gestion active | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/gestion-active/ Source de nouvelles du Canada pour les professionnels financiers Thu, 04 Jun 2026 18:09:55 +0000 fr-CA hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9 https://www.finance-investissement.com/wp-content/uploads/sites/2/2018/02/cropped-fav-icon-fi-1-32x32.png gestion active | Finance et Investissement https://www.finance-investissement.com/tag/gestion-active/ 32 32 Au-delà de la performance par rapport à l’indice de référence https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/au-dela-de-la-performance-par-rapport-a-lindice-de-reference/ Wed, 10 Jun 2026 10:09:39 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114373 ZONE EXPERTS - Selon le rapport SPIVA, la plupart des fonds actifs ont sous-performé en 2025. Pourtant, de nombreux investisseurs poursuivent des objectifs qui vont bien au-delà de la maximisation des rendements.

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Pour de nombreux conseillers, le rapport SPIVA Canada Scorecard[1] est devenu une lecture incontournable, d’autant que le nombre croissant de fonds d’investissement rend la sélection des gestionnaires de plus en plus difficile. Si des rapports tels que ‘S&P Indices Versus Active (SPIVA)’ fournissent des informations précieuses sur la performance des fonds actifs par rapport aux indices de référence, leur forte emphase sur les rendements absolus constitue un angle mort potentiel. Cette approche ne rend pas pleinement compte de la diversité des objectifs que les investisseurs cherchent à atteindre, notamment la gestion des risques, la génération de revenus et les besoins particuliers d’une population vieillissante.

Le secteur canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) connaît une croissance fulgurante et se rapproche de la barre des 1 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion (ASG). Au 30 mars 2026, le total des ASG s’élevait à 772 milliards de dollars (chiffre ajusté provenant de Banque Nationale Marchés financiers). En 2026, le marché canadien des FNB a enregistré près de 60 milliards de dollars (G$) d’entrées nettes au cours du seul premier trimestre, ce qui représente près de la moitié du montant total de créations nettes recueillies en 2025. L’année 2025 a également vu l’introduction de 246 nouveaux FNB, portant à 1 489 le nombre total de fonds disponibles sur le marché canadien.[2]

Bien que les FNB indiciels continuent d’attirer la majeure partie des entrées nettes d’actifs, le paysage canadien des FNB s’est considérablement étoffé grâce à des solutions de plus en plus diversifiées et sophistiquées. Cet enrichissement se traduit notamment par une place accrue des stratégies actives et quantitatives en format FNB. Cette tendance marque un tournant où les principes de gestion active, traditionnellement associés aux fonds communs de placement, sont intégrés à la structure transparente, souvent moins coûteuse et liquide des FNB. Cela permet aux investisseurs d’accéder à des styles de gestion professionnels tout en conservant les avantages d’un produit négocié en Bourse.

Cela soulève une question importante : comment les investisseurs devraient-ils évaluer la valeur de ces stratégies de plus en plus variées ? L’un des outils les plus couramment utilisés pour répondre à cette question est le tableau de bord SPIVA Canada.

Le tableau de bord SPIVA Canada[3], produit par S&P Dow Jones Indices, est souvent utilisé à titre de référence dans le débat actuel opposant les stratégies de placement actives aux stratégies passives. Le rapport de fin d’année 2025 a révélé que la majorité des fonds canadiens à gestion active n’ont pas réussi à surpasser leurs indices de référence respectifs. Dans l’ensemble des catégories, plus de 85,4 % des fonds actifs ont sous-performé en 2025. Cette sous-performance a été particulièrement marquée chez les fonds d’actions canadiennes (93,4 %), les fonds d’actions axés sur le Canada (93,1 %) et les fonds de petites et moyennes capitalisations canadiennes (100,0 %). Les fonds d’actions à dividendes et à revenu ont affiché un taux de sous-performance comparativement plus faible, soit 44,2 %. Le rapport a également noté que les taux de sous-performance ont généralement augmenté sur des horizons temporels plus longs.

Une année comme 2025, marquée par une solide performance des marchés, où l’indice composé S&P/TSX a progressé de 31,7 %[4] et la majorité des indices de référence observés ont affiché des rendements positifs de 10 % ou plus. Toutefois, le rapport SPIVA a souligné que la sous-performance des fonds actifs était courante, même dans des conditions de marché moins favorables, ce qui laisse entendre que les chances de réussite de la gestion active étaient minces dans divers scénarios. Le rapport a en outre montré qu’une minorité d’actions était à l’origine de la majeure partie des gains du marché, ce qui rendait difficile pour les gestionnaires actifs de sélectionner systématiquement les titres gagnants.

Au-delà des rendements absolus : une vision plus large de la gestion active

Bien que le tableau de bord SPIVA Canada fournisse des données précieuses sur les comparaisons de rendements absolus, en se concentrant principalement sur la capacité des fonds actifs à surpasser leurs indices de référence, cette méthodologie ne rend pas nécessairement compte de toute la valeur que la gestion active peut offrir à certains investisseurs.

1- Gestion des risques et protection contre les baisses : Le rapport SPIVA mesure principalement la surperformance en termes de rendement total. Cependant, la gestion des risques et la protection contre les baisses constituent un aspect essentiel de la gestion active, en particulier pour les investisseurs ayant une faible tolérance au risque. Un gestionnaire de fonds actif peut stratégiquement sous-pondérer les secteurs volatils ou détenir une position de liquidités plus importante afin d’atténuer les pertes en période de repli du marché, même si cela signifie sous-performer l’indice de référence lors d’un marché haussier vigoureux. Par exemple, si un fonds actif réalise un rendement de 15 % alors que l’indice de référence gagne 20 %, mais avec une volatilité nettement moindre ou des baisses moins marquées, ce résultat pourrait être plus approprié pour un investisseur prudent. En mettant l’accent sur les rendements par rapport à l’indice de référence, le rapport SPIVA pourrait ne pas tenir suffisamment compte de cette proposition de valeur ajustée au risque. Bien qu’une section sur le « rendement ajusté au risque » soit présente, les principales conclusions soulignent souvent la sous-performance absolue, ce qui risque d’occulter d’autres avantages.

2- Besoins spécifiques en matière de revenu et de diversification : Les investisseurs, en particulier les personnes d’un certain âge, ont souvent des objectifs financiers spécifiques qui vont au-delà de la maximisation de la plus-value absolue du capital. Il peut s’agir d’un flux de revenu régulier, de la préservation du capital ou d’une diversification vers des catégories d’actifs non traditionnelles. L’écosystème des FNB offre désormais des outils pour la « gestion du revenu » et les « solutions alternatives ». Un FNB actif peut être spécialement conçu pour générer un niveau de revenu ciblé par le biais de stratégies de dividendes ou d’options d’achat couvertes, ou pour offrir une diversification grâce à des placements alternatifs, même si ces stratégies ne cherchent pas nécessairement à surpasser un indice de référence boursier général axé sur la croissance. La méthodologie SPIVA, en comparant les fonds à des indices de référence du marché général ou mixtes, peut ne pas refléter pleinement l’efficacité des stratégies actives adaptées à ces besoins spécifiques de revenu ou de diversification. Un fonds actif conçu pour générer du revenu pourrait afficher un bon rendement par rapport à son objectif axé sur le revenu, tout en « sous-performant » par rapport à un indice de référence de rendement total axé sur la croissance, ce qui conduirait à une conclusion trompeuse quant à son utilité pour son public cible.

3- Tolérance au risque et planification financière propres à chaque client : Les décisions d’investissement sont hautement personnelles et dépendent de la tolérance au risque, de l’horizon temporel et du plan financier global propres à chaque individu. Le risque de séquence des rendements est d’autant plus important lorsque l’investisseur s’approche de la phase de décaissement. Une comparaison générale entre les fonds actifs et un indice de référence, sans tenir compte des différents appétits pour le risque des investisseurs, peut constituer une simplification excessive. Un gestionnaire actif pourrait constituer un portefeuille présentant un profil de risque spécifique adapté à un investisseur qui privilégie la préservation du capital plutôt qu’une croissance agressive. Les conclusions générales du rapport SPIVA, bien que statistiquement valables, ne tiennent pas compte de l’avantage qualitatif que représente l’alignement des caractéristiques de risque d’un portefeuille sur la tolérance au risque individuelle d’un investisseur. Pour une population canadienne vieillissante, la préservation du capital et un revenu stable deviennent primordiaux. La gestion active, en offrant potentiellement une volatilité moindre ou un rendement spécifique, pourrait constituer un choix plus approprié, même si elle « sous-performe » par rapport à un indice de croissance dans un marché en forte hausse.

