTE FINANCE – Un réseau international de fraude via un projet immobilier de luxe au Maroc démasqué.

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L’artiste franco-congolais Gims se retrouve au cœur d’une enquête de blanchiment d’argent de la justice française pour avoir fait la promotion d’un projet immobilier de luxe à Marrakech.

Le rappeur de 39 ans, de son vrai nom Gandhi Djuna, a été interpelé le 25 mars dernier à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle par les enquêteurs de l’Office national anti-fraude de France. Placé en garde à vue puis mis en examen, l’artiste a nié par la voix de son avocat toute implication dans une activité frauduleuse.

Selon Africa Intelligence, la star serait impliquée dans un réseau international de blanchiment qui aurait permis à plus de 2 000 entreprises dans différents pays d’échapper au fisc et de blanchir des fonds provenant d’activités illégales.

Dans cette affaire, les enquêteurs du Parquet national anticriminalité organisée (PNACO), récemment créé pour traiter des dossiers complexes de blanchiment d’argent et de fraude fiscale, s’intéressent de près à un projet immobilier de luxe au Maroc, dont l’artiste fait la promotion sur les réseaux sociaux.

L’enquête, qui dure depuis plus de deux ans, viserait plusieurs individus liés historiquement au trafic de stupéfiants et désormais actifs dans la criminalité financière, selon des informations relayées par l’Agence France-Presse (AFP).

L’artiste est poursuivi pour « concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit », ainsi que pour blanchiment aggravé de fonds issus d’une fraude fiscale, indique l’AFP.

Gims a été mis en examen pour des faits commis entre 2018 et 2025, notamment pour « blanchiment aggravé, concours en bande organisée à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion du produit d’un délit » et « blanchiment en bande organisée de biens ou fonds provenant d’un délit de fraude fiscale aggravée. »

Il doit verser une caution dont le montant n’a pas été dévoilé. Dans le cadre du contrôle judiciaire auquel il est soumis, il doit également déclarer ses déplacements, ce qui ne l’empêche pas d’effectuer une série de concerts qui le mènera à Québec, à l’Université Laval, en septembre prochain, dans le cadre du festival Fono. À moins que de nouveaux développements de l’enquête en décident autrement.

Des affaires de blanchiment d’argent au pays ont utilisé des modus operandi similaires. L’Opération SharQc contre les Hells Angels, l’une des plus célèbres, a révélé comment des activités criminelles étaient blanchies à travers des entreprises légitimes et notamment l’immobilier pour dissimuler des fonds. Le rapport Cullen, déposé en Colombie-Britannique en 2022, recommande par ailleurs un resserrement de la surveillance du recyclage des produits de la criminalité au Canada.

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Les économies provinciales divergent de plus en plus https://www.finance-investissement.com/nouvelles/les-economies-provinciales-divergent-de-plus-en-plus/ Tue, 17 Mar 2026 12:42:50 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112895 Les effets inégaux des tarifs douaniers pèsent différemment sur les provinces.

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Au cours de la dernière année, l’économie canadienne a été confrontée à plusieurs vents contraires, notamment l’incertitude entourant la politique commerciale, le ralentissement du marché immobilier et la diminution de l’immigration. Et, à mesure que les effets inégaux de la hausse des tarifs douaniers se font davantage sentir, les trajectoires économiques des provinces commencent également à diverger, selon BMO Marchés des capitaux.

Dans un nouveau rapport, les économistes de l’institution indiquent que, même si la croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait ralentir cette année — BMO prévoit une croissance de 1,3 % en 2026, contre 1,7 % l’an dernier — les performances économiques des provinces devraient varier sensiblement.

« Après une période durant laquelle la plupart des provinces évoluaient dans des conditions économiques semblables, on observe maintenant des signes d’un retour des différences régionales, ce qui est davantage la norme au Canada », indique le rapport.

Selon BMO, la plupart des provinces devraient connaître une croissance plus lente en 2026. Les régions les plus exposées aux tarifs américains « sont désormais clairement celles qui éprouvent le plus de difficultés », précise le rapport, ce qui « devrait continuer d’élargir les écarts régionaux ».

L’Alberta devrait mener la croissance avec une expansion économique prévue de 2,3 % cette année, soutenue par la vigueur de son secteur énergétique, relativement peu touché par les tarifs, et par une démographie favorable. À l’inverse, le Québec, fortement touché, ne devrait enregistrer qu’une croissance de 0,9 %, tandis que l’Ontario devrait faire à peine mieux avec une progression de 1,2 %.

« Ces provinces sont fortement exposées aux exportations vers les États-Unis dans plusieurs secteurs manufacturiers diversifiés, notamment l’automobile ainsi que l’acier et l’aluminium. Le sud de l’Ontario continue également de subir les effets d’une correction du marché immobilier, que la baisse des taux hypothécaires n’a pas encore permis d’atténuer », souligne le rapport.

L’économie de la Colombie-Britannique est « relativement protégée », puisqu’elle affiche la plus faible exposition aux exportations vers les États-Unis au Canada. Toutefois, les tarifs sectoriels visant le bois d’œuvre, les difficultés du marché immobilier et le net ralentissement de la croissance démographique pèsent sur la province, précise le rapport.

Dans les provinces de l’Atlantique, les perspectives demeurent mitigées, selon BMO, la croissance devant se situer entre 1 % et 1,5 % en 2026 dans l’ensemble de la région.

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Le ralentissement démographique commence à peser sur l’économie https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/le-ralentissement-demographique-commence-a-peser-sur-leconomie/ Tue, 10 Mar 2026 10:03:17 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112901 La baisse de l’immigration freine la demande locative et l’activité immobilière au Canada.

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Les effets du ralentissement de la croissance démographique commencent à se faire sentir dans certains secteurs de l’économie, plus d’un an après la réduction des objectifs du gouvernement fédéral en matière d’immigration.

Cette année devrait être la deuxième consécutive avec une croissance démographique nulle au Canada. Si une population moins nombreuse signifie généralement une baisse des dépenses globales, les économistes affirment qu’il existe des activités économiques compensatoires qui peuvent atténuer l’impact global du ralentissement de la croissance démographique. Ils estiment qu’il est encore un peu tôt pour dégager des tendances générales à partir des données.

Cependant, dans certains secteurs spécifiques, ils reconnaissent que des signes d’un changement dans l’économie apparaissent.