Alors que l’univers des FNB ne cesse de s’étendre et que la mise en œuvre de la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC3) apporte une plus grande transparence quant aux coûts d’investissement, le rôle des conseillers prend de plus en plus d’importance. Le MRCC3 exigera une divulgation plus complète des coûts totaux liés à la détention de fonds d’investissement.

Au-delà de l’évaluation du rendement, les conseillers doivent aider les investisseurs à comprendre les risques, leurs besoins en matière de revenu, les coûts et leurs objectifs à long terme. Dans ce contexte, le rendement de l’indice de référence reste un facteur important, mais pas nécessairement le seul.

Clause de non-responsabilité : Le contenu de cet article (y compris les faits, points de vue, opinions, recommandations, ainsi que les descriptions ou références à des produits ou titres) ne doit pas être interprété comme des conseils en placement, une offre de vente, une sollicitation d’achat, ni comme une approbation, une recommandation ou une commandite d’une entité ou d’un titre mentionné. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’exhaustivité, nous n’assumons aucune responsabilité quant à son utilisation.

Cet article peut contenir des informations prospectives qui reflètent les attentes ou les prévisions actuelles de notre organisation ou de tiers concernant des événements futurs. Les renseignements prospectifs sont par leur nature assujettis, entre autres, à des risques, incertitudes et hypothèses pouvant donner lieu à des écarts significatifs entre les résultats réels et ceux exprimés dans les présentes. Ces risques, incertitudes et hypothèses comprennent, sans s’y limiter, les conditions générales économiques, politiques et des marchés, les taux d’intérêt et de change, la volatilité des marchés boursiers et financiers, la concurrence commerciale, les changements technologiques, les changements sur le plan de la réglementation gouvernementale, les changements au chapitre des lois fiscales, les poursuites judiciaires ou réglementaires inattendues ou les catastrophes. Veuillez soigneusement prendre en compte ces facteurs et d’autres facteurs et ne pas accorder une confiance exagérée aux renseignements prospectifs. Tout renseignement prospectif contenu aux présentes n’est à jour uniquement qu’au 1er juin 2026. Il ne faut pas s’attendre à ce que ces renseignements soient mis à jour, complétés ou révisés par suite de nouveaux renseignements, de circonstances changeantes, d’événements futurs ou pour d’autres raisons.

[1] 3 SPIVA® Canada Year-End 2025 – SPIVA | S&P Dow Jones Indices

2 L’adoption des FNB s’accélère | Finance et Investissement

[4] S&P/TSX Composite Index | S&P Dow Jones Indices

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GGA CIBC élargit son offre de FNB à gestion active https://www.finance-investissement.com/nouvelles/gga-cibc-elargit-son-offre-de-fnb-a-gestion-active/ Thu, 04 Jun 2026 11:40:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114278 PRODUITS — Le gestionnaire lance deux FNB obligataires et quatre produits en partenariat avec Morgan Stanley Investment Management.

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Gestion globale d’actifs CIBC (GGA CIBC) élargit sa gamme de titres à revenu fixe à gestion active avec deux nouveaux FNB d’obligations à gestion active en plus de lancer quatre FNB en collaboration avec Counterpoint Global de Morgan Stanley Investment Management.

Des FNB d’obligations à gestion active

GGA CIBC lance une catégorie de fonds négociés en Bourse (FNB) pour deux fonds à revenu fixe à gestion active CIBC, soit le Fonds de revenu à court terme CIBC — catégorie FNB (CSTB) et le Fonds canadien d’obligations CIBC — catégorie FNB (CCBA).

Ces deux produits sont négociés à la Bourse Cboe depuis le 28 mai dernier. Leurs honoraires de gestion s’élèvent à 0,17 % pour le CSTB et à 0,20 % pour le CCBA.

« Ces nouveaux FNB offrent aux investisseurs un accès à l’expertise approfondie de la Banque en matière de titres à revenu fixe et à une solide gestion des risques grâce à la souplesse et à la commodité d’un FNB », assure Greg Gipson, chef, Équipe des fonds négociés en bourse, Gestion globale d’actifs CIBC.

Le Fonds de revenu à court terme CIBC et le Fonds canadien d’obligations CIBC sont destinés aux investisseurs à la recherche de solutions de titres à revenu fixe de base à fonds unique, diversifiées entre différents secteurs, titres de créance de première qualité et échéances.

Les gestionnaires de portefeuille de ces fonds à gestion active ciblent les meilleures occasions sur les marchés canadiens des titres à revenu fixe, tout en assurant une gestion rigoureuse des risques.

Des produits lancés en collaboration

En plus de ces lancements, GGA CIBC s’est associé avec Counterpoint Global, qui fait partie de Morgan Stanley Investment Management, pour lancer quatre nouveaux FNB Counterpoint Global CIBC. Ces produits, négociés à la Bourse de Toronto depuis le 28 mai, sont axés sur des mandats en actions mondiales, internationales et américaines.

« Ces nouveaux FNB représentent un accès élargi à des occasions d’actions distinctes grâce à une structure de placement accessible et bien établie, commente Greg Gipson. En ajoutant des mandats d’actions mondiales, internationales et américaines, nous élargissons le choix des investisseurs et soutenons la construction de portefeuilles diversifiés à long terme. »

Les nouveaux produits lancés sont les suivants :

  • le FNB mondial de pérennité mondiale Counterpoint CIBC (CCGP) ;
  • le FNB mondial de pérennité internationale Counterpoint CIBC (CCIP) ;
  • le FNB mondial de croissance américain à forte capitalisation Counterpoint CIBC (CCUL) ;
  • et le FNB mondial de croissance américain à faible capitalisation Counterpoint CIBC (Captage, utilisation et stockage du carbone).

« Cette collaboration avec Gestion globale d’actifs CIBC permet aux investisseurs canadiens d’accéder à nos stratégies de placement fondées sur la recherche et à forte conviction, que nous considérons comme un excellent complément aux placements de base », précise Dennis Lynch, chef, Counterpoint Global chez Morgan Stanley.

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LetkoBrosseau se tourne vers le marché des investisseurs particuliers https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/letkobrosseau-se-tourne-vers-le-marche-des-investisseurs-particuliers/ Fri, 29 May 2026 10:17:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=114210 La firme montréalaise entend travailler étroitement avec les conseillers afin de démocratiser ses stratégies de placement à forte conviction.

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Après près de quatre décennies à servir principalement des investisseurs institutionnels et des clients privés fortunés, LetkoBrosseau fait officiellement son entrée sur le marché de détail. Sa nouvelle offre se compose d’une gamme de fonds communs de placement destinés aux investisseurs particuliers et fortunés par l’entremise des conseillers en services financiers.

Pour la firme montréalaise fondée en 1987, cette initiative ne constitue toutefois pas une rupture stratégique. « Pour nous, ce n’est pas un tournant, c’est plus une évolution. », explique David Després, vice-président exécutif et associé, lors d’un entretien avec Finance et Investissement.

L’entreprise a d’abord développé ses activités comme gestionnaire auprès d’une clientèle privée fortunée avant d’élargir son expertise au milieu institutionnel. « En 1992, nous avons commencé à proposer des solutions aux institutions, dont les fonds de pension, les fondations et les family offices. Nous avons alors beaucoup développé ce volet de nos activités, si bien que pendant les quatre premières décennies, nous nous sommes concentrés sur ces deux segments », souligne-t-il.

Maintenant, cette évolution représente une suite logique pour l’organisation, estime David Després. « Le marché des fonds communs est un marché très important. […] Sa taille est comparable à celle des fonds de pension à prestations déterminées au Canada », avance-t-il.

En mai 2026, LetkoBrosseau gère environ 22,5 milliards de dollars d’actifs.

Miser sur les conseillers

La volonté affirmée de LetkoBrosseau de travailler directement avec les conseillers — qu’elle considère comme « un élément important de l’équation » — constitue l’un des éléments distinctifs de son positionnement.

Les marchés comme celui des institutions, des fondations, des family offices « reposent avant tout sur le conseil, et nous avons l’habitude de travailler avec des conseillers dans ces segments. Pour nous, c’est vraiment une extension naturelle de cette expertise que de travailler avec les conseillers pour les aider à ajouter de la valeur aux portefeuilles des particuliers », indique David Després.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la firme a choisi de ne pas lancer de fonds négocié en Bourse (FNB). « Avec un FNB, on ne sait pas exactement qui achète ton produit », dit-il.

La société entend plutôt bâtir une relation étroite avec les conseillers afin de leur expliquer sa philosophie d’investissement et son processus de gestion. « L’idée, c’est vraiment de travailler avec les conseillers […] d’être capable de s’asseoir, de les rencontrer, d’expliquer notre proposition de valeur, puis comment nous faisons les choses et pourquoi nous le faisons ainsi », explique David Després.

En prévision de cette nouvelle étape, LetkoBrosseau a engagé une équipe de wholesalers (démarcheurs). « Ils vont travailler pour nous à l’interne, communiquer avec les conseillers directement et les servir », précise-t-il. À terme, certains partenaires externes pourraient également être ajoutés à l’équipe.

Une approche de gestion fondée sur une recherche approfondie

Les nouveaux fonds proposés par LetkoBrosseau reproduisent exactement les stratégies institutionnelles qui ont fait sa réputation, la firme étant reconnue pour sa gestion de type valeur et sa recherche fondamentale très approfondie.

Une approche caractérisée notamment par l’embauche de profils techniques spécialisés. « Nous favorisons des gens qui ont une expertise technique, comme des ingénieurs, des géologues ou des ingénieurs miniers », explique-t-il. Le géologue et l’ingénieur minier vont ensuite identifier les meilleures opportunités dans le secteur minier. « Nous croyons que cela nous donne un avantage en matière de compréhension des industries dans lesquelles nous investissons. L’idée étant d’aller chercher l’expertise technique et la bonifier avec notre approche valeur à l’investissement », ajoute-t-il.

Les portefeuilles sont ainsi construits selon une approche fondée sur de « fortes convictions ». Cela explique pourquoi LetkoBrosseau revendique une grande indépendance à l’égard des indices boursiers. « Ça ne nous dérange pas de dévier du benchmark », affirme David Després. Il rappelle d’ailleurs qu’après la crise financière de 2008, la firme était devenue dès 2009, le principal actionnaire d’Air Canada, alors que le titre ne faisait même pas partie des principaux indices boursiers.

Finalement, le gestionnaire indépendant se distingue aussi par sa gestion du risque et sa vision à très long terme. « Toutes les situations d’investissement pour nous commencent par une compréhension du risque », évoque le dirigeant. Selon lui, l’objectif consiste à éviter les pertes permanentes de capital plutôt que de simplement minimiser l’écart par rapport aux indices. Ainsi, LetkoBrosseau adopte une philosophie de « propriétaire à long terme ».

Historique de performance transféré

Les huit fonds lancés par LetkoBrosseau couvrent presque l’ensemble des stratégies institutionnelles de la firme.

Parmi les solutions offertes figurent notamment des fonds :

  • d’actions canadiennes ;
  • internationales ;
  • de marchés émergents ;
  • d’infrastructures ;
  • équilibrés ;
  • et obligataires.

David Després indique que la firme a obtenu une dispense réglementaire de l’Autorité des marchés financiers lui permettant d’utiliser l’historique de performance à long terme de la firme pour les stratégies concernées. « Il s’agit de produits gérés exactement selon la même philosophie et par la même équipe. En fait, ce sont les mêmes stratégies, ce qui signifie que les conseillers auront accès à des stratégies déjà bien établies plutôt qu’à de nouveaux fonds sans historique », résume-t-il.

LetkoBrosseau souhaite également offrir une structure tarifaire « très compétitive », mentionne David Després. Selon lui, les frais des fonds offerts se trouvent « bien en dessous de ceux des joueurs traditionnels du secteur des fonds communs ». Ils se rapprochent davantage « des frais associés aux FNB, tout en offrant une gestion active », affirme-t-il.

« Nous pensons que cela va ajouter de la valeur auprès des conseillers, surtout dans l’environnement de changements réglementaires actuel, avec la question entourant la transparence en matière de frais », ajoute le dirigeant.

Enfin, LetkoBrosseau mise fortement sur son identité québécoise et son indépendance. « Nos équipes sont basées à Montréal. Nous sommes une firme indépendante détenue par ses employés avec une vision très, très, très long terme », souligne David Després.

Et cette indépendance fait partie intégrante de la proposition de valeur de LetkoBrosseau. « Notre but est de rester indépendant. Il n’est donc pas question de nous vendre à une banque ou à qui que ce soit », affirme-t-il.

Selon le dirigeant, cette approche pourrait résonner favorablement auprès des conseillers québécois. « Nous sommes un pilier dans l’écosystème québécois et nous allons travailler avec eux pour créer de la valeur pour leurs clients », conclut-il.

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FNB : 5 mythes déconstruits https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/fnb-5-mythes-deconstruits/ Wed, 11 Mar 2026 10:07:22 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112849 ZONE EXPERTS — La liquidité intrinsèque d’un FNB provient de celle de ses actifs sous-jacents.

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L’adoption des fonds négociés en Bourse (FNB) dans les portefeuilles par les investisseurs et gestionnaires de patrimoine semble ne pas s’essouffler selon les premiers chiffres de 2026. À la suite d’entrées nettes d’actifs en 2025 surpassant les 120 milliards de dollars (G$), le secteur canadien des FNB a dépassé les 720 G$ d’actifs sous gestion au 31 décembre 2025. Janvier 2026 indique un début d’année record avec des entrées nettes doublant celle de 2025 sur la même période[1].

Les FNB répondent à des besoins de plus en plus divers et complexes et outrepassent largement la simple réplication indicielle. Soutenus par un environnement réglementaire favorable, une attention accrue aux frais, la transition démographique et l’évolution des préférences des investisseurs, les FNB ont gagné en importance. Selon Placements Mackenzie, leur part dans l’univers des fonds d’investissement canadiens est passée de 10 % à 25 % au cours de la dernière décennie.

Dans ce contexte d’expansion de l’offre des FNB au Canada, où des stratégies plus spécialisées et diversifiées sont désormais accessibles, voici un rappel de certaines notions fondamentales notamment en matière de liquidité et de mesures d’évaluation.

Tous les FNB n’affichent pas nécessairement de forts volumes de transactions, de faibles frais de gestion, des écarts du cours acheteur-vendeur minimes. Ces caractéristiques ne les disqualifient pas pour autant et ces FNB peuvent répondre adéquatement aux attentes de l’investisseur. Voici cinq mythes[2] à déconstruire.

  1. Un faible volume de transactions et des actifs sous gestion peu élevés signifient généralement une liquidité plus faible.

À l’instar des fonds communs de placement, le niveau de liquidité des FNB n’est pas fonction de son volume d’opérations. Il dépend plutôt de la liquidité des actifs sous-jacents. La liquidité d’un FNB ou d’un fonds commun sera au moins équivalente à celle de ses positions sous-jacentes.

Au lieu de regarder le volume d’opération d’un FNB ou son actif sous gestion, il vaut mieux évaluer la liquidité de ses titres sous-jacents. Si le niveau de liquidité d’un fonds commun qui investit dans des titres semblables ne suscite pas de préoccupations, la liquidité d’un FNB ne devrait pas faire problème. Le volume n’est pas révélateur de la liquidité — quelle que soit la structure du fonds.

La liquidité du marché primaire dans lequel le FNB investit n’est pas forcément reflétée dans la liquidité du marché secondaire.

Pour consulter cette illustration en grand format, cliquez sur ce lien.

Les FNB peuvent émettre de nouvelles parts ou les retirer du marché pour répondre à l’offre et à la demande des investisseurs. Ainsi, des mesures telles que les actifs sous gestion d’un FNB et ses volumes d’opérations ne permettent pas d’en évaluer le niveau de liquidité.

  1. La liquidité du marché secondaire des FNB s’affiche à l’écran.

Les mainteneurs du marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à négocier. Les investisseurs accèdent aux parts de FNB par le biais du marché secondaire sur lequel d’autres investisseurs peuvent être présents ainsi que des mainteneurs de marché.

Dans le cas des FNB, les mainteneurs de marché peuvent mettre de nouvelles parts en circulation ou les retirer de la circulation par l’intermédiaire du marché primaire. Pour ce faire, ils travaillent avec le fournisseur de FNB comme l’illustre le graphique ci-dessus. Ce processus permet de faire que le prix d’une part de FNB reste proche de la valeur liquidative des actifs sous-jacents du FNB.