L’un des effets les plus évidents du ralentissement de la croissance démographique s’est fait sentir sur le marché locatif immobilier, selon Shelly Kaushik, économiste principale chez BMO Marchés des capitaux.

Les nouveaux arrivants, tels que les travailleurs étrangers temporaires et les étudiants internationaux, apparaissent dans des domaines très spécifiques de l’économie et celui-ci en fait partie, explique-t-elle.

« L’un des effets les plus rapides que nous avons observés est le ralentissement des prix des loyers dans tout le pays, mais surtout en Ontario et en Colombie-Britannique, où la proportion d’étudiants étrangers entrant dans le pays est et a toujours été plus importante », indique Mme Kaushik.

Les loyers demandés au Canada ont baissé de 2 % en janvier par rapport à l’année précédente, pour atteindre une moyenne de 2057 $, marquant ainsi le 16e mois consécutif de baisse annualisée des loyers, selon un rapport de Rentals.ca et Urbanation.

Les loyers devraient stagner jusqu’en 2028 environ, date à laquelle la croissance démographique devrait se normaliser, selon Marc Ercolao, économiste à la Banque TD.

La baisse de la demande de logements locatifs a également commencé à se répercuter sur l’ensemble du marché immobilier.

Les petites propriétés, comme les copropriétés, connaissent actuellement une surabondance de nouveaux logements, mais il n’y a pratiquement pas d’acheteurs, car la location de ces logements est plus risquée qu’il y a quelques années.

Marc Ercolao affirme que les répercussions se font sentir au-delà des logements locatifs construits à cet effet et touchent le marché locatif secondaire, où les propriétaires de copropriétés louent leurs logements.

Il souligne qu’il y a également eu un ralentissement de l’activité des investisseurs sur le marché immobilier, ce qui devrait freiner la construction de logements cette année.

« Le marché immobilier connaît une période de véritable stagnation cette année et l’année prochaine, en partie à cause de la stagnation de la population », indique Marc Ercolao.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a annoncé le mois dernier que la moyenne mobile sur six mois des mises en chantier annuelles avait baissé de 3,5 % pour un quatrième mois de suite.

Les effets du ralentissement de la croissance démographique n’ont toutefois pas été les mêmes pour tous les types de logements.

« Le marché des maisons individuelles n’est pas aussi touché, car une très faible proportion des nouveaux arrivants au Canada s’intéresse à ce segment du marché. Ce secteur est à l’abri de ces répercussions », déclare Marc Ercolao.

Stagnation du niveau de vie

Selon les experts, tout cela finit par se répercuter sur le mode de vie de la population.

Mme Kaushik affirme que les Canadiens ont déjà commencé à voir des signes de changement dans leur niveau de vie.

« Lorsque la population augmentait, la croissance économique ne suivait pas le même rythme. Nous avons vraiment constaté une stagnation du niveau de vie pendant un certain temps. »

Cela s’est traduit par des loyers élevés, un marché de l’emploi concurrentiel et des achats immobiliers.

« C’est ce que les gens ressentaient, même s’ils ne pouvaient pas nécessairement le formuler », précise Mme Kaushik.

Statistique Canada a indiqué que le PIB réel avait augmenté de 1,7 % en 2025 dans l’ensemble, soit un ralentissement par rapport à la croissance de 2 % enregistrée au cours des deux années précédentes. Il s’agit du rythme annuel de croissance le plus lent depuis 2016, hors de la pandémie de COVID-19.

Cette année a été marquée par des fluctuations importantes dans la politique commerciale, ainsi que par une résilience supérieure aux prévisions. Les économistes soulignent qu’il est difficile d’isoler la croissance démographique des facteurs économiques plus généraux à tout moment, et encore plus dans le contexte actuel.

« Certains segments de l’économie sont touchés, mais d’autres secteurs compensent ou perturbent largement ces effets », explique Marc Ercolao.

L’une de ces compensations provient des baisses de taux d’intérêt de la Banque du Canada, qui contribuent à réduire le coût des emprunts et à stimuler les dépenses.

Par ailleurs, Marc Ercolao affirme que « les consommateurs canadiens ont fait preuve d’une bonne résilience » et que « c’est probablement l’un des facteurs compensatoires les plus importants ».

Néanmoins, les risques de stagnation de la croissance démographique demeurent.

Même s’il s’agit d’un ajustement ponctuel, le Canada n’a jamais connu auparavant un tel déclin démographique, rapporte Cynthia Leach, économiste en chef adjointe à la Banque Royale du Canada.

« Cela pourrait avoir un effet sur la façon dont les gens perçoivent la vigueur de l’économie et leur volonté de dépenser. »

Les incertitudes géopolitiques croissantes, telles que le prochain accord commercial entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pourraient compromettre les projections de croissance du pays.

Mme Kaushik rappelle que la croissance économique est plus lente qu’elle ne devrait l’être. Une partie de ce potentiel de production est déterminée par la croissance démographique, et comme celle-ci ralentit, la croissance potentielle ralentit également.

« C’est un élément que la Banque du Canada va surveiller de près. Mais encore une fois, c’est l’un des nombreux problèmes auxquels elle est confrontée. »

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La Caisse sous son indice en 2025 https://www.finance-investissement.com/nouvelles/la-caisse-sous-son-indice-en-2025/ Wed, 25 Feb 2026 18:49:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112730 Son rendement est de 9,3 % inférieur au portefeuille de référence, malgré une surperformance à long terme.

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La Caisse a généré un rendement de 9,3 % en 2025, inférieur à l’indice de référence auquel elle se compare.

Ce portefeuille de référence a enregistré un rendement de 10,9 % en 2025, selon les résultats de la Caisse dévoilés le 25 février.

Le rendement du bas de laine des Québécois se trouve ainsi sous son indice de référence dans la plupart de ses classes d’actifs en 2025.

Les marchés boursiers, les placements privés, l’immobilier et les infrastructures ont tous affiché une progression inférieure à leur indice de référence en 2025. Les obligations ont fait bande à part, en surpassant l’indice.

« Oui, ça saisit quand on le regarde, admet le président et chef de la direction, Charles Emond, en conférence de presse. On voit qu’on n’est pas les seuls (régimes de retraite dans cette situation). »

« Au niveau de la valeur ajoutée négative, je ne suis pas du tout préoccupé », enchaîne-t-il.