  1. Les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement.

Le risque ou la volatilité liés à la structure d’un fonds, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un fonds commun, s’explique par divers facteurs. Les facteurs suivants peuvent influer sur le risque ou la volatilité perçus d’un FNB ou d’un fonds commun :

  • Caractéristiques des titres sous-jacents au chapitre du rendement ;
  • Risque ou volatilité découlant des marchés au sein desquels le FNB ou le fonds commun investit ;
  • Style et stratégie de placement du gestionnaire.

À noter que les FNB se négocient durant la journée, leur prix peut donc être perçu comme plus volatile comparativement à un fonds commun qui publie sa valeur liquidative une fois par jour. De la même manière, les FNB publient également une valeur liquidative quotidiennement après la fermeture du marché.

  1. Les FNB sont faits uniquement pour les spéculateurs et les investisseurs à court terme.

Les FNB indiciels, activement gérés et à bêta stratégique sont de plus en plus utilisés pour construire le portefeuille d’investisseurs. L’avènement des FNB activement gérés combinés aux FNB à réplication indicielle offre la possibilité aux gestionnaires de portefeuille de rationaliser les coûts pour capturer le bêta du marché tout en allouant davantage de budget de frais pour des stratégies ayant une proposition de valeur différenciée.

Les FNB sont conçus pour permettre à des investisseurs aux objectifs différents de détenir le même produit tout en poursuivant leurs propres stratégies.

À stratégie de placement similaire, les FNB vont souvent présenter un différentiel de coût favorable, les rendant d’autant plus pertinents pour les clients qui investissent à long terme en minimisant les frais récurrents.

  1. Tous les FNB reproduisent leurs indices sous-jacents.

Bien que la majorité de l’actif dans les FNB canadiens soit dans des FNB indiciels, le segment des FNB activement gérés est le sous-segment qui connait le plus fort taux de croissance. Il est supérieur à 34 % annuel composé sur les 10 dernières années et le segment des FNB à gestion active représente maintenant plus de 31 % de l’actif investi dans les FNB canadiens[3]. À la fin 2025, plus de la moitié de tous les FNB cotés au Canada ne répliquent pas un indice.

Comme pour un fonds commun traditionnel, les FNB gérés activement reposent sur l’expertise de gestionnaires qui supervisent la construction du portefeuille et les décisions de négociation. Cependant contrairement aux fonds communs, ces FNB font l’objet d’évaluations et d’échanges intrajournaliers.

Les enjeux de négociation de prime ou escompte par rapport à leur valeur liquidative sont aussi souvent présentés comme une déficience de la structure FNB alors que ces derniers sont conçus de façon à pouvoir être négociés sur le marché secondaire (création et rachat d’actions à la valeur liquidative) et sur un marché boursier à des cours établis par le marché secondaire. Ceci est plutôt un avantage permettant aux investisseurs d’avoir accès au prix du marché en temps réel lors des opérations. La présence d’un marché primaire et d’un marché secondaire rehausse l’efficience globale des cours et la liquidité d’un FNB.

Dans le deuxième article de cette série, nous nous attarderons sur les concepts de réplication indicielle et les facteurs à considérer dans l’évaluation de la performance d’un FNB.

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[1] Canadian ETF Flows — January 2026: $22 billion in a month, record after record (ETF Research & Strategy)

[2] Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité

[3] Source : Mackenzie Investments

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Janvier : entrées nettes records en FNB canadiens https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/janvier-entrees-nettes-records-en-fnb-canadiens/ Wed, 11 Feb 2026 11:24:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112340 FOCUS FNB – C’est la première fois que les entrées nettes mensuelles dépassent les 20 G$.

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Malgré des remous géopolitiques en début d’année, le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) commence 2026 en lion. En janvier, les FNB canadiens enregistrent des créations nettes de 22,3 milliards de dollars (G$), battant le record mensuel établi en décembre, et ce malgré une activité habituellement au ralenti en début d’année, selon un rapport de Banque Nationale Marchés financiers (BNMF).

Les FNB de toutes les catégories d’actifs ont enregistré des entrées nettes importantes le mois dernier, à l’exception des FNB de cryptoactifs. L’actif total sous gestion des FNB canadiens s’élève désormais à 744 G$, selon des données de BNMF et de Bloomberg.

Les FNB d’actions dominent

Les FNB canadiens d’actions affichent des créations nettes de 14,6 G$ en janvier, comparativement à 10 G$ en décembre. Les fonds d’actions internationales continuent à mener le bal dans cette catégorie, avec des entrées nettes combinées de 7 G$ dans les marchés mondiaux, développés et émergents.

Les fonds d’actions canadiennes enregistrent 4 G$ d’entrées nettes, tandis que les fonds d’actions américaines attirent 3,4 G$, soit un peu plus qu’en décembre.

Du côté des stratégies, les FNB d’actions pondérés selon la capitalisation boursière dominent les créations nettes (7 G$), suivis par les FNB sectoriels (1,7 G$) et les FNB de dividende (1,5 G$). L’actif sous gestion dans les FNB canadiens d’actions atteint désormais près de 480 G$.

Les matières premières en vedette

« Les FNB canadiens et mondiaux axés sur les matières premières, incluant les métaux de base et le cuivre, ont profité de la solide performance du secteur, qui s’est hissé au premier rang de l’indice composé depuis le début de l’année, devançant le secteur de l’énergie de près de 10 % », signalent les analystes de BNMF Daniel Straus, Tiffany Zhang et Linda Ma.

Les FNB liés aux matières premières ont enregistré 872 M$ d’entrées nettes en janvier, en particulier dans l’or. Parmi les FNB d’actions sectorielles, les fonds qui couvrent les secteurs des technologies (398 M$) et des services publics (317 M$) ont également enregistré des entrées nettes pour le premier mois de l’année.

L’énergie à contre-courant

Les FNB d’actions du secteur de l’énergie — l’un des seuls secteurs à afficher des sorties nettes, avec celui de l’immobilier en janvier — ont subi des rachats nets de près de 200 M$. BNMF attribue ce recul à la chute des prix du pétrole liée aux événements géopolitiques au Venezuela en début d’année, marqués par l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro le 3 janvier par les États-Unis.

« Certains investisseurs semblent adhérer à l’idée que le pétrole lourd vénézuélien concurrence les exportations énergétiques canadiennes », indique le rapport de BNMF.

Les FNB d’actions multifactoriels enregistrent des entrées nettes de 377 M$ en janvier. Les investisseurs se sont également tournés vers les FNB mondiaux à gestion active et les FNB de sociétés à petite capitalisation, selon le rapport.

Les FNB ESG en progression

Les FNB ciblant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) enregistrent 218 M$ de créations nettes en janvier, comparativement à 135 M$ en décembre.

Le fonds XSEM a enregistré à lui seul près de 200 M$ d’entrées nettes, en lien avec la forte performance des marchés émergents, signale BNMF. Les FNB ESG des marchés émergents dominent d’ailleurs cette catégorie en janvier (223 M$), suivis de ceux axés sur l’environnement.

Les FNB ESG axés sur les actions canadiennes sont les seuls de cette catégorie à enregistrer des rachats nets (284 M$).

Appétit pour les FNB de titres à revenu fixe

Les FNB de titres à revenu fixe enregistrent 4 G$ de créations nettes en janvier, soit un peu moins qu’en décembre, ce qui porte l’actif sous gestion dans cette catégorie à 186,5 G$.

La part du lion sur le plan des entrées nettes est allé aux FNB de titres à revenu fixe avec échéances mixtes (broad) avec 2,5 G$ en janvier.

À l’exception des FNB à échéance à très court terme, qui ont enregistré des sorties nettes (77 M$), tous les autres segments affichent des créations nettes, menées par les FNB de titres à rendement réel (578 M$), les FNB à moyen terme (477 M$) et à court terme (403 M$).

Les FNB de titres à revenu fixe qui détiennent des titres canadiens ont dominé les entrées nettes en janvier (1,8 G$), suivis par les FNB de titres à revenu fixe américains et d’Amérique du Nord (1,3 G$). Les FNB obligataires étrangers ont attiré 743 M$, dominés par des fonds à gestion active, précise BNMF.

Les FNB à effet de levier et inverse affichent le deuxième plus fort taux de croissance relative parmi toutes les catégories. Les FNB multiactifs récoltent 1,9 G$ d’entrées nettes, tandis que les FNB de répartition d’actifs engrangent 1,7 G$ de création nette.

Les FNB de cryptoactifs affichent des entrées nettes de 10 M$, comparativement à 121 M$ en décembre, essentiellement dans les FNB Bitcoin à faible ratio de frais de gestion.

Principaux acteurs et produits

En janvier, RBC iShares arrive en tête des fournisseurs pour les créations nettes, avec 7,8 G$, suivi par Vanguard (3,1 G$), BMO (2,1 G$), Fidelity (1,9 G$) et TD (1,7 G$).

Les fonds ayant attiré le plus de créations nettes en janvier sont XEQT, XIU, VEQT, XIC et XSTH. NSCE, XEG et ZCS enregistrent quant à eux les plus importants rachats nets.

Le rythme des lancements de nouveaux FNB canadiens s’est accéléré en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, avec 23 nouveaux produits lancés sur le marché. Harvest, CI, Fidelity et AGF ont élargi leurs gammes avec des FNB de répartition d’actifs, de rendement bonifié, de stratégies à options et de fonds thématiques. D’autres fournisseurs ont par ailleurs lancé des FNB à gestion active, des stratégies acheteur/vendeurs (long/short) et des fonds obligataires en devises américaines.

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FNB : tendances émergentes du secteur https://www.finance-investissement.com/nouvelles/fnb-tendances-emergentes-du-secteur/ Wed, 04 Feb 2026 13:01:10 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=112203 Les FNB à gestion active poursuivent leur élan.

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« Les fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus l’instrument par défaut des conseillers pour élaborer des portefeuilles au Canada », affirme Laurent Boukobza, vice-président et stratège FNB chez Placements Mackenzie, dont la firme vient de publier un rapport intitulé Perspectives des FNB pour 2026.

Les chiffres confirment cette assertion. Atteignant 714 milliards de dollars (G$) à la fin de 2025, l’actif total des FNB canadiens a augmenté de 37,6 % en 2025, soit à un rythme supérieur au taux de croissance annuel composé de 23 % dans la dernière décennie. Certes, avec un actif total s’élevant à 2528 G$ à la fin de 2025, selon les statistiques de l’Association des marchés de valeurs et des investissements (AMVI, précédemment IFIC), les fonds communs de placement (FCP) gardent encore le haut du pavé sur le plan des actifs détenus. Mais depuis 2022, autant la croissance que l’intérêt ont définitivement basculé du côté des FNB.

Après avoir connu des rachats nets de 44 G$ et 56 G$ en 2022 et 2023, les ventes nettes de FCP sont devenues positives à nouveau, atteignant 15 G$ en 2024, puis 40,5 G$ en 2025. Pendant tout ce temps, les créations nettes de FNB n’ont jamais fléchi :  36 G$ en 2022, 37 G$ en 2023,75 G$ en 2024. En 2025, selon l’analyse de Banque Nationale du Canada Marchés financiers, elles ont bondi de 166 % : 125 G$, l’actif total sous gestion grimpant de 195 % à 714 G$.

La nouvelle réalité des FNB se décline en trois développements de fond, selon Placements Mackenzie : le retour, via les FNB, de la gestion active traditionnelle ; l’accès à des stratégies systématiques (factorielles qui privilégient la qualité, la valeur, la croissance, le momentum ou la faible volatilité) ; l’émergence des fonds alternatifs liquides.

Montée en flèche de la gestion active

À la fin de 2025, l’actif sous gestion dans les FNB à gestion active était passé à 217 G$ et représentait 28 % de l’actif total. En 2015, la part des FNB à gestion active était de 14 %, mais n’accaparait que 12 G$ des actifs. Laurent Boukobza caractérise comme gestion active « tout ce qui n’est pas indiciel ». Dans sa forme la plus accomplie, la gestion active est la même, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un FCP : sélection de titres, orientation stratégique, variation de l’allocation, etc.

Cependant, souligne-t-il, « on peut être très actif avec du passif ». Il donne l’exemple d’un fonds de fonds chez Mackenzie composé de huit fonds indiciels, mais où un gestionnaire fait une allocation active en s’appuyant sur de la gestion algorithmique et de l’analyse de marché par une intelligence artificielle (IA).

L’attrait de la gestion active répond au désir, de la part des conseillers, « de combiner l’analyse active avec la liquidité et l’efficacité des FNB, écrit Mackenzie. La distinction entre “gestion active” et “FNB” s’estompe (…) permettant aux conseillers de s’appuyer sur la même prise de décision basée sur la conviction et la recherche fondamentale qu’offraient auparavant uniquement les fonds communs de placement. »

Selon Mackenzie, ce déplacement vers la gestion active sera renforcé par la phase 3 du Modèle de relation client-conseiller (MRCC 3) qui porte sur la divulgation du coût total des fonds. Celui-ci « devrait procurer une plus grande transparence quant aux frais et permettre de mieux comparer les coûts de l’ensemble des produits de placement. » Pour les conseillers canadiens, « cet élan est l’occasion de différencier leur proposition de valeur en tirant parti des FNB à gestion active pour exprimer des points de vue stratégiques et tactiques, gérer le risque et démontrer leur expertise en construction de portefeuille ».

Imbrication des stratégies systématiques

On appelle « systématiques » les stratégies qui recourent à la notion de « facteur » comme la valeur, la croissance, la qualité, le momentum ou la volatilité.

« Les stratégies systématiques et fondées sur des facteurs deviennent discrètement l’épine dorsale des portefeuilles FNB modernes, affirme l’étude de Mackenzie. En 2026, on ne se demandera plus s’il faut utiliser des facteurs, mais comment les intégrer au mieux. L’objectif n’est pas de remplacer la gestion active, mais de la combiner avec des expositions rigoureuses et basées sur des règles qui renforcent la cohérence à long terme. »

Avec une volatilité élevée, on constate que l’information est intégrée de plus en plus rapidement, rappelle Laurent Boukobza : « On voit que différents facteurs peuvent s’appliquer à différents régimes de marché et qu’on peut en faire une rotation systématique pour ajuster le style de gestion au régime de marché en force. Le processus systématique, qui fait appel à des processus testés à travers le temps, permet la reproduction des rendements. »

Émergence de l’alternatif

Une catégorie plus jeune encore que les FNB, les fonds alternatifs liquides ont rapidement percé dans le paysage des FCP. À présent, leur déplacement vers les FNB est plus fulgurant encore. Ici, on parle de stratégies qui se caractérisent par le recours à du levier financier, à de la vente à découvert, à des instruments dérivés, surtout des options. Laurent Boukobza identifie les catégories suivantes comme appartenant aux « alternatifs liquides » : actions en position acheteur/vendeur, revenu fixe en position acheteur/vendeur, actions inversées, actions à levier, revenu fixe à levier.

Valeurs mobilières TD comptait 277 FNB de type alternatif liquides au Canada lesquels cumulent 22,9 G$ en actifs sous gestion, soit 3,2 % de l’actif en FNB canadien à la fin de décembre 2025. L’année dernière, ces fonds ont capté 7,2 G$ en créations nettes, soit 6 % des créations nettes annuelles. Les FNB alternatifs liquides ont ainsi dépassé l’actif en FNB axés sur les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui s’établissait à 21,3 G$ à la fin de 2025 et dont les créations nettes s’établissaient à 1,47 G$ selon VMTD.

« Les conseillers peuvent désormais intégrer des placements non traditionnels liquides directement dans les portefeuilles afin d’atteindre un éventail plus large d’objectifs, écrit Mackenzie, notamment la gestion de la volatilité, la production de revenus et l’amélioration des rendements d’un portefeuille grâce à des stratégies d’extension d’alpha. »

Laurent Boukobza donne l’exemple d’un fonds alternatif liquide de Mackenzie, le Fonds américain d’extension d’alpha Mackenzie GQE, qui a recours à un peu de levier et à la vente à découvert, et qui réplique le fonds institutionnel Quantative US Core Extended Strategy, également de Mackenzie Le premier fonds n’a pas encore un an de parcours, par contre le fonds institutionnel, lancé en août 2020, affiche depuis sa création une surperformance annuelle de 310 points de base par rapport à l’indice S&P 500.

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Protégeons le secteur canadien des FNB https://www.finance-investissement.com/zone-experts_/laurent-boukobza/protegeons-le-secteur-canadien-des-fnb/ Wed, 14 Jan 2026 10:56:59 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111826 ZONE EXPERTS — Dans bien des cas, privilégier un FNB coté au Canada est avantageux pour des Canadiens.

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Alors que nous venons de clore 2025, nous pouvons officiellement la qualifier d’année record pour l’écosystème canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) : des créations nettes records de plus de 122 milliards de dollars (G$), un actif sous gestion record de plus de 802 G$ non-ajusté (714 G$) ajusté) et une croissance de l’actif sous gestion de 268 G$ notamment grâce à la vigueur des marchés.