La Caisse doit diversifier son portefeuille pour réduire son risque et passer à travers les différents cycles du marché, souligne Charles Emond. « Ça, c’est ce qu’on vise pour que les régimes restent en santé chaque année. »

Il donne l’exemple des investissements historiques pour les producteurs d’énergie, en raison de l’engouement pour l’intelligence artificielle. Cette tendance a soutenu les rendements de l’indice de référence en infrastructure.

Or, le portefeuille de la Caisse est plus diversifié dans le but de réduire sa volatilité, explique le PDG.

La Caisse a surpassé son indice sur un horizon de cinq ans et dix ans. Sur cinq ans, l’institution a obtenu un rendement annuel de 6,5 %, comparativement à 6,2 % pour l’indice. Sur dix ans, le rendement annuel a atteint 7,2 %, mieux que l’indice à 6,9 %.

Le portefeuille immobilier a continué de traîner de la patte. Il a affiché un rendement de 0,2 %, comparativement à 1,8 % pour l’indice.

Charles Emond répond que l’industrie « est en transition profonde » depuis cinq ans. Il souligne que la Caisse a fait des changements de près de 50 milliards de dollars (G$) à son portefeuille pour s’adapter.

La Caisse a également cessé d’être un gestionnaire de propriétés, « un tout autre métier qu’être investisseur ». L’intégration de la filiale immobilière Ivanhoé Cambridge est également terminée.

« Maintenant que c’est intégré, c’était notre première année en 2025. Ce que je voulais voir, c’est des progrès et on l’a constaté », affirme le PDG.

Les charges d’exploitation de la Caisse ont diminué en 2025 pour s’établir à 0,21 %. Ce ratio a été de 0,23 % en 2024 et de 0,26 % en 2023.

Au 31 décembre 2025, son actif sous gestion a atteint 517 G$.

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FPI : une sous-performance qui pourrait toucher à sa fin https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/fpi-une-sous-performance-qui-pourrait-toucher-a-sa-fin/ Thu, 22 Jan 2026 12:03:30 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111966 Les valorisations décotées et la reprise attendue des bénéfices attirent le capital.

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Les fiducies de placement immobilier (FPI) canadiennes ont surpassé le marché mondial de l’immobilier coté en bourse l’an dernier, affichant un rendement total de 11,8 %, selon un nouveau rapport de la société de gestion et d’investissement immobilier Hazelview Investments.

À titre de comparaison, les FPI mondiales ont généré un rendement total de 8,3 % (en devises locales), contre 4,9 % pour les obligations et 18,4 % pour les actions mondiales.

Au Canada, la performance globale a été soutenue par le secteur des résidences pour aînés ; un segment que Hazelview s’attend à voir continuer de croître, tout comme les services publics. Cela dit, depuis 2020, les FPI ont sous-performé, enregistrant un rendement total cumulatif de seulement 10,5 %, comparativement à un impressionnant 111,9 % pour les actions mondiales.

Hazelview, qui gère 11,4 milliards de dollars d’actifs sur les marchés publics et privés, anticipe un redressement des FPI à mesure que les taux d’intérêt poursuivent leur baisse et que la nouvelle offre immobilière diminue dans l’ensemble des catégories d’actifs.

« Pris ensemble, nous croyons que les FPI mondiales sont bien positionnées pour sortir de cette période atypique de sous-performance et entrer dans un environnement où les rendements se rapprocheront davantage de ceux observés au cours des deux décennies précédant la pandémie, indique le rapport.
Durant cette période, les FPI mondiales ont généré des rendements annualisés d’environ 9,4 %, soit plus de cinq fois leurs rendements annualisés depuis 2020, soutenus par des dynamiques offre-demande favorables, une forte croissance des bénéfices et un sentiment des investisseurs plus sain. »

Hazelview prévoit une croissance des bénéfices des FPI mondiales de 7,2 % en 2026.

Selon ses modèles d’évaluation internes, Hazelview estime que les FPI mondiales se négocient avec un escompte de 17 % par rapport à leur valeur intrinsèque, définie comme une combinaison de la valeur nette d’actif et des flux de trésorerie. Les FPI canadiennes affichent un escompte légèrement plus élevé, à 21,2 %.

Privatisations et rachats d’actions

Face à ces faibles valorisations, les gestionnaires de FPI au Canada, aux États-Unis et dans d’autres marchés ont eu davantage recours aux privatisations et aux rachats d’actions en 2025, souligne le rapport.

« Lorsque les valorisations boursières ne reflètent pas la valeur réelle des actifs sous-jacents, la privatisation devient une option viable », souligne le rapport, ajoutant que plusieurs FPI ont annoncé des opérations de privatisation à des primes importantes par rapport au cours des actions. Au Canada, cela inclut Dream Residential REIT, avec une prime d’environ 60 %, et InterRent, avec une prime d’environ 35 %.

« Ces transactions démontrent comment le capital privé continue de tirer parti des distorsions des marchés publics », précise le rapport.

Parallèlement, certains fonds immobiliers privés ont connu des problèmes de liquidité ces dernières années, ce qui a conduit des gestionnaires, y compris Hazelview, à suspendre temporairement les rachats ou à réduire les distributions mensuelles.

« Le marché immobilier privé est encore en phase d’ajustement en matière de liquidité, observe Samuel Sahn, associé directeur et gestionnaire de portefeuille chez Hazelview, en entrevue. La liquidité revient progressivement. Nous observons une amélioration des volumes de transactions à l’échelle mondiale. Il y a une masse importante de capitaux en attente, prête à être investie dans l’immobilier. »

Selon Samuel Sahn, pour atteindre leurs rendements ciblés, ces investisseurs peuvent acheter des actifs privés, acquérir des actions de sociétés cotées ou encore racheter des sociétés ouvertes dans leur ensemble.

Comme cela s’est produit historiquement, Samuel Sahn estime qu’une reprise des marchés publics devrait précéder une amélioration du côté des marchés privés.

« Les cours des FPI cotées réagiront en premier à la sortie de cycle, et nous nous attendons à ce que les FPI publiques connaissent une appréciation plus marquée de leurs valorisations au cours des prochaines années, avant que le marché privé ne suive. »

Résidences pour aînés et industriel : des segments porteurs

Au Canada, Hazelview anticipe une vigueur particulière du marché des résidences pour aînés, alors que la population âgée de plus de 80 ans devrait croître à un taux annuel composé de 4,8 % jusqu’en 2042, selon Cushman & Wakefield. Le rapport précise que les mises en chantier atteignent presque des creux historiques en raison des coûts de construction élevés, des taux d’intérêt encore élevés et de l’accès limité au financement au premier semestre de 2025, avec « moins de 5 000 unités, soit 0,25 % de l’inventaire existant », mises en chantier.