2025 a également été marquée par l’essor et l’adoption des FNB à gestion active, qui représentent désormais 32 % des actifs sous gestion des FNB canadiens, 65 % des créations nettes de FNB en 2025 et plus de 50 % de tous les FNB canadiens cotés en Bourse[1].

Ce segment du marché (ainsi que le secteur des fonds communs de placement) pourrait être confronté à une concurrence nouvelle et inégalée en 2026 avec l’expiration du brevet de Vanguard sur les séries FNB de fonds communs (ETF share class) aux États-Unis[2]. L’expiration du brevet a ouvert la voie aux sociétés de fonds communs de placement américaines pour déposer et lancer des versions FNB de leurs fonds communs de placement existants, accordant ainsi à ces fonds communs de placement dotés de la structure FNB un traitement fiscal plus avantageux.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de certaines des sensibilisations menées par divers acteurs du marché canadien des FNB[3][4].

Bien que les investisseurs canadiens ne soient pas légalement autorisés à acheter des fonds communs de placement américains, nous avons un accès (presque) illimité aux titres et aux FNB cotés en Bourse aux États-Unis… Selon les estimations de RBC, la Securities and Exchange commission (SEC) pourrait approuver jusqu’à 1 200 FNB dans les mois à venir, créant ainsi potentiellement 1 200 solutions d’investissement accessibles aux investisseurs canadiens et en concurrence directe avec les FNB actifs et les fonds communs de placement canadiens.

Ces catégories de FNB seront probablement gérées de manière active et leur prix sera fixé de manière agressive, car elles bénéficient d’économies d’échelle sur un marché intérieur plusieurs fois plus grand que le marché canadien. Ces séries FNB profitent également d’une réglementation et d’une fiscalité qui placent les FNB américains dans une position avantageuse par rapport au cadre fiscal actuel canadien. Les FNB américains ne sont pas touchés par la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat (Allocation to redeemers) de l’Agence de revenu du Canada ni par les taxes de vente sur les frais de gestion, contrairement aux fonds d’investissement destinés aux investisseurs canadiens.

À la fin de 2025, environ 30 % de tous les actifs détenus en FNB par des Canadiens, qu’ils soient des investisseurs institutionnels et de détail, seront investis dans des produits américains, selon Investor Economics.

L’Association canadienne des FNB (ACFNB) et de nombreux participants dans l’écosystème canadien des FNB ont présenté des propositions et des arguments au gouvernement fédéral visant à garantir un marché concurrentiel équitable où les produits nationaux ne sont pas structurellement désavantagés.

Parmi ces propositions, l’ACFNB milite pour le rétablissement de la méthode d’attribution aux détenteurs d’unités demandant le rachat qui a été supprimé en 2019 au Canada. Or, celle-ci est toujours en vigueur aux États-Unis, offrant aux FNB cotés aux États-Unis un avantage fiscal majeur, tout comme la suppression/réduction de la taxe de vente sur les frais de gestion, les FNB cotés aux États-Unis n’y étant pas soumis.

Avantages pour les clients canadiens

Malgré ces différences, les FNB canadiens offrent de nombreux avantages pour les investisseurs canadiens, comme le souligne un récent billet sur les FNB de Valeurs mobilières TD[5]:

Protection des investisseurs : les FNB canadiens sont réglementés au Canada pour les investisseurs canadiens, ce qui n’est pas le cas des FNB cotés aux États-Unis, ce qui rend difficile de déterminer le niveau de protection qui serait accordé aux investisseurs en dehors des États-Unis.

Gestion des devises : les devises constituent un facteur de risque supplémentaire lors d’investissements dans des actifs étrangers. Les FNB cotés au Canada et libellés en dollars canadiens atténuent ou couvrent l’impact des fluctuations entre le dollar canadien et le dollar américain. Cela pourrait avoir une incidence importante sur le rendement des placements d’un investisseur. Pour les investisseurs canadiens qui souhaitent s’exposer au dollar américain, de nombreux FNB cotés au Canada sont offerts en dollars américains, ce qui leur donne cette option s’ils le souhaitent.

L’efficacité fiscale et d’autres implications fiscales ont également été analysées dans des publications précédentes[6] : l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte lors de l’acquisition d’un FNB. Pour les investisseurs canadiens, investir dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans le cadre de comptes non enregistrés.

Les implications fiscales négatives potentielles liées à l’investissement dans des FNB cotés aux États-Unis ont été examinées et résumées par les fournisseurs de FNB[7].

Comme l’ont publié Prerna Mathews et Ron Landry au nom de l’ACFNB[8], « l’efficacité fiscale est un autre facteur crucial à prendre en compte dans l’acquisition de parts de FNB. Pour les investisseurs canadiens, l’investissement dans des FNB cotés au Canada peut être plus avantageux sur le plan fiscal dans les comptes non enregistrés. Les FNB canadiens sont assujettis aux lois fiscales canadiennes, et les distributions de ces FNB sont traitées comme un revenu de source canadienne, qui peut faire l’objet d’une imposition plus favorable que le revenu étranger.

De plus, en ce qui concerne les régimes d’épargne-retraite comme les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER), les FNB cotés en bourse au Canada procurent un avantage fiscal important en général.

Il est important que les conseillers prennent en considération que lorsqu’un investisseur canadien détient des titres américains directement ou par l’intermédiaire d’un FNB coté en bourse aux États-Unis, il est assujetti à une retenue d’impôt étranger de 15 % sur les dividendes de source américaine. Toutefois, en vertu d’une convention fiscale conclue entre le Canada et les États-Unis, cette retenue d’impôt sur les revenus de source américaine peut être évitée si un REER détient directement les titres américains. En revanche, le fait de détenir un FNB coté en bourse au Canada qui investit dans des titres américains, dans un REER, ne permet pas de bénéficier de la même exemption de retenue d’impôt. Si un investisseur canadien cherche à maximiser l’efficacité fiscale de son REER, un FNB coté en bourse aux États-Unis pourrait être un placement à envisager pour l’exposition de ses actifs étrangers.

Si un client investit dans un compte enregistré ou un CELI, lorsqu’il ajoute une exposition aux actions étrangères, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada qui fait directement l’acquisition des actions étrangères peut vous permettre d’éviter la double retenue d’impôt étranger. S’il investit dans un compte non imposable, lorsqu’on ajoute une exposition aux obligations du Trésor américain, l’achat de parts d’un FNB coté en bourse au Canada peut vous permettre d’éviter la retenue d’impôt étranger.

Il est toujours prudent pour un investisseur canadien d’avoir une meilleure connaissance des autres facteurs fiscaux avant d’investir dans un FNB américain. Par exemple, les FNB américains sont considérés comme des actifs américains aux fins de l’impôt américain sur les successions, quelle que soit la résidence ou la citoyenneté de l’investisseur. Contrairement au régime fiscal canadien, le régime fiscal américain impose la valeur des actifs détenus par la personne décédée. Un résident canadien détenant un FNB américain pourrait être assujetti à l’impôt américain sur les successions et à l’impôt canadien sur le revenu à son décès. De plus, un investisseur canadien devra produire le formulaire T1135 et le déposer auprès de l’Agence du revenu du Canada si le coût total des biens étrangers qu’il possède dépasse 100 000 $ à tout moment de l’année ».

En résumé, l’année 2025 a été marquée par une forte croissance et une adoption massive des FNB actifs, ce qui a profité tant aux investisseurs canadiens qu’à l’écosystème canadien des FNB. L’année 2026 et l’évolution du cadre réglementaire américain pourraient entraîner des conséquences imprévues sur le marché canadien des FNB, avec une forte augmentation potentielle du nombre de FNB cotés aux États-Unis accessibles aux investisseurs canadiens. Comme toujours, les investisseurs devront faire preuve de diligence raisonnable et approfondir leur réflexion afin d’évaluer et de comprendre correctement les implications d’un investissement dans des FNB cotés aux États-Unis s’ils choisissent de le faire.

Clause de non-responsabilité : Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas des placements garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres, ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’achat, ni comme une promotion, une recommandation ou une commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’en assurer l’exactitude et l’intégralité, nous ne pouvons en garantir l’utilisation ou l’interprétation.