« Lorsque vous combinez un tel taux de croissance démographique avec une nouvelle offre représentant seulement 25 points de base de l’inventaire existant, le contexte est idéal pour une forte hausse des taux d’occupation, explique Samuel Sahn.

« Ces gains d’occupation se traduisent par un pouvoir de fixation des prix, une amélioration des marges, une hausse de l’EBITDA et une croissance des bénéfices. Nous pensons que ce secteur est particulièrement bien positionné pour enregistrer de solides gains, avec des cours boursiers soutenus par une forte croissance des flux de trésorerie. »

Le secteur industriel devrait également bien performer, soutenu par un pipeline de construction réduit à environ 1,2 % de l’inventaire existant.

Bien que l’offre industrielle ait augmenté ces dernières années pour répondre à la croissance du commerce électronique et à la demande d’espaces proches des centres urbains depuis la pandémie, cette offre est désormais « en train de se résorber », selon Samuel Sahn.

« Nous commençons à observer de meilleurs taux d’absorption nette et une demande accrue pour les espaces, maintenant qu’il y a plus de clarté sur les tarifs douaniers. Cela entraîne un appétit accru pour des espaces plus vastes, des gains d’occupation et, selon nous, un point d’inflexion des loyers de marché au cours des 12 prochains mois. »

Interrogé sur les segments susceptibles de sous-performer, Samuel Sahn estime que certaines catégories, comme les immeubles de bureaux, devraient connaître une reprise plus « graduelle », tout en précisant que Hazelview anticipe malgré tout une amélioration générale dans l’ensemble des segments immobiliers.

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Un monde plus risqué, une économie plus résiliente https://www.finance-investissement.com/nouvelles/un-monde-plus-risque-une-economie-plus-resiliente/ Fri, 09 Jan 2026 12:12:09 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111789 Les dirigeants bancaires canadiens font le point sur 2026.

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La sécurité nationale et les inégalités croissantes sont deux des plus grands risques actuels, ont indiqué le 6 janvier dernier les dirigeants des banques canadiennes lors d’une conférence.

« Je résumerais la situation mondiale actuelle comme une guerre économique », a souligné Laurent Ferreira, président et chef de la direction de la Banque Nationale, lors de la Conférence des chefs de la direction des banques canadiennes 2026 de RBC Marchés des capitaux à Toronto.

« La géopolitique est à nos portes. La sécurité nationale est, à mon avis, l’une des priorités les plus importantes de notre pays. »

Il a ajouté que l’incertitude entraîne une hésitation à investir et une fragilisation du marché du travail et du moral des consommateurs. Bien qu’il soit encouragé par la direction prise par Ottawa, il a estimé que tout doit aller plus vite.

« Si nous voulons faire partie du nouvel ordre mondial, nous devons accélérer le mouvement. »

Parmi les quatre chefs de la direction qui se sont exprimés dans la matinée, Laurent Ferreira a été celui qui a le plus évoqué les mesures extraordinaires prises par les États-Unis pour capturer le président du Venezuela samedi matin. Il a déclaré que « les événements de ce week-end » devraient influencer la prise de décision alors que le Canada se concentre sur la construction de la nation, la réindustrialisation et la défense.

Le nouveau ton adopté par le gouvernement canadien et l’accent mis sur la réalisation des projets sont les bienvenus, a affirmé Dave McKay, président et chef de la direction de la Banque Royale.

« Compte tenu de la situation géopolitique mondiale dans laquelle nous vivons, la motivation, en particulier pour le Canada, à mener à bien ces projets est vraiment très forte. »

Il a toutefois averti que l’augmentation des inégalités est une cause sous-jacente majeure de certains des changements politiques en cours, les 20 % des personnes les plus riches se démarquant de plus en plus de la majorité.

« Cette différenciation et cette disparité croissantes déterminent véritablement le programme politique dans les deux pays », a affirmé Dave McKay.

« Cette disparité est beaucoup plus importante aux États-Unis, où elle est beaucoup plus grave et constitue un enjeu politique majeur qui ne cessera de prendre de l’ampleur. »

Ralentissement immobilier et hausse des dépenses

Pour l’instant, les consommateurs sont en mesure de rembourser leurs dettes et continuent de dépenser, mais cela s’explique en partie par le fait que les Canadiens ont réduit leurs achats immobiliers, a-t-il expliqué.

L’argent que les Canadiens consacreraient autrement au remboursement de leurs dettes immobilières est plutôt dépensé en biens et services, a précisé Dave McKay.

Il a ajouté que la faible activité dans le domaine de la prévente et de la construction de copropriétés pèse sur l’économie, mais que l’augmentation des dépenses dans d’autres secteurs a contribué à créer des emplois et à stabiliser l’emploi dans le pays.

Cette tendance, associée à une stabilisation des droits de douane, a permis à l’économie de se porter mieux que beaucoup ne l’avaient prévu.

« Les économies sont beaucoup plus résilientes aujourd’hui que je ne l’aurais imaginé il y a trois mois », a affirmé Darryl White, chef de la direction de BMO.

Il a ajouté que, même si de nombreux clients s’adaptent bien à l’environnement commercial, la banque leur conseille de ne pas compter sur une résolution rapide, car l’examen officiel de l’accord Canada–États-Unis–Mexique approche pour le milieu de l’année.

« Je pense qu’il est erroné de croire que nous allons soudainement nous réveiller avec un nouvel accord en juin ou en juillet. »

Le rôle de l’IA

Outre les tendances macroéconomiques, les banques canadiennes s’intéressent également de près au potentiel de réduction des coûts de l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer leur rendement sur capitaux propres.

Harry Culham, président et chef de la direction de la Banque CIBC depuis le 1er novembre, a rapporté que la banque avait investi près de 20 % de ses dépenses dans la technologie, notamment dans des systèmes d’IA qui devraient permettre d’augmenter les revenus et le rendement des capitaux propres à l’avenir.

« Nous pouvons travailler plus efficacement. Les nouvelles technologies vont donc nous aider, et la manière dont nous les adoptons va nous aider », a déclaré Harry Culham.

« Plutôt que d’embaucher, disons trois, quatre ou cinq pour cent supplémentaires (équivalent temps plein) par an, nous n’aurons peut-être plus besoin de le faire. »

Raymond Chun, président et chef de la direction du Groupe Banque TD, a affirmé que la banque s’orientait vers l’IA et modernisait et automatisait ses systèmes de manière générale.