[1] ETF-strategy.pdf

[2] This SEC decision will have huge consequences for Canada’s capital markets – The Globe and Mail

[3]CETFA-Article.pdf

[4] N’alourdissez pas les coûts des investisseurs, demande l’ACFNB | Finance et Investissement

[5] ETF-strategy.pdf

[6] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

[7] Aspects fiscaux importants pour les investisseurs en FNB

[8] Choisir entre un FNB coté au Canada ou aux États-Unis | Finance et Investissement

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Les FNB à faible volatilité jouent leur rôle malgré leurs rendements moindres https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/les-fnb-a-faible-volatilite-jouent-leur-role-malgre-leurs-rendements-moindres/ Wed, 12 Nov 2025 11:07:43 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=111006 FOCUS FNB — Ces stratégies favorisent une meilleure discipline des clients.

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Par conception, les fonds négociés en Bourse (FNB) d’actions axés sur la faible volatilité sont voués à sous-performer lorsque les marchés boursiers s’emballent, comme c’est le cas depuis quelque temps. Or, les rendements inférieurs à ceux du marché qu’ils ont affiché récemment ne devraient pas être la véritable mesure de leur pertinence.

« Certaines personnes veulent être investies en Bourse, mais sans subir la volatilité de l’indice général », observe Alain Desbiens, vice-président chez BMO FNB, qui cumule plus de 20 ans d’expérience dans le secteur.

Sur plusieurs mesures clés du risque, les FNB à faible volatilité ont rempli leur mandat, selon les données de Fundata Canada.

« Fidèles à leurs objectifs, leurs écarts-types sont beaucoup plus faibles », souligne Brian Bridger, premier vice-président, analytique et données, chez Fundata, à Toronto.

Un autre indicateur fréquemment utilisé pour évaluer ces stratégies est le taux de capture, c’est-à-dire leur capacité à suivre les rendements du marché à la hausse comme à la baisse.

« Un faible ratio de capture à la baisse montre que ces fonds limitent efficacement les pertes lorsque le marché recule, explique Brian Bridger. Les faibles ratios de capture à la hausse illustrent aussi à quel point ils sous-performent en période de marché haussier. »

Brian Bridger a comparé les rendements moyens des FNB à faible volatilité aux moyennes des catégories des marchés canadien, américain, mondial, international et émergent.

Les résultats, sur les périodes d’un, trois, cinq et dix ans se terminant toutes le 30 septembre, démontrent que la réduction de la volatilité s’accompagne souvent d’une réduction des rendements.

« Presque dans tous les cas, les FNB à faible volatilité ont sous-performé dans leurs catégories respectives, en moyenne, à court et à long terme », rapporte Brian Bridger.

Certaines des disparités de performance les plus importantes ont été observées dans le marché boursier américain, en plein essor récemment. Durant la période de trois années terminées le 30 septembre, selon Fundata, la moyenne de la catégorie s’élevait à 20,4 %, contre seulement 12,2 % pour la moyenne des FNB à faible volatilité.

Bénéfices comportementaux

Les stratégies à faible volatilité peuvent être utilisée de diverses manières. Elles peuvent constituer une position centrale dans la portion actions d’un portefeuille pour un investisseur ayant une aversion au risque. Elles peuvent aussi être détenues en combinaison avec un FNB indiciel suivant un marché large ou un FNB à gestion active, précise Alain Desbiens.

« Mais aussi, de plus en plus au fil des ans, les FNB à faible volatilité ont été utilisés comme instrument tactique pendant les périodes d’incertitude accrue sur les marchés. »

Dans le contexte d’incertitude élevée de cette année, les investisseurs continuent de chercher des stabilisateurs dans leurs portefeuilles équilibrés, observe Hail Yang, directrice, secteur canadien des FNB iShares, chez BlackRock Canada, chef de file du marché des FNB.

« Les FNB à volatilité minimale peuvent aider à réduire le risque global sans renoncer à l’exposition aux actions, commente-t-elle. Et comme certaines sources de diversification traditionnelles, telles que les obligations à long terme, se sont révélées moins fiables dans ce rôle ces dernières années, les stratégies à volatilité minimale peuvent jouer un rôle important dans la construction de portefeuille. »

Les stratégies à faible volatilité peuvent aussi avoir un effet positif sur le comportement des investisseurs, en réduisant la tendance à se retirer du marché lors des creux.

« Leur efficacité dépend vraiment du degré de protection que ces FNB offrent, souligne Maddy Griffith, directrice et gestionnaire de portefeuille institutionnelle chez Placements CI. Quand on perd moins, on rebondit plus vite, et ce parcours moins volatile fait qu’il est beaucoup plus facile pour les investisseurs de rester investis. »

Approches variées selon les fournisseurs

Bien que les divers FNB à faible volatilité ou à volatilité minimale aient des objectifs semblables, leurs méthodologies varient considérablement. Cela affecte le degré de différence de leurs placements par rapport aux FNB indiciels de marché, et donc leurs rendements relatifs, surtout à court terme.

Le bêta, qui mesure la volatilité d’un titre par rapport au marché, constitue le principal critère de sélection des titres pour la gamme de FNB à faible volatilité de BMO. Le produit phare, le BMO Fonds FNB d’actions canadiennes à faible volatilité, lancé il y a 14 ans, est à la fois le plus ancien FNB de ce type au Canada et le plus important, avec un actif de 5,3 milliards de dollars (G$).

Fait inhabituel pour une stratégie à faible volatilité, ce FNB a surperformé son indice de référence à long terme. Au 30 septembre, il affichait un rendement annualisé de 12,6 % depuis sa création en octobre 2011, contre 9,9 % pour l’indice composé S&P/TSX. Depuis son lancement, le FNB a capturé 79 % des rendements à la hausse, avec un ratio de capture à la baisse impressionnant de seulement 32 %.

L’exposition à un seul titre dans les FNB BMO est limitée à 10 %, et des plafonds sectoriels sont aussi en place : 35 % par secteur au Canada et 25 % aux États-Unis, à l’international et dans les marchés émergents.

Malgré ces contraintes, l’exposition sectorielle des FNB BMO diffère radicalement de celle de leurs indices de référence.

Le BMO Fonds FNB d’actions américaines à faible volatilité, par exemple, détenait récemment environ 10 % en titres technologiques, soit bien moins que la pondération de 42,6 % dans l’indice S&P 500. Le secteur le plus important du FNB était celui des services publics (20,2 %), contre seulement 2,4 % dans le marché général.

Méthodologies concurrentes

Les iShares MSCI Min Vol ETFs tiennent compte des corrélations entre les actions, tout en imposant des contraintes par secteur et par pays.

En cherchant à offrir une exposition semblable au marché, mais avec un risque moindre, le processus de sélection évite toute concentration excessive dans les secteurs « refuges », résume Hail Yang.

Les stratégies iShares ont historiquement offert des ratios de capture à la baisse plus faibles et des reculs maximaux moindres que les indices de référence. Elles ont aussi réussi à atténuer l’impact des baisses soudaines à court terme.

Hail Yang a donné l’exemple du 3 avril dernier, lorsque les marchés nord-américains ont chuté à la suite d’annonces tarifaires. Ce jour-là, l’indice S&P 500 a perdu 6,6 % (en dollars canadiens), tandis que le iShares MSCI Min Vol USA Index ETF a également reculé, mais seulement de 3 %. Pendant ce temps, l’indice S&P/TSX composé plafonné a baissé de 3,8 %, tandis que le iShares MSCI Min Vol Canada Index ETF n’a perdu que 1,6 %.

Une variation sur le thème de l’investissement en actions à moindre risque est la stratégie de « volatilité minimale à la baisse » employée par Placements CI dans les catégories d’actions mondiales et américaines. Elle vise uniquement à minimiser les pertes.

« En pratique, le modèle ignore la “bonne” volatilité et se concentre sur les entreprises qui se comportent historiquement mieux dans les replis, sans trop sacrifier le potentiel haussier, décortique Maddy Griffith. Le résultat est une expérience plus fluide, avec une meilleure protection à la baisse. »

Lancée en janvier 2023, la gamme de FNB CI n’a pas encore le long historique de ses concurrents plus anciens, comme BMO, iShares et Invesco Canada. (Parmi les nouveaux venus, dont l’historique est inférieur à dix ans, figurent les familles de FNB Brompton, CIBC, Fidelity, Franklin, Mackenzie, Manuvie, TD et Vanguard.)