Il a cité l’exemple de la gestion des prêts hypothécaires, où les coûts liés à l’adjudication, au financement et à la quittance ont déjà diminué de plus de 20 %.

« Au cours des deux prochains trimestres, vous verrez l’IA agentive s’intégrer dans chacun de ces domaines », a déclaré Raymond Chun.

« En ce qui concerne la composante de quittance, à mesure que vous intégrez l’IA agentive et que vous automatisez l’ensemble du processus sans intervention humaine, nous passons des 19 $ actuels à une réduction supplémentaire de 50 %. »

Il a ajouté que la banque encourageait également ses clients à effectuer leurs opérations bancaires courantes, telles que les dépôts de chèques, sur des appareils mobiles plutôt qu’en succursales, et à transférer vers son application une partie des plus de deux millions d’appels qu’elle reçoit chaque mois.

Mais il a précisé que la banque menait également une campagne de recrutement afin d’augmenter ses effectifs de conseillers en gestion de patrimoine, de banquiers d’affaires et de spécialistes en prêts hypothécaires et en investissements dans tous ses services.

Dave McKay, de la Banque Royale, qui a été classée parmi les trois premières banques mondiales en matière d’IA, a souligné qu’il y avait encore de nombreuses possibilités d’utiliser l’IA à l’avenir.

« Je suis vraiment enthousiaste, et l’IA n’est qu’une nouvelle vague d’occasions pour créer de la valeur pour les actionnaires et les clients, en fin de compte. »

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Le CÉLIAPP : admissibilité, avantages fiscaux et stratégies de placements https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/le-celiapp-admissibilite-avantages-fiscaux-et-strategies-de-placements/ Wed, 19 Nov 2025 13:07:41 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=110627 ZONE EXPERTS – Ce compte de placement peut être utilisé comme un levier de planification financière.

 

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Le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (« CÉLIAPP ») est un outil financier avantageux pour l’achat d’une première propriété, offrant aussi une flexibilité en planification fiscale et d’épargne, en vertu de l’article 146.6 de la Loi de l’impôt sur le revenu (« L.I.R. »). Il permet de reporter les déductions, d’effectuer des retraits admissibles sans impôt et de transférer les fonds vers un régime enregistré d’épargne-retraite (« REÉR ») ou un fonds enregistré de revenu de retraite (« FERR ») sans incidence fiscale. Comparé au régime d’accès à la propriété (« RAP »), il présente des conditions plus favorables, le rendant prioritaire dans une stratégie d’accession à la propriété. Cependant, une gestion adéquate des contributions et des placements est essentielle pour en maximiser les avantages, en fonction des objectifs et de l’horizon financier du titulaire.

Ouverture

Le CÉLIAPP est un compte de placement dont l’ouverture est réservée aux résidents canadiens âgés de 18 à 71 ans. De plus, ils ne doivent pas avoir occupé, au cours de l’année en cours ni des quatre années précédentes, un logement admissible (ou qui le serait s’il était situé au Canada) comme lieu principal de résidence (construit ou en construction) si eux-mêmes, leur époux ou conjoint de fait en étaient propriétaires ou copropriétaires.

Selon l’Agence du revenu du Canada (« ARC »), un « lieu principal de résidence » est l’endroit où une personne vit régulièrement, normalement ou habituellement. Cela est établi par des critères tels que l’endroit où elle dort habituellement, où se trouvent ses possessions, où elle reçoit son courrier et où réside sa famille immédiate. Cette interprétation s’applique aux fins du CÉLIAPP.

Ainsi, un individu propriétaire d’un chalet ou d’une propriété locative demeure admissible à l’ouverture d’un CÉLIAPP tant que ces propriétés ne représentent pas son lieu principal de résidence.

Les cotisations

Les plafonds de cotisation du CÉLIAPP sont établis à 8 000 $ par année et à 40 000 $ à vie. Aussi, les cotisations effectuées peuvent être déduites au cours de l’année de leur versement ou reportées à une année future, mais en aucun cas à une année antérieure.

Il est intéressant de souligner qu’il n’y a pas de limite temporelle au report dans le futur des déductions générées par les contributions à un CÉLIAPP. Ainsi, en guise de stratégie, le titulaire d’un CÉLIAPP peut décider de reporter ses déductions vers une année où il aurait un revenu imposable plus élevé, et ce, jusqu’à une déduction maximale de 40 000 $.

D’ailleurs, il importe de mentionner que tous les montants accumulés dans le CÉLIAPP, autant les cotisations faites que les gains générés par les placements, pourront être retirés sans impôt si certaines conditions sont remplies.

Fermeture

Le CÉLIAPP est assorti d’une durée de vie limitée et doit être clos lors du premier des événements suivants, soit le 31 décembre de l’année :

1)      qui suit le décès du titulaire ;

2)      du 15e anniversaire de l’ouverture du compte ;

3)      où le titulaire atteint l’âge de 71 ans ; ou

4)      suivant un premier « retrait admissible ».

Un « retrait admissible » est un retrait destiné à l’achat d’une première habitation comme lieu principal de résidence. De plus, le titulaire du compte doit respecter plusieurs conditions :

  • Le titulaire ne doit pas avoir occupé comme lieu principal de résidence une habitation admissible dont il était propriétaire ou copropriétaire au cours de l’année civile précédant le retrait (sauf les 30 jours précédant le retrait) ou au cours des quatre années civiles précédentes ;
  • Soumettre une demande écrite de retrait en remplissant le Formulaire prescrit RC725 ;
  • Résider au Canada à partir du premier retrait jusqu’à la date d’acquisition de l’habitation (ou du décès si elle survient avant) ;
  • Avoir conclu une convention d’achat ou de construction de l’habitation avant le 1er octobre de l’année suivant la date du retrait ;
  • L’acquisition de l’habitation ne doit pas remonter à plus de 30 jours avant le retrait ;
  • Le titulaire doit avoir l’intention d’occuper l’habitation admissible comme lieu principal de résidence dans l’année suivant son achat ou sa construction.

Une fois ces conditions remplies, le montant retiré sera non imposable. De plus, contrairement au RAP, aucun remboursement n’est requis.

Au moment de la fermeture du compte, les fonds résiduels sont soit retirés (et imposables s’ils ne se qualifient pas de retraits admissibles), soit transférés sans incidence fiscale vers le REÉR ou le FERR du titulaire du compte. En cas de décès de ce dernier, le CÉLIAPP est liquidé et les distributions provenant du CÉLIAPP deviendront imposables. Elles seront ajoutées au revenu imposable de celui qui les reçoit, c’est-à-dire du bénéficiaire (au sens juridique), dans le cas d’un produit de placement qui permet la désignation de bénéficiaire, ou de la succession, dans le cas où le liquidateur reçoit ou est présumé avoir reçu ladite distribution. Il convient de noter qu’un conjoint survivant pourrait transférer les fonds vers un CÉLIAPP, un REÉR ou un FERR si certaines conditions sont remplies.

Pénalité possible

Si le contribuable cotise plus que les limites autorisées, un impôt spécial (souvent appelé « pénalité ») de 1 % par mois (s’il y a un excédent à un moment donné dans ce mois) sera appliqué sur l’excédent jusqu’à ce que l’excédent soit résorbé, soit par un retrait, un transfert au REÉR (selon la situation) ou jusqu’à ce que le nouveau droit de cotisation au CÉLIAPP réduise l’excédent.

Les planifications possibles

L’achat d’une première propriété

Le CÉLIAPP a pour but de faciliter l’atteinte d’un objectif de vie majeur : l’achat d’une première propriété. La réalisation de ce projet nécessite une stratégie qui doit être surveillée et révisée de façon régulière vu l’incertitude liée au moment de l’acquisition de ladite première propriété.

En ce qui a trait aux placements admissibles au sein du CÉLIAPP, il s’agit des mêmes types d’investissements permis que dans les autres comptes enregistrés. Parmi ces placements admissibles, on retrouve de la liquidité et des fonds de liquidité, des certificats de placements garantis, des titres à revenus fixes, des fonds communs de placement et une majorité des titres négociés sur des bourses admissibles.

Pour le titulaire du compte, les types de placements à utiliser dans son CÉLIAPP dépendront de multiples facteurs tels que sa situation financière, sa tolérance au risque, et surtout, son horizon de placements. À titre d’exemple, la stratégie utilisée dans le CÉLIAPP d’une personne qui a l’intention d’acheter sa première propriété au courant de la présente année sera différente de celle qui sera adoptée pour le CÉLIAPP de la personne qui souhaite économiser et investir sur une durée de 15 ans pour l’achat de sa première propriété.

Ainsi, pour les titulaires de compte qui planifient acheter une propriété dans moins d’un an, un professionnel en investissement les conseillera vers des produits de liquidité puisqu’ils ne contiennent pratiquement aucun risque et que l’ouverture du CÉLIAPP n’aura pour objectif que de bénéficier d’une déduction d’impôt.

Pour les horizons de placement à « court terme », des titres à revenus fixes et des fonds communs de placement constitués principalement d’obligations seront fortement recommandés afin de minimiser le risque de marché, considérant que le temps de redressement des marchés serait limité si survenait une période baissière.

Pour tout autre horizon de placements de plus longue durée, des placements plus volatiles peuvent être intégrés à la stratégie de placements, et ce, dans le but d’optimiser le rendement du titulaire du compte. Comme pour les autres comptes de placements enregistrés, il importe de garder en tête que certains placements étrangers peuvent engendrer un impôt étranger qui n’est pas récupérable.

Bien que le CÉLIAPP ait pour but de faciliter l’accès à une première propriété, ce véhicule financier peut être utilisé à d’autres fins de planification fiscale et financière.

Augmentation du plafond du REÉR

À la fermeture du CÉLIAPP, si aucun achat de propriété n’a eu lieu, la règle générale veut que les sommes restantes dans le compte soient retirées et imposées entre les mains du titulaire du compte. Toutefois, une solution sans incidence fiscale est possible : le CÉLIAPP peut être transféré dans un REÉR ou FERR au nom du même titulaire.

Il importe de mentionner qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la fermeture du CÉLIAPP pour effectuer le transfert de sommes s’y trouvant vers le REÉR ou le FERR. Un des principaux avantages d’un transfert du CÉLIAPP vers le REÉR est qu’il ne modifie pas le plafond admissible pour les cotisations au REÉR.

Ainsi, le titulaire doit garder en tête que l’ouverture d’un CÉLIAPP ne comporte pas de désavantage par rapport à la cotisation au REÉR, car si aucune propriété n’est acquise, alors tous les montants seront transférés dans son REÉR ou FERR. Le CÉLIAPP devient alors un véhicule d’épargne-retraite.

Dans le même ordre d’idées, il est préférable de prioriser les contributions au CÉLIAPP à celles du REÉR pour deux raisons principales :

1)      Afin d’accéder à la propriété, le contribuable peut utiliser les fonds se trouvant dans son REÉR par le biais du RAP. Toutefois, contrairement au CÉLIAPP, les conditions entourant le RAP sont plus rigides.

2)      La législation entourant les cotisations au CÉLIAPP est plus limitative que celle du REÉR.

Comparaison du CÉLIAPP et du RAP

Au moment de l’achat de la première propriété, il est possible de retirer des fonds du REÉR par le biais du RAP afin de compléter les retraits admissibles du CÉLIAPP. Cependant, le retrait effectué à partir du compte REÉR est plus restrictif.

De prime abord, la somme qu’une personne peut retirer avec le RAP est soumise à une limite de 60 000 $, et ce, peu importe le solde du compte REÉR. Cette limite est inexistante dans le cas du retrait d’un CÉLIAPP. À titre d’exemple, un épargnant ayant cotisé et investi des sommes dans son CÉLIAPP pendant 15 ans et qui réussit à accumuler un montant fructifié de 100 000 $ dans ce compte pourrait retirer l’entièreté de ces fonds, libre d’impôt, pour l’achat de sa propriété.

Il convient de souligner que la présence d’un conjoint influence différemment l’admissibilité au RAP et au CÉLIAPP. En effet, si le conjoint est déjà propriétaire, cela peut compromettre l’ouverture d’un CÉLIAPP, sans toutefois avoir d’incidence sur les conditions de retrait admissible. À l’inverse, dans le cadre du RAP, la situation du conjoint peut avoir une influence directe sur l’admissibilité au retrait.