Maddy Griffith souligne plutôt l’historique des indices sous-jacents des FNB, dont le Solactive US Minimum Downside Volatility Index. Depuis 2006, cet indice a capturé environ 70 % de la hausse du marché, mais seulement 54 % de la baisse, rapporte-t-elle : « Cette approche est conforme au comportement réel des investisseurs. La plupart des gens sont beaucoup plus sensibles aux pertes qu’aux gains de même ampleur. »

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J.P. Morgan lance un nouveau FNB au Canada https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/j-p-morgan-lance-un-nouveau-fnb-au-canada/ Thu, 07 Aug 2025 11:10:27 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108733 PRODUITS – Il s’agit d’un fonds géré activement.

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J.P. Morgan Asset Management Canada (JPMAM) a annoncé le lancement du FNB actif actions mondiales sélectionnées JPMorgan.(TSX: JGLO), un fond négocié en Bourse (FNB) géré activement et inscrit à la Bourse de Toronto (TSX).

« JGLO offre aux Canadiens l’accès à nos meilleures idées pour une exposition aux actions mondiales. C’est l’une de nos stratégies institutionnelles les plus réussies, maintenant disponible sous forme de FNB, » a déclaré Travis Hughes, Responsable du Canada chez J.P. Morgan Asset Management. « En s’appuyant sur les idées d’une équipe d’experts de l’industrie, JGLO offre aux Canadiens l’accès à une appréciation du capital à long terme grâce à un portefeuille d’actions mondiales. »

Construit sur une approche à long terme axée sur un processus de sélection de titres ascendant, le FNB vise à surpasser l’indice MSCI World, en offrant une croissance supérieure et un rendement de flux de trésorerie disponible avec une valorisation similaire ou inférieure par rapport à l’indice de référence, tout en gérant efficacement les risques à travers les secteurs et les régions.

« Cette offre fournit une autre opportunité pour les Canadiens d’accéder à une stratégie d’actions à forte conviction qui vise à performer dans des environnements axés sur la valeur et la croissance, » a déclaré Jay Rana, Responsable de l’activité de conseil canadien chez J.P. Morgan Asset Management. « Cela continue l’engagement de J.P. Morgan Asset Management à offrir une valeur durable et à long terme pour les investisseurs. »

Le fonds JGLO est soutenu par une équipe de 80 analystes et est dirigé par le vétéran de l’industrie Helge Skibeli, qui a été l’un des architectes du processus de recherche mondial de JPMAM, et par Christian Pecher, un vétéran de l’équipe de recherche avec près de trois décennies d’expertise, explique-t-on dans un communi1ué. En appliquant une approche de recherche rigoureuse, l’équipe cherche à identifier des entreprises aux valorisations attrayantes avec un flux de trésorerie solide et un potentiel de croissance des bénéfices soutenu.

J.P. Morgan Asset Management, avec des actifs sous gestion de 3,7 billions de dollars américains (au 31 mars 2025), est un leader mondial de la gestion d’investissements.

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Capital Group mise sur les FNB actifs https://www.finance-investissement.com/nouvelles/produits-et-assurance/capital-group-mise-sur-les-fnb-actifs/ Wed, 09 Jul 2025 10:10:20 +0000 https://www.finance-investissement.com/?p=108397 FOCUS FNB – « Faible coût » ne signifie pas nécessairement « gestion passive ».

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En octobre 2024, Capital Group se lance sur le marché canadien des fonds négociés en Bourse (FNB) avec quatre produits actifs. Pour cette firme presque centenaire, qui se veut à l’écoute des conseillers et des investisseurs, ce lancement était une évidence. En effet, les clients désiraient pouvoir bénéficier de la stratégie de Capital Group à travers d’autres véhicules, dont les FNB.

« Les FNB sont vraiment devenus un véhicule de choix dans le marché canadien », témoigne Sri Vemuri, vice-président principal et directeur national des ventes en entrevue avec Finance et investissement.

Déjà présente sur le marché canadien depuis 25 ans, la firme — qui soufflera ses 100 bougies en 2031 et gère plus de 2800 milliards de dollars (G$) — propose 25 FNB aux États-Unis. Proposer ce type de produits au Canada s’inscrivait donc naturellement dans la continuité de sa stratégie globale. Cette initiative répondait également à son désir de renforcer sa présence sur les marchés européens, asiatiques et canadiens.

« Une de nos grandes ambitions est de croître en tant qu’organisation mondiale », précise Sri Vemuri.

Des FNB actifs à bas coût

Évidemment, Capital Group n’est pas la seule firme sur le marché des FNB canadiens, hautement compétitif. Mais Sri Vemuri estime que l’entreprise peut tirer son épingle du jeu en raison de la nature de ses produits : des « FNB actifs à faible coût conçus pour favoriser la résilience à long terme ».

« Nous savons qu’il existe de nombreux excellents fournisseurs avec de solides domaines d’expertise, mais notre force réside dans la gestion active à faible coût pour le cœur du portefeuille d’un client », explique-t-il en insistant sur le fait que « faible coût » ne signifie ainsi pas nécessairement « gestion passive ».

Pour Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe, la gestion active prend d’autant plus de sens dans le contexte économique actuel. Il souligne que les indices boursiers canadiens sont particulièrement concentrés. « Lorsque vous investissez dans un fonds indiciel canadien, vous êtes essentiellement exposé à seulement trois secteurs — les banques, l’énergie et les services publics », fait-il remarquer.

C’est là, selon lui, que la gestion active permet de faire toute la différence. En plus de permettre une meilleure diversification, elle apporte « une valeur ajoutée significative à long terme ».

« Si un gestionnaire parvient à produire un rendement net supérieur de seulement 1 % par année pendant 20 ans, l’impact est énorme ! » souligne-t-il.

Encore faut-il bien sûr que ces gestionnaires aient l’expérience et les outils nécessaires pour s’assurer ce rendement net supérieur. Capital Group mise pour cela sur sa méthode de gestion de portefeuille unique, structurée autour de la collaboration entre plusieurs gestionnaires et experts, pour garantir des décisions éclairées et payantes.

Une gestion particulière

Outre sa gestion active à bas coût, Capital Group se démarque également par sa gestion de portefeuille.

Naoum Tabet explique qu’il existe traditionnellement deux différentes approches dans l’industrie :

  • une gestion collaborative en équipe
  • ou le modèle du gestionnaire vedette.

Si les deux méthodes ont leurs avantages, elles ont également leurs limites, estime l’expert. Un gestionnaire n’est ainsi pas infaillible. Il peut connaître des périodes plus difficiles ou tout simplement quitter la firme pour laquelle il travaille. Quant aux équipes, elles tendent à éviter les frictions internes, ce qui peut mener à des portefeuilles très proches de l’indice de référence. « La valeur ajoutée n’est ainsi pas nécessairement claire », commente l’expert.

« Le système de Capital Group a vraiment été conçu pour produire des résultats supérieurs à long terme », assure Naoum Tabet, expliquant que l’approche de la firme repose essentiellement sur trois piliers :

Le premier pilier : une recherche collaborative. Chez Capital Group, gestionnaires de portefeuille, analystes et économistes travaillent de concert dans des groupes de recherche tout en gardant des responsabilités claires et définies. L’objectif étant de combiner l’intelligence collective, mais en encourageant les convictions individuelles.

Le deuxième pilier : des perspectives diversifiées. Chaque portefeuille est divisé en plusieurs parties distinctes, chacune confiée à un professionnel ou une équipe qui la gère de façon autonome. « Nos portefeuilles reflètent les meilleures idées de nombreux professionnels en placement, ce qui nous différencie clairement d’un modèle fondé sur un seul gestionnaire vedette », résume-t-il.

Le troisième pilier : un horizon à long terme. Capital Group étant une entreprise privée détenue par ses propres professionnels en placement, ceux-ci sont incités à penser à long terme. Leur rémunération est liée aux rendements obtenus sur des périodes de un à huit ans, avec une forte pondération sur le long terme. Ainsi, la firme priorise la création de valeur durable plutôt que la recherche de gains à court terme ou l’exposition à des risques inutiles.

Lire également : Capital Group évite les gestionnaires vedettes

Un lancement apprécié

Capital Group se dit satisfaite de l’accueil réservé à ses quatre premiers FNB sur le marché canadien. Selon la firme, les investisseurs ont démontré un véritable engouement pour ces nouveaux produits.

Si la priorité est pour le moment de consolider cette première offre, la firme ne ferme pas la porte à d’autres futurs lancements.

Sri Vemuri n’exclut ainsi pas l’idée d’accroître la gamme de FNB si la demande continue à croître. « Si nous constatons un intérêt soutenu pour ce type de produit et que les besoins des clients l’exigent, c’est une avenue que nous envisagerons certainement », conclut-il.

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