De plus, contrairement au retrait du CÉLIAPP, le montant retiré du REÉR par le biais du RAP doit être remboursé dans ce compte dans un délai de 15 ans commençant la deuxième année suivant le premier retrait. Pour les retraits du RAP effectués entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025, ce délai est prolongé de trois ans. Les montants remboursés dans le REÉR ne sont pas déductibles d’impôt. À titre de clarification, le RAP demeure un outil efficace qu’il ne faut pas négliger, mais une priorité doit être accordée au CÉLIAPP.

Tout comme pour le RAP, une fois un retrait admissible effectué, le titulaire du CÉLIAPP peut disposer des fonds comme il le souhaite. Ainsi, dans la situation où le titulaire du CÉLIAPP n’a pas besoin de l’entièreté des fonds accumulés dans son compte pour financer l’achat d’une propriété, il lui sera possible d’investir le reste des sommes inutilisées.

Par exemple, le titulaire du compte pourra réinvestir les sommes dans son compte REÉR et bénéficier d’une déduction d’impôt sur ces nouvelles cotisations. Il peut également alimenter son compte d’épargne libre d’impôt (CÉLI) et faire fructifier ces sommes à l’abri de l’impôt, ou encore payer ses dettes non déductibles comme son prêt pour l’achat de sa voiture.

La législation entourant les cotisations au CÉLIAPP

Une autre raison de prioriser les cotisations faites dans un CÉLIAPP à celles dans un REÉR est que si on ne cotise pas au CÉLIAPP de manière relativement rigoureuse et contrainte dans le temps à la suite de l’ouverture du compte, cela peut engendrer des pertes de droits de cotisation.

En effet, le report des droits de cotisation non utilisés est limité à un maximum de 8 000 $. Par le fait même, le titulaire sera donc limité à une cotisation maximale de 16 000 $ pour une année donnée, et ce, même si le solde de cotisation non utilisé est plus élevé que 8 000 $. Lorsque la limite de 8 000 $ de report est utilisée, les droits antérieurs non cotisés qui dépassent cette limite seront ramenés à zéro. Malgré la remise à zéro des droits non cotisés, cela ne modifiera pas la limite de 40 000 $ pouvant être investie dans le CÉLIAPP de son vivant.

En revanche, les droits de cotisation du REÉR peuvent être reportés indéfiniment. Bien entendu, considérant que l’échéance du REÉR est le 31 décembre des 71 ans du rentier, ce dernier ne pourra contribuer que dans un REÉR au profit d’un conjoint plus jeune lorsqu’applicable. Notons que même après l’âge de 71 ans, de nouveaux droits de cotisation au REÉR peuvent s’ajouter si le contribuable a des « revenus gagnés » admissibles aux fins du REÉR (emploi, entreprise, locatif etc.).

De manière générale, il n’est pas conseillé de transférer une somme du REÉR au CÉLIAPP, car cela entraînerait une perte de cotisation au CÉLIAPP, et par le fait même, la perte d’une déduction pouvant aller jusqu’à 8 000 $ par année pour le contribuable, étant donné que la déduction aurait déjà été prise au moment de la cotisation au REÉR. Cependant, dans certaines situations précises, cette option peut tout de même être envisagée, dans le cas où le contribuable tente d’éviter l’utilisation du programme du RAP.

En effet, le transfert dans le CÉLIAPP lui permettra de retirer le montant sans avoir à le rembourser, avec comme coût la perte d’une déduction s’élevant à 8 000 $. Évidemment, avant d’opter pour une stratégie de cotisations, il est toujours recommandé d’effectuer une analyse globale de la situation financière avec un professionnel.

Conclusion

Finalement, le CÉLIAPP est un outil financier conçu pour aider les Canadiens et les Canadiennes à épargner en vue de l’achat de leur première habitation. Ce compte offre des avantages fiscaux grâce à la déductibilité des cotisations qui y sont faites et la possibilité de faire des retraits non imposables, sous certaines conditions. En plus de faciliter l’accession à la propriété, le CÉLIAPP peut être utilisé comme un levier de planification financière, notamment en complément du REÉR et du RAP.

Par Jean-Marc Sfeir, Avocat en planifications et réorganisations fiscales, KPMG s.r.l./s.e.n.c.r.l., Jean-marcsfeir@kpmg.ca

Ce texte a été publié initialement dans le magazine Stratège de l’APFF, vol. 30, no 3 (Automne 2025).

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Ma première récession : Francis Sabourin et la récession de 1995 https://www.finance-investissement.com/fi-releve/carriere/ma-premiere-recession-francis-sabourin-et-la-recession-de-1995/ Wed, 27 Aug 2025 11:12:42 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=109023 Une récession sur fond de souveraineté et d’incertitude.

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En 1992, Francis Sabourin, a fait son entrée dans l’industrie comme conseiller financier indépendant. Quelques années plus tard, le Québec traverse une période de ralentissement économique, alimentée par les débats sur la souveraineté et la tenue d’un référendum.

« En 1994-1995, c’était ma première vraie récession. J’avais 27 ans. J’ai vraiment vécu de l’incertitude. Je me demandais même si j’allais encore avoir un travail après le référendum. Si le Québec se sépare, est-ce que ce sera l’anarchie ? On n’en avait aucune idée », se remémore celui qui est aujourd’hui gestionnaire de portefeuille principal et conseiller en placement principal chez Patrimoine Richardson.

Si les médias sociaux n’existent pas encore et que les chaînes d’information continue sont alors à peine naissantes au Québec[1], tout le battage médiatique et publicitaire autour de la question de la souveraineté et de la campagne référendaire plombe l’économie de Montréal et de la province.

À l’époque, le développement des affaires est au point mort pour le jeune conseiller.

« Les taux d’intérêt avaient monté jusqu’à 10 %. Sur le marché obligataire, la Bourse avait crashé. Les clients qui avaient déjà investi n’étaient pas contents et ceux qui avaient des liquidités se retenaient parce qu’on ne savait pas ce qui allait se passer. »

Rétrospectivement, il considère avoir sous-estimé l’impact économique du référendum de 1995 au Québec.

« Bâtir une business dans ce genre d’économie-là, c’est difficile. Des gens perdaient leur emploi. Des entreprises fermaient ou transféraient leur siège social ailleurs. »

Néanmoins, il entame des démarches pour l’acquisition d’une maison à l’été 1995, accompagné de celle qui deviendra plus tard son épouse, convaincu que les choses vont s’améliorer.

Une reprise rapide

De fait, la situation se redresse rapidement après le référendum du 30 octobre 1995, qui n’a pas passé.

« Les taux d’intérêt se sont mis à baisser, les obligations ont pris de la valeur, les Bourses se sont mises à remonter du côté canadien. Les entreprises étaient plus à l’aise d’investir et d’engager du personnel. Il y a eu une reprise de l’économie dans son ensemble. »

Sur le plan professionnel, les années suivantes ont été particulièrement fructueuses pour le conseiller.

Les clients existants qui avaient investi, en 1995 ou avant, dans des obligations à long terme à un taux de 10 % sur 30 ans par exemple, ont obtenu des rendements élevés.

« Cela a instauré un climat de confiance, et le reste a suivi naturellement », souligne-t-il.

Sur le plan personnel, c’est aussi après le référendum que Francis Sabourin et sa femme ont finalement acquis leur résidence, « dans le creux du marché immobilier québécois », par pure coïncidence, explique-t-il, « parce qu’on voulait s’acheter une maison et parce que rester en appartement, ce n’était pas notre futur ».

En rétrospective, il admet que c’était une période creuse et stressante, mais qu’elle ne l’a pas poussé à quitter le métier. « Au pire, je me disais qu’il fallait simplement faire preuve de patience », confie-t-il.

« Mais bon, concède-t-il, quand tu es jeune, tu vois moins le risque. Si ça arrivait aujourd’hui, je n’aurais peut-être pas la même réaction. Financièrement, ce n’est pas pareil, je suis plus établi. »

Des leçons, de l’optimisme et de l’expérience

De cette période difficile de sa carrière, il retient plusieurs leçons. « Il faut être audacieux. Il faut persister. À un moment donné, il y a toujours une solution qui finit par apparaître. »

D’après lui, son tempérament optimiste a aussi joué en sa faveur.

« Quand on est un investisseur dans le marché boursier, on a tendance à être toujours plus positif que la moyenne. Quand on est un investisseur dans le marché obligataire, on a tendance à être plus négatif. Moi, j’étais plus un gars de croissance, d’action. Alors, j’ai un tempérament plus positif que la moyenne ou que le marché en général. »

Aujourd’hui, il partage sa vision des marchés avec sa fille Mélissa, 22 ans, qui rejoindra officiellement le cabinet en septembre prochain.

« Je lui ai dit : tu vas apprendre que les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. En moyenne, la tendance est qu’une année sur cinq, ça ne va pas bien, et que quatre années sur cinq, ça va bien. Nous, on a un historique de rendement depuis 17 ans, et on a seulement eu trois années négatives dans nos portefeuilles modèles. »

En terminant, Francis Sabourin estime qu’il est préférable de vivre une récession en début plutôt qu’en fin de carrière, parce que cela forge le caractère et affine aussi la vigilance.

« L’expérience, ça ne s’apprend pas dans les livres, à l’école. […] Les choses vont tellement vite. On le voit bien en 2025, avec les événements et les impondérables qu’on vit tous les jours. Cela dit, une chose demeure : l’économie mondiale grossit année après année. Mais tout fonctionne par cycles. Il faut juste savoir se propulser sans pour autant prendre des risques démesurés. »

[1] Par exemple, la chaîne RDI est entrée en ondes le 1er janvier 1995. La chaîne LCN sera lancée deux ans plus tard.

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Les taux hypothécaires ne baisseront pas de sitôt https://www.finance-investissement.com/nouvelles/economie-et-recherche/les-taux-hypothecaires-ne-baisseront-pas-de-sitot/ Thu, 14 Aug 2025 11:05:18 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108943 L’inflation doit encore reculer avant d’espérer un allègement pour les emprunteurs,

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Il faudra encore s’armer de patience avant d’espérer que les taux hypothécaires ne baissent, prévient Robert McLister, stratège en prêts hypothécaires et analyste des taux d’intérêt, dans un article du Financial Post. Malgré certains indicateurs encourageants, les taux restent plus ou moins inchangés. Selon l’expert, aucun recul significatif ne se produira avec que l’inflation ne descende.

Et pourtant, certains signaux économiques semblaient pointer vers une baisse des taux hypothécaires. On peut ainsi penser au dernier rapport sur l’emploi américain, qualifié de « désastreux ». La réaction à ce dernier ne s’est pas fait attendre : le rendement obligataire à cinq ans des États-Unis a enregistré sa plus forte chute en une journée depuis un an.

Bien que ce rapport concerne nos voisins du Sud, le Canada en ressent déjà les effets, car nos taux obligataires ont tendance à imiter ceux des États-Unis. Et en effet, suite à cette publication, le rendement des obligations canadiennes à cinq ans a enregistré un recul de 9 points de base.

Quel est le rapport avec les taux hypothécaires ? Une simple réaction en chaîne. En théorie, une telle baisse aurait dû se refléter sur les taux hypothécaires fixes (comme ceux sur cinq ans), car ces derniers suivent généralement les taux obligataires. Toutefois, ce n’est pas ce qu’il s’est passé cette fois-ci.

Jusqu’à présent, seul le taux fixe non assuré sur cinq ans a légèrement fléchi, reculant de cinq points de base, pour s’établir à 4,04 %.

À l’inverse, le taux fixe assuré contre le défaut de paiement sur cinq ans a grimpé de 10 points de base, atteignant 3,94 %. Même tendance à la hausse pour les taux fixes sur dix ans qui ont augmenté de cinq points de base, et pour le taux variable non assuré le plus bas qui a grimpé de quatre points de base.

Le grain de sable dans l’engrenage

Pourquoi les taux hypothécaires ne suivent-ils pas la baisse des taux obligataires ? Pour Robert McLister, la réponse tient en un mot : l’inflation.

Selon lui, les taux hypothécaires ne reculeront qu’à condition que l’inflation et les attentes en matière d’inflation diminuent.

Or, les dernières données du Conference Board du Canada montrent que la part des répondants s’attendant à une inflation supérieure à 3 % au cours des trois prochaines années a augmenté passant de 50,2 % à 51,1 %.

Il reste toutefois une lueur d’espoir. En effet, le pessimisme à court terme s’est quelque peu atténué. C’est maintenant 40,4 % des personnes interrogées qui s’attendent à une inflation supérieure à 3 % dans la prochaine année, soit une baisse de 2,2 points de pourcentage.

Mais pour que les taux hypothécaires diminuent, Robert McLister estime que l’inflation de base, qui est actuellement à 3,05 %, devra se rapprocher davantage des 2,5 %.

En attendant, la patience reste de mise pour les emprunteurs en quête de meilleures conditions.

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